Bamako, 29 juillet (AMAP) Dans l’espace culturel et universitaire Malien il y a des noms qui ont marqué l’histoire d’une empreinte indélébile. Gaoussou Diawara fait partie de ces célébrités qui ont fait rayonner notre pays à travers le monde. Professeur d’enseignement supérieur, fervent musulman et une figure emblématique de l’art dramatique, l’enfant de Djitoumou a été de tous les combats pour le développement du Mali à travers la culture.‎

‎Un parcours au service de l’art et de la culture :

‎Né en 1940 à Quélessébougou, Gaoussou Diawara effectue ses études primaires dans sa terre natale puis ses études secondaires à Sévaré. Après l’obtention de son baccalauréat, il rentre en 1961 à Moscou (Ex URSS) d’où il revient avec un master en Art dramatique.

‎Après quelques années d’exercice au Mali, il retourne encore à Moscou pour sa thèse de doctorat qu’il obtient en 1979. C’est ainsi qu’il rentre définitivement au Mali pour enseigner en qualité de professeur de l’art dramatique à l’Institut National des Arts (INA), à l’École normale supérieure ENSup puis à l’université de Bamako.

Dans cette riche carrière d’l’enseignant à l’INA, le premier professeur d’art dramatique a joué un rôle important dans la formation des artistes maliens et étrangers. Son engagement va au-delà de l’enseignement.  Entrepreneur culturel, le professeur Gaoussou Diawara a été conseiller du président Amadou Toumani Touré pendant plusieurs années. Il a aussi œuvré dans l’accompagnement des projets culturels, la conception et la réalisation des ateliers d’écritures, des émissions radiophoniques et télévisuelles et la formation de plusieurs générations des journalistes culturels.

‎Fondateur du groupe théâtrale Teriya avec sa femme Victoria Diawara. A travers cette association culturelle, l’auteur a mis sur scène plusieurs œuvres dramatiques qui ont été jouées dans plusieurs établissements scolaires et festivals au Mali et ailleurs.

‎Premier président de l’Union des Ecrivains maliens a, à travers son association et en collaboration avec l’UNESCO le professeur Gaoussou Diawara, porté la voix du Mali dans plusieurs colloques et festivals et dans plusieurs grandes villes au monde notamment au Caire (Egypte), à Dakar (Sénégal), Accra (Ghana), New Delhi (Inde), Ouaga Burkina Faso), Beyrouth (Liban), Washington (USA), Berlin (Allemagne) etc…

‎Œuvres littératures et théâtrales

‎Le professeur Gaoussou Diawara est l’auteur de plusieurs productions littératures en théâtre, en roman et en poésie. Parmi ses écrits on peut citer « L’aube des béliers », paru en 1973 (théâtre); « Afrique ma Boussole »,1980 (poésie); « La terre et le pain » 1981 (poésie); « La grande panique et autres nouvelles » en 1983 (nouvelles); « Aboubakari II » en 1992 (théâtre) et « la Saga du Roi Mandé Bori » (Aboubakari II) en 2000 (roman).

‎Distinctions Honorifiques

‎Pour sa contribution au développement de l’art et culture, le professeur Gaoussou Diawara a obtenu plusieurs prix et distinctions Honorifiques au Mali et à travers le monde. Parmi ses distinctions on peut citer à savoir Chevalier de l’ordre du mérite national du Mali ; Chevalier de l’ordre du mérite national de la France ; Diplôme d’honneur de l’amitié Mali-Norvège ; Prix du concours théâtral interafricain RFI Paris en 1975 ; Grand prix de la poésie au Mali (UNESCO) en 1975; Diplôme d’honneur du ministère de l’éducation en 1975 ; Diplôme des Média Center USAID 2004 à Bamako.

‎Le professeur Gaoussou Diawara s’est éteint en septembre 2018 à l’âge de 78 ans.  En reconnaissance à son action en faveur de la culture, l’Institut National des Arts  a été rebaptisé:  Institut National des Arts Professeur Gaoussou Diawara, le 13 Décembre 2024 par décret présidentiel. Cette initiative souligne son rôle central dans le développement et la structuration des arts au Mali.

Selon le directeur général de l’INA Amadou Lougué, le professeur Gaoussou Diawara était un homme très engagé qui croit en la jeunesse et au théâtre comme moyen d’expression. Il retient de l’homme son humanisme, son intelligence et son attachement à la culture malienne qu’il a fait rayonner à travers le monde.

 MLD/KM (AMAP)              

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