Bamako, 27 octobre (AMAP) La 4ᵉ édition des Journées nationales de la cybersécurité (JNC) s’est ouverte, ce mardi au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous le thème : « L’Intelligence artificielle et la Cybersécurité : nouveaux défis pour la cybersécurité », a constaté l’AMAP.

Organisées par l’Autorité malienne de Régulation des Télécommunications, des Technologies de l’Information et de la Communication et des Postes (AMRTP), en partenariat avec la Faculté des Sciences et Techniques (FST), les JNC se poursuivront jusqu’au 30 octobre. Elles réunissent des experts, formateurs, chercheurs et acteurs du numérique, avec la participation de délégations du Burkina Faso et du Niger.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, en présence notamment de son homologue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, et du président de l’AMRTP, Saïdou Pona Sankaré.

Dans son intervention, le ministre a souligné que la transformation numérique, tout en constituant une opportunité pour le développement, expose également les États et les citoyens à de nouvelles menaces, notamment les arnaques en ligne, l’usurpation d’identité, les intrusions informatiques, les fuites de données, la désinformation et les attaques contre les services essentiels.

Il a rappelé que le Mali s’est doté, le 25 février 2026, d’une Stratégie nationale de cybersécurité et de son plan d’action 2026-2030, avant l’adoption, le 10 juin 2026, des textes portant création de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSI). Cette agence aura notamment pour mission de prévenir les cybermenaces, d’alerter, de coordonner la réponse technique et de contribuer à la protection des infrastructures et services critiques.

Pour le ministre, la cybersécurité constitue désormais un enjeu de souveraineté, particulièrement dans le contexte de la Confédération des États du Sahel (AES), où le partage d’informations, la coopération et la protection concertée des infrastructures critiques doivent être renforcés.

De son côté, le président de l’AMRTP, Saïdou Pona Sankaré, a estimé que l’intelligence artificielle générative et les systèmes d’apprentissage automatique redéfinissent profondément le champ de la cybercriminalité. Les attaques peuvent désormais être automatisées, personnalisées et déployées à une vitesse inédite, a-t-il expliqué.

Il a toutefois relevé que l’intelligence artificielle offre également de nouvelles possibilités en matière de détection des anomalies, d’analyse et de prévention des cyberattaques. Il a appelé à renforcer les capacités nationales afin de réduire la dépendance technologique et de mieux protéger les données des citoyens, des entreprises et des administrations.

Le vice-doyen représentant le doyen de la FST, Hamadoun Maïga, a indiqué qu’au terme des travaux, les participants devront dégager des pistes d’action pour mieux protéger les systèmes numériques, renforcer les compétences nationales et promouvoir une utilisation responsable de l’intelligence artificielle.

MMD/KM (AMAP)

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