Ménaka : le litre d’essence s’envole à 5 000 FCFA dans une ambiance de tensions et de spéculations

Ménaka, 11 avr (AMAP) Le litre d’essence atteint désormais 5 000 Fcfa, contre 2 000 Fcfa avant la crise actuelle à Ménaka, dans le Nord du Mali, a confirmé Abdoulaye Traoré, sociologue, résident de la ville que l’AMAP a joint. Cette flambée des prix, exacerbée par la situation sécuritaire, trouve ses racines dans les blocus imposés par des groupes armés hostiles à l’approvisionnement en carburant de l’armée. À cela s’ajoute une perturbation des importations depuis l’Algérie, principal fournisseur d’hydrocarbures de la région. M. Traoré dénonce également l’opportunisme de certains commerçants, qui profitent des rumeurs pour gonfler les prix. « La situation peut changer du jour au lendemain », estime-t-il, soulignant l’instabilité du marché local. Les habitants appellent à une intervention des autorités, qui n’ont pour l’heure annoncé aucune mesure. OS/MD (AMAP)

Bafoulabé : Les acteurs locaux ont rencontré la mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel

Bafoulabé, 11 avr (AMAP) Une mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel, conduite par Abdoulaye Coulibaly a réuni les acteurs locaux de Bafoulabé, ce vendredi, 11 avril 2025, dans le cadre de l’élaboration du recueil annuel 2025, des attentes, des besoins et des problèmes de la population. Cette rencontre, qui s’est tenue dans la salle de conférence de la mairie de Bafoulabé, a été présidée par l’adjoint au préfet, Sékou Mousse Traoré. Le maire de la Commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucouré, a salué la mission du CESEC pour la persévérance dans les missions d’élaboration du recueil. Il a exprimé sa reconnaissance au chef de mission du Conseil pour avoir porté le choix sur sa commune pour abriter un tel événement. Le chef de mission, Abdoulaye Coulibaly, a expliqué les prérogatives du CESEC dont celle qui consiste à recueillir les attentes, les besoins et les problèmes des populations afin d’en élaborer un rapport qui sera transmis aux autorités. Il a souligné que l’ensemble des documents sera finalisé à la prochaine session de l’Institution et que d’autres efforts seront faits au bonheur des populations. L’adjoint au préfet, Sékou Mousse Traoré, a souhaité la bienvenue à la mission au nom du préfet du Cercle de Bafoulabé. Il a rappelé que les autorités seront informées des préoccupations des braves populations à l’issue de cette mission à travers un rapport que le Conseil rédige assorti des orientations et des propositions. Au terme des échanges, certaines préoccupations ont été jugées satisfaisantes mais beaucoup d’autres restent à faire. Le premier adjoint au préfet a ajouté que la solution aux problèmes posés prendra certes du temps dans une situation normale, mais qu’elle se fera, car il y va de l’avenir de notre pays. BM/MD (AMAP)

Mopti : Formation des journalistes pour une communication sensible au conflit

Mopti, 11 avr (AMAP) Une quarantaine de journalistes des Régions de Mopti, Bandiagara et Douentza (Centre) participent, depuis le jeudi 10 avril, à un atelier de formation de deux jours à Sévaré visant à renforcer les capacités des professionnels des médias sur la communication sensible au conflit. Initiée par l’UNICEF, en partenariat avec l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et l’Union des radios et télévisions libres du Mali (URTEL), cet atelier s’inscrit dans le cadre du Projet d’autonomisation et d’employabilité des jeunes dans les zones affectées par la crise humanitaire au Mali (PAFEEM), financé par la Banque mondiale, à travers l’UNICEF et exécuté par l’ONG APIDEV. Il réunit des représentants de la presse écrite et audiovisuelle pour aborder des thématiques du concept de communication sensible au conflit, le rôle des médias dans la prévention et la résolution des conflits, ainsi que les techniques pour promouvoir le dialogue et éviter l’escalade des tensions. « Dans un contexte de fragilité, une gestion efficace de la communication sensible au conflit est cruciale pour garantir la paix et la cohésion sociale », a déclaré Léon Paul Rabarijoana, représentant du chef de bureau UNICEF Mopti, lors de la cérémonie d’ouverture. « Nous voulons outiller les journalistes pour traiter l’information de manière impartiale et promouvoir la paix », a-t-il ajouté. Il a souhaité que les participants créent des cellules locales de communication de crise pour contrer les fausses informations avant qu’elles ne nuisent à la coexistence pacifique. Pendant deux jours, les participants échangeront sur des sujets pratiques, tels que les bonnes pratiques pour une utilisation responsable des réseaux sociaux, le fact-checking et la vérification des informations en ligne. Ils aborderont, également, le traitement de l’information par les médias locaux en période de crise et la communication pour renforcer le vivre-ensemble. « Cette formation est une opportunité pour nous, journalistes, d’apprendre à mieux gérer les informations sensibles et à jouer un rôle actif dans la prévention des conflits », a souligné Oumar Diabaté, coordinateur de l’URTEL Mopti. La cérémonie d’ouverture était présidée par le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Mopti, Abdoulaye Daga Thera, en présence de la chargée de communication de l’UNICEF Bamako, Fatou Dieng, et du chef d’antenne régionale du PAFEEM, Gouro Étienne Kassogué. « La presse joue un rôle essentiel dans la reconstruction du tissu social. Renforcer les capacités des femmes et des hommes qui animent ces organes est une priorité », a affirmé Abdoulaye Daga Thera. Il a également salué les efforts de l’UNICEF et de ses partenaires pour le relèvement économique et social des régions affectées par la crise. Cette initiative vise à doter les médias locaux d’outils pour promouvoir la paix et contrer la désinformation. Les organisateurs espèrent que les acquis de cet atelier permettront aux journalistes de devenir des acteurs clés dans la consolidation de la cohésion sociale au Mali. DC/OS/MD (AMAP)

Le Conseil économique, social, environnemental et culturel recueille les besoins 2025 de la Région de Ségou

Ségou, 11 avr (AMAP) Une mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) conduite par Mme Keïta Estelle Florence Zomahoun a tenu une rencontre ce vendredi consacrée au recueil annuel 2025 des attentes, des besoins et des problèmes de la population de Ségou,, dans le Centre du Mali, a constaté l’AMAP. La rencontre d’une journée, dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou, était présidée par le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de la Région de Ségou, Aboubacrine Ag Mohamed Aly. Dans son intervention Mme Keïta a rappelé que les dispositions de l’article 165 de la constitution assignent au CESEC la mission de collecte et de rédaction d’un rapport des besoins, des attentes et des problèmes de la société avec des propositions et des orientations, à l’adresse du président de la République, du Premier ministre et des présidents des deux chambres du Parlement. Elle a en, outre, souligné que des missions sont présentement sur toute l’étendue du territoire pour le même exercice dont les rapports seront remis au Président de la République, au Premier ministre et aux deux chambres du Parlement conformément aux dispositions constitutionnelles. A sa suite, Aboubacrine Ag Mohamed Aly a précisé que cet exercice intervient après une phase locale au niveau des cercles. Il a souligné que les problèmes évoqués dans le document « synthèse régionale de Ségou » sont réels. Et ce sont les mêmes besoins de l’année dernière qui sont ressortis. Il a salué la participation massive et la contribution de tous à l’exercice. Au cours de la rencontre les participants ont fait un tour d’horizon des attentes, besoins et problèmes de la région de Ségou dans divers secteurs : agriculture, maraichage, élevage, eau, énergie, industrie, mine, administration, sécurité, élevage, pêche, environnement, assainissement, artisanat, tourisme entre autres. En ce qui concerne l’énergie et l’eau, l’on note la faible connexion aux réseaux d’eau et d’électricité, l’insuffisance de points d’eau potable dans plusieurs localités, l’insuffisance d’éclairage public dans les villes, les délestages d’électricité et le tarif élevé de l’électricité et de l’eau. En termes de solutions proposées pour l’amélioration de ce secteur, il a été recommandé de doter les villes et les principales localités de la région d’eau potable, multiplier les forages et les bornes fontaines, renforcer le système d’éclairage public dans toutes les villes et les chefs-lieux de communes, régulariser la fourniture de l’électricité et de l’eau. En termes d’infrastructure et d’équipements, on note les difficultés d’accès de la rive gauche vers la rive droite au niveau du chef-lieu de Région à Ségou, le non-bitumage de certaines voies principales, l’insuffisance de la couverture téléphonique, télévisuelle radiophonique en bande FM ; l’insuffisance de petits barrages de retenue d’eau, la vétusté des bacs (Tamani- Falo, Macina – Ségou). Comme solutions, la Région de Ségou a proposé de construire un pont reliant les deux rives au niveau du chef-lieu de région à Ségou, bitumer les axes routiers Ségou-Fatine, Ségou-Belin, renforcer et étendre la couverture téléphonique, télévisuelle et radiophonique en bande FM à l’ensemble de la région, construire davantage de petits barrages de retenue d’eau partout où il y a le besoin, réhabiliter les bacs défectueux de la région. ADS/MD (AMAP)

Nioro du Sahel : Mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel

Nioro, 11 avr (AMAP) Une mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) conduite par Mamadou Bala Diakité a séjourné, du mercredi 9 au jeudi 10 avril 2025, à Nioro du Sahel (Ouest) dans le cadre de son recueil annuel des préoccupations, attentes et besoins des populations de la Région. La mission a rencontré toutes les forces vives de la Région dans le souci de recueillir ces données afin de les intégrer dans le rapport annuel qui sera soumis aux autorités du pays. Comme le stipule l’article 165 de la Constitution, le CESEC a pour mission d’être la voix des citoyens, d’identifier les problèmes auxquels ils sont confrontés et de formuler des recommandations pour y apporter des solutions adaptées. Il s’agissait alors au cours de cette rencontre, pour chaque citoyen, d’exprimer librement ses préoccupations et attentes et de contribuer à la construction d’un avenir meilleur pour un Mali plus fort et plus prospère. Cette démarche participative, fondée sur l’écoute et le dialogue, est non seulement salutaire mais aussi essentielle pour renforcer la cohésion sociale, promouvoir un développement équitable et durable et, surtout, rapprocher davantage l’Etat des citoyens. Le chef de mission, Mamadou Bala Diakité, a salué les autorités régionales de Nioro pour la qualité de l’accueil et signalé son attachement à la collaboration active de toutes les parties prenantes, notamment les services techniques, les autorités administratives, les leaders communautaires et les organisations de la Société civile, pour enrichir les discussions et aboutir à un document fidèle aux réalités. Le gouverneur de la Région, le général de Brigade Aly Annaji, a, quant à lui, salué la clairvoyance et l’engagement du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, « dont la vision pour un Mali refondé place le dialogue avec les populations et la justice sociale au cœur de l’action », cette mission du CESEC s’inscrit parfaitement dans cette logique. La visite aux autorités religieuses et aux notabilités de la ville ont mis fin à la mission du. MD/MD (AMAP)  

Diéma : Destruction de deux tonnes de poulet impropre à la consommation par la Brigade mobile d’intervention

Diéma, 11 avr (AMAP) La Brigade mobile d’intervention (BMI) de Diéma, (Ouest) a procédé, jeudi 10 avril 2025, à la saisie et à la destruction de près de deux tonnes de poulet de chair d’origine étrangère, impropre à la consommation mais conditionnée dans un conteneur frigorifique et destinée au marché de Diéma, a constaté l’AMAP sur place. La destruction de la cargaison s’est déroulée sur un site, près du village de Fangouné Bamanan, en présence des autorités et de représentants de la société civile. Le préfet de Diéma, Hamadou Yacouba Diallo, a ordonné l’incinération des produits et a salué l’opération. « Sans la vigilance de la BMI, cette opération n’aurait pas vu le jour. » Il a exhorté les commerçants et les populations à collaborer avec les services techniques pour éviter « un tableau sombre d’intoxications alimentaires ». Le chef de la BMI, le commandant Moussa Dabo, a rappelé l’arrêté interministériel n°0916-52 du 8 juillet 2009, interdisant l’importation de viande de volaille au Mali. « L’un des soucis majeurs des autorités de la Transition est la préservation de la santé des populations sur l’ensemble du territoire », a-t-il déclaré, sollicitant l’accompagnement de tous pour empêcher la consommation de produits prohibés. Le représentant du médecin-chef, Dr Badian Togola, a mis en garde contre les dangers de ces produits : « La consommation de ces aliments de conserve pourrait entraîner des maladies diarrhéiques graves. C’est un problème de santé publique auquel il urge de trouver des solutions immédiates. » Il a appelé à une mutualisation des efforts pour dénoncer ces pratiques. Alassane Sidibé, du secteur vétérinaire, a plaidé pour une sensibilisation accrue : « Il faut renforcer la sensibilisation à tous les niveaux pour mieux préserver la santé des communautés. » Il a rappelé les missions de son service, notamment le contrôle des produits d’origine animale, et a encouragé une collaboration renforcée avec les populations. Le président de l’Association des commerçants, Moussa Magassa, a félicité les services des douanes et a promis de sensibiliser ses collègues : « Je ferai un compte rendu fidèle pour une plus large compréhension sur l’infraction réprimée. » Il a invité les commerçants à respecter les textes en vigueur pour protéger la santé des populations. Enfin, le premier adjoint au maire, Abdoulaye Touré, a qualifié l’intervention de la BMI de salvatrice : « Cette opération a permis d’éviter une intoxication alimentaire de grande ampleur. » Il a appelé la BMI à intensifier ses contrôles et les citoyens à signaler tout produit suspect. OB/OS/MD (AMAP)

Le président de la Transition reçoit le nouveau vice-président de la BOAD, Abdoulaye Daffé

Bamako, le 10 avril (AMAP) Le chef de l’Etat, le général d’Armée a reçu en audience, jeudi après-midi, au palais de Koulouba, le nouveau vice-président de la Banque ouest-africaine pour le développement (BOAD), Abdoulaye Daffé, accompagné du ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, pour sa mise en route et des conseils. A sa sortie d’audience, après avoir exprimé toute sa gratitude pour le choix porté sur sa « modeste personne », Abdoulaye Daffé a qualifié sa nomination d’« honneur pour la Banque de développement du Mali (BDM-SA)’ dont il a été longtemps Directeur général mais, aussi, pour toute la communauté bancaire du Mali. Il a ajouté que le chef de l’Etat l’a « félicité et encouragé à aller dans le sens du progrès pour que la BDM-SA soit beaucoup plus présente au sein de cette institution ». « Qu’elle (BDM) soit présente dans sa vision, dans ses actes de tous les jours », a-t-il précisé. Il a indiqué avoir bénéficié « de conseils utiles, surtout de l’assurance, de l’accompagnement du président de la Transition, du ministre de l’Economie et des Finances et de l’ensemble du gouvernement pour que mener à bien sa tâche. » Assurer la vice-présidence de la BOAD signifie faire partie de la gouvernance de l’institution financière sous régionale. Et la gouvernance de l’institution ouest-africaine définira sa vision, son mode les périodes à venir, selon M. Daffé. « Il s’agira pour nous, faisant partie de cette structure, d’apporter notre contribution, naturellement en ayant à l’esprit ce qui est bien pour nous et pour l’établissement », a-t-il dit. Le vice-président de la BOAD, Abdoulaye Daffé, remplace Moustapha Ben Barka en fin de mandat. OD/MD (AMAP)  

Sensibilisation pour la libération des servitudes de lits de marigots et collecteurs naturels de Bamako 

Bamako, 10 avril (AMAP) Trois membres du gouvernement ont rencontré, ce jeudi 10 avril, au gouvernorat de Bamako les chefs de quartiers et les légitimités traditionnelles ainsi que les maires de la capitale pour une séance d’information et de sensibilisation pour la libération des servitudes des lits de marigots et 11 collecteurs naturelles Les ministres des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, et de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Abdoulaye Touré, ont plaidé l’opération dont le plan d’action a été élaboré et adopté par le Comité interministériel de gestion de crise et catastrophe dans le district de Bamako. Le ministre en charge de l’Urbanisme, Abdoulaye Touré, a rappelé les énormes dégâts et pertes en vies humaines des inondations de 2024. « Ces inondations qui sont dues aux fortes pluies enregistrées ont été aggravées par l’obstruction des passages d’eaux à travers les occupations des servitudes des lits de marigots et les 11 collecteurs du district de Bamako », a dit le ministre Touré. Selon lui, pour minimiser les effets néfastes de possibles inondations à venir, les autorités ont décidé de procéder à la libération des servitudes de lits de margots et les 11 collecteurs naturelles de la capitale. M. Touré a précisé que ce plan d’action prévoit une accompagne de sensibilisation et de communication, la préparation de la libération des servitudes des lits des marigots et des 11 collecteurs naturels de Bamako, la prise de mesures d’accompagnement, les opérations de libération des servitudes des lits de margots, le contrôle et le suivi post libération. « C’est dans le cadre de la mise en œuvre de ce plan d’action que se situe cette rencontre, qui a pour but de demander votre soutien et votre accompagnement pour la bonne conduite de ces actions qui permettront à coût sûr de sauver beaucoup de vies humaines et de limiter des dégâts matériels importants en cas de fortes de la saison des pluies avenir, comme le présage le service météorologique », a expliqué le ministre Abdoulaye Touré. Pour leur part, les chefs de quartiers et les légitimités traditionnelles de Bamako, ainsi que les maires des communes du district de Bamako ont majoritairement apprécié l’initiative et pris l’engagement d’informer et de sensibiliser au niveau leur communauté. ST/MD (

Basketball Africa League : les carottes presque cuites pour le stade malien

Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 10 avr (AMAP) Les rencontres de la phase retour ont débuté jeudi. Le Stade malien de Bamako dernier du classement avec seulement 3 points était face à Al Ittihad d’Alexandrie. Lors de cette ultime journée, les champions du Mali qui se devaient de gagner pour espérer se relancer dans la course à la qualification, ont été dominés de bout en bout par les Égyptiens s’inclinant 68-91, au complexe sportif prince Moulay Abdallah, malgré les 25 points inscrits par le meneur malien, Mahamane Coulibaly. Dès le coup d’envoi de la partie, les Blancs de Bamako qui ont du mal à trouver leurs repères s’inclineront logiquement 15-20. Au deuxième quart temps, le capitaine Mahamane Coulibaly et ses partenaires tentent de rehausser le niveau de leur jeu, c’était sans compter avec la détermination des Égyptiens qui continueront à presser haut les champions du Mali. Conséquences : après 6 minutes de jeu, le Stade malien avait déjà atteint les 5 fautes collectives. Ainsi de 5 points d’écart au premier quart temps, les hommes du technicien Boubacar Kanouté chutent à 12 points d’écart, soit 30-42, en faveur de la formation d’Alexandrie. Score qui conduit les deux équipes à la pause. Le Stade malien revient des vestiaires avec un autre visage. Ainsi, avec plus de dynamisme dans le jeu, à 4 minutes de la fin de cette partie le score est de 48-39. Le technicien Égyptien, Omar A. Mohamed Soliman, prend le temps mort pour regalvaniser sa troupe et le message passe bien. La formation égyptienne garde le monopole du ballon en réussissant des tirs à 3 points. Le dégât est énorme côté stadiste qui s’incline 45-62. Au dernier quart temps, la messe était déjà dite pour le Stade malien de Bamako. Bien dans leur match, l’Américain de l’équipe égyptienne, George King auteur de 20 points et ses partenaires sans forcer leur talent finiront par remporter la partie, 91-68. Avec cette nouvelle défaite (quatrième) les chances du Stade malien de Bamako sont minimes pour ne pas dire inexistantes. Alors que son adversaire, Al Ittihad d’Alexandrie, qui signe sa quatrième victoire d’affilée, est d’office qualifié pour la Final 8 qu’importe l’issue des deux dernières rencontres contre le FUS de Rabat et le Rivers Hoopers. Les Égyptiens sont en effet assurés de terminer premier ou deuxième du groupe. À la fin de la rencontre, le vestiaire du Stade malien était sinistre après cette quatrième défaite consécutive. Certains joueurs avaient l’air si déprimés qu’il est clair qu’ils sont atteints moralement. « On s’attendait à mieux. Cet énorme écart au score, 91-68, alors qu’en match aller on s’était incliné devant la même 69-72 !», déplore le technicien malien Boubacar Kanouté. Et d’ajouter : « la mission devient plus compliquée, mais c’est le basket, on va garder espoir pour au moins être parmi les deux meilleurs troisièmes qui se qualifieront également pour la Final 8 de la compétition. Nous allons remobiliser la troupe pour qu’elle ait un mental fort avant la prochaine sortie. » SSK/MD (AMAP)

Koulouba : le chef de l’Etat malien reçoit le ministre des Affaires étrangères de la Mauritanie

Bamako, 10 avr (AMAP) Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta a recu en audience, dans la matinée de ce jeudi 10 avril, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’extérieur, Dr Mohamed Salem Ould Merzoug, porteur d’un message du président Mohamed Ould El- Ghazaouani.  » Les deux chefs d’Etat ont cette volonté commune de consolider, diversifier et renforcer cette relation dans l’intérêt des deux peuples et au bénéfice de toute la sous-région », a déclaré Mohamed Salem Ould Merzoug, à sa sortie d’audience. Cet échange, qui s’inscrit dans le cadre de la concertation régulière entre les deux chefs d’Etat et témoigne de la solidité de la relation bilatérale, « a permis d’aborder des questions d’intérêt commun, notamment le renforcement de la coopération bilatérale et la gestion concertée des flux migratoires », indique un communiqué de la présidence malienne. Les échanges ont mis en lumière la volonté commune des deux pays de poursuivre et de diversifier leur coopération dans l’intérêt mutuel de leurs peuples. Une attention particulière a été portée à la question migratoire, perçue comme un phénomène naturel et historique dans la région, où la mobilité constitue une composante essentielle des modes de vie. Dr. Ould Merzoug a rappellé que la majorité des mouvements migratoires africains s’effectuent à l’intérieur du continent : « 80 % des migrants africains restent en Afrique, dans le cadre de migrations traditionnelles souvent bénéfiques aux économies locales et à la cohésion sociale. » Il a, cependant, exprimé sa vive préoccupation face à la montée inquiétante de l’immigration irrégulière, orchestrée par des réseaux de trafiquants de personnes. « En 2024, plus de 500 corps de jeunes Africains ont été repêchés sur nos côtes, et plus de 100 depuis le début de cette année. C’est une tragédie humaine que nous devons affronter ensemble », a-t-il déclaré. Dans ce contexte, le ministre mauritanien a insisté sur la nécessité d’une réponse coordonnée et anticipée, fondée sur la coopération entre les États. « Il est impératif de combattre ces réseaux criminels et d’encourager une migration régulière, sûre et ordonnée, dans le strict respect des législations nationales et des accords bilatéraux », a-t-il ajouté. S’agissant des ressortissants maliens vivant en Mauritanie, Dr. Ould Merzoug a réaffirmé le caractère fraternel et hospitalier des relations entre les deux peuples. « Un Malien qui arrive en Mauritanie est chez lui, tout comme un Mauritanien qui se rend au Mali. Ceux qui sont en situation régulière vivent en toute quiétude. Les difficultés concernent principalement les personnes non enregistrées, ce qui requiert une meilleure organisation de part et d’autre », a-t-il précisé. « Ce que nous demandons aux gens est de faire en sorte que ce que nous sommes en train de préparer ensemble soit respecté », a-t-il dit. Avant de se réjouir d’avoir une parfaite identité de vue avec la partie malienne sur l’ensemble des questions abordées. Cette visite intervient à la suite de celle d’une délégation malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, au Chef de l’Etat de la Mauritanie, il y a quelques semaines. Ce déplacement visait à améliorer les conditions de séjour des Maliens vivant en Mauritanie. BD/MD (AMAP)