Bamako, 16 octobre (AMAP) Le dépôt des dossiers de candidature aux concours directs de recrutement dans la Fonction publique, au titre de 2026 a démarré, mercredi au Centre national des concours de la fonction publique (CNCFP) à Bamako et dans les gouvernorats des Régions de Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Koutiala. Cette opération prendra fin le 13 novembre prochain, a constaté l’AMAP.

Cette année, l’État offre 1.122 postes dans 11 corps. Rappelons que les résultats de l’année dernière avaient été proclamés, le 23 avril 2026. Sur 824 postes disponibles, 674 ont été occupés.

Dans la foule, Fatoumata Sangaré âgée de 24 ans est venue de Baco Djicoroni dans le 5è arrondissement du District de Bamako. Cette détentrice de la Licence en gestion administrative serre son dossier contre sa poitrine. «J’aime la Fonction publique parce que c’est une garantie. Une fois admise, je pourrais aider mes parents», explique-t-elle, avant de se précipiter dans  le rang.

Pour sa part, Moussa Traoré vient postuler pour une troisième tentative. Ce candidat de 28 ans ne semble pas être très convaincu de réussir. Il dit craindre un autre échec; surtout au regard du nombre infime de postes disponibles. Si c’est le cas, le gestionnaire promet de migrer vers d’autres pays.

Le directeur adjoint du CNCFP, Métaga Traoré tient à rassurer la population de la transparence qui prévaut dans l’organisation de ces concours. Parlant de l’organisation de la réception des dossiers, il assure qu’actuellement tout est mis en place pour réduire le temps d’attente des candidats.

Il reste conscient de certaines difficultés, notamment la non-conformité de certains dossiers avec les spécialités et le comportement des candidats face au nombre de postes mis en compétition. «Ce sont des départements ministériels qui expriment les besoins. Tout diplômé dont la spécialité n’est pas retenue doit comprendre cette situation», explique clairement le directeur adjoint du CNCFP.

Le CNCFP regrette également la situation des candidats en possession de pièces non-conforme à cause de la date de naissance ou le prénom qui n’est pas conforme avec ceux de l’extrait d’acte de naissance. Métaga Traoré précise également les cas de fraude des candidats. «On leur demande de compter sur leurs propres efforts. La tricherie ne marche plus», conseille-t-il.
SC/KM (AMAP)

 

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