Bamako, 22 Octobre (AMAP) Le procureur du Pôle national économique et financier (PNEF), Mohamadine Ag Haoussa, assisté de son substitut Kao Djouma, a requis, ce jeudi, 15 ans de réclusion contre l’ancien maire du District de Bamako, Adama Sangaré, dans l’affaire dite du morcellement de la zone aéroportuaire de Bamako-Sénou.
Le parquet a également requis 15 ans de réclusion contre les anciens sous-préfets de Kalaban-Coro, Ibrahim Koïta et Daha Keïta. Contre Souleymane Dagnon, jugé par défaut, le ministère public a demandé 20 ans de réclusion ainsi que l’émission d’un mandat d’arrêt international.
Pour les autres accusés, dont Fatoumata Samassékou et Adam Aïché Traoré, le procureur a requis 10 ans de réclusion. Les accusés sont poursuivis notamment pour atteinte aux biens publics, détournement de deniers publics, faux et usage de faux, ainsi que complicité de faux.
Les représentants du contentieux de l’État, Mahamadou Keïta, Issa Alou Maïga et Mamadou Konta, ont demandé qu’Adama Sangaré soit condamné à verser 49 390 000 FCFA au titre des frais d’édilité. La partie civile a également sollicité le paiement solidaire, par l’ensemble des accusés, de 483 964 000 FCFA, correspondant aux frais de démolition. Elle a en outre demandé la confiscation au profit de l’État de 1 636 450 000 FCFA, considérés comme le produit présumé des infractions commises.
Le procès porte sur des opérations présumées irrégulières de lotissement et d’attribution de parcelles dans une zone classée domaine public immobilier de l’État par le décret n° 99-252/PRM du 15 septembre 1999. Selon l’accusation, Adama Sangaré aurait pris 381 décisions et attribué 27 656 parcelles dans cette zone entre 2017 et 2019.
La défense des accusés, constitué des avocats, dont, maitre Abouba A. Maiga, a demandé purement et simplement d’acquitter ses clients. « On a fait erreur de déclencher cette affaire », a-t-il dit. Et, il a demandé de considérer ses clients innocents.
ST/KM (AMAP)

