Développement rural : Premier cadre de concertation avec les Organisations interprofessionnelles agricoles au Mali
Bamako, 18 avr (AMAP) « C’est par le biais de l’Agriculture que nous pourrons, sans conteste, gagner le combat contre la faim et l’extrême pauvreté », a déclaré, vendredi, à Bamako, le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma, lors du premier cadre de concertation entre son département, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, et les Organisations interprofessionnelles agricoles au Mali. La rencontre, dans la salle de réunion de la Direction des finances et du matériel du ministère de l’Agriculture, vise à contribuer à la promotion des filières agricoles et à la responsabilisation effective des acteurs des organisations interprofessionnelles agricole dans leur gestion. Le ministre de l’Agriculture a indiqué qu’il s’agit, « de façon spécifique d’informer et sensibiliser davantage les acteurs agricoles sur le rôle et les attributions des interprofessions, en matière de promotion des filières agricoles ; de définir une approche concertée de renforcement du cadre organisationnel des interprofessions ; d’identifier les difficultés majeures, spécifiques à chaque interprofession ; d’identifier, dans une démarche participative et concertée, les solutions appropriées aux difficultés identifiées entre autres. » « L’Agriculture constitue un secteur stratégique et primordial de notre économie. Elle contribue à hauteur de 40% environ à la formation du Produit intérieur brut (PIB) et emploie 80% de la population active. A ce titre notre secteur agricole constitue le socle pour notre croissance économique, car 70% de la population en tire l’essentiel pour une prospérité partagée et de meilleures conditions de vie », a également expliqué chef du département de l’Agriculture. Selon lui, pour atteindre rapidement d’objectif de la sécurité alimentaire et nutritionnelle le gouvernement du Mali s’est engagé en faveur d’une agriculture compétitive, moderne et favorable aux exploitantes et exploitants agricoles. « Dans la perspective d’un développement harmonieux, cohérent et soutenu de notre Secteur agricole, à travers la mise en œuvre coordonnée des actions de promotion agricole, l’approche filière a été privilégiée dans la conduite de notre Politique de développement agricole », a-t-il poursuivi. Cette approche implique l’organisation des filières agricoles, d’une part, et, d’autre part, le développement des chaînes de valeur à travers une politique de promotion des filières axée sur la responsabilisation effective des acteurs regroupés au sein d’interprofessions ; mais aussi et surtout l’inclusivité dans les échanges sur le développement, la modernisation et l’amélioration de la productivité du secteur agricole », a-t-il dit. Les Organisations interprofessionnelles ont un rôle éminemment important dans le developpement et la promotion des filières agricoles. Elles ont pour missions, entre autres, de renforcer les capacités des membres; de favoriser des démarches contractuelles entre les membres contribuer à la gestion des marchés par une meilleure adaptation des produits aux plans quantitatif et qualitatif ; de collecter, traiter et diffuser les informations sur les produits de la filière ;renforcer la sécurité alimentaire sanitaire dans l’intérêt des utilisateurs et des consommateurs. « Dans cette perspective que vous avez pu mettre en place, avec l’appui du Gouvernement et des Partenaires techniques financiers, seize Organisations interprofessionnelles agricoles dont treize (sont actuellement reconnues », a souligné le ministre Kéléma. Il a invité les membres de ces organisations interprofessionnelles agricoles du Mali à une participation active et responsable aux réunions techniques mensuelles du Cadre, pour parvenir à des recommandations à même de contribuer à l’atteinte aux objectifs qui leur ont été assignés. Le président de l’Interprofession maïs et président du Cadre de concertation des interprofessions agricole au Mali, Bakary Doumbia, a remercié le ministre de l’Agriculture qui a pu organisé ce premier cadre de concertation. « C’est cette initiative que nous attendions pour jouer notre rôle et savoir quel ce rôle et ce que le département de tutelle fera comme accompagnement », a-t-il fait savoir. Doumbia a exhorté le ministre qu’il institutionnalise cette initiative pour le décollage des interprofessions. ST/MD (AMAP)
Riziculture intensive : Une enveloppe de plus de 14 milliards de Fcfa pour atteindre l’autosuffisance d’ici 2030
Par Makan SISSOKO Bamako, 18 avr (AMAP) Le Programme national du système de riziculture intensive (PN-SRI), doté d’un financement de 14,112 milliards de Fcfa, vise à porter la production nationale à 5,5 millions de tonnes, contre environ 3 millions actuellement. Dans une démarche résolue vers la souveraineté alimentaire, le gouvernement malien s’engage, à travers ce programme d’envergure, à mettre fin aux importations de riz d’ici 2030. C’est dans ce cadre qu’un forum national sur le financement durable de ce programme a été organisé, jeudi à Bamako, par le ministère de l’Agriculture à travers la Direction nationale de l’agriculture (DNA). a cérémonie d’ouverture était présidée par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, et du président de l’Interprofession de la filière riz (IFRIZ) au Mali, Faliry Boly. La production nationale de riz pour la campagne 2023-2024 est estimée à 3 024 000 tonnes, contre 2 900 000 tonnes l’année précédente. Malgré ce progrès, le Mali continue d’importer du riz pour satisfaire la demande intérieure. Face à ce paradoxe, le PN-SRI a été conçu pour répondre au défi de l’autosuffisance, en misant sur l’augmentation de la productivité tout en respectant l’environnement et en améliorant les revenus des producteurs. Ce forum est une opportunité pour lever des fonds en faveur du financement du Programme élaboré, avec l’accompagnement de la Coopération allemande, sur une durée d’environ 10 ans. Selon le Premier ministre, ce Programme s’inscrit dans une dynamique de transformation agricole durable en exploitant le potentiel agroécologique du pays. Le général de Division Abdoulaye Maïga a engagé le gouvernement à mobiliser 60% du coût total du projet et exhorté toutes les parties prenantes à travailler à la concrétisation de cette vision afin que « d’ici 2030, le Mali ne dépende plus des importations de riz ». Le Chef du gouvernement a précisé que cette initiative est en adéquation avec la vision du président de la Transition, de faire du Mali une puissance agricole et de jeter les bases d’une intégration économique avec les pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Il s’agit, selon lui, d’une réelle intégration fondée sur la préservation et la valorisation de nos potentialités économiques et naturelles, surtout au niveau du secteur agricole et rural, en vue d’assurer une croissance économique durable, facteur de création d’emplois et d’augmentation des revenus des exploitations agricoles. L’initiative s’inscrit en droite ligne de la vision «Mali Kura taa sira ka ben san 2063 ma» et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. Le ministre de l’Agriculture a déclaré qu’à travers ce Programme, les autorités sont en train de chercher à promouvoir la riziculture dans notre pays et en général dans l’espace AES. « Pour cela, nous avons beaucoup de potentialités, que ce soit en termes de terres aménageables, de cours d’eau et de ressources humaines. Les connaissances aussi en matière de recherche sont disponibles au Mali pour que nous puissions être autosuffisants en riz», a dit Daniel Siméon Kelema. Pour ce faire, au-delà de l’augmentation des superficies, le ministre de l’Agriculture mise sur l’intensification de la production. Parmi les facteurs d’intensification, il a cité la technique culturelle basée sur le système riziculture intensive. M. Kelema a estimé que si ce Programme est mis correctement en œuvre, il va permettre de réduire les besoins en semences de près de 50%, en engrais de 50% et en eau de 30 à 35%. Mais également de contribuer à corriger les effets néfastes du changement climatique en diminuant l’émission des gaz à effet de serre. Pour sa part, le président de l’Interprofession de la filière riz au Mali, Faliry Boly, a insisté sur l’importance de l’accompagnement technique des producteurs afin de valoriser pleinement le potentiel agricole du pays. La rencontre a été marquée par la signature d’un manifeste d’engagement des acteurs et une visite guidée des stands, manifestant la volonté commune de faire du Mali un pays autosuffisant en riz. MS/MD (AMAP)
Bamako : Une filière universitaire en alphabétisation et éducation non formelle dévoilée à l’ENSup
Bamako, 18 avr (AMAP) Une nouvelle filière universitaire en Alphabétisation et éducation non formelle (AENF) a été présentée, vendredi, dans la salle de conférence de l’Académie malienne des Langues (AMALAN), rapporte le Ministère de l’éducation nationale (MEN). “L’ouverture de cette filière répond à un besoin d’améliorer la qualité des ressources humaines et de valoriser le sous-secteur de l’AENF”, a affirmé le ministre Sy Savané. Les ministres de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, qui a co-présidé la cérémonie avec son collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kansaye. Des membres des cabinets élargis des deux ministères, ainsi que des représentants des partenaires UNESCO et DVV International, étaient présents. Le processus, initié en 2022 dans le cadre du PRODEC 2, prévoit l’ouverture des classes à l’École normale supérieure (ENSup) de Bamako dès la rentrée 2025-2026. “Nous accueillerons des sortants des Instituts de formation de maîtres (IFM) ou équivalents, via concours, pour des cycles de Licence sur trois ans et de Master sur deux ans”, a précisé la Directrice nationale de l’éducation non formelle. Elle a ajouté : “90 modules d’apprentissage ont été définis, et des scripts sont en cours d’élaboration pour les futurs enseignants.” Les partenaires UNESCO et DVV International, impliqués depuis 2016, ont exprimé leur enthousiasme. “Cette filière renforcera le système éducatif malien et soutiendra le développement du pays avec sa richesse culturelle”, ont-ils déclaré. Le ministre Sy Savané a salué leur appui constant, notamment pour l’élaboration des documents, du cadre d’orientation et des maquettes des programmes Licence et Master. OS/MD (AMAP)
Kidal : La ministre Oumou Sall Seck s’engage pour l’emploi et la formation des jeunes
Bamako, 17 avr (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a reçu en audience, mercredi 16 avril 2025, Mohamed Ag Itouss, président de la Délégation spéciale du Conseil régional de Kidal pour des échanges axés sur les défis de l’emploi et de la formation dans cette région dans le Nord du Mali. Mohamed Ag Itouss a exposé les difficultés majeures de Kidal, notamment le manque d’opportunités pour les jeunes. « Cette audience est essentielle, vu le rôle stratégique de votre ministère dans la lutte contre le chômage et la promotion de l’entrepreneuriat », a-t-il déclaré, exprimant sa gratitude à la ministre. Il a plaidé pour le retour des services déconcentrés du ministère dans la région, soulignant que « la formation professionnelle et l’emploi sont des leviers pour maintenir les jeunes, encourager le retour des déplacés et des réfugiés, et assurer leur ancrage durable ». En réponse, Oumou Sall Seck a réaffirmé l’engagement des autorités maliennes envers Kidal. « Cette région est une priorité pour le président de la Transition », a-t-elle assuré, dévoilant les grandes lignes d’un programme national ambitieux, suivi par le Premier ministre, le général de Division, Abdoulaye Maïga, et dédié au développement de la région. Elle a encouragé M. Ag Itouss à poursuivre ses efforts pour le retour des populations et à s’impliquer dans les projets du ministère. D’autres rencontres sont prévues pour renforcer cette collaboration et soutenir le développement local de Kidal. OS/MD (AMAP)
Le Mali dévoile sa Vision « Mali Kura 2063 » et la SNEDD 2024-2033 aux partenaires internationaux
Bamako, 17 avr (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé jeudi au Centre International de Conférences de Bamako (CICB) la présentation de la Vision « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033) aux Partenaires techniques et financiers (PTF). Placée sous le haut patronage du général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition, la rencontre marque une étape clé dans la construction du « Mali nouveau ». « Cette vision trace une voie claire vers le développement à l’horizon 2063, en s’appuyant sur les aspirations exprimées par le peuple malien lors des Assises nationales de la refondation », a affirmé le Premier ministre. Il a ajouté : « Nos choix stratégiques privilégient l’indépendance, la souveraineté et l’émergence économique, en valorisant les potentialités nationales et la résilience face aux crises. » La SNEDD repose sur cinq priorités majeures, à savoir le renforcement de la souveraineté, de la paix et de la sécurité, la refondation de la gouvernance, la transformation économique et la croissance durable, le développement du capital humain et la résilience territoriale, ainsi que la gestion durable de l’environnement et l’adaptation aux changements climatiques. « Le coût global de la SNEDD s’élève à 61 232,1 milliards de FCFA, soit 6 123,3 milliards par an, avec un besoin de financement complémentaire de 1 139 milliards de FCFA », a expliqué le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. La Vision Mali Kura 2063 se décline en onze projets structurants, dont Farafina Jigine pour l’autosuffisance alimentaire, Yelen Kura pour l’accès universel à l’électricité, Industrialiser le Mali pour la relance industrielle, Kankou Moussa Seguina pour la valorisation du patrimoine, et Mali Vert et Bien-être pour l’écologie et la qualité de vie. « Ces initiatives visent à moderniser le pays, à promouvoir l’innovation et à renforcer notre intégration régionale et internationale », a souligné le Premier ministre. Le Coordonnateur résident des Nations Unies au Mali, Khassim Diagne, a salué l’ambition de cette vision. « Nous allons mettre en place un cadre d’échange et de collaboration pour garantir un financement cohérent avec les priorités du Mali », a-t-il déclaré, réaffirmant l’engagement des PTF à accompagner le pays. Le Premier ministre a rappelé les principes énoncés par le Président Goïta, inscrits dans la Constitution. « Nos partenariats doivent respecter la souveraineté de l’État, les choix souverains du peuple et la défense de ses intérêts », a-t-il insisté. Il a conclu : « Ces valeurs sont au cœur de notre vision pour bâtir un avenir prospère. » OS/MD (AMAP)
Le Mali et la Banque mondiale renforcent leur coopération lors de la visite de Wencai Zhang à la Primature
Bamako, 17 avr (AMAP) Le Directeur général et chef de l’Administration du Groupe de la Banque mondiale, Wencai Zhang, a rendu, jeudi une visite de courtoisie au Premier ministre malien, le général de Division Abdoulaye Maïga, pour des discussions renforcer les liens de coopération entre le Mali et cette institution internationale de développement La visite a permis d’échanger sur la vision des autorités maliennes en matière de coopération au développement et de discuter des stratégies pour maximiser l’impact de l’appui de la Banque sur la résilience et le développement socio-économique du pays. « Nous saluons la qualité de notre collaboration avec le Mali et réaffirmons notre engagement à accompagner la Vision Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ainsi que la SNEDD 2024-2033 », a déclaré M. Zhang. Il a également proposé un accompagnement technico-politique pour soutenir les efforts du gouvernement de la Transition. DEMANDE D’APPUI BUDGETAIRE ET DES PROJETS STRATEGIQUES – Le Premier ministre, général de Division Abdoulaye Maïga, a sollicité la reprise de l’Appui budgétaire général (ABG) de la Banque mondiale pour soutenir le déficit budgétaire du Mali. « Nous comptons sur la Banque mondiale pour nous accompagner dans la réalisation de nos priorités nationales », a-t-il affirmé. Il a également évoqué la reprogrammation du projet de réhabilitation de la route Sévaré-Gao, précisant que ce chantier sera conduit par le Génie militaire dès que les conditions sécuritaires le permettront, notamment dans les zones affectées par l’insécurité. Le Chef du gouvernement a rappelé les trois principes fondamentaux définis par Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition. « Toute coopération doit respecter la souveraineté du Mali, les choix stratégiques et de partenaires opérés par notre pays, ainsi que la défense des intérêts vitaux de nos populations », a-t-il insisté. Il a salué l’alignement de la Banque mondiale sur les priorités exprimées dans la Vision Mali Kura 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. UN PORTEFEUILLE ACTIF DE 19 PROJETS – Les échanges ont également porté sur la prochaine reconstitution des ressources de l’IDA21, en cours de préparation. À la date du 31 mars 2025, le portefeuille actif de la Banque mondiale au Mali comprend dix-neuf projets, dont onze à caractère national et huit à caractère régional, pour un montant total approuvé de 1 796 millions de dollars US, soit environ 1 077,6 milliards de FCFA. « Ces projets reflètent notre engagement à soutenir le développement durable du Mali », a ajouté M. Zhang. La rencontre, qui s’est déroulée en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a permis de poser les bases d’une collaboration renforcée, alignée sur les ambitions du Mali pour un avenir souverain et prospère. OS/MD (AMAP)
Célébration des 76 ans du N’ko : Le ministre Daffé appelle à la souveraineté linguistique
Bamako, 17 avr (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a présidé jeudi à la Bibliothèque nationale et de la documentation une conférence marquant le 76e anniversaire de l’écriture N’ko, créée en 1949 par le chercheur guinéen Solomana Kanté, rapporte le département en charge de la Culture. « Le N’ko est un outil de liberté et de souveraineté retrouvée », a déclaré le M. Daffé, saluant la présence des légitimités traditionnelles et des acteurs culturels. Il a souligné l’importance de cette écriture, enseignée aujourd’hui dans les universités maliennes, à Harvard, Indiana (États-Unis) et en Égypte, comme vecteur de valorisation des langues nationales. « Le N’ko est un dénominateur et un démultiplicateur de langues », a-t-il affirmé. La conférence a mis l’accent sur deux thématiques : « N’ko et Dambé » et « N’ko et NouvellesTechnologies ». Grâce à cette écriture, des documents en communication et santé sont transcrits, des livres publiés et l’apprentissage se démocratise via les réseaux sociaux et les formations informelles. « Nous devons surfer sur cet engouement pour retrouver notre souveraineté linguistique », a insisté Mamou Daffé, appelant à intensifier les efforts pour promouvoir le N’ko. Dans l’imaginaire populaire, le N’ko symbolise une introspection et une reconnection avec la culture et l’histoire. Cette célébration s’inscrit dans le cadre de l’#2025AnnéeDeLaCultureAuMali, portée par le ministère pour bâtir un Mali nouveau, avec la culture comme pilier. OS/MD (AMAP)
Le FMI débloque 129 millions de dollars pour soutenir le Mali face aux inondations de 2024
Bamako, 17 avr (AMAP) Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, mercredi 16 avril 2025, un décaissement de 129 millions de dollars (environ 74 milliards de FCFA) au titre de la Facilité de crédit rapide (FCR) pour aider le Mali à répondre aux besoins urgents causés par les inondations dévastatrices de 2024, annonce un communiqué du FMI. Ce financement d’urgence, assorti d’un programme de référence de 11 mois, vise à renforcer la stabilité macroéconomique et à protéger les populations vulnérables dans un contexte de crises multiples. « Le Mali a subi des chocs économiques majeurs en 2024. Après une vague de chaleur sans précédent en avril, des inondations extrêmes, d’une ampleur d’une sur cinquante ans, ont frappé le pays au second semestre », a déclaré M. Kenji Okamura, directeur général adjoint du FMI et président du conseil d’administration. Il a ajouté que « l’aggravation des risques sécuritaires, la baisse de la production d’or, les coupures d’électricité fréquentes et un rééquilibrage budgétaire plus marqué que prévu ont pesé sur la croissance ». Les inondations de 2024 ont causé des dégâts considérables aux infrastructures publiques, à l’agriculture et aux moyens de subsistance, exacerbant l’insécurité alimentaire et les déplacements internes. « Ce financement d’urgence aidera à répondre aux besoins urgents de la balance des paiements, notamment pour financer l’importation de produits essentiels et la réhabilitation des infrastructures critiques », a précisé M. Okamura. Dans le cadre du programme de référence de 11 mois, les autorités maliennes se sont engagées à renforcer la gouvernance budgétaire et la transparence dans l’utilisation des fonds. « Ces mesures visent à garantir une utilisation efficiente des ressources et à rétablir la crédibilité auprès des partenaires au développement », a souligné le responsable du FMI. Les réformes incluent l’élargissement de l’assiette fiscale, le renforcement de l’administration des douanes et une meilleure surveillance des entreprises publiques, notamment Énergie du Mali (EDM). Le Mali fait face à des défis persistants, incluant une crise sécuritaire, une insécurité alimentaire généralisée et des restrictions financières aggravées par les récentes annonces de réduction de l’aide publique au développement. Le programme prévoit également un plan transparent pour apurer les arriérés intérieurs et extérieurs, tout en protégeant les ménages vulnérables via un renforcement des filets de protection sociale. « Malgré un risque de surendettement modéré, les autorités doivent maintenir la discipline budgétaire et améliorer la rentabilité des entreprises publiques pour assurer la stabilité macroéconomique et stimuler la croissance à moyen terme », a conclu M. Okamura. Ce décaissement, salué par les autorités maliennes, marque une étape cruciale pour atténuer les impacts des chocs exogènes et poser les bases d’une résilience économique accrue. OS/MD (AMAP)
76è anniversaire de l’écriture n’ko : Conférence sur la valorisation de nos cultures
Bamako, 17 avr (AMAP) Le Mouvement de l’écriture n’ko, en partenariat avec la Bibliothèque nationale (BN), a célébrée son 76ème anniversaire, ce jeudi matin, en organisant une conférence-débat dans les locaux de la BN, qui s’inscrit dans l ecadre d’un soutient à l’initiative des autorités qui ont décrété 2025, Année de la culture. « Ecriture enseignée dans plusieurs écoles à travers le monde, la langue n’ko a été créé en 1949 à Bingerville (Côte d’Ivoire). Depuis 1949, nous avons travaillé pour valoriser notre culture et nos langues, tout en créant un dictionnaire avec plus de 100 mille mots et Google traduction pour plus de 200 langues en n’ko. Nous devons expliquer notre histoire à la génération future pour leur inculper nos connaissances », soutient, Mamady Keita, professeur de l’écriture n’ko, conférencier du jour. « Aucun pays ne peut se développer, sans valoriser ses us et coutumes. Cette idée s’inscrit dans la droite ligne de la réalisation du Mali Kura, envisagé par les plus hautes autorités du pays », a dit le Pr Keita. Et d’ajouter : « le dialogue doit être utilisé pour mettre fin à cette guerre. Nous devons expliquer à nos enfants l’histoire du pays pour que la paix puisse revenir. » Quant au ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Industrie hôtelière, Mamou Daffé, qui a présidé la cérémonie, en présence du directeur de la bibliothèque nationale, Amadou Bekaye Sidibé, il a d’abord salué la participation massive des légitimités traditionnelles et l’ensemble de tous les invités et réaffirmé l’engagement de son ministère à soutenir l’initiative du mouvement n’ko. « Aujourd’hui, nous sommes dans un espace de souveraineté retrouvée qui nécessite une valorisation de nos langues. Je voudrais rendre un vibrant hommage à nos frères du n’ko qui, depuis de longues années, se battent sans moyens pour que nos langues puissent être valorisées et reconnues. Le n’ko est un dénominateur de langues qui peut traduire toutes nos langues nationales », a déclaré Mamou Daffé. Il a précisé que « cette initiative doit mettre en lumière les professeurs du n’ko, qui vont venir nous étaler leurs connaissances ». « Je pense que l’initiative prise par ce mouvement doit être soutenue afin de valoriser nos us et coutumes », a dit Seydou Sangaré, coordinateur général des chefs du quartier du District de Bamako, qui s’est réjoui des réalisations du mouvement n’ko pendant tout ce temps. MD/MD (AMAP)
Mali : Suspension des puces non identifiées par Orange Mali, Moov Malitel et Telecel, les usagers en colère
Bamako, 17 avr (AMAP) Les sociétés de téléphonie mobile au Mali ont suspendu, depuis le 15 avril 2025, les numéros non identifiés conformément aux exigences de l’Autorité malienne de régulation des télécommunications (AMRTP), provoquant une vague de mécontentement parmi les usagers, a constaté l’AMAP à Bamako. De longues files d’attente se forment dans les agences Orange, Moov et Télécel dans la capitale malienne , notamment à Hamdallaye ACI, Lafiabougou, Daoudabougou et Tokorobougou, où les clients expriment leur frustration face à la désactivation de leurs puces. Dans un communiqué, Orange Mali précise que les numéros suspendus peuvent être réactivés gratuitement via ses agences, l’application Max it, ou le site identification.orangemali.com, en présentant une carte d’identité nationale, un passeport, une carte NINA ou une carte de résident pour les étrangers. « L’identification est gratuite, rapide et obligatoire », indique le communiqué. Cependant, sur le terrain, la colère domine. « Depuis ce matin, nous sommes là pour les puces. On n’a rien compris », déplore une cliente à Hamdallaye ACI. Une autre usagère, brandissant sa carte biométrique, s’indigne : « Je suis venue personnellement faire l’identification de la puce dans cette même agence. Qu’ils nous disent pourquoi c’est bloqué ! » Un autre ajoute : « L’identification est une bonne chose, mais ils ont bloqué nos puces. C’est incroyable. » Aicha Koumaré, cheffe d’agence Orange Mali, explique que cette mesure vise à sécuriser les services de télécommunications. « Plusieurs personnes ont des puces enregistrées au nom d’autres personnes. Il faut l’identifier à votre nom. Pour d’autres, leur photo est dégradée sur leur carte d’identité, et la machine rejette ces identifications », précise-t-elle. Certains usagers signalent également des perturbations du réseau ralentissant le processus de réactivation. Moussa Diaby, chef d’agence Moov Malitel regrette la situation : « Nous sommes débordés. C’est dommage que les gens attendent la date limite pour effectuer leur identification » L’AMRTP avait initialement fixé un délai au 15 décembre 2024 pour l’identification des puces, avant de le repousser au 15 avril 2025. Malgré les alertes répétées, de nombreux clients semblent avoir été pris au dépourvu par la suspension. Orange Mali appelle ses clients à régulariser leur situation rapidement et réaffirme son engagement à garantir des services de qualité. Les usagers, eux, espèrent une résolution rapide des perturbations pour retrouver l’accès à leurs lignes. OS/MD (AMAP)

