L’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication a fait sa rentrée solennelle 2024-2025
Bamako, 25 nov (AMAP) L’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de la communications (ESJSC) a souhaité la bienvenue à soixante heureux lauréats du récent concours d’entrée, ainsi qu’aux autres étudiants en licences 2 et 3, lundi, à l’occasion de la rentrée académique 2024-2025. Cette cérémonie de bienvenue et de lancement des activités pédagogiques de l’année académique était placée sous le thème : « Management d’une entreprise de communication : cas d’un cabinet de conseil en communication ». C’était dans la cour de l’établissement universitaire. L’évènement était présidé par le directeur des études de l’ESJSC, Mohamed Diarra en présence de la cheffe de Département d’étude et de recherche (DER), Dr Fatoumata Fofana, et de la conférencière du thème de la rentrée, Fatou Faye. Dr Fatoumata Fofana a présenté l’ESJSC qui comprend deux filières : à savoir la filière journalisme pour la presse écrite, la télévision et la radio et la filière communication, qui comprend de la communication politique et institutionnelle, la communication digitale et évènementielle, la communication pour le développement et le changement social. Elle a souligné l’importance de faire la distinction entre les deux filières. Avant de rappeler que tous les détenteurs du Bac sont recrutés par voie de concours et les frais s’élèvent à 300.000 Fcfa. Le directeur des études de l’ESJSC a, pour sa part, rappelé que l’objet de la cérémonie est de préparer les étudiants à une rentrée sereine au titre de l’année 2024-2025. Et, aussi, de les briefer sur la thématique. Mohamed Diarra a indiqué que la particularité de la rentrée, « opérationnelle depuis un certain temps déjà » est qu’en plus des départements d’enseignement et de recherche, « nous apprêtons à ouvrir une filière de Master en communication dont nous avons déjà procédé aux avis de recrutement ». « Si tout marche bien, nous allons commencer ce Master en janvier prochain », a annoncé M. Diarra. Expliquant le choix du thème, il a fait remarquer que la plupart des étudiants qui sortent, rejoignent le privé. « A partir du moment où il y a une filière communication, une filière journalisme, certains peuvent être amenés à lancer leur propre média, d’autres leur agence de communication. Nous avons alors jugé bon de les mieux outiller par rapport au management d’une entreprise », a-t-il ajouté. Mme Fatou Faye, chargée de cours en Communication Relation Média/ Relation publique dans plusieurs grandes écoles et universités de Bamako, qui a exposé le thème, a relevé qu’on pouvait, « entre autres, comprendre que le manager d’une entreprise est comme un chef d’orchestre. » Elle a précisé que la démarche d’une entreprise, à ce niveau par exemple, passait par une opérationnalisation, le suivie et la satisfaction. Elle a, aussi expliqué, que pour mettre en place une entreprise, cela demande beaucoup d’effort, une expérience minimum de cinq ans, une formation en communication, spécialement le Master et, surtout, un capital. SST/MD (AMAP)
Diéma : 77 000 enfants de 0 à 59 mois reçoivent leurs doses de polio orale
Diéma, 22 novembre (AMAP) La campagne de vaccination contre la poliomyélite, premier passage 2024, a été lancée dans le cercle de Diéma, ce vendredi 22 novembre au domicile du chef de village, par le 2ème Adjoint du préfet de Cercle, Attayoub Ould Mohamed, a constaté l’AMAP. Durant 4 jours d’affilé, 77 000 enfants situés de la tranche d’âge de 0 à 59 mois recevront leurs doses de polio orale à travers la stratégie porte à porte dans les 24 aires de santé que compte le District sanitaire de Diéma. Après les traditionnels mots de bienvenue du représentant du chef de village, Fousseiny Sissoko, le Médecin chef du District sanitaire de Diéma, Docteur Moussa Koné a évoqué longuement les raisons de l’organisation de cette campagne qui survient suite à l’apparition des cas de poliomyélite dans notre pays, dans certains pays frontaliers. C’est pour cela que l’Etat a décidé de prendre des dispositions appropriées pour circoncire la pandémie. Aussi, il a invité les équipes de vaccinateurs à œuvrer avec courage et abnégation et inviter les parents de maintenir dans les maisons leurs enfants pour ne pas rater les passages des équipes de vaccinateurs. Il a mis l’accent sur la communication interpersonnelle pour expliquer davantage aux populations les avantages de la campagne afin de permettre une adhésion plus massive. Le représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé(OMS), Yiriba Diarra et celui du Centre National d’Immunisation(CNI), Ousmane Guido, ont concommitament loué les efforts des équipes de vaccinateurs qui entrent dans toutes les maisons malgré souvent les intempéries pour atteindre leurs cibles. En outre ils ont remercié les Autorités locales pour l’accueil chaleureux qui leur a été rétribué. Le 1er adjoint du Maire, Abdoulaye Touré a lancé un appel à l’endroit de tous les acteurs impliqués afin d’obtenir des résultats probants et pouvoir s’en glorifier lors de la restitution au niveau régional, car dira l’élu, c’est une compétition lancée entre les différents Districts sanitaires et il est inadmissible que le nôtre traîne les pieds. De prime abord, le 2ème Adjoint du Préfet Attayoub Ould Mohamed a demandé aux parents de rester sur place avec leurs enfants malgré cette période de récolte intense qui occupe le plus clair des temps de nombreux habitants. Il a invité les équipes de vaccinateurs à entrer dans chaque maison pour vacciner tous les enfants qui sont concernés par cette campagne qui tient à cœur aux Autorités de la Transition. Il a salué les partenaires notamment l’OMS et l’UNICEF pour leurs soutiens constants dans l’éradication de la poliomyélite dans notre pays et au-delà de ses frontières afin de favoriser davantage le bien-être des enfants dans leurs diversités. En donnant le coup d’envoi de la campagne, le 2ème Adjoint du préfet de cercle, Attayoub Ould Mohamed a administré, à un enfant de 4 mois nommé Mamadou Sissoko, tenu dans les bras de ma mère, deux gouttes de polio orale. OB/KM (AMAP)
Journée mondiale de l’enfance : Le dur quotidien des enfants talibés à Ségou
Ségou, 22 novembre (AMAP) Dans la Cité des Balanzans, la pratique de la mendicité par les enfants talibés communément appelés «garibous» prend des proportions inquiétantes au point de compromettre la santé, l’éducation et l’épanouissement de ces enfants. Souvent, issus de familles vulnérables et originaires des régions rurales du pays et du Burkina Faso, ces enfants sont confiés à un marabout pour apprendre le Saint Coran et les principes islamiques. Cependant, ils sont contraints de mendier dans la rue pour avoir leur pitance quotidienne. Notre équipe de reportage s’est incrusté dans le quotidien des enfants talibés de Ségou à l’occasion de la journée internationale des Droits des enfants célébrée le 20 novembre. Ces mômes qui ne passent pas inaperçus dans la capitale des Balanzans, sont reconnaissables par leur boîte de tomate rouge vide qui sert à collecter tout ce qu’on leur donne allant du riz, de la bouillie, de la viande, … Les rues, marchés, lieux de culte et restaurants de Ségou sont fréquentés quotidiennement par les enfants talibés implorant les passants de leur donner de l’argent ou de la nourriture pour survivre. C’est le cas de Lassine Traoré originaire du Burkina Faso que nous avons rencontré près de l’échangeur multiple de Ségou en ce mercredi du mois de novembre. Le visage marqué par la poussière et la fatigue, il tient un ballon de football sous son bras, et une boîte de tomate servant de réceptacle aux pièces de monnaie que les passants lui glissent par générosité. «J’exerce cette activité depuis un moment», nous confie Lassine Traoré qui suit chaque jour une routine bien établie à l’instar des autres enfants talibés. Après la prière de l’aube et l’apprentissage des versets coraniques sous l’œil vigilant de son maître, Lassine Traoré arpente les rues et quartiers de la ville sous un soleil ardent pour mendier. Si certaines personnes lui tendent quelques pièces, d’autres par contre ne réagissent pas, admet-il, avant d’ajouter que c’est à l’heure de la prière de Safo (19h) qu’il retourne auprès de son maître coranique, à qui il remet la totalité de l’argent récolté. Âgé de 10 ans, Boureïma Sawadogo porte une boîte de conserve attachée à une corde en bandoulière. Résidant dans la commune rurale de Pelengana, chez son maître coranique, le môme quitte chaque jour sa bourgade à pied pour se rendre en ville. Là, Boureïma Sawadogo se lance dans la quête de l’aumône ou part à la recherche de métaux qu’il pourra revendre, dans l’espoir de payer de quoi se nourrir et s’habiller. Cependant, cette pratique de la mendicité anéantit son rêve d’aller à l’école et d’exercer un jour son métier de rêve celui de construire des maisons. Ousmane, un autre enfant talibé travaille comme collecteurs d’ordures ménagères. Le jeune adolescent se rend quotidiennement dans les maisons pour récolter les déchets qui seront déversés dans les dépotoirs. Disposant d’un pousse-pousse et d’un sac pour mettre ses déchets, Ousmane explique qu’il exerce ce métier depuis 3 ans sans équipement de protection adapté. «Je n’ai pas le choix. Je pratique le ramassage d’ordures ménagères afin de subvenir à mes besoins», nous a-t-il indiqué. La Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) par notre pays est une parfaite illustration de son engagement à protéger les Droits de l’enfant. Mais force est de constater, qu’après plusieurs années, la mendicité continue de faire son bonhomme de chemin, bien qu’elle soit interdite par la loi, notamment le code pénal et par l’islam. La place des enfants talibés ne se trouve pas dans les rues et quartiers de la ville, mais plutôt dans les écoles qui leur donneront l’opportunité de forger leurs destins. Pour ce faire, un combat pour l’éradication de la mendicité des enfants talibés doit être mené sur tous les fronts pour garantir un avenir meilleur à tous les enfants. MS/KM (AMAP)
Sikasso célèbre la journée internationale des droits de l’enfant
Sikasso, 22 novembre (AMAP) La région de Sikasso n’est pas restée en marge de la célébration du 20 novembre, la journée internationale des droits de l’enfant, sous le thème « La protection des droits de l’enfant face au changement climatique », a constaté l’AMAP. L’évènement organisé par la direction régionale de la promotion de la Femme, de l’enfant et de la famille en collaboration avec l’UNICEF – Sikasso, a été célébré mercredi, dans l’enceinte du lycée Monseigneur Didier de Montclos, Sikasso, à travers une campagne de sensibilisation des élèves sur le thème, l’historique et l’importance de l’évènement. Il a été présidé par le Directeur de l’académie d’enseignement (DAE) de Sikasso, Sinaly Togola, en présence de la directrice régionale de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille (DRPFEF) Mme Ouattara Korotoumou Sanogo, de la présidente du parlement des enfants de Sikasso Bibata M. Maïga, des enseignants et de nombreux élèves. Dans son allocution, la présidente du parlement des enfants de Sikasso Bibata M. Maïga a mis l’accent sur l’importance du 20 novembre. Elle a également donné des précisions sur les droits de l’enfant et la justification du choix du thème pour l’édition. Ainsi, Bibata M. Maïga a indiqué que c’est en 1954 que l’Assemblée des Nations-Unis a instauré le 20 novembre comme la journée internationale des droits de l’Enfant. Le document a été signé et ratifié par plus 154 pays. La journée vise à promouvoir et protéger tous les droits des enfants. Elle entend non seulement mettre en lumière les défis auxquels les enfants sont confrontés mais aussi inciter les autorités à prendre des décisions pour le respect des droits de l’Enfant. Bibata M. Maïga a saisi l’occasion pour informer les élèves que les enfants ont des droits. A cet effet, elle a évoqué le droit à la vie et à la survie, à l’identité, à la santé, à l’éducation, à la participation et à l’émancipation… S’exprimant sur le thème, la présidente du parlement des enfants de Sikasso a expliqué les causes et les conséquences du changement climatique avant d’inviter les élèves à prendre soin de leur environnement. Pour sa part, le DAE Sinaly Togola, a mis l’accent sur l’importance de la célébration de la journée du 20 novembre. « Tout ce que nous faisons, c’est pour le bien-être des enfants », a-t-il affirmé avant de saluer l’initiative des organisateurs. De son côté, Mme Ouattara Korotoumou Sanogo a salué la bonne organisation de l’évènement et inviter les enfants de Sikasso à être des ambassadeurs dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. La remise de cadeaux aux élèves méritants et le slam de Abdoul Razak Maïga sur le thème ont été les temps forts de la campagne. Auparavant, la présidente du parlement des enfants avait fait une prise de rôle à la direction régionale des transports. MD/KM (AMAP)
Journée mondiale de l’enfance : Remise de Kits scolaires aux enfants déplacés de Niafunké
Niafunké, 21 novembre (AMAP) A Niafunké depuis plusieurs mois, les populations de nombreux villages se sont retrouvées dans la ville de Niafunké, á cause de la situation sécuritaire. A cet effet, des écoles mobiles sous tentes ont vu le jour pour soulager les enfants des villages de Arabébé, Dagodji et N’Gourouné. Dans le cadre de la célébration du 35ème anniversaire de la journée de l’enfant, l’UNICEF a doté ces enfants de grandes tentes qui servent de salles de classe et distribuer des kits scolaires aux enfants des personnes déplacés internes (PDI). Pour mieux superviser cette distribution et encourager les parents et les enseignants de ces écoles à mieux encadrer les enfants, le Directeur Régional de l’académie de Tombouctou a lui-même effectué le déplacement pour la circonstance. Ainsi, 507 sacs contenant des cahiers, des stylos, des gommes etc.. ont été remis aux enfants sur le site. Le Préfet de cercle, le 1er Adjoint du maire de la Commune et le Directeur du CAP de Niafunké ont salué le geste qui soulagera les enfants déplacés et leurs parents. Il est à noter qu à Niafunké beaucoup d’école, à part celles situées dans les villes, comme Niafunké et Léré, sont fermées á cause de l’insécurité. SM/KM (AMAP)
Mali : Célébration du 35ème anniversaire de la Journée mondiale de l’enfance
Bamako, 21 novembre (AMAP) Le Mali, à l’instar de la communauté internationale a célébré mercredi, le 35ème anniversaire de la « journée mondiale de l’enfance », sous le thème national « la protection des droits de l’enfant face au changement climatique », et le thème international choisi est « écouter l’avenir », a constaté l’AMAP. En effet, le 20 novembre de chaque année a été décrété par l’organisation des Nations Unies comme « journée mondiale pour la protection des droits de l’enfant ». Le ministère de la promotion, de la femme de l’enfant et de la famille (MPFEF) en partenariat avec l’organisation des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), a organisé mercredi, dans un hôtel de la place, la célébration de l’édition 2024. L’évènement a été présidé par le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Coulibaly Dr Mariam Maiga en présence du coordinateur résident du système des Nations Unies au Mali, Khassim Diagne. Dans sa présentation sommaire sur les 134 recommandations issues de la 96è Session du Comité des Droits de l’Enfant, tenue à Genève les 09 et 10 mai 2024, en Suisse, le conseiller technique du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille chargé des questions de l’enfant, Sidi Mohamed Coulibaly a expliqué que l’exécution et l’application de ces 134 recommandations concernent les ministères sectoriels (le MPFEF, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, le Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Ministère de l’Éducation nationale, le Ministère de l’Agriculture, le Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, le Ministère de la Défense et des Anciens combattants) pour les questions de l’enfant, notamment sur ces 134 recommandations l’application et l’exécution de 44 concernent son département, a précisé Sidi Mohamed Coulibaly. Mme Coulibaly Mariam Maiga a évoqué que le thème national de la célébration est une actualité brûlante et une interpellation de tous les décideurs au respect des engagements contenus dans la convention relative aux droits des enfants (CDE) dans toutes les circonstances. Le changement climatique, dit-elle, est aujourd’hui à la base de beaucoup de problèmes qui privent les enfants de leurs droits. C’est un facteur clé et un accélérateur de l’extrême pauvreté, des inégalités et de la vulnérabilité dont souffrent les enfants. Il entrave la réalisation des droits des enfants inscrits dans la CDE. « Conscient des énormes défis dans le cadre de la protection des droits de l’enfant, le Ministère de la promotion de la Femme de l’Enfant et de Famille et ses partenaires ont jugé utile en marge de la célébration de la journée mondiale des enfants de restituer les recommandations issues de la 96è Session du Comité des Droits de l’Enfant à Genève en Suisse afin de mieux édifier les acteurs des différents départements sectoriels sur lesdites recommandations du comité et leurs implications pour le gouvernement du Mali et ses partenaires», a évoqué le ministre de la promotion de l’Enfant. Avant de rémercier tous les départements qui ont directement ou indirectement accompagné ce processus et tous les Partenaires Techniques et Financiers en charge de l’enfance pour leur engagement indéfectible, notamment UNICEF qui a tenu à la réalisation de cette restitution. Le coordinateur résident du système des Nations Unies au Mali a souligné que le changement climatique affecte la santé, le développement, la sécurité des enfants ainsi que leur accès aux services essentiels. Selon lui, environ un milliard d’enfants, soit la moitié de la population infantile mondiale, résident dans un l’un des 33 pays considérés comme « extrêmement exposés » aux conséquences du changement climatique et de la pollution. M. Digane a rappelé qu’au Mali, plusieurs écoles ont été impactées par les inondations cette année, entrainant le report de la rentrée scolaire 2024-2025. Il a expliqué que ces inondations récurrentes portent un coup sévère à l’éducation, en causant des dommages importants aux infrastructures scolaire quand celles-ci ne sont pas occupées par des familles sinistrées. Le coordinateur résident du système des Nations Unies a invité tous à prêter attention aux voix des enfants, en particulier ceux qui résident dans les régions les plus touchées par la crise climatique afin d’agir de manière concrète pour garantir à chaque enfant du Mali un environnement sain et protecteur. Avant d’évoquer que son organisation continuera d’apporter son soutien au gouvernement du Mal, afin que chaque enfant puisse bénéficier de ses droits et à exprimer sa gratitude au MPFEF pour son engagement en faveur des enfants. ST/KM (AMAP)
Youwarou : D’énormes dégâts causés par les inondations sans perte en vies humaines
Youwarou, 20 novembre (AMAP) Dans la nuit du 16 au 17 novembre 2024, la localité de Youwarou, dans la région de Mopti, au Centre du pays, a été complètement inondée et singulièrement le quartier Djoudé, avec d’importants dégâts matériels, sans perte en vies humaines, a constaté l’AMAP. Dans cette localité, plusieurs ruelles sont inondées par les eaux du fleuve Niger, causant des difficultés d’accès et le déplacement des populations de trois quartiers, l’inondation des champs de culture et des périmètres irrigués, de 28 ha de mil ainsi que l’effondrement de maisons. Selon le 3ème adjoint au maire de la commune rurale de Youwarou, Amadou Thiao, dans la nuit du 16 au 17 novembre 2024 aux environs de 2 heures du matin, un quartier de Youwarou appelé Djoudé a été complètement inondé et cette inondation a occasionné des dégâts incalculables, 13 maisons complètement détruites, beaucoup de matériels emportés par l’eau, une boutique a été également inondée et bien d’autres choses . Le chef sous-secteur central de l’agriculture, Fousseyni Mallé a, pour sa part, déclaré que 385,85 ha ont été inondés de nos jours, par l’eau du fleuve Niger. Des centaines de maisons effondrées dans la ville de Youwarou suite à l’inondation de cette année. Une victime de cette inondation, Aminata Kalapo, a affirmé avoir tout perdu ( or, argent et pleins d’autres choses) Pour le chef du service du développement social et de l’économie solidaire, Oumar Maïga, 376 sinistrés ont été recensés soit plus de 58 ménages à nos jours et beaucoup de dégâts matériels sont enregistrés, une vingtaine de maisons effondrées suite à l’inondation du samedi. Enfin, un agent volontaire de la croix rouge malienne, Alpha Kassé a donné l’assurance que des disposions ont été prises pour alléger la souffrance des victimes. MK/KM (AMAP)
Mopti : Appui aux entreprises de jeunes et femmes affectées par le retrait des forces étrangères
Mopti, 20 novembre (AMAP) Le ministre de l’Entreprenariat national, de l’emploi et de la formation professionnelle, Mme Bagayoko Aminata Traoré, en marge des activités de lancement conjoint des programmes PASEM2 et PartICI, a présidé le jeudi 14 novembre à Mopti, la cérémonie de remise de chèques aux entreprises de jeunes et de femmes de la région affectées par le retrait des forces étrangères et de la crise énergétique, a constaté l’AMP. La rencontre s’est déroulée dans la salle du gouvernorat de Mopti en présence du Gouverneur de la région, le Général de brigade Abass Dembélé, du Vice-président du patronat du Mali, Dr Moussa Diallo et des bénéficiaires. Cette initiative d’une enveloppe de 9 millions de francs CFA financé par le budget national est une œuvre de solidarité pour accompagner 13 entreprises de jeunes et de femmes ex-travailleurs des forces étrangères. Cet appui remis aux bénéficiaires sous forme de chèque allant de 500 000 pour 8 récipiendaires à 1 000 000 de Franc pour 5 autres, vise à permettre aux bénéficiaires d’entreprendre des activités génératrices de revenu en contribuant à consolider, à préserver les entreprises existantes et à créer 156 emplois. Mme le Minstre, Bagayoko Aminata Traoré a saisi l’occasion pour rappeler que cette activité qui s’inscrit parmi une série d’initiative pour atténuer l’impact du retrait des forces étrangères est l’aboutissement d’une volonté politique clairement affichée par les plus hautes autorités de notre pays, notamment Son Excellence le général d’armée Assimi Goita, président de la Transition, qui a fait de la question de l’employabilité des jeunes, une priorité nationale. Selon le ministre, son objectif est de permettre aux bénéficiaires d’acquérir des outils de production, un fonds de roulement, des matières d’œuvre et des équipements de production d’énergie solaire. Avant d’inviter les bénéficiaires à plus de rigueur et de créativité pour que les fonds mis à leur disposition. La porte-parole des bénéficiaires Maimouna Guindo a salué l’initiative et remercié les autorités pour les efforts consentis et formuler vœux pour un retour rapide de la paix et la cohésion dans notre pays Dans le registre de la remise des chèques, le dernier acte de la cérémonie, Mme Aminata Nian Maiga et Sitan Nantoumé ont reçu chacune un chèque d’un million des mains du ministre de l’Entreprenariat national, de l’emploi et de la formation professionnelle, Mme Bagayoko Aminata Traoré. DC/KM (AMAP)
Journée mondiale de l’enfant : Simulation du rôle de la fonction du diplomate Canadien par la jeune Aïcha Bagayoko
Bamako, 19 novembre (AMAP) La communauté internationale célèbre chaque année, le 20 novembre « la journée mondiale de l’enfant ». C’est dans la mouvance de cette journée que l’organisation des nations unies pour l’Enfance (UNICEF) a organisé mardi, à la résidence de l’ambassadeur du Canada un exercice de simulation de rôle de la fonction du diplomate Canadien par la jeune, Aïcha Bagayoko. L’objectif de cet exercice vise à expérimenter, voir comment se passe la journée d’un ambassadeur et nourrir son rêve d’enfance. La bachelière de 17 ans, Aicha Bagayoko qui joue le rôle de l’ambassadrice ce mardi faisait face à un programme peu chargé, à 11h 00, elle a été accueillie et installée au salon d’honneur de la résidence officielle par celui dont elle imitait, en la personne de l’ambassadeur du Canada au Mali, Nicolas Simard. Après la présentation et les mots de bienvenue, le diplomate Canadien lui a remis une décoration pour magnifier les 50 ans de coopération et d’engagement de son pays au Mali, suivie des prises de photo de famille dans les jardins de la résidence officielle, tour en voiture officielle pour un aperçu du voisinage diplomatique dans la Cité du Niger, échange de vues sur l’histoire de la contribution du Canada au Mali et priorités bilatérales, réponses aux questions ( quel est le rôle d’un ambassadeur et quel est le fonctionnement d’une ambassade ; quelle est la situation scolaire des enfants au Canada ; le travail des enfants est-il répandu dans certaines zones du Canada ; entre autres) , déjeuner de travail sur la lutte contre la désinformation dans les médias sociaux. A la veille de la journée de la mondiale de l’enfance, « nous recevons aujourd’hui à la résidence officielle de l’ambassadeur du Canada au Mali, son excellence la jeune ambassadrice, Aicha Bagayoko. On est très heureux de la recevoir avec nos équipes pour souligner son engagement et l’engagement du Canada en faveur du droit des enfants et de l’enfance en général au Mali », a fait savoir le diplomate Canadien. Nicolas Simard a évoqué que le Canada a une politique d’aide internationale et en appuis en égalité du genre. C’est pour cela que nous particulièrement heureux d’avoir une jeune femme dynamique qui soutient légalité du genre et aussi, qui nous accompagne par rapport à nos efforts dans ce domaine. Le diplomate a précisé que pour son pays l’UNICEF est un partenaire de choit, « nous travaillons très étroitement avec l’UNICEF en appui aux priorités aux autorités maliennes et tout ce qui est lié au droit des enfants, à la lutte contre les violences faites aux enfants, à l’accompagnement des enfants dans les conflits et de leur protection qui sont des sujets qui sont très prioritaires », a-t-il dit. Avant de témoigner de l’appui constant du Canada au Mali, et de l’accompagnement de la population malienne et de jeunes maliennes en particulier. Pour sa part, l’ambassadrice du jour, Aicha Bagayoko, enfant parlementaire a précisé qu’à l’occasion de la journée mondiale de l’enfance « je suis aujourd’hui ambassadrice du Canada au Mali. Je suis arrivée ce matin, j’ai été bien accueillie par mon équipe. J’ai même eu la chance d’être décorée, ce qui marque les 50 ans de coopération entre le Canada et le Mali ». Elle a tenu à dire aux autres enfants de ne jamais abandonner leur rêve. « Nous les enfants, nous sommes capables de beaucoup de choses ». A propos de son emploi de l’imitation du rôle de la fonction d’un ambassadeur, elle ne trouve pas vraiment facile, mais c’est bien. Et, souhaite poursuivre ses études dans le domaine des mines pour aider son pays, le Mali à mieux exploiter les ressources minières et pétrolières. Elle a enfin souhaité devenir un jour ambassadrice du Mali au Canada. Siné S. TRAORE
Sikasso : 375 millions pour financer 21 sous-projets de 5 communes de la région
Sikasso, 20 novembre (AMAP) Le Gouverneur de la 3ème région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé a présidé lundi à Sikasso, la session du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD), a constaté l’AMAP. C’était en présence du préfet du cercle, Amadou Gassambé, du représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso, Abdramane Sidibé, des chefs de services techniques régionaux, des sous-préfets des arrondissements du cercle de Sikasso et les maires des communes bénéficiaires. Pour un coût total de plus de 375 millions de francs CFA, les 21 sous-projets ont été soumis à l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT) et financés par le projet de déploiement des ressources de l’Etat pour l’aménagement des services et la riposte locale à la COVID-19 (PDREAS). Les sous projets concernent entre autres, la construction et l’équipement des salles de classe, la clôture des écoles, la construction et la clôture des maternités et centre de santé communautaires (Cscom) ainsi que la réalisation des forages équipés de pompes à motricité humaine, dans la commune urbaine de Sikasso et les communes rurales de Diomaténé, Pimperna, Sokourani Missirikoro et Tella. « Grâce à l’appui du PDREAS, ma commune a bénéficié du centre de santé communautaire (Cscom), des salles de classe, de deux pompes à motricité humaine », a soutenu le maire de la commune rurale de Sokourani Missirikoro, Abdoulaye Berthé. Il a salué l’engagement des autorités régionales avant de formuler le vœu pour qu’au lieu de 5, l’ensemble des communes de la région puisse bénéficier du même appui. Selon le directeur régional de l’ANICT, Alpha Camara, son agence a reçu 21 dossiers provenant des secteurs de l’éducation, la santé et l’hydraulique. Ces dossiers ont été soumis sous financement du PDREAS. « Après les observations, on a traité les dossiers, c’est le CROCSAD qui décidera de leur sort », a-t-il souligné avant d’inviter les acteurs à s’impliquer davantage pour la réussite de l’activité. Pour le gouverneur de la région, cette session est consacrée à l’approbation des sous-projets soumis au financement de l’ANICT sur les ressources du PDREAS. Le projet soutient le gouvernement du Mali dans le cadre du renforcement du processus de décentralisation, constituant un axe pour la refondation de l’Etat… « Sur les 102 communes du pays, 5 de la région de Sikasso bénéficient du financement de leurs sous-projets après une évaluation de performance de leurs gestions », a indiqué Mme Kanté Marie Claire Dembélé. La cheffe de l’exécutif régional a enfin remercié l’ensemble des acteurs pour la bonne organisation de la session du CROSAD. Les échanges sur les difficultés rencontrées dans la mobilisation des ressources ont marqué la fin de la rencontre. MD/KM (AMAP)

