Bamako, 27 octobre (AMAP) Les autorités gabonaises ont levé la suspension des principaux réseaux sociaux, instaurée en février dernier, après huit mois de restrictions, selon un communiqué publié samedi par la Haute Autorité de la communication (HAC).
La mesure concernait notamment WhatsApp, Facebook, TikTok, YouTube et Instagram. La HAC avait justifié cette décision par la diffusion de contenus jugés diffamatoires, haineux, faux et injurieux, susceptibles, selon elle, de porter atteinte à la sécurité nationale et à la cohésion sociale.
« La HAC a décidé de lever la suspension des plateformes de médias sociaux », a annoncé son porte-parole, Jean Claude Mendome. Il a précisé que la restriction visait à permettre au gouvernement d’adapter le cadre juridique afin de mieux encadrer les réseaux sociaux.
Selon le porte-parole, cette levée intervient après des échanges directs avec de grandes entreprises technologiques internationales sur les mécanismes permettant d’améliorer la modération des contenus. La HAC a appelé les internautes à faire preuve de davantage de responsabilité dans leurs échanges en ligne et à respecter les droits d’autrui.
La suspension avait été annoncée dans un contexte de manifestations contre la vie chère et avait suscité des critiques d’activistes, qui y voyaient une atteinte à la liberté d’accès à internet. Pour contourner les restrictions, des milliers de citoyens auraient eu recours à des réseaux privés virtuels (VPN).
Une réglementation adoptée en février impose par ailleurs aux utilisateurs des réseaux sociaux de fournir des informations vérifiées, notamment leurs noms, adresses et numéros de pièce d’identité.
OS/KM(AMAP)

