Mali-Russie : Alliance contre le terrorisme et pour le combat diplomatique
Envoyé spécial Issa DEMBÉLÉ Doha, 07 mar (AMAP) Le Premier ministre du Mali, Choguel Kokalla Maïga, s’est entretenu, lundi, avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Vershineen, en marge des travaux de la 5è conférence des Nations unies sur les Pays les moins avancés (PMA). Sergey Vershineen et Dr Choguel Kokalla Maïga ont procédé, en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et d’autres membres de la délégation, à une analyse de l’évolution des relations entre le Mali et la Russie qui se sont densifiées, ces dernières années. Moscou et Bamako ont la même lecture des défis à relever. Elles s’épaulent sur les plans sécuritaire et diplomatique. Le vice-chef de la diplomatie russe s’est dit certain que cette relation se développera davantage dans tous les domaines. «Et pour cause, a-t-il soutenu, «nos intérêts coïncident et nous pouvons aller de l’avant sur les plans politique et économique ». Tel est également le souhait du chef du gouvernement malien qui a indique avoir rappelé à « nos amis russes » que les choix du Mali s’articulent autour de ces trois principes : le respect de la souveraineté, le respect des choix de partenaires stratégiques et la défense des intérêts du peuple malien. Dans toutes ses interventions à Doha, le Premier ministre Maiga a systématiquement répété ces principes, sur la base desquels le Mali définit ses relations au niveau bilatéral. « Il se trouve qu’aujourd’hui, s’est-il félicité, la Russie tire dans la même direction. » Ce pays est surtout sur la même longueur d’onde que le Mali sur les questions de souveraineté et de lutte contre le terrorisme, selon Dr Choguel Kokalla Maïga qui a rappelé que la Russie a été l’une des plus grandes victimes de ce fléau. Elle a en effet connu, il y a une décennie, des attaques terroristes d’envergure. « L’on comprend dès lors le sens de son engagement aux côtés du Mali’, selon le Premier ministre. Pour lui son pays, dans le cadre de cette coopération pragmatique, peut tirer profit de l’expérience russe. Mais, aussi et surtout, ce pays frère (la Russie), « en tant que puissance militaire, peut satisfaire une bonne partie de nos d’équipements militaires. » En outre, le chef du gouvernement a évoqué l’appui que les russes peuvent apporter au Mali dans le domaine de la sécurité alimentaire. Les deux États ont déjà conclu des accords importants sur le blé, les engrais, le pétrole… Ils entendent élargir l’éventail à d’autres produits. La volonté commune affichée lors de cette audience est de poursuivre les échanges afin de dissiper totalement les problèmes qu’il y a eu par le passé entre notre pays et l’ex-Union soviétique. Et ce, pour que «notre coopération soit éminemment profitable à nos deux pays», a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga. Sur le plan diplomatique, les parties sont convenues de coopérer davantage au niveau du système des Nations unies où certains proposent « des embargos contre le Mali et qui sont systématiquement bloqués par les Russes». Ces derniers sont aussi très « enchantés que nous soyons ensemble pour éviter la bataille diplomatique contre la Russie», a ajouté le Premier ministre, « convaincu que cette lutte commune contre le terrorisme et pour un rééquilibrage des relations internationales, sera forcément gagnante. » Cette audience s’est, également, voulue une rencontre préparatoire à la prochaine visite du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, en Russie. ID/MD (AMAP)
Conférence des Pays les moins avancés à Doha : le Premier ministre délivre le message du Mali
Envoyé spécial Issa DEMBÉLÉ Doha, 07 mar (AMAP) Les Pays les moins avancés (PMA) n’ont pas besoin d’assistance qui les maintiendrait dans une dépendance continue, a déclaré lundi, le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, à la tribune de la 5è conférence des Nations unies sur les Pays les moins avancés (PMA5) à Doha (Qatar). Selon le chef du gouvernement, ces PMA, « n’ont besoin ni de la commisération des plus grands, ni d’aumône, encore moins d’assistance qui les maintiendraient dans une dépendance continue. » Ils (PMA) ont plutôt besoin « de partenariats robustes et, en particulier, de justice dans les règles du commerce international et dans la gouvernance économique mondiale. » Pour lui, « l’écrasante majorité des pays dits moins avancés stagnent pour différentes raisons, parmi lesquelles on peut citer les déséquilibres criards et l’iniquité du système économique mondial. Dans cette optique, le «nouveau Programme d’action doit bénéficier d’un soutien franc et d’un financement ambitieux à la hauteur des défis auxquels les PMA sont confrontés», a-t-il dit. Dr Choguel Kokalla Maïga, qui a ainsi souligné l’importance du Programme d’action de Doha pour le développement de nos pays, a livré le message du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta qu’il a représenté dans la capitale qatarie pour porter la voix du Mali à cette importante rencontre visant à libérer tout le potentiel des pays les plus vulnérables et à les mettre sur la voie de la prospérité. D’où le thème «du potentiel à la prospérité». L’enjeu est de taille pour les 33 pays africains concernés dont le Mali qui connaît une crise multidimensionnelle depuis 2012. Certaines de ses difficultés pourraient trouver leurs réponses dans le Programme d’action de Doha qui sera validé au terme de cette rencontre. Le Mali participe donc à cette conférence avec l’espoir que ce Programme ne connaîtra pas le même sort que ses prédécesseurs. En effet, a fait ressortir Choguel Kokalla Maïga, «de 25 pays en 1971, le nombre de PMA a presque doublé pour atteindre 52 en 1991». Ce qui en dit long sur l’impact très limité des plans d’action successifs et sur la nécessité de s’engager résolument vers l’action. Dans son discours le Premier ministre a estimé impératif de changer de paradigme dans la lutte contre les changements climatiques, pour « investir davantage dans le capital humain et mettre en place des outils robustes de relance économique post-Covid-19. » Il a, aussi, encouragé les PMA et leurs partenaires à s’attaquer de front aux défis liés à la paix et à la sécurité qui menacent les fondements des Etats. Sous ce prisme, le Mali a affirmé que « la lutte contre le terrorisme et la restauration de la paix sont des défis pressants, qui doivent être au cœur de l’action collective. » Conscient de l’importance de relever ces défis, le Mali a entrepris d’importants efforts visant à enrayer le terrorisme et l’insécurité. Concomitamment, il conduit des réformes structurelles au plan politique, institutionnel et au niveau du cadre macroéconomique en vue de refonder l’Etat. «C’est dans cet esprit que notre pays a adopté plusieurs documents-cadre de croissance économique et de lutte contre la pauvreté», a souligné Choguel Kokalla Maïga. Le gouvernement est, également, pour organiser des élections crédibles et transparentes, suivant un chronogramme établi, en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel. PROGRAMME D’ACTION DE DOHA – À travers ces explications, Dr Choguel Kokalla Maïga a fait ainsi remarquer que « nos besoins nationaux et nos priorités sont en adéquation avec les axes majeurs du Programme d’action de Doha. » Ces priorités s’avèrent être « des chantiers ambitieux destinés à accélérer notre développement et dont la réalisation requiert un engagement plus fort au niveau national, régional et international. » «C’est pourquoi le Mali fonde beaucoup d’espoir sur la mise en œuvre du Programme d’action décennal de Doha», a insisté le chef du gouvernement. Il a, ensuite, exhorté, une fois de plus, à promouvoir une chaîne de solidarité et de justice internationale pour lever les obstacles et les entraves au développement des PMA. Le Premier ministre a appelé les uns et les autres à travailler ensemble à l’application rapide du Plan d’action de Doha, de manière à accélérer l’atteinte des ODD et améliorer substantiellement les conditions de vie de nos populations. « Car, en définitive, l’amélioration de ces conditions, particulièrement pour les couches les plus défavorisées, est essentielle pour réussir la lutte contre le terrorisme. Elle est aussi la condition sine qua-non pour la paix, la sécurité et la stabilité. », a-t-il dit Pour sa part, le Mali ne se ménagera pas afin que les engagements pris collectivement soient suivis d’effet. « Aussi, reste-t-il disposé à coopérer avec l’ensemble des partenaires pour aider à réaliser ensemble les objectifs convenus dans le nouveau Programme. » ID/MD (AMAP)
Le Mali participe au 91è salon de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (Ministère en charge des Mines)
Bamako, 06 mar (AMAP) Le ministre malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, à la tête d’une forte délégation malienne, prend part au 91è salon de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (PDAC 2023), ouvert, dimanche, à Toronto, au Canada, selon une source officielle, M. Traoré participe à cette rencontre ainsi qu’une dizaine de sociétés et entreprises maliennes « pour présenter les potentialités du Mali et attirer les investisseurs vers notre pays », indique la cellule de communication du ministère en charge des Mines. Lamine Seydou Traoré cité par la source, a rappelé « l’importance que notre pays accorde à cette rencontre qui permettra de promouvoir la destination Mali et rassurer les investisseurs, tout en expliquant les nouvelles orientations du secteur minier basées sur le développement du contenu local. » Il s’agît de faire en sorte que « le Mali et les communautés profitent de l’exploitation minière sans porter préjudice à l’investissement des entreprises conformément à l’esprit du Code minier. » Le PDAC, qui est « devenu international et surtout incontournable pour les décideurs et professionnels du secteur minier » réunit, cette année, « plus de 30.000 participants venant de 130 pays qui se retrouvent autour des questions portant sur le développement des opportunités commerciales et le développement communautaire dans le secteur minier», ajoute la même source. Cet évènement est le plus grand rendez-vous international des décideurs et professionnels de l’exploration minière. Au cours de la rencontre, annonce la même source, des distinctions seront décernées à des auteurs de l’industrie minière dans le monde pour leur apport au développement minier ou communautaire. SS/MD (AMAP)
Mali : « La situation actuelle ne donne pas les solutions satisfaisantes» (secrétaire général de l’ONU)
Envoyé spécial Issa DEMBÉLÉ Doha, 06 mar (AMAP) Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a reconnu, samedi, à Doha, au Qatar, que les solutions proposées jusque-là à la crise malienne ne « sont pas satisfaisantes». M. Guterres a eu, en marge de la 5ème Conférence des Nations unies sur les Pays les moins avancés (PMA5, dans la capitale qatarie, des discussions avec le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et du représentant du Mali auprès de l’ONU, Issa Konfourou. Selon le chef du gouvernement malien, Antonio Guterres est « convaincu que la situation actuelle ne donne pas les solutions satisfaisantes ». « Les échanges ont été francs avec le secrétaire général des Nations unies qui a montré qu’il a une bonne connaissance de l’histoire et de la géographie du Mali. Et, surtout, des défis que le peuple malien a relevé dans le passé », a poursuivi Choguel Kokalla Maiga. « Ce qui conduit à une meilleure compréhension des tentatives de division du Mali et de soumission de l’Afrique », en déduit le Premier ministre malien. Le chef du gouvernement a dit avoir rappelé à son interlocuteur que la priorité des autorités maliennes est la sécurité, avant d’insister sur le fait que le Mali tient au respect strict des trois principes servant désormais de boussole à l’action publique. «Tout ce qui peut être fait avec nous doit obéir au triptyque indiqué par notre président de la Transition», a-t-il déclaré. Dans sa nouvelle posture, le Mali espère la compréhension de la communauté internationale, avec laquelle le dialogue doit être maintenu dans le cadre de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). « Il faut un dialogue approfondi avec les ministères concernés, notamment en charge de la Défense et les Affaires étrangères pour ne pas laisser l’impression qu’un ami, qui est invité, peut aller où il veut ou qu’on lui fait des restrictions», a commenté le chef du gouvernement. Il s’est dit convaincu qu’en discutant, l’on peut toujours converger vers des voies qui conviennent aux uns et aux autres. D’après Choguel Kokalla Maïga, la lutte contre le terrorisme doit se mener de façon efficace au niveau de chaque pays. Et pour cela, il faudra travailler à renforcer d’abord les Etats au plan bilatéral, de sorte que chacun d’entre eux puisse être suffisamment solide. «C’est bien d’avoir une force sous-régionale panafricaine, mais nous ne souhaitons pas attendre une aide qui vient de l’extérieure pouvant nous amener à assister à ce que nous avons vu dans certains pays où on a mis en place des organisations pendant des années, puis la communauté internationale a décidé, un jour, de tout arrêter. » « Et on a vu des citoyens de ces pays quitter leur nation en s’accrochant à des trains d’atterrissage des avions», a-t-il déclaré. Le Premier ministre s’est, aussi, entretenu avec le vice-premier ministre du Qatar, Mohammed bin Abdulrahman Al- Thani. «Nos amis du Qatar sont dans de bonnes dispositions vis-à-vis du Mali », a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga au sortir de l’audience. Il a expliqué à son hôte que le terrorisme reste le principal défi auquel le Mali est confronté. Et que ce mal est en train d’être « vaincu sur tous les plans par les Forces de défense et de sécurité». « Afin de maintenir cette dynamique, nous sommes preneur de tout ce qui peut renforcer cette lutte», a fait savoir Dr Choguel Kokalla Maïga qui a, aussi, évoqué la situation des réfugiés et des déplacés avec son hôte. Il a souligné que cette problématique préoccupe l’Etat malien au plus haut niveau. En mission d’un pays à 95% musulmans, le chef du gouvernement a évoqué l’approche du mois de ramadan. Sur le sujet, il s’est agit de voir avec le vice-premier ministre comment est-ce que les Qataris pourraient appuyer leurs frères en religion. Le chef du gouvernement a invité les autorités du Qatar à venir au Mali pour discuter et mieux cerner les priorités des Maliens. Ce qui permettra également d’identifier les cadres dans lesquels les deux pays peuvent travailler ensemble, dans le respect réciproque de leurs principes. D’ores et déjà, le chef du gouvernement a rappelé les trois principes de l’action publique au Mali qui, heureusement, «correspondent à la façon dont le Qatar aussi voient les choses », s’est-il réjoui. Recevant favorablement cette invitation, Mohammed bin Abdulrahman Al- Thani a instruit à la direction Afrique du ministère des Affaires étrangères d’entrer en contact avec l’ambassadeur du Mali au Qatar pour entreprendre les arrangements nécessaires. ID/MD (AMAP)
Conférence des Pays les moins avancés (PMA) : le Mali plaide pour bénéficier du Programme d’action de Doha
Envoyé spécial Issa DEMBÉLÉ Doha, 06 mar (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a représenté le Mali, à la 5ème Conférence des Nations unies sur les Pays les moins avancés (PMA5), samedi, à Doha, la capitale du Qatar, où il a plaidé pour que son pays puisse bénéficier du Programme d’action de Doha. « Le Mali espère, à l’instar des autres PMA, tirer profit du Programme d’action de Doha qui contient des mesures destinées à lever les obstacles au commerce international et à la compétitivité, y compris l’épineuse question des infrastructures énergétiques et de transport. En effet, le pays est sans littoral. Il est par, conséquent, préoccupé par l’inflation, la volatilité des marchés financiers et la perturbation des chaînes d’approvisionnement et de transport. Face à ces obstacles que plusieurs PMA ont en commun, le chef du gouvernement a estimé «important» de promouvoir une chaîne de solidarité et de justice internationale. Pour lui, le Programme d’action de Doha est une réponse cohérente à cette demande forte. « Il nous revient à présent de travailler ensemble à son application diligente et efficace pour les dix prochaines années, en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations », a déclaré Choguel Kokalla Maïga. Il a réitéré la disponibilité de son gouvernement à coopérer avec l’ensemble des partenaires pour aider à réaliser ensemble les objectifs convenus dans ce nouveau Programme « dans le respect des principes définis par le président Assimi Goïta. » En prélude à l’ouverture officielle de cette 5ème Conférence des Nations unies sur les PMA, les chefs d’État et de gouvernement se sont réunis en Sommet au Centre national des congrès de Doha au Qatar, sous la houlette du président malawite, Lazarus McCarty Chakwera. Un évènement majeur qui a permis aux chefs de délégation, dont le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, d’indiquer les voies susceptibles de conduire rapidement aux résultats attendus du Programme d’action de Doha 2022-2031. Ce Programme intervient à la suite de celui dit d’Istanbul 2011-2020, comme une nouvelle génération d’engagements renouvelés et renforcés entre les PMA et leurs partenaires au développement. Le Mali, reconnu comme l’un des PMA les plus vulnérables à cause de la crise multidimensionnelle qu’il traverse, ne peut que s’inscrire dans les dynamiques tendant à améliorer sa situation. À preuve, concernant le Programme d’action d’Istanbul, le Mali a adopté, en décembre 2011, le Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP) 2012-2017. Par la suite, il a instauré un cadre unique de référence de mise en œuvre des politiques et stratégies de développement, appelé Cadre stratégique de relance économique et de développement durable (CREDD) 2019-2023. Dr Choguel Kokalla Maïga a évoqué ces acquis pour expliquer l’intérêt qu’accorde son pays à ces programmes. L’opérationnalisation du CREDD a, cependant, butté sur des obstacles liés essentiellement à la situation sécuritaire. Toute chose qui conforte le Premier ministre dans sa conviction que «le développement d’un pays reste tributaire de sa stabilité». « Raison pour laquelle, a-t-il justifié, le rétablissement de la paix a été érigé au rang des priorités des autorités maliennes. » Et ce choix se concrétise par le renforcement des capacités opérationnelles des Forces de défense et de sécurité. «Ces efforts ont permis de rétablir progressivement l’autorité de l’Etat, d’assurer le retour, étape par étape des services de l’Etat, des services sociaux de base et de protéger nos populations et leurs biens », a dit M. Maïga. CONDITIONS DE VIE DES POPULATIONS – Concomitamment, le gouvernement du Mali mène des réformes politiques et institutionnelles, en vue de la refondation de l’Etat, selon Dr Choguel Kokalla Maïga qui a saisi l’occasion pour, également, faire le point du processus de la Transition malienne. En plus, il œuvre, «conformément aux engagements pris avec les organisations régionales et sous-régionales, à la tenue réussie des élections, suivant le chronogramme convenu en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel », a assuré le Premier ministre, ajoutant que la réalisation de ces chantiers requiert, aussi, l’accompagnement des partenaires régionaux et internationaux du Mali. Avant le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, plusieurs intervenants ont mis en exergue l’inadéquation des réponses proposées par les pays riches aux besoins des PMA. Selon le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le système en place profite largement aux riches. M. Guterres a alors demandé une aide de quelque 500 milliards de dollars par an pour les pays les plus pauvres de la planète, « coincés dans des cercles vicieux » qui empêchent la réforme de leurs économies. Le président du Malawi, Lazarus Chakwera, qui préside le sommet des PMA, a dénoncé les promesses non tenues des partenaires, estimant que l’aide « n’est pas une faveur ou un acte de charité mais une responsabilité morale». ID/MD (AMAP)
FESPACO : l’Etalon d’or du Yennenga revient au Tunisien Yousseh Chebbi
Ouagadougou, 06 mar (AMAP) Le Tunisien Youssef Chebbi a remporté l’Etalon d’or de Yennenga avec son film «Ashkal» au 28è Festival panafricain du cinema de Ouagadougou (FESPACO) dont les rideaux sont tombés, le week-end dernier, dans la capitale burkinabè. Déjà vendredi, il y avait de la joie dans les différents hôtels des festivaliers maliens. Les films maliens en compétition ont remporté quatre prix et une mention spéciale du jury. Cette manifestation de joie s’explique par le fait que depuis plusieurs éditions de la grande messe africaine du cinéma, le Mali n’a pas eu autant de récompenses. Pour un pays habitué des prix, dans les années 1980, et qui en a été sevré si longtemps, cette joie était compréhensible et justifiée. Dramane Minta avec «Paya et Koulou» a remporté le premier prix dans la catégorie film d’animation du palmarès officiel. C’est un prix d’une valeur de 2 millions de Fcfa. Le prix spécial : Laafi la Boumbou d’une valeur de 5 millions de Fcfa a été remporté par «Sira sur la route» de Fousseyni Maïga, actuel directeur général du Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM). Pour sa seconde œuvre en compétion «Fanga», le pouvoir, le même réalisateur a obtenu une mention spéciale du jury dans la catégorie série télévisée. Quant au prix spécial du court métrage documentaire de l’Union économique et monétaire oust-africaine (UEMOA) d’une valeur de 5 millions de Fcfa a été adjugé au film de Mohamed Dayfour Diawara, «Les cavaliers de Tonka». Enfin, dans le cadre de la compétition de «Yennenga post production», Abdoubacar Gakou Touré a obtenu le prix clap de l’atelier Yennega pour son projet de long métrage : «Klema» dont le tournage commencera en mai prochain. YD/MD (AMAP)
Gao : Sept morts et deux blessés dans une attaque à Arhabou
Gao, 6 mars (AMAP) Sept personnes ont trouvé la mort et deux autres blessés dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés vendredi, dans le village de Arhabou (Commune rurale de Gounzoureye), situé à trois kilomètres de la ville de Gao, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise que les assaillants venus à bord d’engins à deux roues, après la grande prière, ont tiré sur des agents d’une entreprise locale qui assure les travaux d’une piste rurale dans la zone, faisant deux morts et deux blessés, d’importants dégâts matériels dont des véhicules calcinés. Par ailleurs, dimanche dans la matinée aux environs de 10 heures, des individus armés ont fait irruption dans le village de Bazi Gourma dans le Cercle d’Ansongo (Région de Gao) où ils ont incendié le Centre de santé de référence (Csref), le marché et des maisons. AT/KM (AMAP)
Mali : La légende du Djoliba AC, Karounga Keïta dit Kéké, décédé à l’âge de 80 ans
Bamako 06 mar (AMAP) L’ancien président du Djoliba AC, Karounga Keïta dit Kéké est décédé, dimanche, à Bamako, à l’âge de 80 ans des suites de maladie, rapportent plusieurs sources proches de sa famille. L’ancien footballeur est né le 22 août 1942 à Toukoto, dans la Région de Kayes (Ouest). Il a commencé à jouer avec le Bayard puis l’Africa-Sport du Soudan, club de Bamako qui devient, le 20 août 1960, le Djoliba Athlétic Club de Bamako (Djoliba AC). En 1962, après avoir obtenu son baccalauréat, il part à Bordeaux, en France, pour poursuivre des études de droit. Il rentre dans l’équipe des Girondins de Bordeaux comme ailier droit. Durant son séjour à Bordeaux, le club est trois fois vice-champion de France, en 1965, 1966 et 1969 et trois fois finaliste de la Coupe de France, en 1964, 1968 et 1969. De ces trois finales, Karounga Keïta ne jouera que celle de la Coupe de France en 1964 jouée à Colombes et perdue 2 buts à 0 contre Lyon. Entre le 1er septembre 1963 et le 30 novembre 1969, il joue au moins 83 matchs et marque au moins 20 buts (dont trois doublés) avec Bordeaux. En 1971, ayant obtenu un doctorat en droit, il rentre au Mali et travaille dans le secteur bancaire à la BIAO-Mali puis à la Banque internationale pour le Mali (BIM Sa). Il devient entraîneur du Djoliba AC entre 1972 et 1990. En 1990, il devient le président du club. Il est réélu président du club le 29 mars 2009. Il quitte la présidence en 2013 et depuis apparaissait rarement en public. Karounga Keïta a, également, été entraîneur de l’équipe nationale de 1974 à 1980. Ainsi que le vice-président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT). SS/MD (AMAP)
Quelque 135 Maliens regagnent Bamako en provenance de Tunis
Bamako, 6 mar (AMAP) Plus de 135 Maliens dont 25 femmes et 13 enfants ont regagné Bamako, samedi, en provenance de Tunis et ont été accueillis par le ministre de la Défense et des anciens Combattants, le colonel Sadio Camara, à l’aéroport international président Modibo Keïta Senou, a constaté l’AMAP. Le colonel Camara les a assurés « de l’accompagnement du ministère de tutelle et de ses partenaires afin qu’ils puissent regagner leur domicile. » De son côté, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyene, a insisté sur le fait que « la liste pour le rapatriement volontaire est ouverte à l’ambassade et tous ceux désireux de revenir peuvent s’y inscrire. » Il a, ensuite, invité ses compatriotes à embarquer dans les bus pour la Cité d’accueil du ministère où ils reçoivent un appui financier forfaitaire. Le retour de ces Maliens en détresse a été entièrement pris en charge par le gouvernement à travers le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. Le rapatriement a été organisé par les autorités pour permettre à ces fils du terroir en situation difficile en Tunisie de regagner leur patrie, via un vol d’une compagnie nationale. Quelque 260 personnes se sont inscrites parmi lesquelles 135 ont regagné Bamako. Par ailleurs, ce même jour, 51 compatriotes sont arrivés vers 14h30 à Bamako, en provenance de Luanda, en Angola. Ils ont été accueillis par la secrétaire générale du ministère en charge de l’Intégration africaine, Mme Tangara Nema Guindo. Elle avait à ses côtés des responsables du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME) qui ont grandement contribué au retour de leurs compatriotes. Au total 186 compatriotes en détresse ont regagné le pays ce samedi. Depuis quelques jours les Subsahariens, migrants comme étudiants, sont la cible d’agressions et de pillage en Tunisie. Les migrants sont victimes de stigmatisation et d’attaques physiques. SS/MD (AMAP)
Centres de santé communautaire : Le casse-tête de l’immatriculation des agents à l’INPS
Par Nahawa SANGARÉ Bamako, 03 mar (AMAP) C’est devenu le sujet qui fâche. L’immatriculation des agents des Centres de santé communautaire (CSCOM) est un caillou dans la chaussure des Associations de santé communautaire (ASACO), en charge de la gestion des CSCOM. Les agents, qui officient dans ces établissements de soins, n’apprécient guère de se retrouver dans une situation où ils ne pourront pas prétendre à une pension de retraite. Il y a donc chez eux, et à juste raison, une appréhension de vivre les angoisses du lendemain (une fois à la retraite). Parce qu’il faut être immatriculé à l’Institut nationale de prévoyance sociale (INPS) pour les contractuels et autres travailleurs régis par le Code du travail pour bénéficier de la pension de retraite. Certains agents comptent des années de service et ne comprennent pas ce qui leur arrive. C’est le cas de Mme Sagara Korotoumou Tessougué, sage-femme, chargée du Programme élargi de vaccination (PEV) de routine à l’Association de santé communautaire de Sokorodji et Dianéguéla (ASACOSODIA) en Commune VI, dans la capitale malienne. Elle y travaille depuis 24 ans et s’accommode mal de la non régularisation de sa situation. Son immatriculation à l’INPS demeure pour elle un souci majeur. Et personne ne peut lui reprocher d’étaler son amertume de ne pas jouir de ce droit. Elle pointe du doigt les responsables de l’ASACOSODIA qui, selon elle, refuseraient d’enregistrer leurs travailleurs du Centre à l’INPS. «Comme tout autre salarié, nous avons le droit de bénéficier d’une pension à la retraite. Nous réclamons le droit d’être inscrit à l’INPS», confie la sage-femme. Ajoutant que le personnel des CSCOM qui se trouve dans cette situation continuera de se battre pour être mis dans ses droits. Selon elle, les autorités compétentes doivent intervenir pour tirer les choses au clair. « Les responsables de l’ASACOSODIA nous avaient demandé de procéder au paiement de trois ans d’arriérés que l’INPS aurait réclamé pour nous immatriculer et nous permettre de bénéficier de la pension, nous avons accepté». Au niveau de l’Association de santé communautaire de Kalaban coura (ASACOKALKO), les contractuels vivent les mêmes difficultés. Eux aussi ne sont pas immatriculés à l’INPS. Fatoumata Dickel Cissé, comptable au CSCOM depuis trois ans, fulmine contre les responsables de l’ASACO qui, selon elle, apportent invariablement la même réponse : « c’est en voie de résolution». Elle trouve que la situation actuelle est inquiétante parce qu’on peine à inscrire les travailleurs au régime de pension. Elle n’entend plus admettre qu’on lui construise des châteaux en Espagne. DES ASACO RETICENTS – La secrétaire générale du Collectif des agents recrutés sur fonds ASACO du Mali (COAFA-Mali), Kadiatou Tangara, évoque des facteurs d’ordre économique, mais aussi l’ignorance et la négligence coupable des responsables d’ASACO comme étant à l’origine du non paiement des cotisations des travailleurs à l’INPS. Or, cela représente un préalable important. « Nous attendons que les ASACO payent nos cotisations à l’INPS pour nous permettre de bénéficier de l’Assurance maladie obligatoire (AMO), des allocations familiales, des congés de maternité payés et de la pension une fois à la retraite», dit-elle à qui veut l’entendre. Selon elle, le Collectif a fait des démarches auprès de l’INPS pour qu’il incite les ASACO à immatriculer obligatoirement tous leurs employés. Les nombreuses tentatives de l’INPS pour les contraindre sont restées vaines dans bien de cas. Elle fustige, aussi, l’attitude de l’INPS, même si les travailleurs des CSCOM de Magnambougou, Banankabougou et Faladié ont été enrôlés au régime. Kadiatou Tangara indique, aussi, que le Collectif est aussi confronté à la lenteur administrative dans le processus d’intégration des contractuels à la Fonction publique. Le président de l’ASACOSODIA, El hadj Mandjou Diarra, ne fait pas dans la langue de bois. Il explique que les agents, qui travaillent au niveau de son Centre, ne sont pas immatriculés. «Nous avons commencé les procédures. Mais, cela exige beaucoup de dépenses parce que l’Institut réclame au moins le paiement de trois ans d’arriérés de salaire pour chaque agent concerné. Nous ne sommes pas en capacité de répondre à cette exigence», souligne le leader d’ASACO. Il rappelle que ça va être un combat de longue haleine parce que lui-même est convaincu que la retraite est un droit dont tous les salariés doivent jouir. Son collègue Moussa B. Diarra de l’ASACOKALKO explique que les contractuels des ASACO et les fonctionnaires payés par l’Etat sont les deux types de salariés au niveau des CSCOM. Il confirme, pour le cas précis de son CSCOM, que les travailleurs sont bien inscrits à l’INPS et conformément aux textes. « Nous connaissons aussi des difficultés qui sont en train d’être aplanies. Les contractuels engagés par l’établissement pour assurer les gardes de nuit ne sont pas immatriculés parce qu’eux sont juste payés pour leur prestation », relève le patron de l’ASACOKALKO. Il en appelle à l’implication des autorités dans le dossier pour circonscrire le phénomène qui pourrait être après une bombe à retardement. Mais, surtout, faciliter le processus d’intégration à la Fonction publique des travailleurs des ASACO qui remplissent les conditions requises. Pour lui, il faut, aussi, perfuser les ASACO avec une subvention de l’Etat pour permettre d’améliorer le traitement du personnel dans ces structures de soins. TROIS ANS D’ARRIERES – Le président de la Fédération régionale des associations de santé communautaire du Mali (FERASCOM) du District de Bamako, Oumar Ba, explique que l’ASACO est chargée de couvrir les salaires et les autres charges sociales des travailleurs qu’elle a recrutés sur ressources propres, générées par les tickets des consultations externes et la vente de médicaments. « Malheureusement, déplore-t-il, au niveau de certaines ASACO, ces recettes ne suffisent même pas à couvrir les salaires encore moins à faire face aux charges sociales des agents techniques. » Et d’ajouter que pourtant la Convention d’assistance mutuelle (CAM) que les ASACO signent avec les mairies, les oblige à payer d’abord les salaires et à inscrire tous les salariés à l’INPS. « Auparavant, se souvient-t-il, l’État accordait à la Fédération nationale des associations de santé communautaire du Mali (FENASCOM), le niveau national, une subvention de 80 millions de Fcfa pour

