Bamako, 12 octobre (AMAP)  Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et son homologue rwandais, Olivier Nduhungirehe, ont réaffirmé, lundi à Bamako, leur volonté de redynamiser et de renforcer la coopération entre le Mali et le Rwanda, notamment dans les domaines de la sécurité, du développement économique et social, de l’éducation et des échanges technologiques, a constaté l’AMAP.

Le chef de la diplomatie rwandaise effectue une visite d’amitié et de travail au Mali, la première d’un ministre rwandais des Affaires étrangères depuis janvier 2017. Cette visite a permis aux deux parties d’échanger sur les relations bilatérales ainsi que sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun.

Selon le ministre Abdoulaye Diop, le Mali et le Rwanda sont « des pays africains, des pays frères et amis » qui entretiennent des relations fondées sur la solidarité, la fraternité et une volonté commune de renforcer leur coopération.

Il a souligné les similitudes entre les deux pays, notamment face aux défis sécuritaires et de développement, estimant que l’expérience rwandaise en matière de résilience constitue une source d’inspiration pour plusieurs pays africains.

« Malgré les souffrances qu’il a connues, le Rwanda a su compter sur lui-même pour se relever, avancer et se hisser au niveau des nations les plus avancées du continent », a relevé le ministre malien. Pour lui, cette expérience montre la capacité des États africains à puiser dans leurs propres ressources et capacités pour répondre aux défis auxquels ils sont confrontés.

Abdoulaye Diop a également évoqué la volonté du Mali de prendre davantage en main son destin, notamment dans le domaine de la sécurité, en s’appuyant sur ses propres ressources et capacités.

Les deux pays entendent également accélérer la mise en œuvre des accords conclus lors de la première session de la Grande commission mixte de coopération Mali-Rwanda, tenue à Kigali en mai 2024. Cette rencontre avait abouti à la signature de 19 accords couvrant plusieurs secteurs, auxquels s’ajoutent cinq autres accords conclus antérieurement.

Pour le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, cette visite s’inscrit dans la continuité des relations entre les deux pays et vise à donner un nouvel élan à leur coopération.

Il a indiqué que les deux parties ont convenu de travailler à la mise en œuvre effective des accords signés en 2024 et de préparer la deuxième session de la Grande commission mixte, prévue à Bamako en 2027.

« Nous allons laisser à nos équipes du comité de suivi le temps de revoir les accords qui ont été signés et d’explorer ceux qui sont encore en cours de négociation », a-t-il expliqué, ajoutant que l’objectif est d’élargir la coopération à tous les domaines susceptibles de bénéficier aux populations des deux pays.

Olivier Nduhungirehe a également annoncé la volonté de renforcer les contacts entre les départements des Affaires étrangères et de promouvoir un forum d’affaires destiné à développer les échanges commerciaux entre le Mali et le Rwanda.

Il a salué l’accueil qui lui a été réservé au Mali et s’est réjoui des échanges consacrés aussi bien aux questions bilatérales que multilatérales.

Les deux ministres ont réaffirmé leur attachement au panafricanisme et à l’intégration africaine. Ils estiment que les États africains doivent davantage œuvrer ensemble au sein des organisations continentales et internationales pour défendre leurs intérêts communs.

« Notre but, c’est l’intégration continentale », a déclaré le ministre rwandais, soulignant que le Mali et le Rwanda entendent continuer à travailler ensemble au sein des organisations internationales afin que les préoccupations africaines soient davantage prises en compte.

Concernant l’Union africaine, Olivier Nduhungirehe a réaffirmé l’attachement de son pays à l’organisation continentale, considérée comme « la maison commune » des États africains. Il a plaidé pour une approche permettant de maintenir tous les pays africains au sein de la famille continentale, indiquant que le Rwanda n’est pas favorable aux sanctions africaines contre les États membres.

Cette convergence de vues, selon les deux parties, devrait contribuer à consolider davantage les relations entre Bamako et Kigali et à donner une nouvelle impulsion à leur coopération bilatérale.

MMD/KM (AMAP)

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