Diéma : Le Telimani dans la ville !

Par Ouka BA Diéma, 08 janv (AMAP) Dans la ville de Diéma, dans l’Ouest du Mali, le seul moyen de transport urbain se limitait, jusque-là, à des motos-taxi qui vont la navette, quotidiennement, le quartier Razel à l’intérieur de la ville, sillonnant souvent certains villages périphériques. Depuis quelques jours, on constate la présence de deux motos-taxi « Telimani » (Rapide en Bambara), dont le point de stationnement se trouve au Razel, une zone commerciale, faut-il le rappeler, située à l’intersection des routes internationales Bamako-Diéma-Dakar au Sénégal et Diéma-Nioro du Sahel-Nouakchott, en Mauritanie. C’est là que les différentes compagnies de transport stationnent. Le Telimani, une moto généralement de fabrication asiatique, courte, plate, allongée et solide, est surtout sollicitée à cause de sa rapidité et son coût modeste du transport. Cependant, certains conducteurs de ces engins à deux roues font l’objet de critiques. On les accuse surtout de non-respect du code de la route, roulant souvent à tombeau ouvert, comme bon leur semble, occasionnant ainsi des accidents mortels. Oumar Diarra, employé de commerce en séjour dans la localité, avoue que le Telimani convient mieux si on n’a pas de bagages et si on a une course urgente à faire.  Pour emprunter un taxi, il faut faire souvent des acrobaties…Tout compte fait, le Telimani reste d’utilité publique surtout dans une localité où les moyens de transport sont limités. « C’est surtout pendant l’hivernage que ce moyen de transport dérange, « car on peut être mouillée par la pluie, à moins d’utiliser un parapluie ou porter un imperméable. », renchérit Kadiatou Traoré, une ménagère intéressée par le débat. Durant ces dernières années, le nombre de Telimani n’a cessé de s’accroître dans la capitale malienne, Bamako, et dans plusieurs autres villes du pays. C’est un phénomène nouveau à Diéma où notre équipe de reportage est allée à la rencontre d’un conducteur de Telimani, dénommé Hamet Konté, âgé de 32 ans, et père de cinq enfants. Il n’a pas voulu braver les eaux de la Méditerranée, comme beaucoup de ses compatriotes, qui continuent de migrer, à leurs risques et périls. Il compte rester au bercail pour soutenir ses parents. Avec sa moto flambant neuf, il dessert la ville, et couvre de nombreuses localités, s’aventurant souvent jusqu’à Nioro du Sahel. Chaque jour, il empoche 4 à 5 000 Fcfa. Si la course est en dehors de la ville, le tarif est revu à la hausse. Il ne connait pas de répit. Toujours à la recherche de clients. Cependant, Hamet regrette le mauvais état des artères de la ville qui ne sont pas bitumées, et qui comportent, par endroits,des nids de poules ou du sable. Cet état désastreux des routes pourrait contribuer à vite amortir son engin. Le conseil prodigué par Mahamadou Sidibé, du Syndicat de transport, n’est pas à prendre à la légère. Il demande aux conducteurs de Telimani de rouler avec beaucoup de prudence et de veiller à l’entretien courant de leur engin, en faisant régulièrement la vidange, en fonction du nombre de kilométrages parcourus. Samba Traoré, vendeur ambulant de thé, apprécie le Telimani mais émet des réserves. L’homme propose que le secteur soit mieux réglementé afin d’éviter des accidents liés, surtout, à la mauvaise conduite. Celui qui a le complexe de monter sur une moto- taxi, c’est bien Issa Doumbia. Il fait désormais recours au Telimani chaque fois qu’il rentre de voyage, pour rejoindre sa famille. C’est avec enthousiasme que Salimata Konaté, vendeuse de têtes de moutons et de galettes de mil, a appris l’arrivée des Telimani dans la ville. La dame se lève tôt chaque matin pour trouver une moto-taxi, afin de se rendre à son lieu de vente. Avec le Telimani, le problème est résolu. Certains de ses clients, des ouvriers en majorité, n’attendront plus longtemps son arrivée sur le site de son activité. La joie est perceptible chez Oumar Niafo, chef du Service local de la Jeunesse et des Sports, qui salue les exploitants de ces motos pour leur bonne initiative. Ce qui permettra, selon lui, « de résorber quelque peu le chômage des jeunes dans le cercle de Diéma. » Il a souhaité que ce genre d’actions se multiplient pour contribuer à diminuer davantage la fuite des bras valides qui s’intensifie, malgré les mesures d’accompagnement de l’État et ses partenaires pour endiguer le fléau. Il a demandé aux conducteurs de Telimani d’éviter l’excès de vitesse, et de ne pas passer par les zones d’insécurité afin de ne pas être victimes de braquages ou de banditisme. Mamoudou Konté, qui dispose déjà d’une moto-taxi, envisage se procurer un Telimani, qu’il juge rapide et moins encombrant. « Surtout, ajoute l’homme, si un parent, un ami ou un proche rentre tardivement de voyage, le Razel étant loin de la ville… Et, aussi, pour ses   courses personnelles. « C’est une bonne chose ! « s’exclame le chef de village de Diéma, Fousseiny Sissoko. La rapidité, certes, mais faudrait-il que le transport se fasse dans les règles de l’art. « La présence des Telimani nous arrange beaucoup. J’encourage ce genre d’initiative qui permet de booster le secteur du transport en souffrance dans notre ville », dit-il. Une femme qui requiert l’anonymat dit se garder d’emprunter le Telimani à cause de la jalousie de son époux qu’elle compare à celle du « Dagamé ». Moussa T. Konaté, deuxième adjoint au maire de la Commune rurale de Sansankidé, lorsqu’il arrive au Razel, est obligé d’emprunter la moto d’un ami pour ses courses. Maintenant qu’il y a des Telimani, il se sent plus à l’aise. Mais l’élu recommande que les conducteurs d’engins, à défaut de passer par une auto-école, afin de maîtriser les techniques de conduite. En définitive, l’Etat et ses partenaires doivent réorienter plus de soutiens vers les femmes et les jeunes, afin de mettre un frein à la migration qui vide quotidiennement les villages et hameaux de leurs enfants. OB/MD (AMAP)

Épilepsie au Mali : Les malades stigmatisés

Par Aminata DJIBO Bamako, 08 janv (AMAP) Une mère est au chevet de son fils au service de neurologie du Centre hospitalier universitaire (CHU) Point G, à Bamako, au Mali. «Mon fils souffre à l’école puisque les autres s’éloignent de lui et ont peur de ses crises». Elle même en souffre pour son rejeton. Aïssata et son enfant sont loin d’être les seuls à affronter le regard presque stigmatisant de la société à cause de l’épilepsie. Dans les pays en développement, en général et au Mali en particulier, cette pathologie représente un problème majeur de santé publique. Sory Diarra a rencontré beaucoup de difficultés dans son couple. «J’ai eu des problèmes dans mon mariage. Ma belle-famille croyait que j’étais atteint d’une maladie contagieuse ou mystique. On me stigmatisait », nous confie-t-il. Il y a de nombreux mythes et idées reçues sur le sujet, car la maladie a des manifestations spectaculaires. Aïcha, mère de famille, pense que c’est même un problème mystique qu’il faut traiter comme tel. « Cette maladie, selon elle, est trop dangereuse pour être traitée à l’hôpital. » Comme elle, de nombreux compatriotes ont une mauvaise perception de la maladie. Les différences de perception et le manque de communication peuvent compromettre directement la prise en charge globale du patient. Pour bon nombre de nos compatriotes, la médecine traditionnelle semble mieux indiquée que la médecine conventionnelle pour la prise en charge des épileptiques. Même si cette prise en charge assurée par les tradi-thérapeutes semble constituer un fardeau psychologique pour le patient. Mariam, mère d’un enfant épileptique et ayant opté pour la médecine traditionnelle, partage son expérience en la matière. « Convaincue que la médecine traditionnelle détenait les réponses, j’ai consulté un tradi-thérapeute local. Malheureusement, les remèdes prescrits n’ont apporté qu’un soulagement temporaire. Mon fils continue d’être ostracisé à l’école. Et la stigmatisation persiste. Malgré cela, je reste attachée à la médecine traditionnelle, espérant qu’elle révélera un jour son efficacité », dit-elle. Contrairement à elle, Ousmane fait confiance à la médecine moderne. Elle raconte : « Mon fils suit un traitement prescrit par un neurologue. Nous avons constaté une amélioration significative. Cependant, la société ne comprend pas toujours. Certains membres de ma famille ont remis en question cette approche, préférant la médecine traditionnelle. Malgré les défis, nous restons convaincus que l’éducation et la sensibilisation peuvent changer les mentalités.» Pour le médecin en spécialisation en neurologie médicale, Dr Cheickna Sangaré, « l’épilepsie n’a rien de surnaturel, le problème est cérébral, c’est une maladie chronique caractérisée par la répétition des crises d’épilepsie ». Dr Sangaré explique que l’épilepsie est une maladie qui a des conséquences neurologiques, cognitives, psychologiques et psycho-sociales. Il indique qu’elle survient fréquemment avant 10-15 ans ou après 65 ans. « Généralement, précise-t-il, pendant l’enfance, car les neurones de l’enfant sont immatures. Près de 80% des personnes atteintes d’épilepsie vivent dans les pays en développement, affirme le médecin. » « Dans notre pays, regrette-t-il, les statistiques manquent par rapport au nombre de personnes souffrant de cette pathologie. Mais, des études sont en cours pour apporter des précisions. » Selon la Ligue internationale de lutte contre l’épilepsie, cité par Dr Cheickna Sangaré, « cette maladie a plusieurs causes dont les plus fréquentes sont les causes infectieuses. » Selon le praticien, ce serait d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle la maladie est fréquente dans notre zone «car nous n’avons pas encore fini avec certaines causes infectieuses comme le paludisme» Il y a plusieurs types de crises épileptiques, « mais le plus connu est la crise tonico-clonique généralisée dont les manifestations cliniques sont spectaculaires et assez remarquables », explique-t-il. «C’est quand le patient commence à convulser, il salive anormalement, ses yeux révulsent et il peut perdre l’urine, après il perd connaissance pour un petit moment. Ce sont ces manifestations qui poussent la population à croire aux causes mystiques », constate Dr Sangaré, ajoutant que l’épileptique sous traitement évolue bien dans 80% des Cas. Et d’assurer que certains patients ou compagnons rapportent que depuis l’instauration du traitemen.t il n’y a eu plus de crises ou qu’il y a une diminution significative de la fréquence des crises. Dans le contexte où la stigmatisation persiste, indique Dr Cheickna Sangaré, des experts médicaux locaux s’unissent pour éduquer la communauté sur la réalité de l’épilepsie déconstruisant les idées fausses et encourageant l’inclusion. Pour convaincre les superstitieux face à cette maladie, relève-t-il, « plusieurs combats sont menés notamment la réalisation des émissions radio et télé pour sensibiliser et expliquer à la population que la maladie au lieu d’être mystique est cérébrale ». « Des fois on montre même la preuve aux parents à travers les résultats d’Électro encéphalogramme (EEG), (examen qui confirme l’épilepsie), ou des lésions sur l’imagerie engendrant les crises. Mais je pense qu’il est essentiel d’aller vers les zones rurales », propose le futur neurologue. En termes d’avancées médicales, de nouveaux traitements contribuent à changer la donne pour les personnes vivant avec l’épilepsie à Bamako. « Il y a eu de nouveaux médicaments antiépileptiques qui entraînent moins d’effets secondaires. Mais qui sont malheureusement très chers. La majorité de nos compatriotes ne peut s’en procurer. On peut aussi procéder par intervention chirurgicale », explique Dr Cheickna Sangaré. Il y a 50 millions d’épileptiques dans le monde dont 80% dans les pays en développement. La méconnaissance de la maladie aboutissant souvent à des stéréotypes, complique la vie de ceux qui en sont atteints. AD/MD (AMAP)

Doïla : lancement de la 3ème édition de l’exposition des innovations des technologies paysannes

DoÏla, 4 janvier (AMAP) La cérémonie de lancement des activités de la 3ème édition de l’exposition des innovations des technologies paysannes, placée sous la présidence du Directeur de Cabinet du Gouverneur, Siriman Kanouté, a regroupé récemment l’ensemble des organisations paysannes des régions de Dioila, de Ségou et de Mopti, des ONG, des partenaires, l’administration civile, les élus et les médias, a constaté l’AMAP. Le représentant du Chef de l’Exécutif régional et celui du maire, Salif Nianson Sidibé ont respectivement ont dans leur intervention, salué cette initiative qui vise à augmenter le rendement des professionnels du secteur de l »Agriculture en cette période de changement climatique. Pour le Coordinateur de PROFEIS-Mali, Bourama Diakité, ces échanges permettent aux paysans, aux techniciens de l’agriculture et le monde maraîcher de partager leurs expériences de bonnes pratiques, de valoriser leurs savoirs locaux dans la production agricole des paysans à faibles ressources humaines dans un contexte de changement climatique. Le Directeur de Cabinet, le Préfet de Dioila, Alidji Bagna et sa délégation ont visité plusieurs stands qui leur ont permis d’apprécier le savoir-faire des paysans, allant de la transformation du Karité amélioré des femmes de la Coopérative Benkady de la Commune de Zantiébougou (région de Ségou), aux produits des femmes de la Coopérative de Soprovak des communes de Konobougou et Kalaké et au pot de Gakou de Cheick Oumar Gakou, une véritable innovation dans le domaine maraîcher et la poudre de Néré mélangée à la semence, un moyen efficace de lutte contre les prédateurs. Durant trois jours, les échanges ont permis aux participants de se familiariser avec les textes législatifs sur le foncier en plus des techniques d’innovation. Pour rappel, la 3ème édition de l’exposition des innovations des technologies paysannes a été organisée avec le concours financier et technique des structures comme IER, ADAF/GALLE, la direction régionale de l’Agriculture, l’association des organisations professionnelles paysannes, « Ensemble pour un monde juste » et sous le leadership de PROFEIS-Mali (promouvoir l’Expérience et l’Innovation Paysannes au Sahel). DF/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 03 janvier 2024

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation de l’avenant n°1 au marché relatif à l’extension de la fibre optique pour les zones de Mopti, Koro, Tombouctou, Gao, Ansongo et Labenzaga, le réseau d’accès par câble à la fibre optique, le système de vidéosurveillance, le système EID du Projet Mali Numérique. L’avenant est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société China International Télécommunication Construction Corporate pour un montant de 117 millions 387 mille 180,77 dollars US et un délai d’exécution de vingt-quatre (24) mois. Il vise à prendre en compte les modifications intervenues dans l’exécution du projet en ce qui concerne : – les composantes ainsi que la substitution dans le projet des localités de Mopti, Koro, Tombouctou, Gao, Ansongo et Labenzaga par celles de Kati, Diéma, Diboli, Diéma-Guogi ; – le réajustement du design de l’itinéraire de la construction de backbone de fibre optique, l’ajustement du contenu du réseau d’accès et de la composante Safe City ; – la réservation du centre des données et la suppression de la composante EID ; – le contrôle et le suivi par les services techniques compétents. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté : a. des projets de texte relatifs à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale des Domaines et du Cadastre. La Direction nationale des Domaines et la Direction nationale du Cadastre ont été créées respectivement par l’Ordonnance n°2017-025/P-RM du 30 mars 2017 et l’Ordonnance n°2017-024/P-RM du 30 mars 2017 suite à la scission de la Direction nationale des Domaines et du Cadastre. Après cette scission, les deux directions ont été confrontées à des difficultés dans l’exécution de leur mission, notamment : – l’insuffisance et la mauvaise répartition du personnel ; – l’absence de liens directs entre les structures régionales et subrégionales des deux (02) Directions ; – l’insuffisance des ressources financières pour assurer la réalisation des activités essentielles à l’exécution des missions et à l’atteinte des objectifs. Les projets de texte adoptés consacrent la fusion de la Direction nationale des Domaines et celle du Cadastre à travers la création de la Direction générale des Domaines et du Cadastre dans la perspective d’améliorer l’efficacité du service et d’accroitre sa fonctionnalité. Leur adoption permettra également de doter ladite direction, pour les cinq prochaines années, en personnel nécessaire à l’exécution de sa mission. b. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux du Centre d’Enfouissement Technique de Noumoubougou et de construction de la décharge finale de Dialakorobougou et leurs voies d’accès. Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Résilience Urbaine de Bamako, il est prévu la réalisation des travaux du Centre d’Enfouissement Technique de Noumoubougou et de construction de la décharge finale de Dialakorobougou et leurs voies d’accès. La réalisation desdits travaux empiète sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. Le projet de décret est adopté dans ce cadre. La réalisation de ces travaux contribuera à l’amélioration de la gestion des déchets solides dans le District de Bamako. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Inspecteur à l’Inspection générale des Armées et Services : Colonel Yaya DOUCOURE, Armée de Terre. AU TITRE DU MINISTÈRE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Directeur Général de l’Agence nationale de l’Aviation civile : Colonel Yaya TRAORE, Armée de l’Air. AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Dakar (Sénégal) : Commissaire de Police Florentin DOUYON. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Abidjan (Côte d’Ivoire) : Commissaire Divisionnaire de Police Makan GUEYE. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Doha (Qatar) : Monsieur Yssouf BAGAYOKO, Contrôleur du Trésor. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE – Secrétaire général : Monsieur Oumar TAMBOURA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur national de l’Agriculture : Monsieur Souleymane YACOUBA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur national du Génie Rural : Monsieur Garantigui TRAORE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur Général de l’Institut d’Economie Rurale : Monsieur Kalifa TRAORE, Professeur de l’Enseignement supérieur. – Président Directeur Général de l’Agence d’Aménagement des Terres et de Fourniture de l’Eau d’Irrigation : Monsieur Bréhima SOGOBA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Inspecteurs à l’Inspection de l’Agriculture : Monsieur N’Diougou DIALLO, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural ; Monsieur Oumar BERTHE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE – Chef de Cabinet : Madame Néné Maina BA, Ingénieur en Génie Informatique. – Conseiller Technique : Monsieur Youssouf BAGAYOKO, Professeur de l’Enseignement secondaire. – Directrice nationale de la Promotion de la Femme : Madame Bocoum Aoua GUINDO, Administrateur de l’action sociale. – Directeur national de la Promotion de l’Enfant et de la Famille : Monsieur Harouna SAMAKE, Administrateur de l’action sociale. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Directeur national de l’Industrie : Monsieur Gaoussou KONE, Ingénieur de l’Industrie et des Mines. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des ministres : a. de la participation du

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 03 janvier 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :–     adopté des projets de texte ; À lire aussi  Les nominations du Conseil des ministres du 3 janvier 2024 Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 27 décembre 2023 Les nominations du Conseil des ministres du 20 décembre 2023 –     procédé à des nominations ;–     et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de l’avenant n°1 au marché relatif à l’extension de la fibre optique pour les zones de Mopti, Koro, Tombouctou, Gao, Ansongo et Labenzaga, le réseau d’accès par câble à la fibre optique, le système de vidéosurveillance, le système EID du Projet Mali Numérique. L’avenant est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société China International Télécommunication Construction Corporate pour un montant de 117 millions 387 mille 180,77 dollars US et un délai d’exécution de vingt-quatre (24) mois. Il vise à prendre en compte les modifications intervenues dans l’exécution du projet en ce qui concerne : – les composantes ainsi que la substitution dans le projet des localités de Mopti, Koro, Tombouctou, Gao, Ansongo et Labenzaga par celles de Kati, Diéma, Diboli, Diéma-Guogi ; – le réajustement du design de l’itinéraire de la construction de backbone de fibre optique, l’ajustement du contenu du réseau d’accès et de la composante Safe City ; – la réservation du centre des données et la suppression de la composante EID ; – le contrôle et le suivi par les services techniques compétents. 2. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté :a. des projets de texte relatifs à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale des Domaines et du Cadastre. La Direction nationale des Domaines et la Direction nationale du Cadastre ont été créées respectivement par l’Ordonnance n°2017-025/P-RM du 30 mars 2017 et l’Ordonnance n°2017-024/P-RM du 30 mars 2017 suite à la scission de la Direction nationale des Domaines et du Cadastre. Après cette scission, les deux directions ont été confrontées à des difficultés dans l’exécution de leur mission, notamment : – l’insuffisance et la mauvaise répartition du personnel ; – l’absence de liens directs entre les structures régionales et subrégionales des deux (02) Directions ; – l’insuffisance des ressources financières pour assurer la réalisation des activités essentielles à l’exécution des missions et à l’atteinte des objectifs.Les projets de texte adoptés consacrent la fusion de la Direction nationale des Domaines et celle du Cadastre à travers la création de la Direction générale des Domaines et du Cadastre dans la perspective d’améliorer l’efficacité du service et d’accroitre sa fonctionnalité. Leur adoption permettra également de doter ladite direction, pour les cinq prochaines années, en personnel nécessaire à l’exécution de sa mission.b. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux du Centre d’Enfouissement Technique de Noumoubougou et de construction de la décharge finale de Dialakorobougou et leurs voies d’accès.Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Résilience Urbaine de Bamako, il est prévu la réalisation des travaux du Centre d’Enfouissement Technique de Noumoubougou et de construction de la décharge finale de Dialakorobougou et leurs voies d’accès.La réalisation desdits travaux empiète sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. Le projet de décret est adopté dans ce cadre. La réalisation de ces travaux contribuera à l’amélioration de la gestion des déchets solides dans le District de Bamako. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Inspecteur à l’Inspection générale des Armées et Services : Colonel Yaya DOUCOURE, Armée de Terre. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Directeur Général de l’Agence nationale de l’Aviation civile : Colonel Yaya TRAORE, Armée de l’Air. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Dakar (Sénégal) : Commissaire de Police Florentin DOUYON. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Abidjan (Côte d’Ivoire) : Commissaire Divisionnaire de Police Makan GUEYE. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Doha (Qatar) : Monsieur Yssouf BAGAYOKO, Contrôleur du Trésor. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Secrétaire général : Monsieur Oumar TAMBOURA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur national de l’Agriculture : Monsieur Souleymane YACOUBA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur national du Génie Rural : Monsieur Garantigui TRAORE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur Général de l’Institut d’Economie Rurale : Monsieur Kalifa TRAORE, Professeur de l’Enseignement supérieur. – Président Directeur Général de l’Agence d’Aménagement des Terres et de Fourniture de l’Eau d’Irrigation : Monsieur Bréhima SOGOBA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Inspecteurs à l’Inspection de l’Agriculture : Monsieur N’Diougou DIALLO, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural ; Monsieur Oumar BERTHE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE – Chef de Cabinet : Madame Néné Maina BA, Ingénieur en Génie Informatique. – Conseiller Technique : Monsieur Youssouf BAGAYOKO, Professeur de l’Enseignement secondaire. – Directrice nationale de la Promotion de la Femme : Madame Bocoum Aoua GUINDO, Administrateur de l’action sociale. – Directeur national de la Promotion de l’Enfant et de la Famille : Monsieur Harouna SAMAKE, Administrateur de l’action sociale. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Directeur national de l’Industrie : Monsieur Gaoussou KONE, Ingénieur de l’Industrie et des Mines. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le

Deux universités iraniennes ouvrent bientôt leurs portes au Mali (officiel)

Bamako, 03 janv (AMAP) Deux facultés de l’Université d’Iran (la faculté technique et professionnelle et un Centre d’innovation informatique) ouvriront leurs portes au Mali cette année, a annoncé, mercredi, le président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malik Diaw, lors d’une audience accordée à l’ambassadeur de la République islamique d’Iran au Mali, Hossein Taleshi. Selon la direction de l’information du CNT, les deux personnalités ont, au cours de la rencontre, abordé les questions relatives au renforcement de la coopération parlementaire entre le Mali et l’Iran. Elles ont, également, discuté d’autres sujets intéressant les deux pays. Les autorités iraniennes accordent un intérêt particulier au renforcement des liens avec le Mali dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. L’ouverture de ces universités iraniennes pourrait renforcer les liens culturels entre les deux pays. À sa sortie d’audience, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran s’est dit convaincu « de l’importance de la coopération entre le Mali et (son) pays. » Hossein Taleshi a ajouté que la coopération entre les deux Mali est riche de potentialités, notamment dans les domaines sécuritaire et universitaire. Selon le diplomate, le renforcement de la coopération parlementaire « ne peut se faire qu’à travers des échanges entre les deux parties. » Selon lui, l’objectif de son pays est d’aider le Mali dans la transformation de certaines matières premières sur place. Sans oublier le transfert de technologie iranienne dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Lundi 16 octobre 2023, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Bouréma Kansaye, avait rencontré une forte délégation iranienne pour parler du futur Institut professionnel et technique iranien qui offrira des formations dans divers domaines. Après avoir mis l’accent sur l’importance de cet établissement en matière de développement, le ministre Kansaye s’est  engagé « à renforcer les liens de coopération entre le Mali et l’Iran. » Cela, à travers la mobilité des enseignants et des étudiants ainsi que le partage de bonnes pratiques en matière scientifique et pédagogique. SS/MD (AMAP)

CAN 2023 : Le Mali dévoile sa liste de 27 joueurs

Le sélectionneur national, Eric Sékou Chelle a dévoilé, mardi soir, dans le journal télévisé sur la chaine nationale, la liste des joueurs retenus pour la phase finale de la Couoe d’Afrique des nations (CAN,) prévue du 13 janvier au 11 février en Côte d’Ivoire. L’absence de Massadio Haïdara est la seule surprise de la liste. L’arrière gauche a été touché lors de la séance d’entraînement matinale. L’attaquant El Bilal Touré, opéré le 24 juin dernier, n’a pas obtenu le feu vert de son club, Atalanta Bergame (Italie) alors qu’Ibrahim Koné (Almeria, Espagne) est en pleine rééducation. Comme pressenti, le gardien Ibrahim Bosso Mounkoro est également absent de la liste. Ainsi, plusieurs joueurs, notamment le gardien Aboubacar Doumbia, les défenseurs Moussa Diarra, Amadou Danté, Sikou Niakaté, les milieux de terrain Boubacar Traoré, Kamory Doumbia, les attaquants Nene Dorgelès, Fousseni Diabaté, Youssoufou Niakaté, Siriné Doucouré vont disputer leur première CAN. La Liste : Gardiens (3) : Djigui Diarra (Young Africans, Tanzanie), Aboubacar Doumbia (AFE), Ismaël Diarra Diawara (AIK fotball, Suède). Défenseurs (7) : Hamari Traoré (Réal Sociedad, Espagne), Sikou Niakaté (S.C Braga, Portugal), Boubacar Kiki Kouyaté (Montpellier, France), Mamadou Fofana (Amiens, France), Falaye Sacko (Montpellier, France), Amadou Danté (Strum Graz, Autriche), Moussa Diarra (Toulouse, France). Milieux de terrain (9) :  Amadou Haïdara (RB Leipzig, Allemagne), Dadié Samassékou (Hoffenheim, Allemagne), Lassana Coulibaly (Salermitana, Italie), Yves Bissouma (Tottenham, Angleterre), Mohamed Camara (AS Monaco, France), Adama Traoré (Hull City, Angleterre), Boubacar Traoré (Wolverhampton, Angleterre), Kamory Doumbia (Brest, France), Aliou Dieng (Al Ahly, Égypte). Attaquants (8) : Néné Dorgelès (RB Sazbourg, Autriche), Fousseni Diabaté (Lausanne Sport, Suisse), Sékou Koïta (RB Salzbourg, Autriche), Ibrahim Sissoko (Saint Etienne, France), Youssoufou Niakaté (Bani Yas FC, Émirats arabes unis), Siriné Doucouré (Lorient, France), Lassine Sinayoko (Auxerre, France), Moussa Doumbia (Al Adalh, Arabie saoudite). BK/MD (AMAP)

Banamba : Le passage de présumés terroristes constaté dans plusieurs communes

Banamba, 3 janvier (AMAP) Le passage de présumés terroristes a été constaté dans les communes rurales de Kiban, Sébété, Duguwolonwila, Boron, Toubacoro et Toukoroba dans les quatre derniers mois de l’année. C’est ce qui ressort des travaux de la 3ème et dernière session ordinaire du Comité local d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CLOCSAD) tenue le 26 décembre dernier, dans la salle des délibérations de la mairie de Banamba sous la présidence du 1er Adjoint au préfet Oumar Touré. L’objectif de cette rencontre était de passer en revue les activités menées au cours des quatre derniers mois de l’année 2023. Les travaux étaient centrés sur la communication par l’administration autour de la suppression du Conseil de Cercle, l’opération de distribution des cartes d’électeurs biométrique sécurisées, l’opération de révision annuelle de liste électorale et du grand meeting des forces vives du Cercle en soutien aux autorités de la Transition et aux Forces de Défense et de Sécurité suite à l’entrée de l’Armée malienne dans la ville de Kidal. Dans les rapports d’activités des Collectivités territoriales décentralisées, il a été indiqué le passage des présumés terroristes dans les Communes rurales de Kiban, Sébété, Duguwolonwila, Boron, Toubacoro et Toukoroba dans les quatre derniers mois de l’année. De ce rapport il ressort que les écoles demeurent fermées dans certaines localités de Banamba, Kiban, Sébété, Duguwolonwila, Toubacoro et Toukoroba pour raison d’insécurité. Selon le rapport, les Communes du Cercle sont à jour de paiement de salaire de leur personnel, excepté Toukoroba qui est en retard de paiement de 10 mois et Madina-Sacko en retard d’un mois. En terme de taux de recouvrement d’impôts et de taxes, Banamba a enregistré 56,45%, Kiban 32,44%, Duguwolonwila 33.98%, Boron 32,74%, Sebete 19,02%, Toubacoro 34,68%, Toukoroba 22,86% et Madina sacko qui a recensé un taux de 46,43. Après les Collectivités Communes, ce fut le tour des services techniques déconcentrés qui ont chacun fait l’état des lieux des activités qu’ils ont eu à mener au cours des quatre derniers mois de l’année 2023. A la fin des activités, l’Adjoint au préfet Oumar Touré a remercié les uns et les autres pour leur implication dans la réussite de cette rencontre, tout en leur souhaitant un bon retour dans leur foyer respectif. AT/KM (AMAP)

Education : les cours démarrent à l’Université de Sikasso ce mois de janvier

Sikasso, 3 janvier (AMAP) Les cours de l’Université de Sikasso démarreront ce mois de janvier 2024 avec l’Institut universitaire de développement rural (IUDR), a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été annoncée, jeudi dernier au gouvernorat de Sikasso, par le Coordinateur de l’opérationnalisation de l’Université de Sikasso, Badiè Diourté au cours du lancement des activités de l’IUDR. C’était en présence du gouverneur de la 3ème région Mme Kanté Marie Claire Dembélé, des chefs de services régionaux et d’un parterre de professeurs et de docteurs du domaine de l’agropastoralisme et autres. Les filières prévues sont notamment le génie rural, le machinisme agricole, la construction métallique et la transformation agroalimentaire.  Dans un premier temps, il est prévu de commencer les cours avec 20 000 étudiants. D’entrée de jeux, le maire de la commune urbaine de Sikasso Kalifa Sanogo  a souhaité la bienvenue aux participants avant de se réjouir du démarrage des cours de l’Université de la 3ème région. « Aujourd’hui est un grand jour pour la population de Sikasso. On attendait cette Université avec impatience. Cela nous enlèvera une grosse épine du pied car nos enfants souffraient énormément à l’Université de Bamako », a-t-il indiqué. De son côté, le président du Conseil Régional de Sikasso, Yaya Bamba a affirmé qu’après Bamako, Sikasso est la région qui enregistre le plus grand nombre d’admis au Baccalauréat. Ces bacheliers rencontrent d’énormes difficultés à Bamako et à Ségou en termes de logement, de transport et d’adaptation socioculturelle. « Les conséquences qui en résultent sont notamment la déperdition, les dérives sociales, l’abandon pur et simple après l’admission au baccalauréat », a-t-il affirmé. Et de poursuivre que l’Université de Sikasso est une réponse à des préoccupations multiples des populations de la région de Sikasso. Par ailleurs Yaya Bamba dira que le domaine, la mention et les spécialités/filières de formation de l’UIDR sont en parfaite cohérence avec les orientations stratégiques de développement définies dans le Plan stratégique de développement régional (PSDR). « Les spécialités prévues contribueront à valoriser les filières agricoles, un chantier dans lequel le Conseil Régional déploie, depuis des décennies, d’immenses efforts », a-t-il fait savoir. Pour sa part, Badiè Diourté est revenu sur les procédures par lesquelles sa commission est passée de 2018 à nos jours. Il a souligné l’engagement du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la recherche scientifique, Boureima Kansaye à réaliser l’université de Sikasso. Selon lui, l’ouverture de l’Université se fera de façon progressive. Après le démarrage des cours, des filières agropastorales, si tout va bien, l’ouverture des autres filières se fera les années prochaines. Auparavant, la cheffe de l’exécutif régional s’était réjouie de la bonne nouvelle. Elle a salué les efforts consentis par les gouverneurs précédents ainsi que l’ensemble des autorités régionales pour la réalisation de cette université. En outre, elle a affirmé que deux missions sont à pied d’œuvre pour la recherche du site devant servir de salle pour dispenser les cours en 2024 et élaborer la maquette de l’Université. Mme Kanté Marie Claire Dembélé a apprécié le choix porté sur les filières agropastorales car Sikasso est la zone la plus adaptée pour cela. Elle a saisi l’occasion pour remercier les autorités de la transition pour la bonne initiative et le maire de Gongasso pour leur avoir octroyer la parcelle de 400 ha devant servir de site pour la construction de ladite Université. Les questions des participants ont porté sur le sort des enseignants détenteurs de masters qui enseignent dans les établissements d’enseignement secondaires de Sikasso, le lieu où les cours seront dispensés, la prise en compte de la filière journalisme et communication… MD/KM (AMAP)

Colonel Assimi Goïta, président de la Transition : «J’ai pris l’option de privilégier l’appropriation nationale du processus de paix»

Dans son discours à la nation à l’occasion du Nouvel an 2024, le colonel Assimi Goita a dévoilé une nouvelle stratégie dans la recherche de la paix, en donnant ses chances à un dialogue direct inter-malien, piloté par un comité dont le rapport est attendu en février prochain. Par ailleurs, le chef de l’État est revenu sur les réformes engagées par le gouvernement en vue de l’amélioration de la gouvernance et du développement économique et social. Au cours de l’année 2024, a-t-il assuré, la lutte contre les groupes armés terroristes et les efforts en direction du retour à l’ordre constitutionnel se poursuivront . Texte intégral Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Hôtes du Mali, Je suis particulièrement heureux de m’adresser à vous ce soir, par la grâce d’Allah, à l’entame de la nouvelle année. La traditionnelle présentation des vœux de Nouvel An nous offre l’occasion de faire le point de l’année écoulée pour mieux nous projeter dans la nouvelle année. Je voudrais tout d’abord, en cette circonstance, exprimer ma compassion à l’endroit de toutes les Maliennes et de tous les Maliens, affectés par les difficultés du moment. Ma pensée va également à l’endroit de nos forces de défense et de sécurité engagées dans la défense opérationnelle du territoire. Mes chers compatriotes, L’année 2023 aura été une année de grands défis pour les autorités de la Transition totalement dédiées à la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation. Les réformes sont en cours dans tous les domaines, particulièrement dans les secteurs de la justice, la santé, l’économie et les mines. Le secteur minier, porteur de grandes opportunités de développement, a été doté d’un nouveau code et d’une loi sur le contenu local. Il ouvre la voie à d’énormes opportunités de développement endogène et à d’importantes ressources budgétaires. Mes chers compatriotes, L’État a renforcé l’amélioration de la gouvernance et accéléré l’appui aux entreprises publiques. Il a également poursuivi l’appui au monde rural à travers les subventions sur les intrants et l’aide aux producteurs de coton sinistrés. L’État a soutenu le financement du secteur privé en fournissant un appui conséquent au fonds de garantie du secteur privé à plus de 100 milliards de Fcfa. Dans le même temps, le gouvernement a poursuivi ses actions dans différents domaines en vue d’améliorer les conditions de vie de la population et les indicateurs macroéconomiques sont bien orientés malgré les effets de la crise multidimensionnelle. Les investissements importants sont aussi engagés dans les domaines de la santé et de l’éducation par la construction d’infrastructures, l’acquisition d’équipements et le renforcement des capacités. L’étude prospective du Mali 2063 avec un phasage décennal a été lancée, afin de doter notre pays d’une orientation et d’une vision claires pour son avenir. Mes chers compatriotes, Toutes ces actions déterminantes pour l’avenir de notre pays ont été réalisées grâce à la résilience du peuple malien qui consent d’énormes sacrifices pour le retour de la paix, de la prospérité et de l’autorité de l’État. Dans le cadre de la pacification durable du climat social, le gouvernement et les partenaires sociaux ont signé le Pacte de stabilité sociale et de croissance, dont l’incidence financière est évaluée à plus de 105 milliards de Fcfa. Ce pacte intègre l’ensemble des réformes administratives, juridiques et institutionnelles contenues dans les recommandations de la conférence sociale. Il est important de noter que le climat social s’est considérablement apaisé depuis la signature du pacte. Cet apaisement est à l’actif des partenaires dont il convient de saluer le sens élevé de patriotisme. Les états généraux de la jeunesse qui se sont déroulés du 01 au 22 décembre 2023 ont constitué un moment de retrouvailles et de ferveur qui a permis de faire l’état des lieux des défis de la jeunesse malienne autour de l’essentiel et ont fait de propositions de solutions. Mes chers compatriotes, Notre pays est confronté aujourd’hui à une crise aiguë dans la fourniture de l’électricité qui cause des désagréments à la population. Il faut cependant rappeler que cette situation est consécutive à plusieurs années de mauvaise gestion et de manque de vision pour le développement de ce secteur stratégique. Conscientes de l’impérieuse nécessité d’atténuer les souffrances des populations et de trouver des solutions pérennes à cette crise, les autorités de la Transition ont initié des actions sur le court, moyen et long terme.  Ces actions ont concerné l’accélération du renforcement des équipements de production et de transports, le financement d’opérations immédiates, les réformes et l’amélioration de la gouvernance du secteur de l’énergie. Des projets structurants sont lancés avec le concours de nos partenaires. Mes chers compatriotes, Les efforts de développement dans lesquels nous sommes engagés resteraient vains si la lutte contre la corruption dans les domaines administratifs et économiques n’est pas menée avec détermination. Aussi, le gouvernement a-t-il entrepris une lutte implacable contre ce fléau. Des actions sont ainsi en cours pour que tous ceux qui sont impliqués dans les actions de corruption répondent devant les instances judiciaires. Mes chers compatriotes, La question sécuritaire et la reconquête de l’intégrité territoriale de notre pays ont été et demeurent au cœur des préoccupations du peuple malien. Je voudrais ici saluer l’engagement et la détermination des FAMa dans la conduite de l’opération Dougoukoloko, conformément à la Résolution n° 2690 de l’ONU, ainsi que le soutien multiforme dont elles ont bénéficié auprès du peuple malien. Il me plait également de saluer les populations qui ont vécu le martyre pendant onze longues années. Je voudrais cependant les inviter au calme et à la modération.  Notre mission n’est pas achevée. Je rappelle qu’elle consiste à recouvrer et à sécuriser l’intégrité du territoire, sans exclusive aucune. C’est aussi l’occasion pour moi de présenter mes condoléances et former les vœux de prompt rétablissement aux victimes civiles et militaires de la tragédie qui a été imposée à notre peuple. Mes chers compatriotes, Il faut rappeler que l’opération Dougoukoloko avait pour seul objectif le redéploiement des forces armées sur toute l’étendue du territoire national, suite au retrait de la Minusma. J’invite la population à se