Emploi et de la formation professionnelle : Les acteurs planchent sur les compétences transférées de l’Etat  aux collectivités territoriales

Bamako, le 9 déc (AMAP) Les acteurs de l’emploi et de la formation professionnelle participent, depuis mardi, à l’atelier de partage et d’appropriation des textes régissant l’emploi et la formation professionnelle qui se tient à l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), a constaté l’AMAP.

Au cœur des discussion lors de cette rencontre dont l’ouverture des travaux était présidée  par le  ministre l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, , Oumou Sall  Seck, le décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat  aux collectivités territoriales avec une attention  particulières porté à la dimension genre .

Cette session se veut un cadre d’échange, de partage et d’appropriation des textes. Elle permettra aux participants de formuler des propositions concrètes, d’enrichir la mise en œuvre des politiques et de veiller à l’intégration effective de la dimension genre, conformément à la Politique nationale genre ainsi que la Loi 052-2015 du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour la promotion du genre.

En effet, cet atelier d’appropriation se tient dans un contexte marqué par des acquis significatifs dans la mise en œuvre de la décentralisation territoriale. Selon le ministre de tutelle la Politique nationale de l’emploi aspire « à augmenter les opportunités d’emplois décents, en les intégrant dans toutes les politiques sectorielles et transversales. »

Quant à la Politique nationale de la formation professionnelle, elle met l’accent sur la formation comme levier de productivité, d’insertion socio-économique et d’employabilité. « Ces reformes, selon Oumou Sall Seck, exigent de tous. acteurs étatiques, collectivités et société civile, une appropriation lucide, une capacité d’adaptation au changement et une anticipation des défis. »

L’adoption du décret fixant les compétences transférées aux collectivités territoriales conférées à ces dernières joue un rôle central dans l’identification des créneaux porteurs d’emploi et des besoins de formation adaptés aux réalités locales, pour Mme le ministre.

Certaines compétences et ressources ont déjà été transférées, « marquant un pas concret dans la lutte contre la pauvreté et le développement local. », a poursuivi le ministre. Pour que ces instruments soient réellement efficaces, il est, selon la cheffe du département de tutelle, indispensable de penser à des mécanismes de financement innovants, garantissant la pérennité des actions aux niveaux locaux.

Oumou Sall Seck a, par la même occasion, indiqué que « les collectivités territoriales représentent des bassins d’emplois considérables, encore largement sous-exploités. » Selon elle, celles-ci sont essentielles pour valoriser les filières économiques locales et assurer un développement territorial équilibré.

BT/MD (AMAP)