Bamako, 14 octobre 2026 (AMAP) Les acteurs concernés par la gestion environnementale et sociale sont réunis, ce mercredi à Bamako, dans le cadre de l’atelier national de restitution et de validation du rapport d’évaluation du Système environnemental et social du Mali, assorti de son Plan d’action, a constaté l’AMAP.

Les participants doivent examiner les principaux résultats de l’évaluation, analyser les recommandations formulées et contribuer à la consolidation et à la priorisation des actions à mener.

La cérémonie d’ouverture de l’atelier a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Moussa Diarra, représentant le ministre. Elle s’est déroulée en présence du représentant pays de la Banque africaine de développement (BAD), Mbeng Mezui Cédric Achille, ainsi que de plusieurs acteurs et partenaires impliqués dans les questions environnementales et sociales.

Dans son intervention, Moussa Diarra a salué l’accompagnement constant de la BAD, soulignant que cette initiative contribue au renforcement de la gouvernance environnementale et sociale au Mali.

Il a rappelé que le pays est engagé dans une dynamique de transformation économique et sociale, conformément à la vision du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Selon lui, cette ambition nécessite la réalisation d’investissements structurants dont la mise en œuvre doit s’accompagner d’une prise en compte rigoureuse des enjeux environnementaux et sociaux.

Le secrétaire général a relevé que le Mali dispose déjà d’un cadre juridique et institutionnel encadrant les évaluations environnementales et sociales. Toutefois, a-t-il estimé, le principal défi réside dans l’application effective de ces instruments, la coordination des acteurs et le suivi des engagements pris.

Dans cette perspective, il a évoqué les différentes réformes engagées par son département, notamment la digitalisation des procédures d’évaluation environnementale. Il a indiqué qu’une version bêta de la plateforme numérique dédiée est actuellement disponible et que les prochaines étapes concerneront sa finalisation, les tests, l’appropriation par les parties prenantes et son déploiement effectif.

Le département travaille également à l’évolution du dispositif national d’évaluation environnementale et sociale, afin de le rendre plus performant, cohérent et adapté à l’évolution des contextes, des risques et des exigences en matière de sauvegardes environnementales et sociales.

Pour Moussa Diarra, l’évaluation conduite avec l’accompagnement de la BAD doit permettre d’identifier les acquis et les insuffisances du système national, mais surtout de formuler des recommandations concrètes en vue de son renforcement durable.

Il a particulièrement insisté sur la nécessité de disposer d’un Plan d’action réaliste et hiérarchisé, avec des responsabilités clairement définies, un calendrier de mise en œuvre et des mécanismes de suivi appropriés. Ce plan devra, selon lui, être articulé avec les réformes nationales déjà engagées afin d’assurer cohérence, complémentarité et efficacité.

De son côté, le représentant pays de la BAD, Mbeng Mezui Cédric Achille, a expliqué que la Banque fait de la production du savoir un levier stratégique d’orientation des politiques publiques et d’aide à la décision, en plus des ressources financières qu’elle mobilise en faveur du développement des pays membres régionaux.

Il a souligné l’importance stratégique du Système d’évaluation environnementale et sociale et, plus largement, de la prise en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), aussi bien pour la BAD que pour le Mali.

Le représentant de la BAD a rappelé qu’à la suite de l’entrée en vigueur, le 31 mai 2024, du Système de sauvegardes intégré révisé de la Banque, il est apparu nécessaire d’engager le processus d’évaluation du système de gestion environnementale et sociale du Mali.

L’exercice vise notamment à identifier les forces, les faiblesses et les opportunités du système national et à apprécier son niveau de cohérence avec les exigences de la BAD.

À terme, l’objectif est de contribuer au renforcement du système national et, lorsque les conditions le permettront, de favoriser son utilisation dans la préparation et la mise en œuvre des opérations financées par la Banque.

Le rapport d’évaluation, assorti du Plan d’action, avait fait l’objet d’une présentation préliminaire le 8 septembre 2026 à Bamako, lors d’un atelier consacré au renforcement des capacités des pays membres régionaux sur l’application du système de sauvegardes intégré mis à jour de la BAD. Il a depuis intégré les observations et commentaires formulés par les participants.

La rencontre doit également permettre de parvenir à un rapport et à un Plan d’action consolidés et partagés, constituant une base pour les prochaines étapes de leur mise en œuvre.

MMD/ KM (AMAP)

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