Bamako, 26 octobre (AMAP) Les travailleurs de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) ont organisé lundi, un sit-in de 10 h à 11 h devant les locaux de l’établissement pour dénoncer les difficultés de paiement des salaires et la suspension des prestations de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) pour une partie du personnel, a déclaré le secrétaire général du comité syndical, Bassaro Haïdara.

« Cela fait plus d’un an que les travailleurs de l’AMAP sont confrontés à des retards de salaire », a indiqué le responsable syndical. La situation concerne environ 150 travailleurs de l’agence, qui édite également le quotidien national L’Essor.

Selon Bassaro Haïdara, les prestations de l’AMO ne sont pratiquement plus accessibles depuis plus de trois ans. Il a estimé à plus de 120 le nombre de personnes touchées par cette difficulté, notamment parmi les contractuels.

Les manifestants ont scandé des slogans sur les conséquences de cette situation sur leurs conditions de vie, dont : « Le loyer n’attend pas, la maladie n’attend pas, le salaire ne doit pas attendre ».

Le secrétaire général a souligné que les travailleurs continuaient d’assurer leurs tâches malgré les difficultés, tout en faisant face aux charges familiales et aux conséquences des retards de paiement sur ceux qui ont contracté des prêts bancaires.

Contexte

Cette mobilisation fait suite à plusieurs démarches du comité syndical, dont des assemblées générales, des échanges avec la direction et des alertes lancées depuis le mois d’août. Le syndicat avait également été reçu par le ministre chargé du Travail et de la Fonction publique, Fassoun Coulibaly, à la suite d’une demande d’audience adressée au Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, et au président du Conseil national de Transition, le Général de corps d’armée Malick Diaw.

À l’issue d’une précédente assemblée générale, les travailleurs avaient annoncé des arrêts de travail chaque jeudi à compter du 29 octobre et le dépôt d’un préavis de grève si leurs doléances n’étaient pas satisfaites.

Après le sit-in, le bureau syndical doit se réunir pour évaluer la mobilisation et arrêter les prochaines actions. Une journée sans parution de L’Essor figurait parmi les mesures envisagées, dont les modalités devaient être examinées avant le dépôt d’un préavis auprès du ministère chargé du Travail et de la Fonction publique.

OS/KM(AMAP)

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