Diéma : Gros porteurs, fossoyeurs des routes
Par Ouka BA Diéma, 2 avr (AMAP) Stratégiquement, la ville de Diéma est située au cœur du Kaarta, à la jonction des routes internationales Diéma-Kayes-Diboli (RN1) et Bamako-Diéma- Nouakchott (RN3). Durant ces dix dernières années, la ville a connu une démographie galopante avec l’arrivée massive d’étrangers en quête d’un mieux-être. Dans cette ville-carrefour, cohabitent, en symbiose, Soninkés, Bamanans, Peuls, Maures, Diawambés et Kagoros. Les principales activités économiques reposent essentiellement sur l’agriculture, l’élevage, le maraîchage, le commerce et l’artisanat. La pêche y est un secteur très peu développé. Avec la construction de ces routes internationales, le commerce transfrontalier s’est renforcé au fil des ans. Ces voies sont régulièrement empruntées par des véhicules hors normes qui assurent le transport des marchandises, en provenance des ports de Dakar, au Sénégal et de Nouadhibou, en Mauritanie. A cause de l’utilisation toujours grandissante de ces tronçons, force est de constater aujourd’hui, que l’état des infrastructures routières laisse à désirer. Ces routes sont parsemées de nids de poule, de « nids d’éléphant », traduisant un degré de dégradation plus avancé. Cet état de fait occasionne souvent des accidents et accroît l’insécurité avec ses corollaires de braquages à main armée, de banditismes, de viols. Suite au communiqué du ministère des Transports et des Infrastructures, engageant les administrations compétentes à assurer le respect des normes relatives aux gabarits, aux poids et à la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises, l’équipe de reportage de l’AMAP de Diéma, a pu établir le constat que les véhicules hors normes, de l’avis général, détruisent les routes et les rendent impraticables, surtout en période d’hivernage. Le chef du service de la subdivision des routes de Diéma, Karamoko Diallo, salue l’initiative du département des Transports et des infrastructures du contrôle de la surcharge des gros porteurs. Selon lui, plusieurs actes d’incivisme provoquent des déformations structurelles de la chaussée et la rendent difficilement carrossable. Il s’agit, notamment, de la surcharge, le fait aussi de freiner brusquement le véhicule et d’autres attitudes jugées incommodes. Toutes ces pratiques néfastes concourent à la détérioration des voies publiques, occasionnant souvent des accidents mortels. « Un chauffeur de remorque, poursuit notre interlocuteur, qui ne parvient pas à regarder dans les rétroviseurs de son véhicule à cause du volume des bagages que son camion transbahute, cause inévitablement des dégâts. » Face à l’ampleur de la situation, M. Diallo invite les transporteurs au respect strict des textes en vigueur dans notre pays en matière de transport. Il fait remarquer que les autorités de la Transition sont à pied d’œuvre pour la réhabilitation des tronçons Diéma-Sandaré et Didiéni – Diéma, appelés corridor Bamako – Dakar par le Nord, afin de booster le secteur du transport dans notre pays. Selon lui, les missions de suivi du réseau routier et la supervision des travaux d’entretien, qui incombent à sa structure, sont exécutées convenablement, malgré parfois le peu de moyens disponibles. Faisant écho, le chef de la Brigade d’intervention mobile, Moussa Dabo a dit que les dispositions prises à l’encontre des véhicules hors normes sont salutaires à plus d’un titre. Les routes, selon lui, constituent de véritables atouts pour le développement. C’est pourquoi les usagers doivent à tout prix en prendre soin. « Quand on limite la charge à l’essieu, cela permettra de donner plus de durabilité aux routes, dont la réalisation pèse lourdement sur le budget de l’Etat », conclut-il. Rencontré dans son bureau, le commandant de la Brigade territoriale de gendarmerie de Diéma, Abdoulaye Amadou Diarra, s’est appesanti sur le respect des règles du transport. Il souligne que les accidents liés aux surcharges, sont fréquents. Le premier adjoint au maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Touré, laisse entendre qu’un pays, qui n’applique pas ses textes, ne peut prétendre au développement réel. L’élu encourage les démarches entreprises par les autorités du pays. Il préconise une plus large sensibilisation pour l’abandon total de cette pratique destructrice. Le syndicat des transporteurs installé sur l’axe Diéma-Nioro, conduit par Badjiri Diakité, est catégorique, fustigeant les surcharges des gros porteurs. Badjiri déclare que les véhicules hors normes qui se renversent sur la route, barrent le passage durant des heures… empêchant jusqu’aux évacuations de malades et de femmes en travail. Moussa Kanté, du Syndicat des transporteurs de Ségala, en séjour dans la localité, explique qu’en cas de crevaison, certains véhicules continuent de rouler sur le goudron. « Si un véhicule en surcharge, s’il passe sous des câbles électriques, il peut arriver causer un court-circuit en endommageant les fils », ajoute Djindé Konté qui qualifie de « nobles » ces mesures du ministère des Transports et des infrastructures. « En cas de panne, certains chauffeurs creusent le bitume pour placer le cric. C’est inadmissible ! » s’emporte l’homme, en grinçant des dents. Une vendeuse ambulante, Mariam Bathily, s’intéresse peu à l’état des routes. L’essentiel pour elle, c’est d’aller quotidiennement au Razel pour servir du dégué à ses clients. En définitive, tous les acteurs interrogés sur le sujet, jugent anormales les surcharges des véhicules hors normes et demandent, par conséquent, l’application immédiate des mesures pour sauver le secteur du transport qui peine à se relever dans notre pays. OB/MD (AMAP)
Interdiction des véhicules hors gabarit : Un ouf de soulagement dans la Région de Kayes
Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 2 avr (AMAP) La nouvelle réglementation permet aux transporteurs de se conformer aux dispositions nationales et internationales en vue de protéger les routes contre une dégradation constante. Les usagers de ces voies sont exposés à des risques d’accidents, parfois mortels Le gouvernement a décidé de sévir contre la circulation des engins lourds hors gabarit et l’extrême surcharge sur nos routes, dès le début du mois d’avril, à la grande satisfaction des chauffeurs et des activistes. Car, ces phénomènes contribuent à la dégradation des voies et rendent les conditions de circulation et d’exploitation difficiles et couteuses. De ce fait, à partir du 1er avril 2025, les poids lourds hors normes et hors gabarit ne vont plus emprunter les voies conformément à la communication verbale initiée par le ministre des Transports et des Infrastructures, lors de la session du Conseil des ministres du 12 février 2925. Dans un communiqué daté du 5 février 2025, le ministre des Transports et des Infrastructures a informé les transporteurs routiers que le gouvernement a engagé les administrations compétentes à assurer le respect des normes relatives aux gabarits, aux poids et à la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises, conformément aux dispositions du Code de la Route et notamment de l’article 32 du Décret n°2023-0509/PT-RM du 12 Septembre 2023. L’information a également été portée à la connaissance des autorités des pays concernés par l’application de la mesure qui est conforme au Règlement n°14/CM/UEMOA relatif à l’harmonisation des normes et des procédures de contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises. Il ressort de ce document que l’application de cette réglementation vise à lutter contre la circulation des véhicules hors normes et hors gabarit en surcharge sur les routes. Cela s’explique par le fait que la circulation de ces engins entraîne la dégradation précoce du réseau routier national. De ce fait, les autorités exhortent les propriétaires des véhicules en cause à se conformer aux dispositions du décret susmentionné au plus tard avant le Jour-J. « Passé ce délai, les services techniques chargés du contrôle de l’application de la réglementation procéderont à l’immobilisation des véhicules gros porteurs hors normes et hors gabarit, qui circulent sur les corridors routiers du Mali, en contravention aux dispositions légales en vigueur », indique le ministre des Transports et des Infrastructures dans son communiqué. ORIENTER VERS LES CENTRES DE TRANSFORMATION – Pour trouver des solutions à la dégradation prématurée des infrastructures routières, le ministre des Transports et des Infrastructures, en collaboration avec son homologue de l’Economie et des Finances, a organisé le 8 janvier 2025 une réunion de concertation entre les services techniques des départements ministériels, les transporteurs, les chargeurs, les transitaires et les commerçants. Cette réunion a recommandé la réalisation d’une campagne de sensibilisation de l’ensemble des acteurs pendant trois mois. L’objectif est de permettre à ces acteurs de se conformer aux dispositions du Code la route, et notamment celles du Décret n°2023-0509/PT-RM du 12 Septembre 2023 fixant les conditions de l’usage des voies ouvertes à la circulation publique et de la mise en circulation des véhicules. Le directeur régional des Transports à Kayes, Ahmadou Haïdara, a expliqué que deux étapes ont été envisagées pour l’application des mesures édictées. Dans un premier temps, sa direction, de concert avec les services compétents, mène, depuis le 31 décembre dernier, une campagne de sensibilisation de trois mois en direction des transporteurs, des usagers de la route et d’autres acteurs évoluant dans le secteur du transport. Ensuite, la direction régionale a tenu des séances de formation de 16 volontaires sur le Règlement 14 de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ces volontaires sont répartis entre les postes frontaliers de Diboli (Cercle d’Ambidédi) et de Mahinamine (Cercle de Kéniéba). Il faut rappeler que l’axe Bamako-Diéma-Dakar passe par Diboli. Tandis que l’autre route internationale Bamako-Kita-Kéniéba-Dakar, connue sous l’appellation de « Route de l’or », transite par Mahinamine. Selon les estimations, au moins 500 camions transitent chaque jour par ces deux postes frontaliers du Sénégal. « L’Etat a fait d’énormes investissements pour désenclaver le pays. Quand l’opération va démarrer, les engins immobilisés seront orientés vers les centres de transformation pour les ramener à la norme. Si le camion est chargé, on le décharge et ses pièces seront retenues par la Douane. Les camions vides seront placés sous le contrôle de la police », a expliqué Ahmadou Haïdara. Apparemment, les acteurs du secteur du transport sont mobilisés pour la réussite de l’opération qui, selon certains, doit s’étendre à l’intérieur de nos villes. Le problème des engins lourds hors gabarit et hors norme a été posé lors d’une rencontre avec une mission nationale de sensibilisation tenue à Kayes entre 2017 et 2019. Le président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR) a demandé à ses différentes structures de base de donner les bonnes informations aux acteurs concernés afin que ceux-ci se mettent en règle avant la date butoir. Du côté du Syndicat national des transporteurs routiers urbains et interurbains (SYNTRUI), le président du bureau régional de Kayes, Baïdy Maïga trouve que la mesure est bonne car, elle donnera une longue vie à nos routes qui, selon lui, sont dépassées. D’après lui, son application permettra d’augmenter le trafic. « Une seule remorque peut transporter les marchandises de 4 véhicules. Avec la nouvelle réglementation, ces 4 véhicules ne resteront plus au garage à la grande satisfaction de leurs chauffeurs qui ne perdront plus leurs emplois », a-il-commenté. Dans le camp des chauffeurs, la nouvelle règlementation suscite une lueur d’espoir. Ce samedi 22 mars 2025, les populations de Soutoucoulé-Bagadadji, une banlieue de la Commune urbaine de Kayes, vaguent à leurs occupations quotidiennes sous un soleil de plomb. Il y a moins d’embouteillage sur la voie même si des piétons sont souvent obligés d’attendre trois minutes ou plus pour pouvoir traverser, à cause du passage de motocyclistes qui roulent souvent à vive allure, de gros porteurs et d’autres véhicules. De l’autre côté de la route goudronnée, on aperçoit des apprentis, en train de décharger un gros
La chasse aux gros porteurs hors gabarit et hors normes est ouverte
Kayes, dans l’Ouest Mali où les autorités régionales ont donné le ton, l’interdiction des engins lourds hors gabarits et hors normes sur l’axe Kayes-Dakar (Sénégal) a débuté mardi 1er avril 2025. Le gouverneur de la 1ère région administrative du Mali, le général de brigade Moussa Soumaré, accompagné notamment de représentants des services et d’autres acteurs du secteur des transports, s’est rendu à la direction régionale des Douanes et du poste de contrôle d’Alahina, toutes situés sur la route internationale Bamako-Diéma-Kayes-Dakar pour donner le coup d’envoi symbolique de ces opérations de contrôle conformément au Décret 2023-0509/PT-RM du 12 Septembre 2023. Ce texte fixe les conditions d’usage des voies ouvertes à la circulation publique et la mise en circulation des véhicules. Le chef de l’exécutif régional a donné des instructions aux acteurs concernés par l’application du décret de jouer leur partition. Il a, surtout, rappelé que l’État investit, chaque année, des milliards de Fcfa dans la construction et l’entretien de nos routes. L’Agence nationale de presse a réalisé, avec le concours de ses correspondants, un dossier sur le phénomène, de Kayes, en passant par Diéma, Ségou, Kolondièba et dans la capitale, Bamako. Autant de visages d’une même dégradation sous différents aspects ayant entrainé l’interdiction des engins lourds hors gabarit et hors norme sur les routes du Mali.
Le préfet du cercle d’Ansongo enlevé par des hommes armés
Bamako, le 2 avr (AMAP) Le préfet du Cercle d’Ansongo. (Nord), Ahmed Ag Akini, a été enlevé ce mercredi par des Groupes armés terroristes (GAT) à une trentaine de kilomètres de la ville alors qu’il se rendait à Gao. Selon notre correspondant à Gao, l’enlèvement a eu lieu en présence de son garde du corps et de son chauffeur, qui l’accompagnaient. Les circonstances exactes de cet acte restent pour l’heure inconnues, et aucune information supplémentaire n’a été communiquée par les autorités. OS/ST/MD (AMAP)
Le préfet de Ouélessébougou célèbre l’Aïd El Fitr avec les forces vives et appelle à la solidarité
Ouélessébougou, 2 avr (AMAP) Le préfet du cercle de Ouélessébougou, Moussa Sagara, a présidé, ce mercredi 2 avril 2025, une cérémonie de présentation des vœux, à l’occasion de l’Aïd El Fitr, qui s’est tenue dans la salle de délibération de la mairie. L’événement, destiné à promouvoir la paix, le pardon et le vivre-ensemble au sein des populations locales, a réuni des représentants de l’État, des Forces de défense et de sécurité (FDS), des leaders religieux, des services techniques, ainsi que des acteurs de la société civile, notamment la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et la jeunesse. Dans son discours, M. Sagara a remercié les participants pour leur mobilisation, soulignant que cette rencontre est devenue une tradition après les fêtes religieuses. Il a présenté ses vœux de prospérité, imploré le pardon des uns et des autres et salué le patriotisme des commerçants locaux qui ont stabilisé les prix des produits de première nécessité durant le Ramadan. Il a également évoqué les initiatives gouvernementales, telles que le soutien aux personnes vulnérables et déplacées, ainsi que les fonds issus des taxes sur les télécommunications, appelant la population à en comprendre l’esprit et à les soutenir. Il y a eu plusieurs intervenants dont le maire, Bakary Samaké, et le représentant du chef de village, Daba Samaké, qui ont ouvert la cérémonie, en adressant leurs vœux. Le Dr Abdrahamane Dicko, médecin-chef du district sanitaire, a exprimé des souhaits de bonne santé au nom des services techniques. Le sous-lieutenant Modibo Koné, commandant de la brigade de gendarmerie, a insisté sur la nécessité du soutien populaire aux FDS, tandis que Mme Kontao Aminata Fofana, présidente de la CAFO, a salué cette initiative de communion. Le préfet a conclu en rendant hommage aux efforts des FDS et en encourageant une collaboration étroite pour relever les défis du cercle, malgré sa récente création. La cérémonie s’est achevée par une prière et des bénédictions de l’imam Mory Doumbia. AC/OS/MD (AMAP)
Suspension des admissions à l’Hôpital du Mali et mobilisation syndicale pour la libération du Pr Broulaye Samaké
Bamako, le 2 avr (AMAP) Les comités syndicaux de l’Hôpital du Mali ont décidé, mardi 1er avril 2025, de suspendre toutes nouvelles admissions de patients à compter de 12h00, et ce, jusqu’à la libération du Pr Broulaye Samaké, anesthésiste-réanimateur incarcéré à la Maison centrale d’arrêt (MCA) de Bamako. Cette décision, prise lors d’une assemblée extraordinaire, fait suite à l’arrestation du médecin, membre du Syndicat national de la Santé, de l’Action sociale et de la Promotion de la Femme ainsi que du Syndicat des Médecins du Mali (SYMEMA). Les syndicats exigent sa libération immédiate, dénonçant les motifs de son incarcération. Dans un communiqué distinct, le comité syndical de la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique (DGSHP), affilié à l’Union nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), a exprimé son soutien total au comité syndical du CHU Gabriel Touré, où exerce le Pr Samaké. Le DGSHP qualifie cette situation de « malencontreuse » et affirme qu’elle compromet la mission de la corporation médicale. Il appelle les autorités de la transition à prendre des mesures urgentes pour obtenir la libération rapide du praticien. Cette mobilisation syndicale intervient dans un contexte tendu, alors que les raisons précises de l’incarcération du Pr Samaké n’ont pas été détaillées publiquement. Les regards sont désormais tournés vers les autorités pour une résolution rapide de cette crise qui affecte le fonctionnement des services de santé. O.S
𝐆𝐨𝐮𝐫𝐨𝐮𝐧𝐝𝐚𝐩𝐞́, près de B𝐚𝐟𝐨𝐮𝐥𝐚𝐛𝐞́ : U𝐧 𝐛𝐢𝐯𝐨𝐮𝐚𝐜 𝐛𝐫𝐮̂𝐥𝐞́.
𝐁𝐚𝐟𝐨𝐮𝐥𝐚𝐛𝐞́, 2 avr (AMAP) U𝐧 𝐢𝐧𝐜𝐞𝐧𝐝𝐢𝐞 𝐯𝐢𝐨𝐥𝐞𝐧𝐭 𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐞̀𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐛𝐫𝐮̂𝐥𝐞́ 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐢𝐥𝐥𝐨𝐭𝐞𝐬 d’un 𝐛𝐢𝐯𝐨𝐮𝐚𝐜, 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞 à 𝐆𝐨𝐮𝐫𝐨𝐮𝐧𝐝𝐚𝐩𝐞́, 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐧𝐠𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐤𝐢𝐥𝐨𝐦𝐞̀𝐭𝐫𝐞𝐬 au Nord de 𝐝𝐞 𝐥𝐚 C𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐮𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐛𝐚𝐟𝐨𝐮𝐥𝐚𝐛𝐞́, a appris l’AMAP. 𝐏𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐨𝐝𝐞 𝐬𝐞̀𝐜𝐡𝐞, 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐜𝐞𝐧𝐝𝐢𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐟𝐫𝐞́𝐪𝐮𝐞𝐧𝐭𝐬 dans la zone, notamment dans les infrastructures 𝐬𝐜𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞s ou les domiciles d’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭𝐬. D𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 Ce𝐫𝐜𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐁𝐚𝐟𝐨𝐮𝐥𝐚𝐛𝐞́, 𝐬𝐞𝐥𝐨𝐧 un 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐭 général, s𝐢 𝐜𝐞 𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐬𝐞𝐬 𝐝’𝐡𝐚𝐛𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝’𝐞𝐧𝐬e𝐢𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐛𝐫𝐮̂𝐥𝐞́𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐚𝐠𝐞𝐬, 𝐜𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐡𝐚𝐧𝐠𝐚𝐫𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐝’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬. BM/MD (AMAP)
Lancement du FACEJ II : un fonds de 12,3 milliards FCFA pour l’entrepreneuriat des jeunes
Bamako, 2 avr (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a présidé mardi la première session du Comité consultatif de la deuxième phase du Fonds d’appui à la création d’entreprises par les jeunes (FACEJ II), dotée d’un budget de 12,3 milliards de FCFA pour la période 2024-2027. Cette nouvelle phase cible huit régions – Kita, Sikasso, Bougouni, Koutiala, Mopti, San, Dioïla et Tombouctou – et ambitionne de financer 1 500 entreprises, avec un accent sur les start-ups, les entreprises en croissance et les initiatives à impact environnemental positif. Pour 2025, 665 entreprises devraient bénéficier d’un soutien, réparties entre création, développement et projets verts. « Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, place la jeunesse au cœur des priorités nationales. L’amélioration du système éducatif et la promotion de l’emploi des jeunes sont des axes majeurs de notre gouvernement », a déclaré Mme Sall Seck, soulignant que le FACEJ II s’inscrit dans les recommandations des Assises nationales de la Refondation. Elle a ajouté : « Une Stratégie nationale de l’entrepreneuriat a été élaborée pour structurer cet écosystème et accompagner les ambitions des jeunes. » Forte du succès de la première phase, qui a financé 1 822 entreprises – dont 38 % portées par des femmes – et créé plus de 6 400 emplois directs, cette deuxième étape introduit des innovations comme une attention accrue aux femmes entrepreneures, y compris celles du secteur informel, et l’intégration des technologies vertes. Mme la ministre a également salué le soutien des partenaires internationaux : « Je remercie les ambassades royales du Danemark et des Pays-Bas pour leur engagement indéfectible. Leur appui contribue à autonomiser nos jeunes, hommes et femmes, dans la réalisation de leurs projets. » Elle a, toutefois, rappelé les principes guidant la coopération avec le Mali : « Nous restons ouverts à toute collaboration respectant notre souveraineté, nos choix stratégiques et les intérêts de notre peuple. » Le FACEJ II se positionne ainsi comme un levier pour renforcer l’autonomisation des jeunes à travers des entreprises durables, notamment dans l’économie verte, consolidant l’élan entrepreneurial au Mali. OS/MD (AMAP)
Santé : atelier de révision de la carte hospitalière
Bamako, 1er avr (AMAP) La ministre de la Santé et du Développement social, le médecin colonel Assa Badiallo Touré, a présidé, mardi, à l’Institut national de santé publique (INSP) l’atelier national de révision de la carte hospitalière, L’atelier, réunissant directeurs généraux des hôpitaux, médecins-chefs des districts et services centraux, vise à optimiser le système de santé malien. « La révision de la carte nationale hospitalière est cruciale. Elle définira de nouvelles exigences pour chaque spécialité et type de soins, garantissant qualité, sécurité et de meilleures conditions pour le personnel », a déclaré la ministre Touré. Cet outil normatif, aligné sur les orientations des autorités et les recommandations des États généraux de la santé, ambitionne de désengorger les hôpitaux confrontés à des défis d’accueil et de ressources humaines. Des standards de qualité, fixés par décret pour cinq ans maximum, tiendront compte des besoins spécifiques et de l’évolution des pratiques médicales. En parallèle, la cérémonie traditionnelle du Sambé-Sambé, combinée à cet atelier, qui est célébrée chaque lendemain de fête, a marqué un moment de cohésion après un mois de dévotion. Le secrétaire général du ministère, Dr Abdoulaye Guindo, a souligné l’engagement du personnel. « Nous restons pleinement disponibles pour relever les défis, en accord avec la mission et la vision du département »,a-t-il dit. Le ministre Touré, s’est dit fière de la solidarité de ses collaborateurs. Elle a ajouté : « Je suis fière de vous tous. Cultivons la paix et l’entente avec nos équipes et nos partenaires, notamment les syndicats. Je pardonne à chacun et vous demande de me pardonner pour toute offense. » Elle a également formulé des vœux de paix pour le Mali et son département. Les représentants des confessions musulmane et chrétienne ont clos l’événement par des prières pour la stabilité du pays, renforçant l’appel à l’unité nationale. OS/MD (AMAP)
La 2ème vice-présidente du Conseil national de transition est décédée
Bamako, 1er avr (AMAP) La deuxième vice-présidente du Conseil national de transition (CNT), Mme Djikiné Hatouma Gakou est décédée, mardi, a-t-on appris de source proche de sa famille. La triste nouvelle du décès survenu à Bamako a été confirmée par des responsables du CNT. L’enterrement fera l’objet d’un communiqué ulterieur ST/MD (AMAP)

