Le Mali représenté par le colonel Abdoulaye Maïga au Sommet du Mouvement des non-alignés à Bakou, en Azerbaïdjan 

Bamako, 03 mar (AMAP) Le sommet des chefs d’État et de gouvernement du Mouvement des non-alignés (NAM) sur la reprise post-Covid 19, s’est tenu le 2 mars, à Bakou, en Azerbaïdjan, en présence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, colonel Abdoulaye Maïga, représentant le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, selon le département en charge de l’Administration territoriale. Cette importante réunion à laquelle ont participé, également, , « a été l’occasion pour les États membres du Mouvement des non-alignés d’établir le bilan de la pandémie, d’apprécier les efforts déployés pour faire face à la pandémie, d’échanger sur la vision du Mouvement sur la reprise post-pandémique et de saluer la place de la solidarité à l’intérieur des frontières et entre les États. » Dans son discours d’ouverture, le président de la République d’Azerbaïdjan, également président du NAM, depuis 2019, Ilhem Aliyev, a proposé l’établissement du siège du Mouvement dans son pays. Il a, également, souligné la nécessité de réforme du Conseil de sécurité des Nations unies « qui est désormais obsolète et inefficace », après avoir insisté sur le respect de la souveraineté des États et dénoncé le rôle négatif de la France en Afrique. Dans son intervention, le colonel Abdoulaye Maïga a félicité les autorités azerbaïdjanaises et réitéré « le soutien du Mali au Mouvement des non-alignés. » Il a, également, présenté le dispositif national de prévention et de lutte contre la Covid-19, avant d’exposer l’investissement fourni par le gouvernement, « en vue d’atténuer les conséquences de la pandémie sur la population dans le domaine socio-économique et financier, dans un contexte profondément marqué par la lutte contre des groupes terroristes qui opèrent au Mali avec l’aide des autorités françaises. » En marge des travaux, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a eu des échanges bilatéraux avec de nombreux chefs de délégation, notamment le Premier ministre de l’Algérie, le ministre des Affaires étrangères de la Gambie, le ministre de la Santé du Tchad et le vice-ministre de la Coopération du Burkina Faso. Le Mali assure la vice-présidence du NAM, au nom du Groupe africain. Dans le document final intitulé « Appel global pour l’action : soutenir la reprise post-pandémique dans les pays africains », les participants ont « invité la communauté internationale à soutenir les efforts (de ces États) pour l’atteinte des objectifs et aspirations contenus dans l’Agenda 2063. » Ils ont décidé de la création d’un Fonds d’appui que l’Azerbaïdjan a immédiatement doté d’un montant d’un million de dollars, comme premier contributeur, et en sa qualité de président du NAM. MD (AMAP)  

Conseil des droits de l’Homme à Genève : Le ministre Diop plaide la cause du Mali devant les ambassadeurs africains

Bamako, 03 mar (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a plaidé, jeudi, le dossier du Mali, dans un entretien virtuel avec le Groupe des ambassadeurs africains auprès de l’Office des Nations unies, pour échanger sur la situation politico-sécuritaire au Mali, selon le Bureau de l’Information et de la Presse de son département. Au cours de cette rencontre, en marge de sa participation au segment de haut niveau de la 52è session du Conseil des droits de l’Homme à Genève (Suisse), M. Diop a insisté sur « les efforts importants du gouvernement dans le renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité du Mali pour la lutte contre le terrorisme. » Selon le chef de la diplomatie malienne, « l’un des grands résultats de cette lutte est également la diminution drastique des cas d’atteintes aux droits de l’homme, comme l’atteste les rapports élaborés dans ce cadre. » Abdoulaye Diop a refuté « les allégations infondées de certains partenaires ayant des desseins inavoués », et a souligné que « les autorités maliennes ne peuvent, en aucune manière, porter délibérément atteinte aux droits de l’homme. » Il a avancé les raisons suivantes : « il s’agit de nos propres populations que les Autorités sont chargées de protéger et de défendre ; l’Armée malienne est plurielle et multiethnique. » « Affirmer, qu’il existe un ciblage systématique de certaines communautés va à l’encontre du bon sens le plus élémentaire mais, aussi, heurte la tradition de cohésion multiséculaire du Mali ; les éléments des Forces de défense et de sécurité du Mali reçoivent continuellement des modules de formation sur les droits de l’homme ; en toute transparence, le gouvernement ouvre des enquêtes à divers niveaux de juridiction, y compris devant les tribunaux militaires, lorsque des cas étayés sont portés à la connaissance des Autorités », a encore argué M. Diop qui a signalé que « des condamnations ont été prononcées pour les cas avérés et établis par la justice. » Par ailleurs, le ministre malien a souligné avec « satisfaction les avancées politiques du processus de Transition au Mali, réalisées dans une approche participative, inclusive et transparente pour le retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé. » Tout en réitérant la vocation panafricaniste du Mali, le chef de la diplomatie malienne a réaffirmé la volonté de son pays de poursuivre « le plaidoyer en vue de la consolidation de mécanismes sous régionaux et régionaux réellement africains, libres de toute pression et ingérence extra-africaines. » Abdoulaye Dioop avait, auparavant, rendu hommage à la mémoire de toutes les victimes de la crise malienne, et exprimé sa « profonde reconnaissance à tous les pays amis du Mali, qui continuent de soutenir et de défendre notre pays depuis le déclenchement de la crise sécuritaire consécutive à l’intervention militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) en Libye. » En réaction, les ambassadeurs africains à Genève, après avoir salué cette heureuse initiative du ministre Diop, ont félicité le gouvernement du Mali pour ses efforts en vue de la stabilisation du pays et dans le cadre du processus politique. Ils ont reconnu le rôle pionnier du Mali en matière de promotion et de protection des droits de l’homme, notamment à travers la charte de Kurukan Fuga. Les ambassadeurs « ont enfin réitéré le soutien du Groupe africain à Genève aux attentes du Mali, y compris celles relatives au projet de résolution intitulée «Assistance technique et renforcement des capacités dans le domaine des droits de l’homme au Mali». MD (AMAP)  

Le gouvernement malien récuse le statut de porte-plume de la France au Conseil de sécurité (officiel)

Bamako, 03 mar (AMAP) Le gouvernement malien a récusé, officiellement, le statut de porte-plume de la France sur toutes questions examinées par le Conseil de sécurité concernant le Mali, indique une correspondance adressée, mercredi, au président du Conseil de sécurité des Nations, le représentant permanent du Mozambique, Pedro Comissário Afonso. Dans cette lettre signée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, Bamako accuse Paris d’ « actes hostiles, notamment la violation de (son) espace aérien par des aéronefs des Forces françaises.» Selon nos sources, cette décision intervient parce qu’au regard de la tension diplomatique entre les deux pays, l’ancienne puissance coloniale « ’a plus la confiance des autorités maliennes. Paris n’est plus crédible pour traiter convenablement les dossiers du Mali. » La correspondance du Mali amènera le Conseil de sécurité à choisir un autre porte-plume pour le dossier Mali. Et le pays aura la latitude d’accepter ou de récuser le nouveau porte-plume qui sera désigné. Le statut de porte-plume est dévolu généralement aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Le ministre Diop rappelle que par communiqués en date du 12 janvier 2022 et du 26 avril 2022, le gouvernement du Mali a alerté « l’opinion publique nationale et internationale » sur ces actes hostiles. Il ajoute que « ces alertes publiques ont été suivies, le 15 août 2022, d’une lettre par laquelle le gouvernement portait plainte auprès de Conseil de sécurité pour actes d’agression, de violation de notre espace aérien, de subversion et de déstabilisation. » « Au regard de la gravité de ces faits, qui pour le moins interrogent sur l’objectivité et l’impartialité de la République française et, en attendant la tenue de la réunion spéciale du Conseil de sécurité sollicitée par le Mali, le gouvernement de la République du Mali, par la présente correspondance, récuse officiellement le statut de porte-plume de la France sur toutes questions examinées par le Conseil de sécurité concernant le Mali », écrit Abdoulaye Diop. Depuis l’inscription de la situation du Mali à l’agenda du Conseil de sécurité, conformément à sa résolution 2085 du 20 décembre 2012, « la France a toujours porté la plume sur toutes les questions concernant le Mali devant cet auguste organe », rappelle le chef de la diplomatie malienne. Ces questions comprennent, aussi, l’initiative et le portage des projets de résolutions relatifs au mandat de la Mission multinationale intégrée pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ou au régime de sanctions concernant le Mali. SS/MD (AMAP)

Mali : Le Statut général des militaires adopté pour renforcer les capacités opérationnelles (Conseil des ministres)

Bamako, 02 mar (AMAP) Le Conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance portant Statut général des militaires qui fera bénéficier la Police nationale et la Protection civile des mêmes avantages que les autres militaires, a annoncé, mercredi, le communiqué du Conseil. L’adoption de ce projet d’ordonnance, sur le rapport du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara, permettra d’une part, « l’intégration des personnels de la Police nationale et de la Protection civile dans la grille indiciaire du statut des militaires ainsi que l’alignement dans la limite d’âge des grades pour ceux recrutés à partir du 1er mars 2023. », explique le communiqué. D’autre part, elle permet de « renforcer les capacités opérationnelles des Forces armées et de sécurité. » Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR), le gouvernement a adopté la Loi n°2022-037 du 27 octobre 2022 portant militarisation de la Police nationale et de la Protection civile. Pour rendre effective cette militarisation, une Commission interministérielle, composée des représentants du ministère de la Défense et des Anciens Combattants et de celui de la Sécurité et de la Protection civile a été mise en place pour relire l’Ordonnance n°2016-020/P- RM du 18 août 2016 portant Statut général des militaires « dans le but de déterminer les modalités et les conditions d’intégration des fonctionnaires de la Police nationale et de la Protection civile. Et de corriger les insuffisances constatées dans l’application du statut en vigueur. » Le statut adopté précise les catégories auxquelles appartiennent, d’après leur grade dans l’ordre croissant, les Militaires, les fonctionnaires de la Police nationale et de la Protection civile. Pour les Militaires il s’agit des « Militaires du rang ; Sous-officiers ; Officiers ». En ce qui concerne la Police nationale, ce sont les « Policiers du rang ; Sous-officiers de police ; Commissaires ». Et, enfin, la Protection civile est constituée de « Sapeurs du rang ; Sous-officiers Sapeur-pompiers ; Officiers sapeurs-pompiers ». Les autorités de la Transition ont annoncé depuis l’adoption de leur militarisation que les fonctionnaires engagés en opération bénéficieront des mêmes avantages que les autres militaires. SS/MD (AMAP)

Le gouvernement du Mali dénonce les violations de l’Accord de paix par certains mouvements armés (officiel)

Bamako, 02 mar (AMAP) Le ministre malien en charge de la Réconciliation, le colonel-major Ismaël Wagué, a dénoncé les violations de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, par des mouvements armés signataires, dans une lettre au chef de file de la Médiation internationale, l’Algérie, en date du 24 février 2023. Le colonel-major Wagué dit constater que « certains mouvements, précisément ceux de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), n’ont cessé de violer l’Accord », malgré l’engagement du gouvernement pour ce texte « qui demeure le cadre de référence pour une paix et une stabilité durable au Mali », indique la même source. « Notre pays est attaché au processus de paix engagé depuis la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger », insiste le ministre qui ajoute qu’à cet « à cet égard, de nombreux efforts ont été déployés pour sa mise en œuvre. Dans sa lettre au médiateur en chef, le colonel-major Ismaël Wagué cite des cas les plus récents de ces violations, «  entre autres, l’installation d’états-majors par certains mouvements armés dans le Gourma en 2020-2021, la réouverture des postes de sécurité dans les Zones de Kidal, Gao, Ménaka et Tombouctou, l’installation et la mise en place de dispositifs de sécurisation sur les sites d’orpaillage illégaux de N’Tahaka (Sud de Gao) et au Nord de Kidal. » « Ces actions, selon le ministre, entravent le fonctionnement optimal des Bataillons des Forces armées reconstituées (BATFAR). Selon le ministre Wagué, « ces cas flagrants de violation de l’Accord sont d’autant plus préoccupants qu’ils n’ont donné lieu à aucune condamnation de la Médiation internationale et leurs auteurs n’ont jamais été rappelés à l’ordre. » Il souligne que la Médiation internationale, « en tant que garante politique de l’Accord et du respect de ses dispositions par les parties, doit pleinement jouer son rôle pour sa mise en œuvre effective. » « Le comportement de certains mouvements constitue une entrave à la paix, à la sécurité et au développement. Ces cas de violation empêchent la création d’un climat de sérénité nécessaire pour le retour à l’ordre constitutionnel », indique le ministre en charge de la Réconciliation. Dans le cadre de la Refondation du Mali, « le respect de la souveraineté, le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires et la prise en compte des intérêts vitaux du Peuple malien sont les principes qui servent de boussole. :, réaffirme-t-il. « Par conséquent, avertit le ministre, le gouvernement mettra tout en œuvre pour atteindre ses objectifs, quel qu’en soient le prix et la forme, tout en respectant strictement les droits de l’Homme, jusqu’à l’éradication du dernier terroriste. » SS/MD (AMAP)

Le Mali organise le retour de ses ressortissants de Tunisie 

Par Dieudonné DIAMA Bamako, 02 mar (AMAP) Les autorités maliennes, qui indiquent suivre de très près l’évolution de la situation, après les propos du président tunisien, Kaïs Saïed, suivis d’agressions et d’arrestations arbitraires de ressortissants d’Afrique subsaharienne, organisent le retour volontaire de des Maliens de Tunisie. Bamako a, ensuite, invité les autorités tunisiennes à protéger ceux qui veulent rester en Tunisie où, lors d’une réunion du Conseil de sécurité nationale, le 21 février, le président Kaïs Saïed a tenu des propos haineux, racistes et xénophobes contre les migrants d’Afrique subsaharienne, qu’il a accusés de vouloir modifier la composition démographique de son pays. Après les propos du président tunisien suivis de violences, l’ambassade du Mali à Tunis a assuré de la plus grande attention des autorités et a demandé aux Maliens de s’inscrire pour un retour volontaire. La représentation diplomatique malienne a, dans une lettre datant du 24 février, fait le point de la situation au ministre Abdoulaye Diop. Elle a fait savoir que dans la nuit de jeudi à vendredi, un groupe d’individus malveillants a mis le feu à l’entrée et encerclé la résidence du secrétaire général de l’Association des étudiants et stagiaires maliens en Tunisie. Il aura fallu l’intervention de la police pour éviter le pire. Deux étudiants maliens ont été chassés de leurs logements et accueillis par les services de l’ambassade. Egalement, un étudiant a été arrêté par la police puis libéré grâce à l’intervention de l’ambassade. D’autres sources indiquent qu’une vingtaine d’étudiants maliens ont été chassés de leurs logements et un blessé au couteau au niveau du visage. Face à la situation, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Seydou Coulibaly, a reçu, mardi 28 février, Mohamed Amine Ben Aoun, Chargé d’affaires de l’ambassade de Tunisie au Mali. Lors de cette rencontre, à laquelle a pris part le chef de cabinet du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Seydou Coulibaly a exprimé les vives préoccupations du gouvernement concernant la situation actuelle des migrants d’origine subsaharienne en Tunisie en général et des Maliens en particulier. Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a qualifié « d’inacceptables » les scènes de violence physique, d’expulsion de leurs bâtiments ou d’expropriation de leurs biens dont sont victimes les migrants maliens, y compris les étudiants poursuivant leurs études en Tunisie. Seydou Coulibaly a rappelé que la protection et la sécurité de nos compatriotes vivant en Tunisie sont de la responsabilité des autorités tunisiennes. Il a invité ces dernières à prendre les dispositions utiles pour assurer l’intégrité physique et la protection des biens de nos compatriotes, conformément aux instruments juridiques en vigueur en la matière. Tout en reconnaissant la responsabilité première de son pays dans la protection de toutes les personnes vivant sur son territoire, le Chargé d’affaires Mohamed Amine Ben Aoun a fait part des efforts d’apaisement entrepris par les autorités tunisiennes dans ce sens. Avant d’insister sur la nécessité de travailler ensemble pour une migration régulière. Sur le même sujet, le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, a eu un entretien téléphonique avec son homologue tunisien, qui l’a rassuré que les dispositions sont prises pour la protection et la sécurité des Maliens. Les propos du chef de l’État tunisien ont eu pour conséquence immédiate des violences et des arrestations arbitraires aussi bien de négro-tunisiens que des migrants venus de différents pays africains. La Tunisie est pour nombre d’entre eux un passage pour entrer en Europe à partir de l’Italie ou l’Espagne. CONDAMNATIONS EN CASCADE – L’Association des étudiants et stagiaires africains a, dans un communiqué, fait savoir que des étudiants sont interpellés et certains arrêtés alors qu’ils sont en règle. C’est pourquoi, elle a conseillé à ceux-ci de ne plus sortir même pour aller aux cours, sauf en cas de force majeure jusqu’à ce que les autorités les rassurent et assurent leur protection effective face à ces dérapages et agressions. De même, l’Association malienne des étudiants et stagiaires en Tunisie, suite aux arrestations et agressions récurrentes que subissent les Subsahariens sans distinction aucune, a demandé à ses membres, qui sont dans les universités privées, de suspendre les cours jusqu’à nouvel ordre. La semaine dernière, plus de 300 ressortissants d’Afrique subsaharienne ont été interpellés dans différentes villes du pays. Certaines sources évoquent des dizaines de milliers de personnes victimes de  contrôles arbitraires et d’interpellations en raison de la couleur de leur peau. Sur les réseaux sociaux, certains étrangers subsahariens ont fait part de leur détresse face aux agressions qu’ils subissent. Les déclarations injustifiées du président Saïed ont suscité une vague condamnations en Afrique et au-delà du continent. À commencer par le président de la commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat. Dans un communiqué, il a condamné « fermement les propos choquants du dirigeant tunisien contre des compatriotes africains qui vont à l’encontre de la lettre et de l’esprit de l’UA et de ses principes fondateurs. » Plusieurs autres organisations internationales ont protesté vigoureusement contre les propos haineux et racistes du président Saïed. À l’intérieur de son pays, les réactions ont été tout aussi indignées. Samedi dernier à Tunis, plusieurs centaines de manifestants ont qualifié de «raciste» et «fasciste », le discours du chef de l’État tunisien, en lui demandant de présenter ses excuses. «À bas le fascisme, la Tunisie est une terre africaine», «Président de la honte, présente tes excuses », scandaient les manifestants parmi lesquels des artistes, militants des droits humains et représentants de la société civile. « La Tunisie passe d’un processus démocratique à un processus fasciste » ou « non au racisme», pouvait-on lire sur les pancartes brandies par des manifestants. DD/MD (AMAP)

Maraîchage dans le Cercle de Diéma (Ouest) : Un tremplin pour les femmes

Diéma, 02 mar (AMAP) Le maraîchage est une culture de rente. Ces dernières années, il connaît de plus en plus un engouement dans le Cercle de Diéma. Il est surtout pratiqué par les femmes. Selon les estimations, plus de 60% des femmes pratiquent cette activité lucrative qui contribue à renforcer l’autosuffisance alimentaire dans cette bande sahélienne où la réussite de la campagne agricole est souvent tributaire des aléas climatiques. Après la période d’hivernage, ces braves femmes ne restent pas oisives, elles pratiquent le maraîchage. Avec les recettes générées, elles assurent leurs petits besoins et les charges de leurs enfants. D’autres encore constituent le trousseau de mariage de leurs filles. Celles qui participent aux tontines parviennent à honorer leurs engagements. Une partie de la production de légumes des femmes est aussi destinée à la préparation du repas familial, allégeant ainsi les frais. Dans la plupart des cas, chaque femme dispose de son petit lopin de jardin localisé dans la cour de sa maison, avec une source d’approvisionnement en eau. Parallèlement, nombreuses d’elles sont membres d’associations ou groupements de femmes et de jeunes qui exploitent des périmètres collectifs. Peu d’espaces familiaux sont décongestionnées, au point d’y trouver un espace libre pour pratiquer le maraîchage. Les parcelles, qui disposent de grands espaces, situées généralement au quartier Bamanaking, à l’Est de la ville, où le problème d’eau ne se pose pas, sont les plus verdoyantes. En cette période de l’année, les marchés sont fournis. On y trouve des légumes de tout genre : laitue, choux, carotte, échalote, tomate, betterave, pomme de terre, céleri, etc. À entendre les populations de Diéma, aujourd’hui, elles n’envient pas les produits maraîchers provenant d’ailleurs. Dans le Cercle de Diéma, les aides, en termes de renforcement de capacités, d’équipements, de semences, etc. émanant de l’État et de certaines ONG, n’atteignent pas toutes les femmes maraîchères. Certaines d’entre elles sont laissées pour compte. Plusieurs difficultés assaillent le secteur du maraîchage dans le Cercle de Diéma. La plus contraignante demeure le manque ou l’insuffisance d’eau. Les quelques mares qui existent sont complètement asséchées et les puits ne fournissent plus la quantité d’eau nécessaire. D’ailleurs, ils commencent déjà à tarir. Pour ne rien arranger, les bornes fontaines qui fonctionnent à l’électricité subissent le régime des délestages, à cause du mauvais état du seul groupe électrogène de seconde main qui alimente cette ville carrefour. Mme Assitan Diallo est maraîchère. Avec son puits à petit diamètre profond de quelques mètres, ses planches de légumes reçoivent quotidiennement de l’eau, par l’entremise d’un travailleur saisonnier qu’elle a engagé. Le céleri produit par Goundo Camara est très prisé par les consommatrices. Elle arrive, à cause de cet engouement pour sa production, à réaliser entre 5 000 et 7 500 Fcfa de recette par jour. En bonne épouse, Mme Maïmouna Samaké utilise régulièrement les légumes de son jardin pour sa propre consommation. Elle ambitionne, avec ses maigres économies, de se procurer une pompe solaire pour assurer l’approvisionnement en eau de ses planches. moyens – À Kasse-Kara, dans la Commune rurale de Groumera, une dame, qui a préféré garder l’anonymat, rapporte que le grillage qui clôturait le périmètre collectif des femmes, ne tient plus. Il a été fortement endommagé par la rouille, exposant ainsi le périmètre à la divagation des animaux. « Par méconnaissance, on a enfoncé le pourtour du grillage dans la terre. Le contact direct avec la terre a provoqué, au fil des ans, la rouille. Actuellement, chaque femme entretient sa petite parcelle », , poursuit la femme. Notre interlocutrice cultive surtout du gombo, une plante qui, selon elle, résiste mieux à la chaleur et n’a pas besoin d’assez d’eau pour croître. Depuis que son mari a refusé de lui acheter une motopompe, en représailles, elle a décidé de ne plus utiliser ses légumes dans la préparation des repas de la famille. Elle estime, pour expliquer sa grogne, que son mari ne manque pas de moyens pour lui acheter cet équipement agricole. Dans le jardin collectif d’un hectare et demi de l’association Benkady de Dioumara, dont Daly Cissé est la secrétaire administrative, sur les quatre puits existants, deux sont hors d’usage. Avec les recettes qu’elles engrangent avec la vente de légumes, ces femmes comptent refaire leurs puits et acheter du grillage pour réaménager la clôture de leur périmètre maraicher. Un conseiller communal de Gomitradougou, Kantara Magassa, se réjoui des réalisations de sa sœur qui fait du maraîchage dans sa maison, aidée par ses enfants. Comme plusieurs femmes, elle achemine ses produits à la foire hebdomadaire de Sébabougou, à 10 km. Ici, en milieu bambara, la culture du tabac est l’une des activités principales des femmes en cette période. Le premier adjoint au maire de la Commune, Modibo Sissoko, a regretté le manque de moyens de la collectivité qui ne peut pas aider les femmes maraîchères. L’État et ses partenaires ont consenti de nombreux efforts pour soutenir les femmes et les jeunes dans leurs projets mais, les résultats restent mitigés. Pour lutter efficacement contre la pauvreté et réduire le flux migratoire dans le Cercle de Diéma, il faut, selon le président de la Chambre locale d’agriculture, accroître davantage les soutiens aux femmes et aux jeunes, en finançant leur projet de développement. Boubou Traoré propose d’organiser les femmes maraîchères en coopératives, afin qu’elles puissent bénéficier de plus d’avantages. Il a invité les femmes à persévérer dans l’effort pour leur plein épanouissement. Les femmes maraîchères du Cercle de Diéma égrènent un chapelet de doléances. Elles ont besoin de forages, .’équipements, de semences et, surtout, de formation, pour plus de production, Pour cela, elles font appel à l’État, aux ONG, aux personnes de bonne volonté pour les aider à surmonter les difficultés auxquelles elles sont confrontées depuis belle lurette. OB/MD (AMAP)  

Culture de la pomme de terre à Sikasso (Sud) : La semence et l’engrais chers douchent les espoirs des producteurs

Par Mariam F. DIABATÉ Sikasso, 02 mar (AMAP) Sikasso, la Cité verte du Kénédougou, dans le Sud du Mali, a bâti sa réputation autour de la culture de la pomme de terre, devenant ainsi un des plus importants bassins de production de ce tubercule très prisé par les consommateurs. De plus en plus de producteurs de la Région de Sikasso s’intéressent à cette culture qui leur procure un revenu assez conséquent. Cependant, cet engouement est douché par les difficultés que connaissent plusieurs producteurs. Ils se plaignent de la cherté du prix du sac de semence et d’engrais. «Cette année, tout est cher. Le prix du sac d’engrais minéral et de celui de semence a considérablement augmenté. De 23 000 Fcfa les années précédentes, le sac de semence est vendu à 25 000 Fcfa et celui d’engrais minéral NPK est passé de 15 000 Fcfa à 35 000 Fcfa», déplore Hamidou Ballo, producteur de pomme de terre. Il possède un champ de pomme de terre de trois hectares à Bamadougou et deux hectares à Zoumayéré (dans les faubourgs de Sikasso). Hamidou Ballo vend ses tubercules au marché de Médine, les samedis. «En plus de Sikasso et de Bamako, mes clients viennent du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire. Je cède le sac de 25 kg à 6 250 Fcfa, celui de 50 kg à 12.500 Fcfa et le kilo à 250 Fcfa», précise-t-il. Abondant dans le même sens, Madou Berthé, producteur à Zangaradougou, estime que la production de pomme de terre devient moins lucrative. «Faire face en même temps aux nombreuses dépenses engendrées par l’achat de l’engrais et de la semence et tirer le maximum de profit de sa production n’est pas du tout facile. On se contente du peu qu’on gagne», confie, désespéré, ce propriétaire de trois hectares de pomme de terre à Zianso. Il écoule ses tubercules au grand marché de Sikasso aux mêmes prix que Hamidou pendant les jours de foire (dimanche). CHAOTIQUE – « La campagne de cette année a été chaotique pour moi. À cause du coût trop élevé de l’engrais minéral, je me suis approvisionné en engrais mélangé localement. J’ignorais que ce n’était pas de la bonne qualité. Ma production a chuté», explique un producteur de N’Gorodougou, Oumar Diamouténé. Il entend changer de stratégie l’année prochaine afin d’éviter l’erreur de cette année. « Malgré la conjoncture actuelle, je sollicite de l’État qu’il prenne des mesures pour réduire les prix de l’engrais et de la semence pomme de terre afin de nous permettre d’exercer notre métier », souhaite Diamouténé. Un autre producteur signale son cas d’échec et de perte de récoltes dans la localité de Kafouziéla. Il aurait utilisé de l’engrais destiné à la culture de céréales en lieu et place du NPK conseillé pour la pomme de terre. Devant l’ampleur de la catastrophe, il dit avoir saisi la Direction régionale de l’agriculture (DRA) qui a prélevé des échantillons envoyés en laboratoire à Bamako pour analyses. Le résultat a révélé que l’engrais est de bonne qualité mais qu’il est inapproprié pour le tubercule. La pomme de terre a besoin, pour son cycle végétatif, de l’engrais NPK, alors que l’engrais destiné aux céréales contenait seulement de l’Azote (N), substance minérale qui ne convient pas aux tubercules. Pour éviter ces déconvenues, le chef du bureau statistique, suivi-évaluation et communication à la DRA, Moussa Dembélé, invite les producteurs à s’informer auprès des agents en charge du contrôle phytosanitaire ou d’encadrement avant de prendre des décisions aux conséquences fâcheuses. M. Dembélé exhorte les producteurs à privilégier l’utilisation de la fumure organique parce que l’engrais minéral détériore la terre, même s’il permet d’obtenir de très gros tubercules, mais qui se conservent mal. HAUSSE DES PRIX – De leur côté, les commerçants d’engrais minéraux (notamment le NPK) et de semences de pomme de terre soutiennent que la hausse des prix est due à la conjoncture actuelle et surtout à la crise ukrainienne. Ils affirment que cette flambée est survenue en 2021. «Auparavant, je cédais le sac de 50 kg du NPK à 25 000 Fcfa. Cette année, j’ai été obligé de le vendre entre 30 000 et 40 000 Fcfa pour pouvoir tirer mon épingle du jeu», se justifie Dramane Berthé, commerçant d’engrais au grand marché de Sikasso. Pour sa part, Youssouf Sanogo, commerçant de semences de pomme de terre, précise que de 24 000 Fcfa en 2021, le sac de 25 kg est actuellement cédé aux producteurs entre 27 500 Fcfa et 40 000 Fcfa voire 50 000 Fcfa. Pour cette année, les responsables de la DRA estime la production annuelle de la Région de Sikasso à plus de 135 000 tonnes. «Cette année, il est trop tôt de fournir des statistiques précises, car les récoltes sont en cours. Toutefois, les superficies réalisées sont de 6 823 hectares pour un objectif de 6 905 hectares, ce qui représente 98% de réalisations», révèle Moussa Dembélé. Le président de la filière pomme de terre, Abdoul Karim Sanogo, soutient que le tubercule est d’une importance capitale car il contribue à l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle du pays. Toutefois, M. Sanogo, déplore la faible capacité de stockage de la chambre froide qui est de 3 000 tonnes contre une production annuelle de 300 000 tonnes. La pomme de terre de Sikasso est vendue dans la sous-région, notamment en Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Togo, Ghana, Guinée, Niger, Mauritanie et Sénégal. Après les récoltes, les coopératives, les unions, les fédérations qui composent l’interprofession gardent de la pomme de terre dans la chambre froide afin de pouvoir l’écouler après la campagne. Les quantités produites dépassent de loin les capacités de stockage de la chambre froide. Pour le développement de la filière, Abdoul Karim Sanogo sollicite l’accompagnement de l’État et des partenaires techniques et financiers pour la construction d’autres chambres froides et la subvention de l’engrais et des semences destinés à la pomme de terre. MFD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 01 mars 2023

    Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 1er mars 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a: – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance portant Statut général des Militaires. Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales d la Refondation, le gouvernement a adopté la Loi n°2022-037 du 27 octobre 2022 portant militarisation de la Police nationale et de la Protection civile. Pour rendre effective cette militarisation, une Commission interministérielle, composée des représentants du Ministère de la Défense et des anciens Combattants et du Ministère de la Sécurité et de la Protection civile a été mise en place pour relire l’Ordonnance n°2016-020/P- RM du 18 août 2016 portant statut général des militaires dans le but de déterminer les modalités et les conditions d’intégration des fonctionnaires de la Police nationale et de la Protection civile et de corriger les insuffisances constatées dans l’application du statut en vigueur. Le présent statut est adopté dans ce cadre, il précise les catégories auxquelles appartiennent, d’après leur grade dans l’ordre croissant, les militaires, les fonctionnaires de la police nationale et de la Protection civile ainsi qu’il suit : Pour les militaires : – Militaires du rang ; – Sous-officiers ; – Officiers. Pour la police nationale : – Policiers du rang ; – Sous-officiers de police ; – Commissaires. Pour la protection civile : – Sapeurs du rang ; – Sous-officiers Sapeur-pompiers ; – Officiers sapeur-pompiers. Le projet d’ordonnance adopté permettra, d’une part, l’intégration des personnels de la Police nationale et de la Protection civile dans la grille indiciaire du statut des militaires ainsi que l’alignement dans la limite d’âge des grades pour ceux recrutés à partir du 1er mars 2023, et d’autre part, de renforcer les capacités opérationnelles des Forces Armées et de sécurité. Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Autorité de Gestion des Réparations en faveur des Victimes des Crises. Depuis son accession à l’indépendance, le Mali a connu des crises qui ont conduit à des violations graves des Droits de l’Homme, porté atteintes à la stabilité institutionnelle, à la paix, à l’unité nationale et ébranlé les fondements du vivre ensemble. La crise multidimensionnelle de 2012 s’est caractérisée par les assassinats, enlèvements de personnes, tentatives d’enlèvements, menaces, disparitions, viols, amputations, flagellations, vols et destructions de biens et de patrimoines culturels. Pour faciliter le dialogue, le pardon, le vivre ensemble et les réparations en faveur des victimes de ces évènements, le Gouvernement a créé la Commission Vérité, Justice et Réconciliation et adopté la Politique nationale de Réparation et son Plan d’actions 2021-2025. L’objectif général de cette Politique est de restaurer la dignité des victimes en leur accordant par voie administrative des mesures de réparation des préjudices qu’elles ont subis du fait des violations des Droits de l’Homme commises en lien avec les crises depuis 1960. Les projets de texte adoptés créent, sous la forme d’Autorité Administrative Indépendante, l’Autorité de Gestion des Réparations en faveur des Victimes des Crises avec pour mission d’assurer la gestion des réparations des préjudices causés par les violations graves des droits de l’Homme lors des crises au Mali depuis 1960 en faveurs des victimes ou leurs ayants droit. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°2014-0764/P-RM du 09 octobre 2014 fixant le régime des marchés de travaux, fournitures et services exclus du champ d’application du Décret n°08-485/P-RM du 11 août 2008 portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service public. Le champ d’application du code des marchés publics exclut les marchés de travaux, de fournitures et de services relatifs aux besoins de défense et de sécurité nationale exigeant le secret ou pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l’Etat est incompatible avec des mesures de publicité. Le Décret n°2014-0764/P-RM du 09 octobre 2014 été adopté en vue de définir les conditions de mise en œuvre pratique de cette disposition dérogatoire, de fixer les règles propres à la passation des marchés concernés et de déterminer le périmètre d’application du « secret en matière de défense » et de dresser une liste de travaux, de fournitures ou de prestations dont l’acquisition peut justifier le recours à ladite procédure. La mise en œuvre de cette règlementation a permis d’améliorer la gouvernance des procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics relevant du secret en matière de défense ou de sécurité nationale ou nécessitant la protection des intérêts essentiels de l’Etat. A l’épreuve des faits et du temps, notamment l’évolution de la situation sécuritaire qui a conduit à une adaptation des capacités des Forces Armées maliennes avec l’apparition de besoins nouveaux non pris en compte dans l’annexe du décret de 2014. Le présent projet de décret vise à corriger cette insuffisance à travers l’actualisation des annexes n°1 et n°2 du Décret n°2014-0764/P-RM du 09 octobre 2014 fixant la liste des catégories de fournitures, de services et de travaux pour tenir compte des nouveaux besoins des ministères en charge de la Défense et de la Sécurité nationale. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des ministres a pris acte d’une Communication écrite relative à la Politique nationale de la Jeunesse et son Plan

Le Burkina Faso dénonce l’Accord de coopération militaire de 1961 avec la France (Officiel)

Bamako, 1er mar (AMAP) Le gouvernement du Burkina Faso a dénoncé l’Accord d’assistance militaire technique, conclu à Paris le 24 avril 1961 entre la République de Haute Volta et la République française, y compris ses deux annexes, a annoncé, mardi, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur. Dans une lettre adressée aux autorités françaises, le ministère a informé, également, la partie française que « la présente dénonciation prend effet dans un délai d’un mois suivant sa réception », indique la même source. Ouagadougou invite « les autorités concernées à prendre des dispositions diligentes en vue du départ définitif de tous les personnels militaires français en service dans les administrations militaires burkinabè. » Cette dénonciation intervient quelques semaines après le retrait de la Force militaire française « Sabre » composée de 400 hommes, à la demande des autorités de la Transition burkinabé. Ce retrait, qui a été acté le 19 février 2023 met fin à 14 ans de présence de l’opération « Sabre » au Burkina Faso. SS/MD (AMAP)