Mali : Le ministre en charge de la Sécurité promet de sanctionner la spéculation sur la carte d’identité

Bamako, 3 nov (AMAP) Le ministre malien de la Sécurité et de la Protection civile,  le général Daoud Aly Mohammedine, menace de sanctions le cas de rétention et de spéculation dans la délivrance de la carte nationale d’identité, annonce un communiqué daté du mardi 1er novembre. « Il nous a été donné de constater que certaines unités font la rétention sur la carte, créant ainsi la pénurie et la surenchère sur le prix de cession de cette pièce », indique le ministre en charge de la Sécurité cité par le communiqué. Il invite « les responsables concernés à se départir de telles entreprises sous peine de s’exposer à de lourdes conséquences. » Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile rappelle que le prix d’établissement « de la Carte nationale d’identité est de mille sept cents (1.700) Fcfa dont mille (1.000) francs pour la carte, un timbre de cinq cents (500) francs et un timbre de deux cents ( 200 ) Fcfa », précise. Le communiqué rappelle également les autorités compétentes pour la délivrance de ce document d’identité. Il s’agit selon le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale et de l’Administration territoriale (Préfets et Sous-Préfets). Le ministre prévient qu’ « il ne saurait être toléré que cette carte d’identité soit cédée à un prix excédant le montant officiel. » « Tout agent, qui se rendrait coupable de telles pratiques, s’exposerait à des sanctions très graves », prévient-il dans le communiqué. Ainsi, le ministre en charge de la Sécurité « invite la population à dénoncer, devant les autorités compétentes, les auteurs de ces cas de spéculation autour de la Carte nationale d’identité pour en augmenter le prix. » AT/MD (AMAP)

Mali : La HAC suspend la diffusion de Joliba TV News pour deux mois (Communiqué)

Bamako,  3 nov (AMAP) Le Collège des membres de la Haute autorité de la communication (HAC) a décidé, jeudi, de suspendre pour deux mois l’autorisation d’établissement et d’exploitation et de diffusion accordée à la chaine de télévision Joliba TV News pour une période deux mois. « L’autorisation d’établissement, d’exploitation et de diffusion accordée à Joliba TV News par la Convention N ° 49 / HAC – MALI du 29 décembre 2017 est suspendue pour une période de deux ( 02 ) mois », souligne la décision de la HAC. Selon la décision de suspension temporaire de la chaîne, l’analyse des Rapports de la Commission de la HAC a noté que « Joliba TV News méconnait totalement les missions et les attributions de l’organe de régulation des médias.» La HAC souligne, aussi, qu’il « est clairement établi que c’est cette méconnaissance des missions et attributions de l’organe de régulation des médias qui a amené Joliba TV News, dans son programme « L’Éditorial » du 30 septembre 2022, à tenir des propos diffamatoires et formuler des accusations infondées à l’encontre de la Haute autorité de la communication. » L’autorité de régulation reproche, également, à la chaine Joliba TV News de s’être « inscrite dans une attitude de défi à l’égard de la Haute Autorité de la Communication depuis qu’une précédente mise en demeure lui a été adressée le 24 août 2022, suite à une interview réalisée à Abidjan. » « Bien qu’elle ait réagi à la mise en demeure dans une lettre en date du 06 septembre 2022, la chaîne de télévision n’a à ce jour respecté aucune des injonctions données par l’instance de régulation des médias », note la HAC. La HAC a adressé une mise en demeure, le 12 octobre 2022, à la chaîne de télévision pour un programme comportant « des propos diffamatoires et des accusations infondées concernant l’instance de régulation,  la Haute Autorité de la Communication, l’état de la liberté d’expression au Mali et les autorités de la Transition. » MT/MD (AMAP)

Le Mali attend 120 tonnes de produits de première nécessité de la Russie (Ministre de l’Economie)

Bamako, 03 nov (AMAP)  Le Mali devrait recevoir, dans les semaines à venir, environ 120 tonnes de produits de première nécessité, pour un montant de 100 millions de dollars soit ( 50 milliards de Fcfa, en provenance de la Russie à partir le corridor Conakry-Bamako, a  annoncé, mercredi, le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. « Il s’agit de la première livraison d’une importante commande du gouvernement de Transition dans le cadre du partenariat commercial et stratégique entre le Mali et la fédération de Russie. », a indiqué  M. Sanou, qui a effectué une mission en Russie, du jeudi 27 octobre au mercredi 02 novembre 2022. Cette importante commande est répartie entre 65.000 tonnes de produits d’hydrocarbure, 35.000 tonnes d’engrais (urée)  et 25.000 tonnes de blé. Lors de sa mission, le chef du département en charge de l’Economie était accompagné d’une importante délégation composée outre de responsables techniques de son département, des techniciens de plusieurs entreprises d’État : l’Office national des produits pétroliers (ONAP), l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) et la Compagnie malienne pour développement du textile (CMDT). Arrivé le jeudi 27 octobre à Moscou, dans la capitale russe, le patron de l’hôtel des Finances et sa délégation ont mené des négociations portant sur plusieurs secteurs économiques, avec des responsables techniques russes. Ces négociations ont abouties à la signature d’une convention sur des produits stratégiques entre les deux États. Selon ministre Sanou, ce partenariat permettra à notre pays « de sécuriser ses sources d’approvisionnement en produit stratégiques dans un contexte international de plus en plus tendu. » « L’objectif de ce partenariat est de maintenir un approvisionnement correct, régulier et sécurité du Mali, en denrées de première nécessité », a expliqué Alousséni Sanou. AT/MD (AMAP)

Le Mali et le Burkina Faso affichent une commune volonté de coopération militaire

Bamako, 03 nov (AMAP) Le Mali et le Burkina Faso, qui font face aux attaques terroristes depuis plusieurs années, entendent donner un nouvel élan à leur partenariat en matière de défense et de sécurité, selon le président de la Transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. « Le plus important pour nous, dans la situation actuelle, c’est le défi sécuritaire. On est venu échanger sur comment renforcer la coopération militaire pour pouvoir mieux mener nos opérations et sécuriser nos populations », a déclaré, mercredi, à Bamako, le président Ibrahim Traoré à l’issue de son séjour de quelques heures dans la capitale malienne. Le colonel Assimi Goïta et le capitaine Ibrahim Traoré se sont retrouvés au palais de Koulouba pour un second tête-à-tête, suivi d’une séance de travail élargie à leurs délégations. Quelques jours après son investiture, le capitaine Traoré a choisi le Mali  pour effectuer son premier déplacement à l’étranger. Les possibilités et perspectives en matière de coopération opérationnelle dans la lutte contre le terrorisme ont donc été largement évoquées pendant cette visite. Elle a, aussi, permis au président burkinabè de bénéficier des conseils de son homologue malien pour anticiper les problèmes sécuritaires que pourrait engendrer un éventuel repli des groupes armés terroristes sur le territoire burkinabè, en raison de la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa). Visiblement satisfait de son court séjour, le visiteur de marque a invité les populations malienne et burkinabé à plus de solidarité, à se donner la main et à rester unis dans la lutte contre le terrorisme. « Dans l’optique d’améliorer la sécurité de nos populations respectives, le capitaine Ibrahim Traoré, président de la Transition du Faso et moi avons eu cet après-midi, des échanges fructueux autour des défis majeurs qui impactent la paix et la stabilité de nos Etats», a indiqué le président Assimi Goïta sur son compte twitter. La visite du président du Faso au Mali aura duré quelques heures, car après la séance de travail avec son homologue Assimi Goïta au palais de Koulouba, l’hôte de marque a regagné son pays en début de soirée. Le choix du président du Faso, accompagné d’une forte délégation composée notamment du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel-major Kassoum Coulibaly,  de se rendre au Mali avec lequel le Burkina partage plus de 1 200 km de frontière, a été inspiré par les situations sécuritaire et politique similaires dans les deux pays. Les deux présidents de Transition sont engagés dans la lutte contre des Groupes armés terroristes (GAT). La similarité des contextes incite au renforcement de la coopération bilatérale et à la mutualisation des moyens de combat. BD/ID/MD AMAP

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 02 novembre 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 02 novembre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux le Conseil des ministres a adopté un projet de loi portant modification du Code des Personnes et de la Famille. Le processus du Recensement Administratif à Vocation d’Etat Civil, présentement en phase de pérennisation connaît quelques difficultés dues à la méconnaissance des textes juridiques régissant l’état civil. Ces difficultés ont occasionné des situations de non-conformité entre les données du Recensement Administratif à Vocation d’Etat Civil et les informations contenues dans les documents d’identité ou de voyage détenus par une même personne. La quasi-totalité de ces documents d’identité ou de voyage sont subséquents à des jugements supplétifs d’acte de naissance rendus au profit des personnes déjà enrôlées au niveau du Recensement Administratif à Vocation d’Etat Civil. Cette contrainte liée à la différence entre des documents concernant la même personne, a été source de blocage pour de nombreux maliens établis à l’extérieur. L’adoption du projet de loi permettra la rectification des actes ayant servi de base à l’enrôlement dans le Recensement Administratif à Vocation d’Etat Civil. un projet de loi portant modification de la Loi n°2016-046 du 23 septembre 2016 portant loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour Suprême et la procédure suivie devant elle. La Loi n°2016-046 du 23 septembre 2016 a montré quelques insuffisances qui méritent d’être corrigées, notamment en son article 8 qui dispose que : « la cessation définitive de fonction d’un membre de la cour Suprême entrainant la perte de qualité de membre résulte : de la démission régulièrement acceptée ; de l’admission à la retraite par limite d’âge ; du décès ; d’une nouvelle affectation ; de l’arrivée à terme et du non renouvellement du mandat ». Le projet de loi adopté permettra aux membres de la Cour Suprême d’achever leur mandat et mettra un terme au renouvellement indéfini et tacite du mandat. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, des parcelles de terrain, objet des titres fonciers n°1252 et n°1253, du Cercle de Bougouni, sises à Faragouaran, Commune rurale du même nom. Les parcelles, de superficies respectives de 202 hectares 78 ares 31 centiares et de 191 hectares 41 ares 88 centiares, sont destinées à satisfaire les besoins de réhabilitation du village de Faragouaran. La réalisation du projet de réhabilitation permettra d’offrir une nouvelle structure urbanistique au village de Faragouaran et d’améliorer le cadre de vie des habitants par la conception et la mise en œuvre des projets relatifs aux voiries et réseaux divers ainsi qu’à l’électrification des villages de la Commune. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Ambassadeur du Mali à Tunis : Monsieur Moussa SY, Journaliste-Réalisateur. Ambassadeur du Mali à Genève : Monsieur Abdoulaye TOUNKARA, Conseiller des Affaires étrangères. Attaché de Défense auprès de l’Ambassade du Mali à Conakry : Colonel-major Seydou Mamadou KONE. Attaché de Défense auprès de l’Ambassade du Mali à Nouakchott : Colonel Ibrahima SANOGO. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Son Excellence le colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat a condamné avec la dernière rigueur les propos blasphématoires récemment proférés par un individu, via les réseaux sociaux, contre l’islam, religion de paix et de tolérance. Le Président de la Transition, tout en marquant sa solidarité et celle du Gouvernement envers la communauté musulmane, appelle celle-ci au calme et à la retenue. En outre, il a instruit le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux et celui de la Sécurité et de la Protection civile, de tout mettre en œuvre pour appréhender l’auteur de ces propos blasphématoires contre l’Islam, ainsi que ses complices, afin qu’ils répondent de leurs actes. Il est regrettable et certainement pas fortuit, que cet incident se déroule au moment où les autorités de la Transition ne ménagent aucun effort pour réconcilier les Maliens. Le Président de la Transition lance un appel aux Maliens à rester vigilants face aux actions subversives de nature à déstabiliser la Transition et à ne pas tomber dans les pièges perfides tendus par les ennemis du Mali. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 02 novembre 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Le président de la Transition burkinabé reçu par son homologue malien à Bamako, au Mali

Bamako, 02 nov (AMAP) Le président de la Transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a été accueilli à Bamako, ce mercredi après-midi, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, à l’aéroport international President Modibo Keita-Sénou, a constaté l’AMAP. «Dans l’optique d’améliorer la sécurité de nos populations, la capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition du Faso et moi avons eu, cet après-midi, des échanges fructueux autour des défis majeurs qui impactent la paix et la stabilité de nos États », a declaré le colonel Assimi Goita dans un tweet. Le chef d’Etat burkinabé était en visite d’amitié et de travail au Mali. En cette occasion de sa première sortie officielle du Burkina Faso, il était accompagné d’une forte délégation composée du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel-major Kassoum Coulibaly. C’est aux environs de 15 heures 30 minutes que l’avion transportant le président de la Transition burkinabè, s’est immobilisé sur le tarmac de l’aéroport international de Bamako-Sénou. A sa descente, il a été accueilli par le colonel Assimi Goïta, en présence du Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, des présidents des institutions, des membres du gouvernement et du corps diplomatique. Les deux présidents ont ensuite passé en revue les troupes, avant un tête-à-tête dans le salon d’honneur de l’aéroport. Juste après, le président Goïta et son hôte ont pris la direction du palais de Koulouba pour des entretiens sur plusieurs sujet d’intérêt commun comme la lutte contre le terrorisme. BD/MD (AMAP)

Mali-Burkina Faso : Le capitaine Ibrahim Traoré attendu à Bamako

Bamako, 2 nov (AMAP) Le nouveau président de la Transition au Burkina Faso,  le capitaine Ibrahim Traoré, est attendu, ce mercredi, à Bamako, pour une visite de travail de quelques heures, selon des sources officielles. Le chef de l’Etat burkinabè consacrera ainsi au Mali sa première visite à l’extérieur de son pays. Le Burkina Faso et le Mali font face au même type d’enjeux sécuritaires avec la lutte contre des groupes terroristes. Le sujet devrait être au menu des échanges qu’auront le colonel Assimi Goïta et son homologue burkinabè. Les deux Chefs d’Etat saisiront cette occasion pour examiner les voies et moyens de renforcer la collaboration et mutualiser les efforts des deux pays pour relever les défis communs auxquels le Burkina Faso et le Mali font face. Le nouveau président de la Transition burkinabé a prêté serment, le 21 octobre dernier, devant le Conseil constitutionnel, au cours d’une audience solennelle tenue à Ouagadougou, la capitale burkinabè. Il prenait ainsi les rênes de la Transition dans son pays avant de nommer dans la foulée Apollinaire Kyelem de  Tambela comme Premier ministre. MT/MD (AMAP)

Révision annuelle des listes électorales : Faible engouement dans les centres

Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 1er nov (AMAP) Mercredi dernier, il est environ 10 heures à Bamako. Nous sommes au Centre secondaire d’état civil de Magnambougou, où les opérations de révision des listes électorales de la Commune VI se déroulent. En cette matinée ensoleillée, il n’y a pas d’affluence autour des agents chargés de ces opérations. La cour du Centre est presque vide. Salia Sangaré, président de la commission administrative de la révision des listes électorales du centre et son équipe s’emploient, activement, à faire les radiations qui consistent à enlever les noms des personnes décédées au cours de l’année et celles condamnées et ne disposant plus du droit de vote. Et ce, sur la base du registre de décès de la mairie de la Commune VI. Salia Sangaré pense clairement que ce travail est alambiqué. «S’il faut regarder dans les registres puis fouiller sur la liste électorale pour voir si la personne y existe ou pas, c’est vraiment un peu compliqué», renchérit-il. Notre interlocuteur pensait que sa structure allait être doté d’un ordinateur par la Délégation générale aux élections (DGE). Cela, afin de pouvoir, une fois qu’ils ont un nom, faire la recherche sur la liste électorale au lieu de fouiller dans les papiers. « Il peut y avoir des homonymes, mais si vous avez la machine pour vérifier cela, c’est plus facile», estime-t-il. Par ailleurs, Salia Sangaré signale que son service n’a reçu la liste de validation, qui consiste à intégrer les nouveaux électeurs, que mardi dernier. « Toute chose qui n’est pas normale », déclare-t-il, avec une pointe d’amertume. Notre interlocuteur dit, en outre, que du 1er octobre à mercredi dernier, son service a enregistré 221 cas de transferts (qui permettent aux gens qui ont changé de domicile de pouvoir voter dans leurs nouveaux lieux de résidence) et 211 radiations. Selon lui, le manque d’affluence autour de ces opérations est dû à un problème de communication. Il déplore aussi le fait que les gens attendent toujours la dernière minute pour venir. A notre passage dans ce centre, un électeur du nom de Lassine Traoré s’était présenté à la commission administrative. Ce commerçant d’une quarantaine d’années était venu transférer son lieu de vote de Sogoniko à Diandjiguila en Commune VI du District de Bamako, où il réside désormais. Comme au Centre secondaire d’état civil de Magnambougou, l’affluence n’était pas au rendez-vous au niveau des commissions administratives des Communes V, IV et III. Au passage de notre équipe de reportage sur ces sites, aucun n’usager n’était présent. Les agents de ces services s’activaient à faire des radiations sur la base du registre des mairies. Les responsables de ces commissions indiquent n’avoir reçu, pour leur part, les listes de validation que ce mercredi. En Commune V, si les radiations et les transferts étaient, respectivement, au nombre de 105 et 129 à la date du mercredi, ils étaient, par contre, de 188 et 27 au niveau de la Commune III. Quant à la commission administrative de la Commune IV, elle peut enregistrer 10 à 20 transferts par jour, selon ses responsables. NOUVEAUX ELECTEURS – Il convient de souligner que les validations ne sont que des formalités. En effet, il n’est pas obligatoire que quelqu’un se déplace pour valider son inscription sur la liste électorale. Lorsqu’on atteint 18 ans, l’individu est automatiquement intégré dans le fichier électoral de la DGE. Toutefois, les intéressés pourront aller vérifier et corriger auprès des commissions s’ils sont inscrits ou pas sur la liste électorale ou pour signaler une erreur. « Sinon, ce n’est pas une opération de validation proprement dite ou si l’intéressé ne vient pas, il est radié », précisent-ils. Ainsi, il ressort des données officielles que les nouveaux électeurs de l’intérieur comme de l’extérieur sont au nombre de 341.653. De ce fait, la révision annuelle des listes électorales pour 2022 s’effectue sur un fichier contenant 8.515.057 électeurs. Il convient de rappeler que le fichier électoral de l’année dernière comportait 8.173.404  électeurs. Dans un rapport d’audit publié en 2018, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) indiquait que «seuls 22% des jeunes et des femmes de 18 à 30 ans figurent sur le fichier électoral de du Mali alors que ceux-ci constituent plus du tiers de la population». De son côté, dans un rapport qu’elle a récemment publié, la Mission d’observation des élections au Mali (Modele-Mali) a salué le démarrage des opérations de révision dans la majorité des communes des 49 cercles et dans les 6 communes du District de Bamako. Cette révision intervient dans un contexte marqué par l’installation des membres de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) «qui doivent superviser les opérations, suivant l’article 57 de la loi électorale». Cependant, notre équipe de reportage n’a pas constaté leur présence dans le dispositif, mercredi. Toutefois, la Modele-Mali a noté que ces opérations suscitent une très faible mobilisation auprès des populations pour diverses raisons. Elle faisait allusion au manque d’informations nécessaires sur l’importance de ces opérations de révision. L’organisation, qui a noté des défis logistiques ayant émaillé les activités sur plusieurs parties du territoire national, a demandé l’envoi diligent des documents de travail aux commissions administratives. S’y ajoutent l’intensification des activités d’information et de sensibilisation autour de cette révision et le renforcement de la sécurité dans les zones à risque pour permettre aux citoyens d’avoir accès aux commissions. Depuis mars 1991, notre pays s’est inscrit dans la voie de la démocratie qui nécessite une bonne organisation des élections. Ainsi, «pour qu’il y ait des élections justes, transparentes et apaisées, il faut un fichier électoral fiable», précise le directeur général de l’Administration du territoire, Abdoul Salam Diepkilé. Il rappelle que la révision annuelle des listes électorales est une opération prévue dans la loi 2022-019 portant loi électorale en son article 51 et suivants. Cette révision annuelle des listes électorales a pour objectifs de permettre aux personnes omises sur la liste électorale ou aux jeunes qui viennent d’avoir 18 ans, de pouvoir s’inscrire sur la liste électorale et de radier les personnes qui sont décédées ou qui ont perdu leurs droits de

Corridor Dakar-Bamako : Réduction drastique des frais d’escorte et de douane

Par Babba B. COULIBALY Bamako, 1er nov (AMAP) Les frais d’escorte et de douane sur le Corridor Dakar-Bamako passent de 145.000 Fcfa à 20.000 Fcfa par véhicule et par convoi de 5 camions, selon un accord scellé, vendredi dernier, à Dakar,  à l’issue d’une rencontre entre le président de la Chambre de commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily, et le directeur régional de Dakar-Port, le colonel Babacar Mbaye. Les négociations amenant la douane sénégalaise à s’engager à réduire les frais d’escorte et de Travail supplémentaire (TS) de la douane ont été menées pendant deux ans par une délégation des chambres consulaires du Mali, conduite par le président de la CCIM, Youssouf Bathily. Ces efforts du secteur privé malien porté par Youssouf Bathily, précèdent ceux fournies pendant les six mois d’embargo que notre pays a subi injustement. Cet accord a été trouvé vendredi dernier dans la capitale sénégalaise avec la douane du pays de la Teranga. Selon nos sources au niveau des chambres consulaires du Mali, cette réduction est une économie de plus de 10 milliards Fcfa par an au profit de nos opérateurs économiques donc de l’économie nationale. Les négociations achoppaient sur cette épineuse question du montant des frais d’escorte de la douane sénégalaise et de TS que la partie malienne jugeait exorbitants. Pour rappel, une forte délégation des chambres consulaires du Mali, avec à sa tête son président Youssouf Bathily, président de la CCIM, avait effectué, du 17 au 25 juillet 2022, une mission dans la capitale sénégalaise, après la levée de l’embargo de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre le Mali. Il s’agissait alors, pour les présidents des chambres consulaires du Mali et les techniciens qui les accompagnaient, au premier rang desquels le directeur des Entrepôts maliens au Sénégal (EMASE), Fousseynou Soumano, de négocier, auprès des dirigeants du Port autonome de Dakar et ses partenaires, des facilités pour l’acheminement rapide des marchandises maliennes en souffrance au niveau dudit port. Cela, afin de réduire également les coûts afférents à cette situation. À la suite de cette mission, d’importants résultats avaient été engrangés auprès des autorités portuaires de Dakar et de leurs partenaires tels Dubaï Port World (DPW), Bolloré Transport Logistics, SACS, TOM, MAERSK et la direction générale des douanes sénégalaises. Ceux-ci avaient, presque tous, consenti à l’annulation du magasinage des conteneurs encore en souffrance, à l’annulation des surestaries et détention pour toutes les marchandises traitées ou même à la restitution des paiements effectués, pendant l’embargo, entre autres. Selon des sources, dans le cadre de la poursuite de ces négociations, une importante délégation du secteur privé malien, conduite par le président de la CCIM, Youssouf Bathily, a séjourné à Dakar où elle a rencontré, le 26 octobre dernier, une délégation de l’administration des douanes sénégalaises, avec à sa tête le colonel Babacar Mbaye, directeur régional de Dakar-Port. En ligne de mire, la systématisation de la réduction des frais d’escorte et TS, conformément à la demande de réunion formulée par la partie malienne. Après un rappel des montants en vigueur depuis des années, l’exposé des propositions, tendant à réduire les frais d’escorte a été fait. Notamment, 40.000 Fcfa par unité roulant pour les escortes individuelles allant de 1 à 4 boîtes, ramener le convoyage à partir de 5 boîtes au lieu de 10 avec 20.000 Fcfa par véhicule. Ce qui revient, dans ce dernier cas, à une réduction de 125.000 Fcfa sur les 145.000 Fcfa que chaque véhicule était tenu de payer auparavant. À l’issue d’une seconde rencontre qui a eu lieu le vendredi, 28 octobre dernier, les deux parties ont convenu d’un accord qui scelle les engagements pris comme du fer dans du béton. C’est ainsi qu’elles se sont engagées pour la mise en application diligente de cet accord qui devrait bénéficier, avant tout, aux opérateurs économiques maliens utilisant le corridor Dakar-Bamako. À titre de rappel, 70% de nos importations passent par le Sénégal. Aussi, 80% de nos exportations passent par le même corridor. Il est espéré que l’économie de plus de 10 milliards Fcfa par an, suite à ces réductions de frais d’escorte à différents niveaux et TS, bénéficient, dans les mois à venir, aux consommateurs maliens également. Notamment en termes de réduction des prix sur des denrées, matériels et matériaux de construction, entre autres, qui passent par le corridor Dakar-Bamako. BBC/MD (AMAP)  

Mali : Baisse des prix sur les marchés de production (Office des marchés agricoles)

Bamako, 1er nov (AMAP) Les prix sur les marchés de production sont majoritairement dans une tendance à la baisse, sur la période du 20 au 26 octobre, annonce l’Office des marchés agricoles dans un communiqué. « Par contre, sur les marchés de consommation, les prix au détail restent globalement stables », ajoute le communiqué. Ainsi, sur les marchés de production, les prix collectés, au cours de la semaine du 20 au 26 octobre 2022, sont en baisse pour 54%, en hausse pour 8% et stables pour 38%. Pour ce qui concerne les marchés de consommation, les prix de cette semaine sont stables pour 69%, en baisse pour 26% et en hausse pour 5%. Selon la même source, les variations de prix observées sur les marchés durant la semaine du 20 au 26 octobre 2022 sont surtout des baisses. La tendance à la baisse des fluctuations de prix observées sur les marchés provient, essentiellement, de l’amélioration progressive de l’offre avec la vente des nouvelles récoltes, surtout de céréales sèches et de riz local. Avec la levée des sanctions des organisations intergouvernementales ouest-africaines, les échanges de produits agricoles entre le Mali et ses clients et les fournisseurs régionaux et internationaux continuent de s’améliorer. « Toutefois, ces échanges souffrent du renchérissement de leurs coûts, causé par la dépréciation de l’Euro face au dollar ». En ce dernier mois de la campagne de commercialisation 2021/2022, la demande céréalière reste supérieure à l’offre. « Cette situation provient des conséquences de plusieurs facteurs qui sont la faiblesse des stocks finaux de cette campagne de commercialisation, la timide poursuite des récoltes, la mise en marché économe des anciens stocks par les producteurs encore détenteurs. » D’autres facteurs tiennent à l’augmentation de la précarité en relation avec la Covid-19, la persistance de l’insécurité et des conflits inter et intra-communautaires en plusieurs endroits du Mali. Les mesures prises par le gouvernement pour améliorer la disponibilité céréalière sur les marchés, restent toujours la suspension, depuis le 6 décembre 2021, des exportations des mil, sorgho, maïs et riz local, l’autorisation des importations commerciales de riz à taxes réduites de moitié, jusqu’à hauteur de 300.000 tonnes et la détermination de l’État d’importer jusqu’à 180.000 tonnes de riz et d’acheter 20.000 tonnes de riz locaux. AC/MD (AMAP)