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Lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite : Le Mali et le Burkina font front commun

Bamako, 01 déc (AMAP) L’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) et l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) du Burkina Faso ont signé, mardi, à Bamako, un protocole de coopération et de collaboration, a constaté l’AMAP.

Par ce document, l’OCLEI et l’ASCE-LC « s’engagent à échanger les informations et les pratiques », « et développeront ensemble des outils et réaliseront des actions communes de sensibilisation, d’études et d’enquêtes. »

Lors de cette cérémonie dans les locaux de l’OCLEI, la délégation burkinabè était conduite par le Contrôleur général d’État, Nion Philippe Néri Kounthon.

Les premiers responsables des deux structures ont exprimé leur volonté de s’organiser pour pleinement donner corps à ce protocole signé au nom de leurs États respectifs.

Pour le président de l’OCLEI, Dr Moumouni Guindo, « la corruption est un phénomène transfrontalier et, par conséquent, les moyens, outils, stratégies et approches doivent être transfrontaliers. »

Dr Guindo a souligné que la structure qu’il dirige a déjà signé six protocoles d’accord du même genre avec les entités internationales. Des démarches sont en cours pour sceller des accords avec tous les pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les Emirats arabes unis et l’Égypte.

Pour sa part, le Contrôleur général d’État du Burkina Faso a estimé que « cette signature de convention est le symbole de la bonne synergie qui existe entre les deux pays frères. »

«Nous sommes venus apprendre et partager. Cette convention va permettre de mutualiser nos moyens de lutte», a déclaré Nion Philippe Néri Kounthon. Pour lui, la corruption est une infraction transnationale, lorsque les produits qui en sont issus sont externalisés. Ainsi, a-t-il dit, il faut «se donner les moyens de passer outre les frontières terrestres pour aller les appréhender là où ils sont localisés. »

Selon le Contrôleur général d’État du Burkina Faso, la convention permettra d’aller outre les frontières « pour identifier les avoirs compromis, qui seront ensuite saisis, recouvrés et retournés aux populations qui ont été privées momentanément de ces ressources. »

BBC/MD (AMAP)

 

 

By |2022-12-01T13:43:07+01:00décembre 1st, 2022|actualité, Actualité nationale|0 Comments