CAN 2023 en Côte d’ivoire : Fraternité Matin le quotidien public, au four et au moulin
Par Ladji M. DIABY Envoyé spécial Korhogo, 15 janv (AMAP) La Coupe d’Afrique des nations (CAN) a débuté samedi dernier avec la victoire de la Côte d’Ivoire sur la Guinée-Bissau (2-0). Le quotidien national ivoirien de langue française, Fraternité Matin, est au four au moulin. Le quotidien, couramment appelé Frat Mat par les Ivoiriens, se mobilise avec une équipe composée d’un journaliste, un photographe et un chauffeur sur chaque site de compétition. Il y a deux équipes qui s’occupent de deux stades à Abidjan, c’est -à-dire, le Stade Olympique Alassane Ouattara et le stade Félix Houphouët-Boigny. Une équipe composé d’un journaliste, d’un photographe et un chauffeur est à Korhogo, à Yamoussoukro, à Bouaké, à San-Pedro. Dans chaque ville, les équipes seront appuyées par les correspondants. Le Service sport de «Frat Mat» est composé en temps normal de trois journalistes mais pour cette deuxième CAN organisée par la Côte d’Ivoire, après 1984, les journalistes ont été coptés dans chaque service. « Les derniers matches du jour vont se jouer tard. La rédaction est mobilisée parce que le bouclage s’effectuera aussi en retard», explique Céleste Kolia, journaliste sportif à Fraternité Matin. D’ordinaire, dans Frat Mat l’actualité sportive occupe une ou deux pages voire trois si elle est abondante. «Mais pour cette CAN, nous auront entre 6 à 8 pays. Nous avons tout cas demandé 8 pays», ajoute notre confrère. Depuis plusieurs semaines, Frat Mat, publie une rubrique dénommée « en route vers la CAN» qui s’est transformé depuis samedi «journal de la CAN». « Nous avons fait 6 pages de sport dans le journal de samedi, ce sera ainsi pendant toute la CAN», explique le chef de Service de sport de Frat Mat, Paul Pagnigni. Pour cette deuxième CAN de la Côte d’Ivoire, 40 ans après la première, la population ivoirienne est mobilisée. «Il y a un travail qui a été fait pour mobiliser la population. On est au début, on observe. Ce que j’ai vu lors de la cérémonie d’ouverture, c’est honorable », explique Paul Pagnigni. Quid des favoris ? «Ce sont les traditionnels favoris qui ont l’habitude de gagner. On parle du Cameroun, de l’Égypte, du Sénégal, qui commence à gagner, du Maroc qui est revenu fort de la Coupe du Mali, la Côte d’Ivoire qui accueille la compétition et qui n’a pas mal d’atouts. Dans mes pronostics, je vois beaucoup le Mali et le Burkina Faso qui peuvent créer la surprise. Deux pays qui jouent sans complexe», pronostique notre confrère. LMD/MD (AMAP)
CAN 2023 en Côte d’ivoire : La fête a commencé avec une belle entrée en lice du pays hôte
Par Ladji M. DIABY Envoyé spécial Korhogo, 13 janv (AMAP) La fête a commencé avant l’heure. Dans les villes et villages ivoiriennes, notamment Korhogo, dans le Nord de la Côte d’ivoire, la journée de samedi 13 janvier, date de l’ouverture de la 34è édition de la Coupe d’Afrique des nations a débuté avec la vente de gadgets aux couleurs de la Côte d’Ivoire, du Mali et des autres pays en lice pour le trophée le plus prestigieux du continent. Jean De Dieu, étudiant en master de biologie, spécialité agro-physiologie, s’est reconverti en vendeur d’articles pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN )dans le quartier de Logokaha, proche du stade Amadou Gon Coulibaly. «Nous mettrons des articles à la disposition de la population pour égailler et ambiancer la ville. Nous sommes dans un climat de CAN. Et qui parle de CAN évoque forcement tous ces accessoires pour embellir la soirée footballistique », explique le nouveau commerçant. A l’image d’autres vendeurs d’articles, il propose des trompettes à 2 000 Fcfa l’unité, le grand (3 000 Fcfa) et petit drapeau (deux unités à 500 Fcfa) des différents pays qualifiés, les chapeaux dont le prix varie entre 500 et 1 000 Fcfa et les bracelets à 250 Fcfa. « Aujourd’hui (samedi, ndlr), c’est le match d’ouverture, il se joue à Abidjan mais pour nous, tous les matches de la CAN vont se jouer sur toute l’étendue du territoire. Que nous soyons à Abidjan ou dans d’autres villes, nous vivons la CAN. Nous sommes dans cet état d’esprit pour apporter notre pierre à la réussite de cette compétition », ajoute le jeune trapu. A plus de 564 km d’Abidjan et le stade olympique Alassane Ouattara d’Ébimpé, la population de la cité du Poro a suivi le match d’ouverture entre la Côte d’Ivoire et la Guinée-Bissau (2-0) sur des écrans géants et dans les villages-CAN ou des fans-zone installés à travers la ville. Certains sont privés, c’est-à-dire payants, d’autres sont publics où l’entréet es gratuite, à comme au village-CAN offert par la mairie de Korhogo,en collaboration avec le Conseil régional du Poro. Dans le quartier de Tegueré, les portes du village-CAN ont ouvert depuis 14h. C’est la prestation d’artistes, l’ambiance, le show, les concours de danse, s’enchaînent jusqu’au match. Un tonnerre d’applaudissement a retenti quand le président Alassane Ouattara a fait son entrée au stade olympique qui porte son nom. Chaque paragraphe du président ivoirien a été applaudi, tout comme les interventions du président de la Fédération internationale de football association (FIFA), Gianni Infantino ,et le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe. La Côte d’Ivoire débute bien le match et le but matinal de Seko Fofan (4è min) a également été salué à sa juste valeur. Juste avant la pause, Jean-Philippe Krasso écroulé dans surface de réparation bissau-guinéenne, tout le monde se lève pour réclamer le penalty. «Il l’a touché, il l’a touché», scandent-ils. Les Ivoiriens s’imposent 2-0 grâce à un but de Jean-Philippe Krasso (58è min) au grand bonheur des supporters. « Je suis très contente que la Côte d’Ivoire remporte le match d’ouverture. Venir au village-CAN, c’est une manière de dire merci à notre président. C’est un endroit de festivité et de convivialité. Je pense que la Côte d’Ivoire va gagner la CAN», déclare Mariétou Karamoko. « C’est une des meilleures CAN et nous sommes fiers de la Côte d’Ivoire. Nous espérons que ça va continuer. Il y a plusieurs ethnies mélangées ici et nous sommes contents et fiers de l’accueil des Ivoiriens. L’équipe peut aller loin dans cette compétition. Il y a eu quelques problèmes, mais je pense que l’équipe va s’améliorer lors des prochains matches », renchérit Mohamed Diarrassouba. C’est la même joie exprimée par le maire adjoint Salif Coulibaly. «C’est vrai qu’on voulait que l’équipe marque plus de buts pour inquiéter les prochains adversaires, mais elle a mis deux buts et on se contente de cela. Il n’y a pas de petite victoire, nous sommes heureux de prendre les trois points. Notre maire Lacina Ouattara met la jeunesse en honneur dans tout son programme », dit M. Coulibaly. « La Côte d’Ivoire jouant à Abidjan, c’est une occasion de permettre à toute la population de Korhogo, particulièrement les jeunes, de pouvoir vivre en temps réel les matches que ce soient ceux de Côte d’Ivoire ou des autres pays », poursuit-il. Avant de dire merci au député maire Lacina Ouattara et également au président du Conseil régional du Poro, Fidèle Gboroton Sarassoro. Ce village-CAN est offert à la population de Korhogo pour permettre aux personnes qui n’auront pas accès au stade de suivre les matches. « Ce village-CAN est dédié à toute la population et tous ceux qui viendront des pays frères pour jouer la CAN de l’hospitalité. Le village-CAN va faire un mois, on va regarder tous les matches ici avec enthousiaste, ferveur et tous ce qui est beauté et vivre de bon moment de football », explique le responsable du site, Aka Remi. Dans cet espace, les vendeuses ont loué des stands pour permettre aux supporters et à tous les fans de football de pouvoir manger et se désaltérer, tout en suivant les matches et profitant de moment de football. La ville de Korhogo n’a pas dormi et la célébration de la victoire a été poursuivie jusqu’au petit matin. Quelques accidents ont été signalés dans certains quartiers. La Côte d’Ivoire affrontera le Nigeria lors sa prochaine sortie le 18 janvier alors que la Guinée-Bissau (17h) sera face à la Guinée équatoriale (14h). LMD/MD (AMAP)
San : Tenue de la session extraordinaire du CROCSAD
San, 14 janvier (AMAP) Le Gouverneur de la Région de San, le Colonel Major Ousmane Sangaré, a présidé le jeudi 11 janvier 2024, dans la salle de réunion de la préfecture, la session extraordinaire du Comité Régional d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement (CROCSAD), a constaté l’AMAP. L’ordre du jour portait sur la validation des projets de certaines collectivités territoriales bénéficiaires de la dotation conditionnelle de performance (DCP), financés par le Projet de Déploiement des Ressources de l’État pour l’Amélioration des Services (PDREAS). La présente rencontre, faut-il le rappeler, s’inscrit dans le cadre de l’exécution d’une recommandation formulée lors de la session ordinaire du CROCSAD, tenue le 04 décembre dernier, au cours de laquelle les participants avaient souligné et insisté que les projets des exercices 2022 et 2023 du budget national dans le fonds national d’appui aux collectivités territoriales (FNACT), ajournés, feront l’objet d’examen et de validation durant cette session extraordinaire dédiée au financement du Projet de Déploiement des Ressources de l’État pour l’Amélioration des Services ( PDREAS). Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur de la Région de San, le Colonel Major Ousmane Sangaré, a invité les participants à donner leur avis sur les stratégies et programmes de développement de la région, à formuler des recommandations tendant à assurer la bonne exécution de ces programmes. Il s’agit aussi pour les responsables régionaux, d’orienter, de coordonner, de suivre et d’évaluer les appuis nécessaires à la mise en œuvre des projets et programmes de développement des Collectivités territoriales dans la région. Face à ces objectifs recherchés, le Colonel Major Ousmane Sangaré a rappelé que les sous projets des collectivités territoriales bénéficiaires de la Dotation Conditionnelle de Performance du Projet de Déploiement des Ressources de l’État pour l’Amélioration des Services (PDREAS), analysés, contrôlés et jugés conformes par la Direction Régionale de l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales (ANICT), seront les seuls validés par les soins des participants. NC/KM (AMAP)
Koulikoro : Lancement de la semaine d’information et de sensibilisation autour des PPCB
Koulikoro 12 janvier (AMAP)Le ministre de l’élevage et de la pêche, Youba Bah a présidé ce vendredi dans la salle de conference du Gouvernorat de Koulikoro la cérémonie de lancement de la semaine d’information et de sensibilisation autour des objectifs des plans nationaux stratégiques de contrôle de la péripneumonie contagieuse bovine(PPCB)et d’éradication de la peste des petits ruminants (PPR), a constaté l’AMAP. Outre le Gouverneur de la région, le Colonel Lamine Kapory Sanogo, étaient présents le directeur national des services vétérinaires, Boubacar y Kanouté, les directeurs des services centraux du département de l’Elevage et de la Pêche, les responsables des Collectivités, les services techniques et tous les acteurs du secteur de l’élevage. L’objectif de cet événement est de mettre au même niveau d’information tous les acteurs du secteur de l’élevage, sur l’éradication de la peste des petits ruminants par la vaccination et inciter les populations à faire vacciner les petits ruminants pour atteindre l’horizon 2030 qui doit être l’horizon d’éradication de cette maladie. L’économie du Mali rappelle t- on est essentiellement agro – sylvo –pastorale et l’élevage y occupe une place importante avec plus de douze (12) millions de bovins, 21149809 ovins, 29201079 caprins (DNPIA 2021). Cependant sa productivité est très significativement réduite par la persistance sur le territoire national de la plupart des grandes endémies animales et notamment de la péripneumonie contagieuse bovine et de la peste des petits ruminants . Le contrôle et l’éradication des ces maladies sont des défis auxquels la direction nationale des services vétérinaires et ses partenaires sont confrontés. Parmi les partenaires clés de la direction nationale des services vétérinaires figure le projet régional d’appui au pastoralisme au sahel (PRAPS). Il est financé par la Banque Mondiale et le gouvernement du Mali. La mise en œuvre de la première phase a durée six (6) ans de 2016 à 2021 et a permis de toucher 447475 bénéficiaires. Celle de la deuxième phase (PRAPS 2 a commencé en janvier 2022 à décembre 2027 et prévoit de toucher 5350000 bénéficiaires. « L’objectif de développement de la phase 2 du PRAPS est d’améliorer la résilience des pasteurs et agropasteurs dans certaines zones ciblées de la région du sahel » a précisé le ministre Youba Bah. Aussi a- t-il souligné cet objectif comprend cinq (5) composantes ; amélioration de la santé animale et contrôle des médicaments vétérinaires, la gestion durable des paysages et amélioration de la gouvernance, l’amélioration de chaines de valeurs du bétail, amélioration de l’inclusion sociale et économique des femmes et des jeunes, coordination du projet, renforcement institutionnel, la prévention et la réponse aux crises. Selon le directeur nationale des services vétérinaires, Dr Boubacar Y Kanouté compte tenu de l’importance de l’espèce et compte de tout ce qu’il ya comme moyen de lutte contre cette maladie, il a été jugé nécessaire de bâtir un plan de contrôle de cette maladie pour diminuer la prévalence de cette maladie au sein du cheptel. Il a aussi indiqué que ce plan a été élaboré compte tenu de l’importance de l’espèce et compte tenu de tout ce qu’il ya de moyens de lutte contre cette maladie. Aussi, il a précisé que ce plan va s’exécuter sur plusieurs étapes dont la plus importante est celle de la vaccination parce que précise t-il le vaccin disponible est très efficace. L’objectif recherché par ces plans est d’atteindre 80% du cheptel afin de maitriser la circulation du germe au sein de l’espèce en ce qui concerne PPCB. Par contre a souligné Boubacar Kanouté, la peste de petits ruminants est une dynamique mondiale. Egalement il a rappelé les petits ruminants constituent à peu près l’épargne en milieu rural. Ce sont des espèces à cycle court mais qui permettent à la franche fragile notamment des femmes d’avoir des revenus certains. La peste de petits ruminants est très dangereuse indique -t-on pour ces espèces les bovins et les caprins. Quand elles rentrent dans le troupeau le taux de mortalité peut atteindre jusqu’à 70% alors que nous avons un moyen de lutte efficace qui se trouve être le vaccin et un animal vacciné normalement, correctement, est immunisé à vie, estime Dr Kanouté. Cest pourquoi il a été décidé de lutter contre cette maladie et jusqu’à son éradication par la vaccination de masse. Au cours de ce lancement, Dr Cheick Oumar Fomba, chef de division surveillance et protection sanitaire à la direction nationale des services vétérinaires a présenté une communication sur les plans nationaux stratégiques de contrôle de la péripneumonie contagieuse bovine et l’éradication de la peste des petits ruminants. L’objectif de ces plans a –t-il indiqué, c’est d’éradiquer la peste des petits ruminants par la vaccination pour atteindre un taux d’immunité de plus de 70%. Il a surtout insisté sur les axes stratégiques des plans, à savoir l’appui à l’épidémie surveillance, le renforcement des capacités opérationnelles de vaccination, le laboratoire, un maillon essentiel qu’il faut appuyer, la sensibilisation que la banque mondiale a voulu financer, la cérémonie de ce jour se situe dans ce cadre. Il s’agit de mettre au même niveau d’information tous les acteurs du secteur de l’élevage. AM/KM (AMAP)
Mali : De nouveaux prix de la farine et du pain pour soulager les consommateurs
Bamako, 11 janv (AMAP) Le sac de la farine de 50 kg sera désormais vendu à 23.000 Fcfa, le petit pain sera cédé à 135 Fcfa et le gros pain à 270 Fcfa, a appris l’AMAP, mercredi, au ministère de l’Industrie et du Commerce, lors de la signature d’un protocole d’accord entre le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo et les acteurs de la filière farine et pain. Selon le chef du département en charge du Commerce, après plusieurs mois d’échanges, les différents acteurs de la filière pain sont arrivés à un compromis sur cette mesure qui entrera en vigueur, sur l’ensemble du territoire nationalm d’ici le 1er février. «Cette décision est historique dans notre pays parce qu’elle montre combien les uns et les autres sont soucieux de l’accès au pain à des prix abordables pour les populations», a confié le ministre Diallo. L’objectif de ce protocole sur la commercialisation de la farine de blé et les caractéristiques du pain est d’assurer la disponibilité du pain dans tous les points de ventes sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit, également, de contribuer à maintenir les prix du pain accessibles à la bourse de nos compatriotes. Le Ramadan commence en mars prochain. C’est pourquoi le département de l’Industrie et du Commerce s’attèle à prendre des dispositions urgentes pour assurer l’approvisionnement correct du marché sur l’ensemble du territoire en denrées de première nécessité. Le ministre Diallo a dit s’inscrire donc dans une logique de concertation des acteurs impliqués dans cette opération pour conjuguer les efforts en vue de soulager les Maliens, en général, et les fidèles musulmans, en particulier, pendant le mois béni de Ramadan. À ce propos, Moussa Alassane Diallo a expliqué que ce protocole est aussi significatif et met en relief les valeurs traditionnelles de dialogue et de concertation. Il a aussi félicité et encouragé, au nom du gouvernement, les acteurs de la faitière pour avoir accepté de trouver ce compromis qui, selon lui, « permettra de travailler dans la sérénité, dans un climat apaisé et d’assurer l’approvisionnement correct de notre pays dans les jours à venir. » Le ministre Diallo a invité tous les acteurs au respect scrupuleux des engagements pris. Et d’ajouter que ce cadre de dialogue sera permanent et dynamique et aura un suivi-évaluation périodique avec tous les acteurs impliqués. Il a, aussi, exhorté les acteurs à faire preuve d’engagement, de détermination, mais aussi de disponibilité pour assurer ensemble la mise en œuvre de ce protocole. Pour le secrétaire général de la Fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali, Ahmed Dembélé, cet accord permettra de stabiliser le prix du pain. Selon lui, « cette décision a été conclue avec le ministre en charge du Commerce après leur demande répétée de ramener la longueur du pain à 60 centimètres, permettant d’avoir un poids plus important. » Enfin, il a déclaré que la faitière mobilisera les boulangers pour garantir le respect de cette décision. N’FK/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 10 janvier 2024
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 10 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation en République du Mali. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les Pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali en vue d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités. En application des dispositions de cette loi, le projet de décret adopté accorde le statut de Pupilles de la Nation à trente et un enfants dont les parents ont été tués lors des attaques terroristes du bateau « Tombouctou » le 07 septembre 2023 et d’une mission officielle dans la région de Nara. Ces enfants bénéficieront, entre autres : – de la prise en charge des frais de soins médicaux ou du ticket modérateur ; – de la prise en charge des frais de scolarité au niveau de l’enseignement fondamental et secondaire ; – de la prise en charge des frais d’apprentissage et de formation professionnelle ; – de l’octroi d’une bourse entière de l’enseignement supérieur ; – du placement ou de l’adoption en institution spécialisée. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des ministres de la Rentrée solennelle des auditeurs de justice recrutés au titre de l’exercice budgétaire 2022, à l’Institut national de Formation judiciaire, Maître Demba DIALLO. Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi d’orientation et de programmation pour le secteur de la justice 2020-2024, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a procédé, au titre de l’exercice budgétaire 2022, au recrutement de cent (100) auditeurs de justice dont quatre-vingt (80) auditeurs de l’ordre judiciaire et vingt (20) de l’ordre administratif. Les candidats déclarés admis et nommés auditeurs de justice ont accompli le Service national des Jeunes du 25 avril au 25 octobre 2023. Après ce service militaire obligatoire, ils doivent entamer leur formation professionnelle pour devenir magistrat. Cette formation comprend une phase théorique et une phase pratique d’une durée de neuf (09) mois chacune. La rentrée solennelle à 1’Institut national de Formation Judiciaire marque donc le démarrage de ladite formation. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des ministres de l’Etat des préparatifs de la célébration de la Journée nationale de la souveraineté retrouvée. Au regard de l’impact de la Manifestation historique du 14 janvier 2022 sur la vie de la Nation, notamment le renforcement de la résilience des populations, l’engagement du Peuple pour le respect de la souveraineté du pays, l’éveil de conscience, le Président de la Transition, Chef de l’Etat a institutionnalisé la célébration de la journée commémorative de cette grande mobilisation du « 14 janvier comme Journée de la souveraineté retrouvée », pour renforcer le sentiment patriotique pour le respect de la souveraineté nationale et la défense citoyenne des intérêts vitaux du Peuple malien. La commémoration de la journée du 14 janvier 2024 intervient dans un contexte marqué par le recouvrement de l’intégrité entière du territoire national avec la reprise de la région de Kidal par les Forces Armées Maliennes et l’adoption par le gouvernement du Programme national d’Education aux Valeurs. L’objectif général est de mobiliser les énergies pour défendre la patrie et les valeurs républicaines afin de maintenir la flamme patriotique, la volonté de résistance et de résilience, face aux défis de tous genres, dans le souci de la préservation de la souveraineté nationale, de l’appropriation de la souveraineté par les citoyens et l’affirmation des aspirations légitimes du Peuple malien. La Journée sera consacrée aux activités commémoratives suivantes : – la montée des couleurs et la tenue des conférences dans les régions et le district de Bamako sous la présidence des délégations ministérielles ; – la leçon modèle dans les écoles ; – les dons de sang en faveur des blessés de guerre à Bamako et dans les capitales régionales ; – la promotion de l’usage du drapeau national ; – l’organisation des tables rondes et conférences sur les notions de patriotisme, de langues nationales, du triptyque Défense-Diplomatie-Développement, de restauration de la souveraineté nationale et sur le processus de Refondation de l’Etat. Le ministre de l’Education nationale a informé le Conseil des ministres de l’évolution des travaux des Etats généraux de l’Education. Conformément à l’agenda établi par la Commission nationale d’Organisation, les ateliers se sont tenus dans toutes les capitales régionales, le District de Bamako et dans la diaspora, notamment à Berlin, Ottawa, Paris, Tunis et Washington. La phase nationale qui regroupera toutes les parties prenantes à la mise en œuvre des politiques publiques dans le secteur de l’Education se tiendra du 16 au 19 janvier 2024, à Bamako. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des ministres du déroulement du diner Gala et du téléthon dans le but de mobiliser des ressources additionnelles pour soutenir la participation du Mali à la CAN, Côte d’Ivoire 2023. La Commission nationale de Mobilisation pour la Participation des Aigles à la Coupe d’Afrique des Nations, Côte d’Ivoire 2023, a organisé un diner Gala et un téléthon respectivement le 04 et le 06 janvier 2024. L’organisation de ces évènements s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de mobilisation des ressources additionnelles en vue de favoriser une participation accrue de supporters des Aigles à la CAN, Côte d’Ivoire 2023. A l’issue du dîner et du téléthon, les annonces se chiffrent à la somme de 138 millions 500 francs CFA. Ces événements ont permis de donner de la visibilité
Impact du retrait de la MINUSMA : Une stratégie d’atténuation bien pensée
Bamako, 10 janv (AMAP) Les opérations de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) ont officiellement pris fin le 31 décembre 2023, conformément à la résolution 2690 du Conseil de sécurité des Nations unies. Selon la résolution, la phase de liquidation commence le 1er janvier. Ce départ accéléré découle d’une décision du gouvernement du Mali demandant le retrait sans délai de la force onusienne. Mais la situation n’est pas sans conséquence sur les 3 390 employés de la Mission et les entreprises cocontractantes avec un impact, à la fois, sécuritaire, socioéconomique et environnemental dans les régions d’implantation de la mission, voire à l’échelle nationale. Le retrait des Casques bleus a ainsi provoqué des pertes d’emplois, des baisses de revenu des entreprises, des appuis en moins aux structures sanitaires et des diminutions subséquentes de leurs capacités d’intervention et de prise en charge de la population locale entre autres. Les pouvoirs publics, qui avaient réfléchi en amont aux conséquences de leur décision, se sont, en conséquence, efforcés d’anticiper les effets négatifs du retrait. Ainsi, sur instruction du président de la Transition, le gouvernement a initié la formulation d’une stratégie nationale d’atténuation de l’impact socioéconomique du départ de la mission onusienne. Il a mis en place deux comités, l’un au niveau ministériel et l’autre au niveau «expert». Ces deux structures ont travaillé étroitement avec les équipes de la MINUSMA pour, d’une part, examiner, valider et mettre en œuvre le plan de retrait de la mission, et d’autre part, identifier et engager des mesures d’atténuation de l’impact sécuritaire, social et économique du retrait. Contacté au téléphone, Mohamed A. Idrissa Maïga, ancien staff de la MINUSMA, vice-président national et porte-parole de l’Association de staff local de la MINUSMA (ASLAM) à Tombouctou, décrit la situation de ses mandants : «Depuis le départ de la mission, les impacts s’exercent sur plusieurs secteurs, autant sur le plan économique que social». Le plus frappant, de son point de vue, est le fait que plus de 3 000 jeunes, toutes catégories confondues, se retrouvent sans travail. «Le boulot d’une personne est sa dignité et même sa vie, dans le contexte d’une famille africaine», constate-t-il d’une voix affectée. « Avec le retrait de la Minusma, note-t-il, nombre de familles feront face à de sérieux problèmes, particulièrement dans les régions où il y a peu d’emplois et de services qui embauchent. » « C’est, dit-il, la MINUSMA qui employait beaucoup à travers des activités génératrices de revenus par l’entremise de différents projets, ONG et entreprises. «Il va être très difficile pour les nombreuses personnes désormais sans travail stable d’être absorbées par le marché local de l’emploi. Les demandeurs sont très nombreux pour une offre limitée», analyse notre interlocuteur Le retrait de la Mission onusienne, souligne Mohamed Idrissa Maïga, « survient de surcroit dans un contexte déjà détérioré du fait de l’insécurité sur le terrain. Celle-ci a entrainé le départ de pas mal d’ONG et de certaines agences qui auraient pu constituer une alternative à l’absence de la MINUSMA. Aujourd’hui, le départ de la mission déclenche une spirale négative qui tire vers le bas tous les business liés aux multiples volets du mandat onusien. OUTIL NATIONAL PERTINENT – L’ampleur de ces impacts justifie donc pleinement le Plan stratégique national d’atténuation de l’impact socioéconomique du retrait de la Minusma et son plan d’actions 2024-2026 élaborés par le ministère de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Il s’agit d’un document de 52 pages abordant quatre axes stratégiques en fonction des mesures urgentes à prendre et du souci du développement socioéconomique du pays, tout en se basant sur la mise en œuvre des politiques et programmes existants. Le partage de ce document a eu lieu le 12 décembre dernier à la faveur d’un atelier organisé dans les locaux du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) en présence de la ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Bagayoko Aminata Traoré. Le document, élaboré de façon inclusive et participative, se veut un outil national pertinent, efficace et efficient, destiné à atténuer à tous les niveaux l’impact du retrait onusien. Ses axes traitent des mesures urgentes, du développement des compétences, de la promotion de l’emploi et de l’esprit d’entrepreneuriat, de l’appui aux entreprises et de la fourniture des services sociaux de base. Agir dans ces domaines permettra, entre autres, d’atténuer la pression sur les employés de la MINUSMA, d’assurer la promotion des ex-cadres de la Mission, de renforcer les capacités des jeunes femmes et de créer de nouveaux emplois en faveur des ex-employés de la MINUSMA. À ceci, s’ajoutent la relance des activités des entreprises à l’arrêt, le retour accru à l’école dans les localités ciblées ainsi que l’amélioration de l’offre de santé dans les localités. En la matière, le plan d’action de la stratégie s’étend sur trois ans, du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2026. Il coûtera 809,3 milliards de Fcfa avec une participation financière de 70% de l’État. Selon la ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, ces mesures constituent une réponse aux inquiétudes et appréhensions que nos citoyens des zones concernées peuvent ressentir dans le cadre de la fourniture des services sociaux de base. Expert en économie et président de l’Organisation des jeunes patrons du Mali, Cheick Oumar Soumano juge le document bien élaboré car la politique de la promotion de l’emploi doit intégrer dans sa logique la protection et la préservation de l’emploi créé. « Dans cette dynamique, note-t-il, le nombre de Maliens employés directement ou indirectement par la MINUSMA est énorme. » «Quand du jour au lendemain il est question que la MINUSMA se retire et que, par conséquent, la plupart de ces employés se retrouvent sans rien faire, cela peut véritablement donner sujets à réflexion», reconnait-il, en estimant que les autorités maliennes doivent être saluées pour la proactivité dont elles ont fait preuve en réfléchissant et en élaborant ce document de qualité. Pour lui, la promotion de l’emploi et tout ce qui touche à la politique de l’emploi, relève
Kayes : Le mouvement An Biko organise la 1ère édition du festival sous le vocable de » Kayi Kum Ben 2024″
Le mouvement politique et citoyen An Biko a organisé du 26 décembre 2023 au 10 janvier 2024, la 1ère édition du festival sous le vocable de » Kayi Kum Ben 2024″, à Kayes. C’est une initiative de la première responsable de l’organisation politique et citoyen, Mme Fatoumata Niane dite Batouly. L’objectif visé à travers ce festival est de permettre aux artistes locaux, nationaux et internationaux, ainsi que les ethnies qui composent le Mali de se produire sur une scène en exprimant leur authenticité, leur langage fort destiné à la paix, à la cohésion sociale et au vivre ensemble. Au delà du l’aspect festif, on a constaté et compris à travers ce festival un impact pluri dimensionnelles notamment le côté économique à travers l’organisation de la foire (plus de 83 stands et d’exposants) dont beaucoup d’exposants ont exprimé leur sentiment de satisfaction quant à l’organisation de cette foire qui somme toute leur ont permis de réaliser environ 40% de leur chiffre d’affaires. Le social était également au rendez vous avec plusieurs dons dans les orphelinats, structures de santé, infrastructures scolaires. Le festival a été officiellement ouvert le 29 décembre 2023, couplé à celui de la foire, qui a eu lieu au terrain Kass de Légal Ségou, un quartier populaire de la Région de Kayes. La cérémonie de lancement était co-présidée par le gouverneur de la Région de Kayes, le Colonel major Moussa Abdoulaye Soumaré et Mme Fatoumata Niane dite Batouly, promotrice du festival « Kayi akaum Ben 2024 ». « Je suis un gouverneur réellement comblé, car, une digne fille manifeste sa générosité dans la Région de Kayes et du Mali. Cette digne fille manifeste comme elle a l’habitude de faire, depuis trois ans, sa générosité, sa sympathie et son attachement à la région. Comment ne pas être heureux si on est gouverneur d’une région dont ses enfants contribuent à son développement », a évoqué le gouverneur de Kayes. Il a réitéré son accompagnement et de la population de Kayes. « Vous avez nos bénédictions. Et, nous en tant que administration publique, tout ce qui va dans le sens du développement de la région nous serons là pour soutenir et sommes là pour vous accompagner à l’atteinte de vos objectifs », a fait savoir le colonel major Moussa Abdoulaye Soumaré, gouverneur de Kayes. La vice présidente du mouvement An Biko, Mme Touré Binta Niane, a rappelé que ce festival se veut de rassembler les jeunes du Mali, de Kayes à Kidal, afin de montrer l’unité du Mali et faire savoir que le Mali est Un et Indivisible. La vice présidente a également rappelé que ce festival, à travers la foire, veut montrer aux opérateurs économiques et partenaires que Kayes a besoin des investisseurs dans plusieurs domaines de développement. « Batouly est en train de faire de son mieux mais, si d’autres viennent s’ajouter à elle, cela boostera davantage l’économie et le développement de la Région », a expliqué Mme Touré Binta Niane. Arrivée dans la capitale des Rails, sa ville natale, le 28 décembre dernier, la présidente du mouvement An Biko, Mme Fatoumata Niane a été accueillie par des Kayesiens et Kayesiennes de la manière impressionnante, à la gare ferroviaire de Kayes. Très émue, pour cet accueil exceptionnel, Batouly a remercié la population de Kayes et les Hommes de médias pour l’accueil qui lui a été réservé. Le séjour de la première responsable du mouvement politique et citoyen à Kayes n’a pas été de tout repos. En marge du festival « Kayi Kum Ben 2024 », Mme Fatoumata Niane a célébré le réveillon de 2023, présidé des cérémonies de remises de dons et inaugurations des réalisations par le mouvement An Biko et installation de 20 premiers sur 100 jeunes dans plusieurs domaines de développement. Mme Fatoumata Niane dite Batouly a, dans le cadre de ces réalisations (rénovation et réhabilitation des infrastructures scolaires) inauguré le lycée Dougoukolo Konaré de Kayes. C’est un établissement scolaire construit en 1975. 44 sur 45 Salles de classes ont été entièrement rénovées plus des toilettes, un terrain de basketball construit dans la cour et dons de 40 lampadaires pour éclairer la cour de l’établissement scolaire, qui compte plus de 3 000 élèves et d’une centaine d’enseignants, après la cérémonie inaugurale elle a visité les locaux du lycée, qu’elle a effectué une partie de ses études secondaires. Batouly a également rénové entièrement le groupe scolaire du quartier Khasso de Kayes et le groupe scolaire du quartier liberté et des dons de table- bancs. Mme Fatoumata Niane a visité l’hôpital Alfousseyni Daou de Kayes et fait dons de kits sanitaires composés des moustiquaires, des draps et des savons. Le séjour de la présidente du mouvement politique et citoyen An-biko, a été également marquée par visite et remise d’importantes quantités de kits alimentaires et sanitaires à l’orphelinat de Khouloum dans le quartier Kayes n’di (Attbougou). 40 lampadaires remis aux habitants du quartier de Kayes n’di. La native de la capitale des Rails a visité le centre de formation An Biko pour les femmes de Kayes, au quartier liberté, afin de s’imprégner du bon fonctionnement du centre. Et, aussi dans le cadre du festival « Kayi Kum Ben 2024 », elle a présidé les cérémonies de « Somonofoli » et courses de pirogues au bord du fleuve de Légal Ségou. La réalisation de ces projets et dons a été accueillie avec un grand soulagement par la population de Kayes et les autorités de la région. Mme Fatoumata Niane Batouly a, pendant son séjour à Kayes, rendu des visites de courtoisie à des chefs de quartier et des autorités coutumières notamment le chef de coordination des quartiers de Kayes, Moussa Diarra, qui lui a décerné une attestation pour ses œuvres de bienfaisances dans les quartiers de Kayes et pour les bons et loyaux services rendus. Ce n’est pas tout, partout où elle est passée, elle a été accueillie avec tous les honneurs par la population et les bénéficiaires de ses actions humanitaires. Le proviseur du lycée Dougoukolo Konaré, Sékou Tahara Traoré lui a délivré une attestation de reconnaissance pour la réhabilitation et rénovation d’infrastructures au lycée
SEBA 2023 : Un atelier de recyclage pour sensibiliser les enfants sur les questions d’environnement
Le mardi 25 décembre 2023, s’est tenu un atelier de recyclage au sein de la cité des enfants dans le cadre de la 6ème édition du Salon de l’enfance de Bamako. Une initiative d’une importance capitale pour lutter contre le changement climatique et préserver notre environnement. Le Conseiller Technique du ministère de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille (MPFEF) s’est rendu en premier lieu à cet événement, accompagné de la Directrice de la cité des enfants. Le Conseiller Technique, conscient de l’importance de sensibiliser les enfants dès leur plus jeune âge, n’a pas hésité une seule seconde à saluer et encourager les participants de l’atelier. Il a également transmis les salutations de Madame la Ministre, fière de l’engagement des jeunes en faveur de l’environnement. Au cours de son intervention, le Conseiller Technique a pris le temps d’expliquer aux enfants l’utilité des différents matériaux tels que le plastique, les bidons ou encore les pneus, qui peuvent être utilisés comme moyens de protection et d’embellissement de notre environnement. Les jeunes participants étaient ravis des précieux conseils reçus et ont apprécié le dialogue établi avec le Conseiller Technique. Pour clôturer cet atelier enrichissant, les organisateurs ont proposé une petite activité afin de stimuler le bien-être et la joie des enfants. Ce moment a permis de renforcer leur sensibilisation à l’importance de préserver notre environnement. L’atelier de recyclage a ainsi pris fin, laissant derrière lui des enfants motivés et conscients de leur rôle crucial dans la préservation de notre planète. Une belle initiative qui contribue à former une génération engagée et soucieuse de l’environnement. Abrahamame Ag Mohamed
Mali : Le chef de l’État reçoit le rapport du Forum national de relance économique
Bamako, 09 janv (AMAP) Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Mandiou Simpara, a remis officiellement, lundi, au palais de Koulouba, le rapport du Forum national de relance économique au chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. Dans son rôle de force d’analyse, de diagnostic et de propositions, la CCIM a mobilisé les acteurs économiques les 30 et 31 mars derniers, à Ségou 9Centre), pour se poser les bonnes questions, mener les bonnes réflexions et proposer les vraies solutions à la relance économique post-crise. Cette rencontre a formulé des recommandations qui touchent le cadre institutionnel, la stratégie industrielle, la stratégie opérationnelle des filières, la stratégie d’exploitation des filières, le dispositif de financement, les infrastructures de supports à l’activité économique, le commerce et les collectivités territoriales. Tout en remerciant le président de la Transition pour son accompagnement dans la tenue de ce Forum, Mandiou Simpara a indiqué que la mise en œuvre de ces recommandations permettra au Mali de se donner des chances de réaliser son développement économique. Dans un exposé synthétique sur le Forum, le président du comité stratégique, Mamadou Tiéni Konaté, a identifié, entre autres, la promotion des produits locaux, le soutien au secteur privé pour aller de l’agriculture vivrière à celle industrielle avec à la clé la mise en valeur de plusieurs filières. « C’est pourquoi, nous avons voulu que le secteur privé soit au centre de l’opérationnalisation du Forum », a-t-il soutenu. il a été proposé également l’implication des entreprises nationales dans le domaine minier pour offrir des produits compétitifs dans la sous-région. Bref, en promettant tout accompagnement de la Chambre pour le rayonnement du Mali Kura, le président du comité stratégique du Forum a souhaité que le président de la Transition fasse bon usage du rapport pour l’essor économique du Mali. Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, la présence du Premier ministre à ce rendez-vous à Ségou montre tout l’intérêt que le gouvernement porte au projet. M, Diallo a souligné aussi, qu’en plaçant l’industrialisation au cœur de l’opérationnalisation des filières, les conclusions et les recommandations du Forum de Ségou s’inscrivent parfaitement dans la vision stratégique tracée par le colonel Assimi Goïta. Le ministre Diallo a soutenu que la promotion des petites, moyennes et grandes industries, pour assurer la transformation de la production agricole, la création d’emplois, de richesses et la redistribution de revenus, n’est pas une urgence, mais une exigence. Il a précisé qu’il ne s’agit aucunement d’opposer le secteur du commerce à celui de l’industrie. Mais, plutôt, d’assurer la synergie et la complémentarité entre les deux secteurs pour permettre leur plus grande contribution à la croissance économique de notre pays. Le Forum s’est également penché, notamment, sur la mise en place d’un comité paritaire État/secteur privé pour le suivi des conclusions et recommandations. La cérémonie de remise a enregistré la présence du président du Conseil national de Transition, (CNT), le colonel Malick Diaw, du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, accompagné des membres du gouvernement. Étaient également présents le président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck Bally, et d’autres responsables de la CCIM. OD/MD (AMAP)

