Bamako, 15 octobre (AMAP) L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) ont appelé mercredi à une action coordonnée contre la désinformation et au renforcement de la riposte régionale à la maladie à virus Ebola, soulignant le rôle des informations fiables dans la lutte contre la propagation de l’épidémie.
Lors d’un atelier avec les médias organisé à Nairobi, au Kenya, des responsables des deux institutions ont insisté sur la nécessité de diffuser des informations rapides, exactes et vérifiables pour soutenir les interventions communautaires et limiter la transmission du virus.
« Dans toute épidémie, l’information est un élément essentiel de la riposte, et cela est encore plus vrai pour Ebola. Elle contribue à déterminer la manière dont les populations réagissent et recherchent rapidement des soins », a déclaré Neema Rusibamayila Kimambo, représentante de l’OMS au Kenya.
Elle a également souligné que la qualité de l’information pouvait influencer la déclaration des contacts des personnes infectées, un élément important pour interrompre les chaînes de transmission.
Mme Kimambo a salué la rapidité avec laquelle les autorités kényanes ont notifié aux organismes sanitaires internationaux le premier cas importé d’Ebola dans le pays, signalé le 6 octobre.
Le Kenya a confirmé mercredi un deuxième cas. Selon le ministère de la Santé, le patient, un proche de la première personne infectée, décédée la semaine dernière, est placé en quarantaine.
La représentante de l’OMS a appelé à renforcer le partage transparent des données, la surveillance épidémiologique, les capacités de diagnostic rapide et la prise en charge clinique des malades.
De son côté, Wessam Mankoula, directeur du Centre des urgences de santé publique et responsable de l’équipe continentale d’appui à la gestion des incidents du CDC Afrique, a estimé que la diffusion d’informations vérifiées était indispensable pour encourager les communautés à adopter des comportements de protection contre le virus.
Selon lui, des messages publics fondés sur des faits permettent de mieux comprendre les modes de transmission et de favoriser les changements de comportement nécessaires pour interrompre les chaînes d’infection.
OS/KM(AMAP)

