Bamako, le 16 déc (AMAP) Le Programme de développement intégré des ressources animales et aquacole au Mali (PDIRAAM) phase 2 dont l’objectif est d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle grâce à la production avicole et aquacole des petits exploitants, a tenu ce mardi la 3e session de son Comité d’orientation et de pilotage des volets aviculture et aquaculture.
Le programme veut aussi accroitre l’autonomisation économique des petits producteurs du Sahel occidental du Mali, en ciblant les femmes et les jeunes petits producteurs.
Au cours des travaux, dont l’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche Madi Matené Keïta, en présence du coordinateur du PDIRAAM, Sory Ibrahim Sidibé et de nombreux invités, les administrateurs ont examiné le procès-verbal de la dernière session du Comité de pilotage, Ils ont fait l’état de mise en œuvre des recommandations, ainsi que le bilan du rapport 2025 et le plan de travail 2026 et son budget afin de proposer des recommandations.
Le Plan de travail et du budget annuel (PTBA) 2026 du PDIRAAM est de 5 642 645 030 Fcfa dont 2 330 958 100 Fcfa, pour les réalisations physiques, 1 669 313 430, Fcfa pour les conventions, les renforcements de capacité et autres et 1 642 370 500 Fcfa pour la micro finance, le fonctionnement, le suivi-évaluation, etc.
Selon le coordinateur Sory Ibrahim Sidibé, au Mali, les sous-secteurs de l’élevage et de la pêche, y compris l’aquaculture, « constituent un maillon clé de l’économie nationale » et sont pratiqués par plus de 85% de la population.
Il a ajouté que le cheptel national est estimé à plus de 14 millions de bovins, 58 millions de petits ruminants 63 millions de volailles. La production halieutique du Mali, selon M. Sidibé, s’élève à 120 000 tonnes par an, y compris l’aquaculture dont la production est en plein essor économique, ces dernières années.
« En matière de création de richesse et d’exportations nationales, l’élevage arrive en troisième position après l’or et le coton. Le sous-secteur de l’élevage et de la pêche sont la source de revenu d’environ 30% de la population et contribue à environ 19% du Produit interieur brut (PIB) national ». a précisé le coordinateur.
Quant au secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche, il a dit que l’objectif du PDIRAAM « sera atteint, grâce à l’amélioration de la résilience des systèmes avicoles et piscicoles, à l’augmentation de la productivité des systèmes avicoles et aquacole, ainsi qu’à un accès accru et une consommation équitable d’une alimentation nutritive. »
A terme, selon Madi Matené Keita, « le financement doit permettre de produire 15 000 tonnes de poisson par an, 424 689 022 œufs et 15 490 tonnes de viande de poulet par an, au bénéfice de 2 000 000 de personnes vivant dans les exploitations agricoles familiales. En outre, le projet cible directement 120 000 personnes dont 60% de femmes et 20% de jeunes.
A rappeler que le PDIRAAM-2 qui est prévu pour une durée de 5 ans, est cofinancé par le gouvernement du Mali et la Banque islamique de développement (BID) pour un montant de plus de 15 milliards 300 millions de Fcfa, pour appuyer le développement des chaînes de valeur avicole et aquacole.
BT/MD (AMAP)


