Visite à la Mine de Goulamina, 5è plus grand gisement de lithium au monde

Bamako, 18 sept (AMAP) Le Mali est en bonne voie pour devenir premier producteur ouest-africain de lithium avec la mine de Goulamina, située à 65 km de Bougouni (Sud) dans la Commune rurale de Danou, classée 5è plus grand gisement d’extraction de ce minerai au monde. A l’initiative des premiers responsables du projet, une équipe d’hommes de média a effectué vendredi dernier, le déplacement à Goulamina pour s’informer du processus d’exploitation, de production et d’exportation du lithium. Le directeur général de la société Lithium du Mali SA (LMSA), Seydou Sémega, a d’abord précisé les mesures de sécurité à respecter. Ensuite, s’en est suivi un long briefing sur le projet de Goulamina au cours duquel, il a relevé que le site utilise un permis d’exploitation d’environ 100 km2 dont 17 exploités à présent. Seydou Sémega a aussi rappelé que les travaux de construction ont débuté en juin 2022. Selon lui, à ce jour le site est à 50% de réalisation avec un pourcentage d’exécution de 61 milliards de Fcfa sur 200 milliards de Fcfa du coût d’investissement du projet sur deux ans. L’exploitation du site est d’une durée de 23 ans et totalement réhabilitable. S’agissant du lithium, le géologue Souleymane Berthé a expliqué qu’il est utilisé dans la fabrication des batteries, véhicules, smartphones et médicaments. Il est contenu dans un minerai appelé spodumène qui est extrait dans un ensemble de roches appelé pegmatite. En ce qui concerne les opérations de Goulamina, le directeur du projet de construction, Bolaji Okobajo, a déclaré que la finition partielle de l’usine commencera en février 2024. Les premières extractions se dérouleront en avril 2024. Et le produit fini sera disponible en juin 2024. Il a, aussi, souligné que 211 millions de tonnes de minerais ont été détectées, soit 1,37% de lithium par tonne pour un total de 2,9 millions de tonnes de lithium avec une extraction de 12 millions de tonnes par an et un traitement de 2,5 millions de tonnes par an. Après les présentations, les visiteurs ont fait faire le tour du site. On pouvait observer des grosses machines, notamment des concasseurs, des broyeurs et des moulins. Les minerais passeront étape par étape dans chacune de ses machines jusqu’à l’obtention du concentré de spodumène. L’ingénieur en génie civil, Moustaph Sidibé, a détaillé les différents processus. Il a précisé que pour une première phase, le produit fini sera exporté vers le port d’Abidjan et de San Pedro, en Côte d’Ivoire, ensuite expédié en Chine. La sécurité des travailleurs reste au centre des préoccupations. Selon ses responsables, le site a une approche bien structurée et contrôlée en ce qui concerne les urgences. Il s’agit d’un numéro vert accessible pour les cas d’accidents et autres risques. Et aussi des équipements de sécurité obligatoires. Créée en mars 2022, la société LMSA emploie 1 312 travailleurs à ce jour sur le site dont 95% sont des Maliens. La population locale représente une grande partie des effectifs. En outre, le directeur général, Seydou Sémega, a confirmé que la dimension environnementale fait partie des préoccupations de son groupe minier. KO/MD (AMAP)        

Code minier : Rencontre d’information du ministre Amadou Keita avec les acteurs du secteur

Bamako, 18 sept (AMAP) Le Mali dispose désormais d’un nouveau Code minier et, surtout, d’une loi relative au contenu local. Cette loi accorde une grande importance au développement des entreprises nationales, aux sous-traitants et aux fournisseurs de biens et services afin de faire profiter d’avantage les Maliens de l’exploitation des ressources minières nationales. C’est dans cet esprit que le ministre des Mines, Pr Amadou Keïta, a rencontre, lundi, dans les locaux de son département, de les acteurs du secteur. Il s’agissait de les informer sur les grandes orientations et de recueillir leurs préoccupations. Mais, surtout, de porter à leur connaissance les nouvelles dispositions dans l’exploitation des mines. Au cours des échanges, les participants organisés en regroupement, ont soulevé des préoccupations et des attentes relatives à l’application de la nouvelle loi, la confiance des entreprises minières aux entreprises nationales, le payement des travaux exécutés des entreprises nationales, la gestion des sociétés étrangère au regard de la nouvelle loi . Sans oublier, la mise place d’un programme global entre l’État et les entreprises, mais aussi la question du financement pour permettre aux banques d’accompagner les sociétés nationales. Et, surtout, de savoir les mécanismes dont dispose l’État pour contraindre les sociétés minières à respecter la loi et la prise en charge de la question du genre dans le contenu local. «Nous avons souhaité vous rencontrer, aujourd’hui, pour porter à votre connaissance cette importante loi relative au contenu local. Il était important, après l’adoption de cette loi, que nous nous rencontrons pour faire connaissance et, aussi, pour se mettre en ordre de bataille afin que nous puissions tirer le maximum de profit de cette loi», a, d’entrée de jeu, dit le ministre Amadou Keita. Il a rappelé que l’adoption du nouveau Code minier et de la loi sur le contenu local découle de « la ferme volonté des plus hautes autorités pour que le secteur minier puisse véritablement être intégré à l’économie nationale afin que l’exploitation minière puisse contribuer au développement de notre pays. » Selon le ministre, l’objectif de cette loi est de faire en sorte que les sociétés minières soient obligées de recourir aux entreprises nationales, aux communautés locales et aux produits de fabrication locale dans leurs activités. À ce propos, il a estimé qu’ « il faut aussi préparer ces entreprises, en conséquence, pour être en capacité d’offrir les services selon le standard requis. » POUR QUE L’OR BRILLE POUR TOUS LES MALIENS  – Le ministre des Mines a aussi a relevé que le contenu local fera en sorte que les nationaux, en ce qui concerne l’emploi, les entreprises nationales et les communautés locales, puissent avoir la priorité dans toutes les activités minières. Selon lui, son département est en train de travailler sur les aspects juridiques pour donner un contenu réel à cette loi qui renvoie à des décrets d’application. «Si nous disions qu’il faut donner la priorité aux Maliens dans l’emploi, cela veut dire que nous devrons mettre l’accent sur la formation des ressources humaines. C’est pourquoi, nous sommes en train de travailler sur l’écosystème du secteur minier, en essayant de comprendre les différentes activités, les différents acteurs qui interviennent, en termes de fourniture des services, biens, mais aussi de formation de ressources humaines pour maitriser l’ensemble du contour de la question», a assuré le ministre. En réponse à certaines quelques questions, le conseiller technique au ministère chargé des Mines, Lassana Guindo, a précisé que la loi sur le contenu local stipule qu’une société nationale est celle qui est détenue à 51 % par des nationaux. «C’est un souhait que les activités soient exécutées par des sociétés de droit malien, mais il n’est pas dit qu’il est interdit qu’une société étrangère puisse exécuter des activités», a-t-il clarifié. Par rapport à la date d’application de la loi, il a expliqué que cette loi est déjà rentrée en vigueur, depuis sa promulgation le 29 août dernier. «Mais, pour le moment, nous avons des difficultés d’application parce que les décrets d’application ne sont encore pris. Nous avons élaboré ces décrets et nous sommes en train de travailler la dessus», a déclaré le conseiller technique chargé des Mines. Au nom du groupement de l’extraction minière, Yaya Traoré a exprimé sa satisfaction après la rencontre. «Grâce à cette première rencontre de prise de contact, nous les sociétés sous-traitantes de la place avons compris que les autorités sont prêtes à soutenir les structures locales pour que l’or puisse briller pour les Maliens», a-t-il dit. MS/MD (AMAP)      

Beijing : L’artiste Moussa Dembélé honore le Mali à travers son œuvre « L’unification »

Par Aminata Dindi SISSOKO Envoyée spéciale à Beijing Beijing, 19 sept (AMAP) Le jeune artiste-peintre et designer malien, Moussa Dembélé, figure parmi les gagnants du premier prix du concours de peinture « Mon rêve », auquel ont participé plus de 2 000 jeunes de 40 pays africains. Le lauréat malien a reçu, mercredi, à Beijing sa récompense au cours d’une cérémonie officielle couplée au « Dialogue entre taïkonautes chinois et les jeunes africains », à Diaoyutai State Guesthouse, une maison des hôtes d’Etat. Les jeunes africains expriment depuis longtemps leur vif intérêt pour l’espace et leur désir de « voler dans l’espace » un jour. La Chine est disposée à contribuer à la réalisation de ce « rêve africain ». C’est dans ce cadre que le secrétariat du Comité de suivi du Forum sur la Coopération sino-africaine (FOCAC) et le Bureau d’ingénierie des vols spatiaux habités de Chine ont organisé conjointement, en mars dernier, ce concours de peinture. A la suite de ce concours, la partie chinoise et la partie africaine ont sélectionné conjointement 10 gagnants pour le premier prix, 15 pour le deuxième prix et 25 pour le troisième prix. L’œuvre « L’unification » de Moussa Dembélé figure parmi les gagnants du premier prix. Les trois taïkonautes composant l’équipage de Shenzhou-16 l’ont déjà transporté à bord avec 9 autres de l’Algérie, la République démocratique du Congo (RDC), l’Égypte, Madagascar, l’Ile Maurice, le Nigéria, la Somalie, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe. Actuellement, le tableau du jeune malien se trouve à la station spatiale chinoise qui accueille la première exposition internationale de peintures, mettant en vedette des œuvres d’adolescents africains. D’une dimension de 40cm de haut sur 24cm de large, il est composé d’un châssis sur lequel une toile peignée d’images de deux mains, l’une tient le fil et l’autre tient l’aigu sur un fond multicolore cousu par ces deux mains à l’aide d’un fil et d’une aiguille. Chaque couleur représente un peuple, les deux mains signifient la volonté de s’unir. Le fil blanc, c’est la paix et l’aiguille le courage. Le rêve malien de Moussa Dembélé a ainsi volé dans l’espace avec le vaisseau spatial habitué chinois Shenzhou-16. « J’éprouve un sentiment de fierté d’être sélectionné parmi les gagnants du premier prix. Je suis ravi de savoir que mon œuvre figure parmi les meilleurs tableaux se trouvant actuellement exposé à la station spatiale chinoise » a dit Moussa Dembélé, aux anges lors de la cérémonie. Selon lui, dans un contexte de crise socio-politique et sécuritaire, l’arme la plus efficace d’un artiste c’est son pinceau et son art. « J’ai conçu cette œuvre pour l’unité du Mali qui aboutira à la paix ». Il a remercié les organisateurs du concours et salué la coopération fructueuse entre la Chine et l’Afrique et, particulièrement, entre la Chine et le Mali. « C’est une nouvelle ère qui s’ouvre dans la coopération sino-africaine dans le domaine artistique. La jeunesse africaine a besoin de prendre part au rayonnement des relations sino-africaine » a-t-il-dit, souhaitant que cette sélection lui ouvre les portes des expositions nationales et internationales. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs officiels chinois, des responsables du FOCAC et de plusieurs représentants diplomatiques africains à Beijing, notamment l’ambassadeur du Mali à Pékin, le général Didier Dacko. Le diplomate malien a exprimé toute sa fierté de voir le Mali parmi les lauréats de ce concours. Il a félicité et encouragé le jeune peintre. Au cours de la cérémonie, les jeunes Africains, par visioconférence, ont conversé avec des astronautes chinois et exprimé un vif intérêt pour l’espace et l’aérospatiale. Quant à Moussa Dembélé, il a rejoint le Mali vendredi. ADS/MD (AMAP)

Concours de meilleures productions médiatiques sur les zoonoses : Fatoumata Napho de l’Essor, lauréate en presse écrite

Bamako, 18 sept (AMAP) La journaliste de l’Essor, Fatoumata Napho, a remporté le concours des meilleures productions médiatiques sur l’approche «Une seule santé» et la prévention des maladies zoonotiques avec son article intitulé Zoonoses : un risque pour les humains, dans la catégorie presse écrite. La deuxième place est revenue à Lassana Coulibaly en presse écrite. Dans la catégorie presse en ligne, Mohamed Kanouté de Mali 24 a occupé la plus haute marche du podium. Son dauphin est Youba Doumbia de Mali-tribune. Pour la catégorie TV, Madi Bagayoko de TS.com a reçu le seul prix dans cette catégorie. D’autres confrères se sont distingués dans ce concours, notamment dans la catégorie radio. Maimouna Ibrahim Maïga de Radio Kledu est devenue la lauréate, suivie de Papa Kanda Kelly de la Radio Sagha de Mopti. Les résultats du concours, à l’initiative du Réseau des medias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) sur financement de Breackthrough Mali, ont été proclamés, jeudi dernier à la Maison de la presse. La cérémonie a enregistré la présence de la directrice de Breackthrough action Mali, Dr Traoré Aoua Konaré, de la représentante de la plateforme «Une seule santé», Youma Sall, et du représentant de la Maison de la presse. Les critères du concours ont mis l’accent sur l’originalité du travail, le style journaliste, le format, les sources, l’actualité. Les premiers de chaque catégorie ont reçues chacun un ordinateur portable. Les deuxièmes ont tous bénéficié d’un téléphone portable. La directrice de Breackthrough, Dr Traoré Aoua Konaré, s’est dit convaincue que « tous les candidats ont bien travaillé mais, surtout, sûre qu’ils vont continuer dans ce sens. » Selon elle, 75% des maladies infectieuses sont d’origine animale. Il se trouve que ces maladies ne sont pas bien connues de la population et comme les journalistes constituent un créneau de partage d’information pour renseigner la population sur ces différentes maladies. « C’est pourquoi, au-delà du concours, la responsable de Breackthrough a incité ces derniers encore continuer à informer et sensibiliser la population. » Pour la représentante de la plateforme «Une seule santé», la lutte contre la maladie passe par la promotion de la santé et celle-ci est basée sur l’approche «Une seule santé». « Les zoonoses sont des maladies émergentes. C’est pourquoi, les journalistes qui s’occupent des questions de santé ont exprimé la nécessité de jouer leur rôle dans la sensibilisation pour que ces maladies soient connues du grand public parce que la prévention contre la maladie passe aussi par les médias », a-t-elle expliqué. Maimouna Ibrahim Maïga, lauréate explique que ce concours a été une expérience enrichissante pour elle puisque qu’elle « appris beaucoup de choses sur les zoonoses pour ensuite les transmettre au public. » Elle se dit fière d’elle-même, avant de souhaiter continuer « à éclairer davantage le public sur les dangers de ces maladies. » Fatoumata Napho n’a pas dit pas le contraire. Celle qui anime les pages santé au quotidien national explique : «Je me disais que je pouvais participer à ce concours pour, non seulement informer la population par rapport aux zoonoses mais, aussi, sensibiliser cette population par rapport au danger». NS/MD (AMAP)     Nahawa SANGARE        

Coupe du monde U17 de football : Le Mali dans la poule B

Bamako, 18 sept (AMAP) Le Mali a hérité du groupe B, plutôt abordable et affrontera l’Espagne, quatre fois finaliste (1991, 2003, 2007 et 2017), le Canada, finaliste en 2011 et  l’Ouzbékistan qui va jouer son troisième Mondial, après 2013 (éliminé en huitième de finale) et 2011 quart de finaliste. Selon le tirage au sort de la phase de poules de la Coupe du monde U17 a été effectué vendredi dernier à Zurich (Suisse), au siège de la Fédération internationale de football (Fifa), les 24 nations ont été réparties entre six groupes. Les Aiglonnets (surnom de la sélection nationale malienne U17), finaliste en 2015 (battus par le Nigéria 2-0, en Chili) auront leur mot à dire dans ce groupe. Le Mali débute sa campagne le 10 novembre contre l’Ouzbékistan avant d’affronter la favorite de la poule, l’Espagne, le 13 novembre, et de terminer la phase de poule le 16 novembre contre le Canada. Pour les autres sélections africaines, le Sénégal, champion d’Afrique, est dans le groupe D avec l’Argentine, le Japon et la Pologne. Le Maroc, vice-champion, est tombé dans la poule A avec l’Indonésie, pays hôte de la compétition, l’Equateur et le Panama, tandis que le Burkina Faso est en compagnie de la France, la Corée du Sud et les Etats-Unis dans la poule E. Les deux premiers de chaque groupe, ainsi que les quatre meilleurs troisièmes, accéderont aux huitièmes de finale. La compétition aura lieu du 10 novembre au 2 décembre 2023 en Indonésie.  Les matches se disputeront dans quatre villes : Surabaya, Surakarta, Jakarta et Bandung. BK/MD (AMAP)

Défense et terrorisme : le Mali, le Burkina Faso et le Niger créent l’Alliance des États du Sahel (AES)

Bamako, 18 sept (AMAP) Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont créé une organisation dénommée Alliance des États du Sahel (AES) à travers un document intitulé « la Charte du Liptako Gourma » dont l’article 2 indique que l’objectif de l’AES est d’établir une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle aux parties contractantes. Le document été paraphé, samedi, par les chefs d’Etat des trois pays en Transition, a annoncé le ministre malien des Affaires étrangères et de la  coopération internationale, Abdoulaye Diop dans la salle de conférences de son département. Lors d’un point de presse, M. Diop, a indiqué que les chefs d’Etat des trois pays, le général Abdourahamane Tchiani du Niger, le colonel Assimi Goïta du Mali et le capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, ont ainsi manifesté leur « volonté commune de raffermir les relations entre leur pays, notamment en matière de défense opérationnelle des territoires communs.» La Charte du Liptako Gourma est un document de 17 articles. Les parties contractantes mettront « en place ultérieurement les organes nécessaires au fonctionnement, les mécanismes subséquents de l’Alliance et définir les modalités de fonctionnement », indique l’article 3 de la Charte. L’article 5 dispose que « les parties contractantes s’engagent à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et la criminalité en bande organisée dans l’espace commun de l’Alliance. » DÉNONCIATION – Concernant la dénonciation, il prévu que la Charte peut être dénoncée par toute partie contractante. A ce propos, la dénonciation doit être notifiée par son auteur à toutes les autres parties signataires de la Charte, par lettre transmise par voie diplomatique avec accusé de réception et un préavis de six (06) mois, note le document. Il souligne également que la Charte sera complétée par des textes additionnels, en vue de la mise en œuvre des dispositions prévues à l’article 3. Selon les dispositions de l’article 17 du document, la République du Mali, est désigné « dépositaire de la Charte du Liptako Gourma ». A cet effet, il est chargé de transmettre des copies certifiées aux autres Etats parties. Par conséquent, le Mali reçoit et soumet à la décision unanime des Etats parties « toute nouvelle demande d’adhésion à l’Alliance, conformément aux dispositions prévues à l’article 11 de la Charte. » « Les Parties acceptent les termes de la présente Charte qui entre en vigueur dès sa signature par toutes les Parties. » Le ministre Diop avait à ses côtés son collègue de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara. L’évènement a, aussi, enregistré la présence de fortes délégations venues de Ouagadougou et de Niamey. Il s’agit notamment de Mme Olivia Rouamba, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, du colonel-major Abdourahamane Amadou, ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture, porte-parole du gouvernement du Niger, assurant l’intérim du chef de la diplomatie nigérienne ainsi que du colonel Sani Sahani, secrétaire permanent du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) du Niger. AT/MD (AMAP)  

L’Armée malienne traque les terroristes dans les secteurs de Ber et Almoustarat (Nord)

Bamako, 15 sept (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé, mercredi, de nombreux terroristes dans le Nord-Est de Ber (Région de Tombouctou) et dans le secteur d’Almoustarat (Région de Gao), a annoncé l’état-major général des Armées. La même source précise : « les observations aériennes ont permis de confirmer les informations faisant état de regroupements massifs de terroristes au Nord de Ber, dans l’après-midi du 13 septembre, en préparation d’attaques aux véhicules piégés contre les militaires et les populations civiles, à l’instar de l’attaque ignoble du bateau Tombouctou le 7 septembre dernier. » La hiérarchie militaire indique que les frappes aériennes ont ciblé plusieurs véhicules, des motos et des combattants terroristes, à 38 km au Nord-Est de Ber. «Ces frappes (ont été) très concluantes avec la destruction des cibles sont en cours d’évaluation», souligne l’Armée. Elle ajoute, par ailleurs, que « dans la même matinée du 13 septembre dernier, des missions de reconnaissance offensives et frappes dans le secteur d’Almoustarat ont visé un regroupement terroriste avec la confirmation de la destruction de trois véhicules avec les combattants estimés à plus de la dizaine, tous neutralisés. » Les FAMa assurent que la lutte contre les terroristes va se poursuivre dans le strict respect du Droit international humanitaire. Elles présentent ces actions offensives comme « des réponses aux actes terroristes posés récemment contre les Forces de défense et de sécurité, ainsi que les populations civiles » dans diverses localités du Nord du pays. Mardi dernier, l’Armée a répliqué à une attaque des groupes terroristes contre la ville de Bourem (Nord). Les affrontements se sont soldés par la neutralisation de 46 assaillants dont trois chefs terroristes. SS/MD (AMAP)

Les états généraux sur l’entretien routier pour un diagnostic sans complaisance

Bamako, 15 sept (AMAP) Les états généraux sur l’entretien routier se tiennent, ouverts, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) sont destinés à toucher du doigt les préoccupations liées à l’entretien de nos routes lors d’échanges, dans un cadre participatif et inclusif, sur les voies et moyens de les préserver. Présentant la situation du patrimoine routier, la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a révélé que le pays a 25 692 km de routes aménagées sur le réseau classé dont 6 511 km de routes revêtues, soit 25,34%. S’y ajoutent 19 180 km de routes en terre moderne et de pistes améliorées, soit 74,66%, et 5 936 km de routes revêtues constituées essentiellement de Routes nationales (RN) dont 2 340 km sont en bon état, 2 086 km en état passable et 1 510 km en mauvais état. «L’entretien routier demeure problématique et le dispositif n’a pas crû en efficacité et en efficience. La réalisation des travaux d’entretien routier se heurte à d’énormes difficultés», a déploré la ministre. Au nombre de ces difficultés, Mme Dembélé Madina Sissoko a cité la mobilisation des ressources financières, l’insuffisance de moyens matériels et humains des services déconcentrés en charge des routes. Il y a, aussi, le vieillissement du réseau routier actuel (l’âge moyen des routes au Mali est compris entre 15 et 20 ans), « l’occupation de la chaussée et de ses dépendances par les riverains, les interventions de concessionnaires du réseau d’utilité public de l’eau, de l’électricité et des télécommunications dans l’emprise de la route. » Autres difficultés : la surcharge généralisée sur les routes, le non-respect des engagements des missions de contrôle et des entreprises, dû notamment « au faible niveau de qualification du personnel » déployé à cet effet et la mauvaise exécution des travaux. C’est au regard de ces constats majeurs que, le ministère des Transports a obtenu l’appui du gouvernement à la tenue des assises de l’entretien routier. «La situation évoquée par la ministre interpelle et justifie amplement la tenue des présentes assises, en vue d’approfondir la réflexion sur le cadre juridique et institutionnel de l’entretien routier issu des réformes et d’évaluer les performances de la stratégie et du système de gestion mis en place », a soutenu le Premier ministre. Dr Choguel Kokalla Maïga, qui a présidé l’ouverture des travaux, a estimé qu’ « il appartient aux participants de poser un diagnostic sans complaisance de l’entretien routier, au prix d’une remise en cause des habitudes néfastes constatées et des acquis engrangés. » Cela « afin de prendre en charge, opportunément, les préoccupations de nos concitoyens qui sont nombreuses et légitimes face à la situation de l’état des routes dans notre pays. » Le chef du gouvernement a insisté sur le rôle de supervision de l’administration, qui est déterminant dans le respect des délais de réalisation des infrastructures routières et la qualité des travaux d’entretien routier exécutés par les entreprises. «Les prérogatives de puissance publique vous sont attribuées par les textes, incluant le cas échéant le pouvoir de sanction des entreprises et des bureaux de contrôle défaillants. Ces prérogatives accroissent votre responsabilité dans la réalisation du service public auquel participent les autres acteurs de l’entretien routier», a-t-il dit. Il a exhorté les entreprises et bureaux de contrôle partenaires dotés d’un statut de droit privé, qui participent, par le biais des marchés et contrats, à l’exécution du service public d’entretien routier, à faire preuve de loyauté et de professionnalisme. « Le gouvernement du Mali entend la «Vox populi» sur les préoccupations nationales et ne ménagera aucun effort pour améliorer l’état des routes dans notre pays et, partant, la sécurité de ses usagers», a assuré Dr Choguel Kokalla Maïga. Dans cette perspective, il a engagé le gouvernement, à travers le ministère des Transports et des Infrastructures, « à mettre en place un dispositif de suivi pour s’assurer de la mise en œuvre des recommandations pertinentes et des propositions concrètes qui seront issues des présentes assises conformément à la vision du président de la Transition. » Plusieurs acteurs prennent part à ce grand débat sur la problématique de l’entretien routier. Ils aborderont, sans complaisance, des thématiques aussi variées que la gestion du réseau routier, le financement de l’entretien routier, la passation des marchés publics et l’exécution des travaux d’entretien routier. BBC/MD (AMAP)

Transparence dans les industries extractives : Le Mali peaufine son rapport annuel d’avancement 2021

Bamako, 15 sept (AMAP) Le comité de pilotage de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE-Mali) a analysé, jeudi, le rapport annuel d’avancement 2021 (RAA 2021) afin d’y apporter des observations pertinentes pour sa validation. Cette 3è session ordinaire au titre de l’année 2023 intervient après un atelier tenu récemment à Bougouni (Sud), où les participants ont procédé à l’auto-évaluation des mesures correctives afin d’entamer la validation du Mali qui commence le 1er octobre prochain. Ils ont alors élaboré un tableau de bord de mise en œuvre des exigences ciblées par cette validation, en l’occurrence celles liées à l’engagement de l’État et de la société civile, à l’octroi des licences… «L’essentiel de nos efforts, durant ces quelques jours qui nous séparent du début des processus de cette validation, doit être focalisé sur la mise en application de ces exigences», a déclaré le secrétaire général du ministère des Mines, Soussourou Dembélé, qui a presidé es travaux dans les locaux du départment. M. Dembélé a, ensuite, évoqué l’analyse et la validation du RAA 2021 comme le principal point inscrit à l’ordre du jour de cette troisième session. Ce document devrait être validé depuis 2022, mais le processus a pris du retard pour des raisons d’amélioration de son contenu. Cette rencontre a donné l’opportunité d’échanger sur les problématiques liées aux impacts environnementaux des exploitations artisanales et autres, d’évaluer les enjeux et les défis pour un meilleur encadrement de ce secteur. Cela a été, également, l’occasion de vérifier l’état des préparatifs de la dissémination des rapports Itie 2020 et 2021. «Le devoir de restitution et d’échange sur les enseignements tirés des rapports Itie nous incite à disséminer avant octobre 2023, les rapports 2020 et 2021 dans les zones minières», a déclaré le secrétaire général du département en charge des Mines. “Cela, a-t-il poursuivi, va accentuer le débat public sur la gestion du secteur extractif et faire remonter les appréhensions des communautés locales sur l’exploitation des ressources minérales. “ Soussourou Dembélé a insisté sur l’objectif ultime de cette session : la réussite de la validation du Mali au terme du processus qui commencera le 1er octobre prochain. L’ITIE est une norme mondiale qui défend l’amélioration de la transparence dans la gestion des revenus et l’obligation de redevabilité dans les secteurs pétrolier, gazier et minier. Le secrétaire général du département des Mines avait à ses côtés, le secrétaire permanent de l’ITIE-Mali, Samou Sidibé, et le directeur général de la Direction nationale de la géologie et des mines, Cheick Fanta Mady Keïta. AD/MD (AMAP)

Défense nationale : Le Mali peut désormais compter sur ses réservistes (Conseil des ministres)

Bamako, 15 sept (AMAP) Le Statut particulier de la réserve des Forces armées et de sécurité maliennes, adopté par le Conseil des ministres, mercredi dernier, prévoit une autre forme de mobilisation pour renforcer les effectifs des Forces de défense et de sécurité. Selon le communiqué du Conseil, ce statut est élaboré en application des dispositions de l’Ordonnance n° 2023-015/PT-RM du 21 mars 2023 portant Statut général des militaires, ainsi que de celles de la Loi n°2016-038 du 07 juillet 2016 portant institution du Service national des jeunes (SNJ). En temps de crise, comme le stipule l’article 24 de la Constitution, «la défense de la patrie est un devoir pour tout citoyen. Tous les citoyens âgés de 18 ans au moins peuvent être mobilisés aux côtés des Forces armées et de sécurité pour la défense de la patrie». La réserve est constituée de personnes appelées réservistes n’appartenant pas à l’Armée d’active mais formées pour renforcer ou apporter un concours aux Forces armées maliennes dans le cadre de la défense nationale. Pour parvenir à un résultat tangible, ce projet distingue deux types de réserves : stratégique et opérationnelle. « La première, précise le communiqué du Conseil des ministres, est constituée des personnels du contingent du Service national des jeunes ayant accompli le service militaire, des militaires dont la démission a été régulièrement acceptée, des militaires admis à faire valoir leur droit à la retraite et durant le temps où ils sont soumis à une obligation de disponibilité qui est de cinq ans. » Sont également concernés des volontaires ayant souscrit un engagement et toute autre personne ayant accompli le service militaire. « Lorsque cette réserve stratégique est mise à la disposition du chef d’état-major des Armées, elle est dite opérationnelle. » Ainsi, les réservistes mobilisés seront soumis au Statut général des militaires et à toutes autres dispositions législatives et règlementaires en vigueur régissant les militaires. À travers ce décret, il s’agit « de déterminer l’état des réservistes et les conditions de leur mobilisation ; d’assurer les garanties d’un renfort capital en cas de crise, de catastrophe naturelle ou de guerre. » Mais, également. d’apporter un haut niveau de compétences supplémentaires aux Forces armées et de sécurité, et d’encourager les jeunes à contribuer à la défense de la nation. Le décret adopté en Conseil des ministres réaffirme « la volonté inébranlable des autorités de la Transition de mettre tout en œuvre pour la défense nationale, la préservation de la sécurité et de l’intégrité des populations et de leurs biens. » Les autorités de la Transition, qui entendent relever le défi de la sécurité et affirmer notre souveraineté, veulent assurer la présence des Forces armées maliennes (FAMa) sur toute l’étendue du territoire. Cet engagement doit étre une affaire de tout citoyen dans le contexte de guerre, « surtout face à la série macabre d’attaques terroristes perpétrées contre les populations civiles et les éléments des Forces de défense et de sécurité. » Au regard de l’immensité de la superficie du Mali, au-delà d’un équipement adéquat, les FAMa doivent pouvoir compter sur des réservistes pour les épauler en cas de nécessité. C’est pourquoi le gouvernement a décidé de s’appuyer sur les dispositions de la nouvelle Loi fondamentale pour « se donner la possibilité d’appeler des citoyens sous le drapeau en cas de nécessité. » OD/MD (AMAP)