Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 16 avril 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 16 avril 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant approbation du marché relatif à l’achat de 21 543 tonnes d’engrais et la livraison à Bamako au profit des bénéficiaires du Projet de développement de la productivité et de la diversification agricole dans les zones arides et semi-arides du Mali. Le marché est conclu entre le gouvernement de la République du Mali et la Société office chérifien des phosphates (OCP-AFRICA) pour un montant de 9 milliards 838 millions 580 mille francs CFA hors TVA et un délai d’exécution de 45 jours. L’exécution du présent marché permettra d’améliorer la productivité agricole et de renforcer la résilience des ménages ruraux vivant dans les zones d’intervention du projet. un projet de décret portant approbation du marché relatif au transport aérien des pèlerins de la filière gouvernementale et leurs bagages, au titre du Hadj 2025. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement Egyptair- Kalis Voyages-Sarl pour un montant de 2 milliards 62 millions 500 mille francs CFA et un délai d’exécution d’un mois. L’exécution dudit marché permettra aux pèlerins de la filière gouvernementale d’accomplir leur devoir religieux dans les meilleures conditions. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret autorisant le transfert à la Société Les Mines de Lithium de Bougouni-S.A. du permis d’exploitation de grande mine de lithium attribué à la Société Future Minerals-Sarl, à Foulaboula, dans le Cercle de Bougouni, Région de Bougouni. Un permis de recherche pour le lithium et les substances minérales du groupe 2 a été attribué à la Société Future Minerals-SARL à Foulaboula. Les travaux de recherche, menés par la Société sur le périmètre de Foulaboula, ont permis de découvrir un gisement de lithium avec des réserves estimées à 21,31 millions de tonnes à une teneur de 1,11% d’oxyde de lithium, exploitable par la méthode conventionnelle à ciel ouvert sur une durée de 10 ans. Suite à cette découverte, un permis d’exploitation de grande mine de lithium a été attribué à la Société Future Minerals-SARL, par le Décret n°2021-0774/PM-RM du 05 novembre 2021. En application des dispositions du Code minier, la Société Future Minerals-SARL a créé la Société d’exploitation anonyme de droit malien dénommée « Les Mines de Lithium de Bougouni-S.A. ». Le projet de décret, adopté, autorise le transfert au profit de la Société Les Mines de Lithium de Bougouni-S.A. du permis d’exploitation de grande mine de lithium attribué à la Société Future Minerals-SARL. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Directeur des finances et du matériel du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne : Monsieur Mamoutou DIABATE, Inspecteur du Trésor. – Directeur des finances et du matériel du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable : Madame BABY Assistan HAIDARA, Inspecteur des Finances. AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS ETABLIS A L’EXTERIEUR ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE – Conseiller technique : Madame Balakissa Thera, Administrateur civil. – Chargé de mission : Monsieur Mohamed AG Mattou, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Conseiller technique : Monsieur Abdoul Kader Siby, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION – Conseiller technique : Monsieur Gamer Aksodant Dicko, Journaliste-Réalisateur. – Chargé de mission : Monsieur Alhousseini Oumar, Gestionnaire des Ressources humaines. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des ministres des conclusions de la 4ème édition du Forum diplomatique d’Antalya en Türkiye. A l’invitation du ministre des Affaires étrangères de la République de Türkiye, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale a participé, du 11 au 13 avril 2025, à la 4ème édition du Forum diplomatique d’Antalya. Cette rencontre a permis la diffusion des messages majeurs de la Transition dans les domaines de la Défense et de la Sécurité ainsi que sur les enjeux géopolitiques. Au cours du panel intitulé « Le Sahel : l’avenir de l’intégration régionale », les ministres chargés des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel ont fourni les éléments nécessaires à une compréhension objective de la situation au Sahel et des efforts entrepris par la Confédération dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Les ministres chargés des Affaires étrangères ont également communiqué sur les conditions d’adhésion à la Confédération AES, la mise en place du prélèvement confédéral et la coopération entre la Confédération AES et la CEDEAO. En marge du forum, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a eu des entretiens bilatéraux avec ses homologues de la Türkiye, du Soudan, du Venezuela et avec le Haut Représentant des Nations unies pour l’Alliance des Civilisations. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des ministres de la participation du Mali au Forum de Haut Niveau « Dakar+10 », tenu du 07 au 09 avril 2025, à Dakar au Sénégal. Ce forum de haut niveau avait pour objectif de dresser le bilan de « La Déclaration de Dakar de 2013 sur l’irrigation », de proposer de nouvelles approches pour le développement de systèmes d’irrigation résilients et durables et la souveraineté alimentaire et nutritionnelle au Sahel. A l’issue des travaux, les participants ont validé la nouvelle stratégie régionale d`irrigation au Sahel et ont formulé des recommandations
Mali : Grève nationale de 72 heures du Syndicat des banques dès ce jeudi 17 avril
Bamako, 16 avr (AMAP) Le Syndicat bational des banques, assurances, établissements financiers, microfinances et commerces du Mali (SYNABEF) a annoncé, mercredi dans la soirée, une grève de 72 heures à parti de ce jeudi 17 avril 2025, à 00H00, sur l’ensemble du territoire national Dans un communiqué, le SYNABEF, qui signale « l’échec des négociations sur son préavis de grève du 2 avril 2025 », ajoute que le mouvement « se prolongera jusqu’au samedi 19 avril 2025 à minuit. » « Cette grève sera reconductible pour une durée de 120 heures, du mardi 22 avril 2025 à 00H00 au samedi 26 avril 2025 à minuit », précise le Syndicat qui poursuit : « Nous avons le regret de constater que les discussions n’ont pas abouti ». Le Bureau exécutif du SYNABEF appelle les travailleurs à respecter « strictement » le mot d’ordre. « Aucun service minimum ne sera observé », souligne le communiqué du Syndicat qui insiste « sur la mobilisation collective pour faire aboutir ses revendications. » OS/MD (AMAP)
Approvisionnement des Régions du Nord : Le ministre de l’Industrie rencontre des opérateurs des hydrocarbures pour une stratégie nationale
Bamako, 16 avril (AMAP) Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Alassane Moussa Diallo, a rencontré les opérateurs du secteur des hydrocarbures, mercredi après-midi, pour l’élaboration d’une stratégie nationale d’approvisionnement régulier de toutes les Régions dans le Nord du Mali. Après la rencontre avec des opérateurs économiques, commerciales et transporteurs le lundi dernier, cette démarche du ministre Diallo intervient à la suite de la fermeture de la frontière entre l’Algérie et le Mali. « Nous avons l’obligation et la responsabilité d’anticiper, sur le plan commercial, l’approvisionnement correct des régions du Nord pendant cette crise diplomatique. Nous suivons l’évolution de la situation de ces régions depuis quelques jours et nous veillons aussi sur la flambée des prix que nous constatons sur le marché », a précisé le chef du département en charge du Commerce. Il a reconnu qu’il y a des difficultés d’approvisionnement dues, notamment, à certains facteurs et paramètres et fait appel au sens du patriotisme de l’ensemble des opérateurs économiques. « Ce n’est pas parce que le Mali a des difficultés, qu’il faut en rajouter. Il faut que les gens fassent preuve de patriotisme pour ne pas augmenter les prix de façon délibérée en cette période », a également plaidé Alassane Moussa Diallo. Selon lui, cette la rencontre du jour permettra d’échanger sur un chemin opérationnel, qui s’inscrit dans la durée en approvisionnement des hydrocarbures des régions du Nord de notre pays, notamment Gao, Tombouctou, Kidal. Pour le secrétaire général permanent du Groupement professionnel du pétrole, Ibrahim Touré, depuis un bon moment, « il y a pénurie des hydrocarbures dans les Régions du Nord, surtout, l’essence et le gasoil, au point que le prix du litre d’essence atteint 2 000 Fcfa. » « Le ministre a jugé nécessaire de faire appel aux deux regroupements professionnels de pétrole au Mali (le Groupement malien de pétrole qui est composé par les pétroliers maliens et le Groupement des professionnels du pétrole composé par les multinationales), pour voir comment approvisionner les régions du Nord du Mali… », a-t-il dit. « Nous lui avons répondu que nous sommes prêts pour l’approvisionnement en hydrocarbures des régions du Nord. Mais, le seul problème qu’on peut avoir, c’est la sécurité et la rentabilité », a souligné M. Touré. Il a poursuivi, en insistant sur la sécurisation du matériel des opérateurs, de Bamako jusqu’aux régions concernées. « En tant que Maliens et citoyens qui sont soucieux de nos concitoyens, nous sommes prêts à faire tout le sacrifice qu’il faut pour que ces régions soient approvisionnées. » Il faut, aussi, débloquer l’axe Gao-Niger pour qu’on puisse approvisionner ces régions en produits d’hydrocarbures », a-t-il posé comme condition. Le directeur général de Oryx-Mali, Jean-Bruce R. Koua, a salué l’initiative du ministre. « Cette démarche va nous permettre de livrer tout le Mali. Parce qu’actuellement, nous livrons seulement Bamako. Avec la mise en place des actions sécuritaires, toutes les régions du Mali pourront avoir du carburant », a-t-il expliqué. Avant de préciser qu’il faut parvenir à se mettre d’accord sur les conditions et les moyens. La rencontre va reprendre demain, jeudi. ST/MD (AMAP)
Filière mangue : les acteurs misent sur la qualité et la quantité
Par Makan SISSOKO Bamako, 16 av (AMAP) La saison des mangues a débuté au Mali avec les premiers fruits arrivés à maturité dans plusieurs bassins de production. Officiellement, la campagne 2025 a débuté le 10 mars pour prendre fin en juillet prochain. La production attendue, selon les prévisions, est estimée entre 75 000 et 80 000 tonnes, avec une prévision d’exportation de 30 000 à 50 000 tonnes. À ce stade, les acteurs conviennent que les perspectives sont prometteuses pour l’or vert au regard du potentiel productif du pays. La mangue, deuxième produit d’exportation agricole au Mali après le coton, pèse environ 10 milliards de Fcfa par an dans l’économie nationale. Avec une production qui augmente chaque année et des variétés de plus en plus recherchées, ce fruit est devenu un atout stratégique pour le pays. « Cette année, les récoltes seront bonnes contrairement à l’année dernière, car la pluviométrie a été bonne et les mangues ont bien fleuri », commente le président des producteurs de mangues du Mali et producteur de mangues dans la Région de Sikasso (Sud), Cheick dit Kélétigui Berthé. Il possède une trentaine d’hectares de vergers dans le village de Sirakoro, situé à environ 7 kilomètres de la ville de Sikasso. Dans son verger, Cheick dit Kélétigui Berthé cultive plusieurs variétés, notamment la Kent dont le nom vernaculaire est «Kogninèkou», la Keitt «Laban ou Faradjalan», et l’Ameli «Griféba». Les conditions climatiques ont été favorables dans sa localité. « En plus d’une bonne répartition des pluies, certains producteurs de la région ont pu irriguer leurs vergers grâce aux installations d’irrigation mises en place par les Ong partenaires pour pouvoir augmenter la production de la mangue sur des petites superficies », dit-il. Seul bémol : la présence de mouches des fruits sur les vergers. Ces ravageurs, redoute le producteur, menacent la production dans la Région de Sikasso, considérée comme l’un des plus vastes bassins de production de mangue du pays. Plus globalement, le président des producteurs de mangues du Mali déplore un certain nombre de situations qui plombent la filière, notamment la dégradation des pistes donnant accès aux zones de production, l’urbanisation galopante qui est en train de grignoter les vergers, le manque de lignes de crédits de financement pour les producteurs… « Pour augmenter la production, il faut qu’on arrive à financer les producteurs pour mettre en place des vergers commerciaux. Avec la pression qui augmente sur la production de la mangue, les vergers vieillissants doivent être renouvelés », plaide Cheick qui sait de quoi il parle. Derrière le fruit brut se cache un autre secteur dynamique qu’est la transformation. En la matière, les opportunités sont énormes, car le marché existe et la demande est forte. Aujourd’hui, de grandes usines font la transformation de la mangue sur place en plusieurs autres produits comme la mangue séchée, les confitures, jus, chips et même des produits cosmétiques. De plus en plus de jeunes entrepreneurs maliens s’intéressent à la fabrication de produits dérivés de la mangue. Promotrice de l’Unité de transformation de fruits et légumes (USTAKO), Mme Camara Tako Sylla, voit dans la filière mangue une véritable porte d’entrée sur les marchés internationaux. « Le potentiel est énorme. Mais il y a encore beaucoup à faire. Nous rencontrons des difficultés liées aux différentes certifications exigées par le marché international. Le manque d’infrastructures adaptées et la difficulté d’accès au financement constituent des obstacles majeurs pour la transformation », fait-elle savoir. COMMERCIALISATION – La plupart des petites entreprises (production et transformation) n’ont pas les moyens d’installer des équipements modernes ni de suivre des processus de certification indispensables pour accéder aux marchés internationaux. En effet, les normes d’exportation exigent une traçabilité rigoureuse, un respect strict des standards de qualité et des certifications qui sont souvent difficiles à obtenir. L’incapacité des petits producteurs à satisfaire ces exigences fait qu’une bonne partie de la production nationale reste au pays. Et de cette réalité résulte le défi de la gestion des pertes post-récolte. Selon des statistiques, près de 40% des mangues récoltées sont perdues chaque année à cause de la mauvaise gestion, du manque de techniques de conservation et du faible taux de transformation. Des initiatives telles que la certification de la mangue du Mali, « Mali mangoro » ou l’introduction de nouvelles techniques de conservation et de transformation sont en cours pour faire face à ces défis. Néanmoins, le Mali demeure l’un des principaux exportateurs de mangues vers l’Europe, l’Asie et les pays du Maghreb. Même si des pays comme le Sénégal, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, également producteurs de mangues de qualité, n’hésitent pas à grignoter nos parts de marché. Le président de l’interprofession de la filière mangue du Mali, Moctar Fofana, affirme qu’il exporte la mangue du Mali sur divers marchés en Afrique, Europe, Asie et Moyen Orient, etc. Selon lui, il existe au Mali plusieurs variétés de mangues, notamment des variétés locales (Nounkourouni et Noundjani, consommées par nous-mêmes) et d’autres variétés précoces exportées vers le marché international. « Nous avons déjà commencé l’exportation de la mangue surtout les variétés précoces, notamment Ameli, Valencia, Smith, Irwin. Ces mangues sont aimées sur le marché international », confie-t-il. Avant d’ajouter que tous les acteurs de la filière sont à pied d’œuvre pour la réussite de la campagne. « Cette année, nous avons constaté une augmentation au niveau de la production. Sauf cas de force majeur, comme dans la Région de Sikasso qui a enregistré récemment une forte quantité de pluie faisant tomber beaucoup de mangues. Bien que la mangue ait bien fleuri et bien donné, il y a encore des risques indépendants de notre volonté. Des dispositions ont été prises pour la réussite de la campagne afin de pouvoir effacer toutes les dettes du passé », assure le président de l’interprofession. Moctar Fofana explique que la saison de la mangue arrive à une période de soudure où l’argent circule difficilement partout dans le monde. « La mangue essaie de combler pour appuyer financièrement les producteurs et aussi financer d’autres activités sociales et
Barrick Gold, sous le coup d’une fermeture de ses bureaux au Mali, dénonce l’escalade des tensions (Communiqué)
Bamako, 16 avr (AMAP) Barrick Gold Corporation, opérateur de la mine de Loulo-Gounkoto au Mali dont les bureaux à Bamako ont été fermés par le gouvernement malien, a appelé, mardi, ce dernier à un « leadership responsable » face à l’aggravation de la situation dans le pays, marquée par l’arrestation de ses employés, la suspension de ses exportations d’or et cette récente fermeture de ses bureaux dans la capitale. Dans un communiqué publié le 15 avril, la société minière canadienne exhorte les autorités maliennes à signer un protocole d’accord négocié en février 2025 pour résoudre les litiges en cours. Barrick affirme avoir agi « de bonne foi, s’engageant dès octobre 2024 dans un cadre visant à régler tous les différends avec le gouvernement.» « Nous avons versé 85 millions de dollars américains dans le cadre des négociations en cours et signé le protocole d’accord comme demandé en février », indique le communiqué. Cependant, la signature du gouvernement reste en suspens, entravée, selon Barrick, par « un petit groupe d’individus qui placent leurs intérêts personnels ou politiques au-dessus des intérêts à long terme du Mali et de son peuple ». La situation s’est aggravée avec des mesures gouvernementales jugées hostiles par l’entreprise, notamment l’arrestation de ses employés, toujours « injustement détenus », et la menace de placer la mine de Loulo-Gounkoto sous administration provisoire si la production ne reprend pas. Barrick considère qu’ «Il est regrettable que le gouvernement continue d’entraver les exportations d’or tout en exigeant le paiement d’impôts sur des revenus qu’il a activement empêché de générer. » L’entreprise souligne les conséquences économiques et humaines de cette impasse. La mine de Loulo-Gounkoto, un « contributeur clé à l’économie nationale », génère des impôts et redevances essentiels au budget malien. Une inaction prolongée menace sa viabilité à long terme et prive le pays de revenus substantiels, selon l’opérateur minier Par ailleurs, « quatre citoyens maliens innocents continuent d’être privés de leur liberté, sans justification », déplore Barrick, qui malgré les tensions, se dit prête à honorer l’accord négocié, ce qui permettrait de relancer la production, de libérer les employés détenus et d’abandonner les poursuites pénales. L’entreprise, présente depuis longtemps au Mali, insiste sur son engagement en faveur du développement local, ayant maintenu le paiement des salaires et le soutien à la chaîne d’approvisionnement malgré la crise. « Cette situation n’est pas viable sur le long terme », avertit, toutefois, le communiqué. En l’absence de solution, Barrick se réserve le droit de recourir à l’arbitrage international et à d’autres voies légales contre le gouvernement de Bamako, et « les acteurs agissant de mauvaise foi. » La société appelle les autorités maliennes à conclure l’accord « dans l’intérêt du peuple et de l’économie nationale ». OS/MD (AMAP)
Réunion du Comité de pilotage à la Primature sur la digitalisation du système éducatif
Bamako, 16 avril (AMAP) Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, a présidé, mardi, une réunion du Comité de pilotage de la digitalisation de l’administration, consacrée au secteur de l’Education et de l’Enseignement supérieur, annonce un communiqué de la Primature. « Plusieurs solutions numériques ont été présentées, dans le but d’instaurer une gestion centralisée, harmonisée et modernisée du système éducatif malien. Une application web innovante, composée de 14 modules, permet de gérer notamment la présence, les examens, les concours, les inscriptions et les orientations », précise la même source. Elle est déjà fonctionnelle à tous les niveaux du système éducatif, du central au local, y compris dans les établissements scolaires. « Ce dispositif améliore la prise de décision grâce à la centralisation des données, modernise les services aux usagers (élèves, parents, enseignants), renforce la transparence et l’efficacité du système éducatif. Il a déjà permis au département de l’Éducation nationale de constater une économie de quatre milliards de francs Cfa », assure le ministère. Parmi les outils de l’enseignement supérieur figure le Progiciel de Gestion Intégrée PGI « Cocktail+ Campus Mali », qui comprend plus de 30 modules couvrant l’ensemble des processus des universités, grandes écoles et instituts. Ce portail facilite la gestion des offres de formation, des candidatures en ligne, des inscriptions administratives et des ressources humaines. Dans cet élan, d’autres solutions ont été exposées au Premier ministre, notamment l’application mobile « Mon CENOU à domicile » pour les inscriptions, demandes de transport et d’assistance; le Système intégré de gestion des oeuvres universitaires (SIGOU) assure un traitement rapide et sécurisé des allocations étudiantes selon des critères bien définis ; le service « Cenou Kibaru », via le numéro Sms 36100, permet aux étudiants de suivre l’évolution de leurs demandes. Ces innovations numériques modernisent et optimisent la gestion de l’enseignement supérieur au Mali. Elles facilitent l’accès aux allocations, sécurisent la gestion des fonds, réduisent les délais de traitement, améliorent la communication avec les étudiants, apaisent le climat social dans les établissements et renforcent la gouvernance administrative. Un autre système, celui ntégré de gestion d’université, a également été développé. Il centralise et optimise l’organisation de l’université, la gestion des candidatures, des inscriptions, du suivi des parcours étudiants, des évaluations, des ressources humaines et du pilotage stratégique. Ce système permet au CENOU de réaliser une économie annuelle d’un milliard de francs Cfa. En conclusion, le Premier ministre a appelé « à la mise en place d’un dispositif de suivi et d’évaluation pour mesurer l’impact de ces solutions. » Il a également instruit l’harmonisation de tous les systèmes de digitalisation dans les différents secteurs de l’administration. OS/MD (AMAP)
Force unifiée de l’AES contre le terrorisme : Les chefs d’État-major généraux rendent compte au président du Faso (Communiqué)
Ouagadougou, 15 avr (AMAP) Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a reçu, ce mardi, en audience les chefs d’état-major généraux des armées de la Confédération des États du Sahel (AES), à Ouagadougou, pour examiner les avancées de la force unifiée contre le terrorisme, selon un communiqué de la Direction de la communication de la Présidence du Faso. Les discussions ont porté sur la mise en place de la force unifiée de l’AES, avec un focus sur le protocole additionnel et les opérations Yéréko 1 et 2, conduites dans la zone des trois frontières. Les chefs d’état-major ont également exploré les perspectives de nouvelles opérations. « Nous ressortons très satisfaits et ragaillardis par les orientations et les directives données par le président du Faso. Cela nous donne beaucoup d’ardeur dans la mise en œuvre de la force unifiée de l’AES », a déclaré le général de division Oumar Diarra, chef d’état-major général des Armées du Mali et président du Comité des chefs d’état-major de l’AES. Le général Diarra a souligné la progression de la force de l’AES face à des terroristes en constante évolution. « Les terroristes changent de mode d’action quotidiennement. Nous nous adaptons aussi. Je puis vous dire que la victoire est au profit des forces de l’AES », a-t-il affirmé, appelant les populations à faire confiance aux dirigeants et armées de l’AES. Parallèlement, une réunion des chefs d’État-major des armées de l’air de l’AES se tient à Bamako pour mutualiser les moyens de défense de l’espace commun, consolidant ainsi la stratégie régionale contre le terrorisme. Les chefs d’État-major ont réitéré leur détermination à sécuriser la Confédération et ont appelé à une mobilisation citoyenne. Les orientations du Président Traoré renforcent leur engagement pour une victoire définitive contre le terrorisme. Le général Diarra assure que la force de l’AES gagne en puissance face à un ennemi en constante adaptation. « Les terroristes changent de mode d’action quotidiennement. Nous nous adaptons aussi. Je puis vous dire que la victoire est au profit des forces de l’AES », affirme-t-il, invitant les populations à faire confiance aux trois chefs d’État et à leurs armées. Les chefs d’État-major ont réitéré leur détermination à sécuriser la Confédération et appellent à la mobilisation citoyenne. Les chefs d’états-majors et des experts militaires de l’Alliance des états du Sahel (AES) se sont réunis, le même jour, à Ouagadougou pour bâtir « une architecture commune de défense solide, efficace et adaptée aux défis sécuritaires » de l’espace communautaire, rapporte l’Agence d’information du Burkina (AIB). « Il nous appartient de construire, ensemble, une réponse coordonnée, souveraine et réunie », a dit l’officier supérieur burkinabè cité par la même source Le général Diallo a souligné que cette réunion constitue une étape cruciale dans la mise en œuvre de la vision partagée de la Confédération de l’AES, « celle d’une sécurité collective fondée sur la solidarité, l’interopérabilité des forces et la confiance mutuelle. » « Elle marque une étape décisive d’un cheminement vers une défense commune, autonome et souveraine », a-t-il renchéri. Cette réunion avait pour but « d’évaluer et valider les plans du protocole additionnel de défense et de sécurité ainsi que les modalités de la mise en place de la force de l’AES », a-t-il soutenu. Selon lui, les chefs d’États-majors des armées s’inscrivent dans la vision des chefs d’États de la confédération de l’AES pour aller au-delà des mots et poser les bases concrètes d’une coopération militaire, incluant le partage de renseignements, la formation commune, les équipements adaptés et une stratégie unifiée. OS/MD (AMAP)
Koulikoro : Le Comité régional de gestion des risques et des catastrophes réactivé
Koulikoro 15 avr (AMAP) Le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo a présidé, ce mardi, la réunion de réactivation du Comité régional de gestion des risques et des catastrophes (CRGRC) dont les membres ont évalué le bilan de l’exercice 2024 et mis en place des stratégies pour anticiper les défis futurs, dans un contexte climatique de plus en plus incertain, a constaté l’AMAP sur place. Les échanges ont porté sur la prévention, l’importance de l’entretien des infrastructures de drainage, la nécessité pour les collectivités d’agir en amont afin de minimiser les impacts des futurs risques et catastrophes dans la région de Koulikoro. Le gouverneur, président du Comité, a félicité les membres pour leur engagement et les efforts consentis lors des inondations de l’année dernière. Le colonel Sanogo a apprécié « la solidarité des entreprises et des bénévoles pour leurs apports déterminant pour la prise en charge des populations sinistrées » et a souligné « l’importance d’une mobilisation collective face aux aléas climatiques. » AD/MD (AMAP)
Lancement de la Phase 2 du Projet NORAD pour l’éducation à Kayes et Nioro (Ouest)
Kayes, 15 avr (AMAP) La phase 2 du Projet Accès à une éducation de qualité dans les Régions de Kayes et Nioro (Ouest), a été officiellement lancée, ce mardi, au gouvernorat de Kayes, sous la présidence du gouverneur, le général de brigade Moussa Soumaré. Financé par l’Agence norvégienne de coopération au développement (NORAD) et piloté par l’UNICEF, ce projet appelé projet NORAD ambitionne de toucher 44 000 enfants scolarisés et déscolarisés, avec un accent particulier sur les filles, pour leur permettre d’achever le cycle fondamental. Le projet vise à surmonter les barrières majeures à l’éducation dans les Régions de Kayes et Nioro, où le taux d’achèvement du primaire a chuté de 80 % en 2019 à 73 % en 2023. Couvrant 16 écoles dans 12 communes des Centres d’animation pédagogique (CAP) de Bafoulabé, Kayes Rive Droite, Yélimané et Faléa, il s’excutera de janvier à décembre 2025. Les actions incluent la réhabilitation de 150 salles de classe, la distribution de kits pédagogiques et un programme radio pour un apprentissage alternatif. « Bien que des progrès significatifs aient été réalisés, il est impératif de redoubler d’efforts pour garantir que chaque enfant, indépendamment de son sexe, puisse obtenir son Diplôme d’études fondamentales », a déclaré le Dr. Hamadoun Ba, chef de Bureau de Zone UNICEF à Kayes. Le projet s’articule autour de cinq objectifs majeurs : un accès inclusif, pour offrir une éducation à 7 000 enfants, à parité filles-garçons, dans un cadre sûr ; la qualité de l’apprentissage pour améliorer les compétences de 30 000 enfants réintégrés, en priorisant les filles ; un environnement protecteur qui consiste à créer des conditions sécurisées pour 7 000 élèves, un engagement communautaire pour renforcer la gouvernance scolaire via les Comités de gestion scolaire (CGS) et un suivi ainsi qu’une visibilité afin d’assurer une coordination rigoureuse et communiquer sur les résultats. Depuis 2016, le projet NORAD a permis d’insérer 2 340 enfants, dont 1 262 filles, dans le système scolaire (2020-2022), et de transférer 3 129 autres, dont 1 573 filles, vers des classes supérieures (2021-2023). Par ailleurs, 300 adolescentes ont bénéficié de kits pour des activités génératrices de revenus, favorisant leur autonomisation. Malgré ces avancées, le gouverneur Soumaré a souligné que « des efforts restent nécessaires pour intégrer les enfants marginalisés dans les politiques éducatives nationales ». Il a salué les réformes comme le PRODEC 2, qui promeut un accès équitable à l’éducation. L’UNICEF et ses partenaires mettront l’accent sur la formation des enseignants, le renforcement des CGS et l’intégration d’une perspective de genre. Mahamadou Kéîta, directeur de l’Académie d’enseignement (AE) de Kayes, a insisté sur l’importance de la collaboration communautaire pour pérenniser les acquis. Ce projet ambitionne de transformer l’environnement scolaire en un espace inclusif et équitable, au bénéfice de tous les enfants des régions de Kayes et Nioro. BMS/MD (AMAP)
Kangaba : Le préfet exige l’arrêt immédiat des activités illégales d’orpaillage sur le permis de Bagama Mining
Kangaba, 15 avr (AMAP) « Les travaux d’orpaillage sur le permis de Bagama Mining sont illégaux et incontrôlés. Les populations et la société minière doivent arrêter immédiatement les travaux pour se conformer à la loi », a déclaré, mardi, le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao Abou Dao, qui à la tête d’une mission de contrôle, avait constaté, la veille, le non-respect de l’interdiction d’orpaillage sur le permis de Bagama Mining, a présidé une rencontre d’information ce mardi 15 avril 2025 dans la salle de conférence du cercle. L’objectif de la réunion était d’informer les participants « des violations répétées » de la décision d’interdisant toute activité aurifère sur le site de Kokoyo, où un éboulement a causé 12 décès, ainsi que de la lettre confidentielle ordonnant le retrait immédiat des engins lourds (pelleteuses, bulldozers, Caterpillar) pour protéger les vies humaines, l’environnement et éviter les conflits d’intérêts. En présence du Secrétaire général de la mairie de Nouga, les responsables des sociétés minières, les légitimités traditionnelles, les « Tombolomas », la jeunesse et la société civile de la Commune rurale de Nouga, le préfet a rappelé que « le nouveau Code minier précise les conditions d’ouverture d’un couloir d’orpaillage sur un permis, invitant tous les acteurs à agir dans la légalité. » Les participants ont accueilli favorablement ces directives. « Nous avons compris le message. Nous nous engageons à rompre avec les anciennes pratiques pour un développement harmonieux en accord avec les sociétés minières », a déclaré un représentant de la société civile. Les communautés promettent de restituer ces informations dans leurs villages respectifs. De leur côté, les responsables des sociétés minières ont prôné l’entente et le dialogue. « Nous sommes prêts à respecter le cahier des charges par tous les moyens », a affirmé l’un d’eux, soulignant leur engagement à collaborer pour un progrès commun. Le préfet a conclu en exhortant à une mobilisation collective pour préserver la sécurité et l’environnement, tout en garantissant un développement durable de la commune. SD/MD (AMAP)

