Culture : Valorisation et classification des centres culturels et festivals au Mali au centre d’une rencontre

Bamako, 1er mars (AMAP) Un atelier sur la valorisation, la classification et la catégorisation des centres culturels et festivals du Mali s’est tenu vendredi, au Centre International de Conférence de Bamako (CICB), sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme,  Mamou Daffé, a constaté l’AMAP. Dans son discours d’ouverture, le ministre Daff a salué les membres de son cabinet avant de rappeler l’importance de cet exercice, qui n’est pas qu’administratif, mais constitue une réponse directe aux recommandations des Assises et États généraux de la culture, du tourisme et de l’artisanat organisés. À l’issue de ces Assises, des commissions communes avaient été créées pour structurer le secteur et promouvoir les centres culturels et festivals à travers une meilleure classification et valorisation. « Les festivals et les centres culturels, bien que lieux de créativité, manquent de cadre normatif. Il est essentiel d’organiser ces structures afin de travailler dans des standards de qualité et d’impulser ensemble le développement de ces secteurs », a souligné M. Daffé. Le ministre a également rappelé que cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture 2025, prolongée sur 2026-2027 par le président de la Transition, Assimi Goïta, soutenue par le Premier ministre et le général de division Abdoulaye Maïga. M. Daffé a précisé que la première étape consiste à classer et catégoriser les centres et festivals, tandis que la deuxième étape sera l’évaluation et l’appui financier ciblé, avant d’encourager la collaboration entre le secteur public et privé, tout en précisant que des efforts conjoints permettent d’accomplir de grandes réalisations et d’assurer un suivi rigoureux des initiatives culturelles. « Le Mali Koura n’est pas qu’un slogan. Il s’agit de structurer, organiser et valoriser notre patrimoine culturel avec professionnalisme et engagement », a-t-il conclu. L’atelier a été marqué par des échanges constructifs visant à élaborer des critères de classification, de valorisation et d’accompagnement adaptés à la réalité du terrain. AS/KM (AMAP)

Lutte contre le Terrorisme : Le Gouverneur de Dioila décrète un couvre-feu de 30 jours dans sa région

Dioila, 1er mars (AMAP) Dans le souci de sécuriser les personnes et leurs biens et permettre aux Forces de Défense et de Sécurité de procéder à un véritable contrôle, que le Chef de l’Exécutif régional, Mme Mariame Coulibaly, a décrété un couvre-feu de 30 jours à partir de ce dimanche, a appris l4AMAP de source officielle. Cette mesure, précise le communiqué, s’applique à tous les usagers, de 00 heures à 05 heures du matin. Cette décision est soutenue et appréciée des populations, compte tenu de la situation sécuritaire de ces derniers temps, surtout après l’enlèvement du préfet de Dioila, Alidji B par des hommes armés non identifiés, le 14 février dernier.  DF/KM (AMAP)

Région de Kayes : Reconduction du Couvre-feu pour un mois

Kayes, 1er mars (AMAP) Le couvre-feu a été reconduit dans la région de Kayes pour une période d’un mois à partir de ce dimanche, a appris l’AMAP, a appris l’AMAP de source officielle. « Est et demeure restreinte pendant cette période, la liberté de circulation des personnes et de tous les engins de transports à l’exception des véhicules et autres engins des services des Forces de défense et de Sécurité et les ambulances munies d’ordre de mission », indique la décision N°000153 GRK-CAB prise par le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de Brigade Moussa Soumaré. Le chef de l’exécutif régional affirme de tout temps  que l’heure est à la vigilance, tout en précisant que « Même s’il y a une amélioration de la situation sécurité marquée par une accalmie relative, car depuis quelques semaines, les populations dorment tranquillement, avec la baisse de l’intensité des attaques ont baissé d’intensité ». D’après certains usagers de la route internationale Bamako-Diéma-Kayes-Dakar, le dispositif sécuritaire mis en place par les autorités fonctionne à merveille. Les Forces de défense et de sécurité effectuent régulièrement des patrouilles dans tous les cercles de la région. Les bus des compagnies de transport assurent la liaison entre Bamako et Kayes et Kayes-Sadiola-Kéniéba sans problème majeur. Pour faire face à cette guerre asymétrique, certains habitants de la région souhaitent un renforcement du dispositif sécuritaire et la construction des camps militaires dans les cercles, surtout dans les zones frontalières.  BMS/KM (AMAP)

Actualité : L’Union africaine appelle à la retenue après des frappes signalées des États-Unis et d’Israël contre l’Iran

Bamako, 28 février (AMAP) Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a exprimé samedi, sa profonde inquiétude face aux frappes militaires signalées, menées par les États-Unis en coordination avec les forces israéliennes contre des cibles situées en République islamique d’Iran, appelant à la retenue et à une désescalade urgente. Dans un communiqué publié depuis Addis-Abeba, Mahmoud Ali Youssouf a qualifié ces frappes signalées de « grave intensification des hostilités au Moyen-Orient » et a exhorté toutes les parties à agir conformément au droit international et à la Charte des Nations unies afin de préserver la paix et la sécurité internationales ». Le président appelle « à la retenue, à une désescalade urgente et à un dialogue soutenu », indique le communiqué, soulignant qu’une paix durable ne peut être obtenue que par la diplomatie et non par la force. Il a averti qu’une nouvelle escalade pourrait aggraver l’instabilité mondiale, avec des répercussions sur les marchés énergétiques, la sécurité alimentaire et la résilience économique, en particulier en Afrique, où les conflits et les pressions économiques demeurent aiguës. Le président a également appelé l’ensemble des acteurs concernés à privilégier l’engagement diplomatique, y compris les efforts de médiation internationale en cours facilités par le Sultanat d’Oman, afin d’éviter une nouvelle détérioration et de préserver l’ordre international fondé sur des règles. Les tensions au Moyen-Orient se sont intensifiées à la suite de signalements de frappes coordonnées des États-Unis et d’Israël contre des cibles situées en Iran, marquant une forte montée des hostilités dans la région. L’Union africaine a, à plusieurs reprises, souligné la nécessité du dialogue et du respect du droit international face aux crises internationales, en mettant en avant leurs répercussions sur les économies et la sécurité du continent africain. OS /KM (AMAP)