Mali : La cantatrice Mah Kouyaté N°2 est décédée (Proches de la famille)
Bamako, 07 nov (AMAP) Mah Kouyaté N°2, griotte et chanteuse, malienne qui était l’une des musiciennes traditionnelles les plus suivies de la scène nationale, est décédée, lundi, à Bamako, a appris l’AMAP auprès de plusieurs proches de sa famille. Connue pour son timbre de voix particulièrement apprécié de ses fans, Mah Kouyaté N°2 est issue d’une grande famille de griots et de musiciens. L’artiste a fait ses débuts dans la musique dès son plus jeune âge, notamment lors des cérémonies sociales. Sa voix séduit ses nombreux fans, qui au-delà du Mali, apprécient ses chansons à travers le monde entier. Ce qui lui ouvre les portes d’une longue e belle carrière artistique. Mah Kouyaté a signé son premier opus « Diarabi » en 1996. Cet Album qui l’a relevée au Mali et au monde a été suivi en 2002 par « Sumu vol 1-2 », « CAN 2002 » et « Musolu » en 2002. Elle revient avec « Badenya Vol 1-2 », « Fimani Veste » , » Fimani Guitare » en 2003 et « Tariba », « Nan Koumandjan Vol 1-2 » en 2004. Elle signe « Sumu vol 1-2 » en 2005 et « Masselala » en 2006. MT/MD (AMAP)
Fousseyni Maïga, directeur général du Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM) : «Faire du cinéma un pilier du développement économique»
Propos recueillis par Amadou SOW Bamako, 07 nov (AMAP) Pour les cinéphiles, le glorieux passé du cinéma malien évoque en eux des souvenirs agréables. Ils souhaitent de tout cœur que le 7è art malien retrouve son lustre d’antan à travers des films, mais aussi des hommes et des femmes (ces cinéastes qui ont fait du Mali une grande nation de culture cinématographique). Malheureusement, depuis quelques années, le secteur connait des difficultés. Pour en savoir plus, nous avons échangé avec le nouveau directeur général du Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM), Fousseyni Maïga, qui a fait le check-up du cinéma malien. AMAP : Votre nomination à la tête du cinéma malien a été largement commentée sur les réseaux sociaux comme étant un coup de pouce pour le 7è art. Quelle appréciation en faites-vous ? Fousseyni Maïga : Permettez-moi tout d’abord d’adresser ma reconnaissance à toutes les personnes ayant commentées positivement ma nomination sur les réseaux sociaux. Je voudrai également exprimer toute ma gratitude aux plus hautes autorités du pays, à travers le ministre en charge de la Culture, Andogoly Guindo. J’ai été agréablement touché par la motion de soutien de la Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel du Mali (FENACAM) qui regroupe tous les corps de métier du cinéma et de l’audiovisuel. Malgré des défis structurels auxquels le cinéma fait face, depuis plusieurs années, nous avons apporté notre modeste contribution au rayonnement du secteur à travers des productions régulières, le développement d’un nouveau modèle économique et une nouvelle offre cinématographique plus volontariste. Au-delà de nos ambitions, nous avons mesuré les attentes de cette responsabilité. AMAP : Le cinéma malien peine, depuis 20 ans, à se hisser au sommet des grands événements cinématographiques comme le Fespaco. Quelle lecture faites-vous de cette situation ? FM : Les brillants résultats engrangés par le cinéma malien en son temps étaient le fruit d’une série d’initiatives volontaristes entreprises par les plus hautes autorités du pays et plaçant le cinéma au cœur de la dynamique de construction d’une identité culturelle forte. Cette volonté politique a permis la formation de nombreux cinéastes, et s’est traduite par la valorisation d’un marché avec l’ouverture de salles de cinéma dans presque toutes les agglomérations du pays. L’acquis le plus important à l’époque était le financement de la filière avec des guichets internationaux qui ont renforcé les moyens locaux mis à la disposition par l’État. Les résultats, naturellement, ont été à hauteur d’ambitions. Hélas, depuis quelques années, le Mali brille par son absence. Cette léthargie s’explique essentiellement par le manque de financement, mais aussi un déficit de structuration des différents corps de métier, le faible niveau des ressources humaines et bien entendu un manque de volonté politique. Malgré cette faiblesse, les films maliens sont bel et bien présentés au FESPACO. Ils concourent avec des films dont le budget est 40 fois plus élevé que celui des nôtres. Il faut l’admettre aussi, les œuvres proposées par nos cinéastes ne sont pas très compétitives et ne bénéficient toujours pas du lobbying ou de la promotion nécessaires pour maximiser leurs chances. AMAP : De votre prise de fonction à nos jours, quelles ont été les grandes actions menées par le CNCM pour le réveil du cinéma malien ? FM : Après trois mois d’activité, des résultats concrets ont été enregistrés sur tous les chantiers malgré la situation conjoncturelle du pays, marquée par le gel des crédits et les restrictions budgétaires. La première action a porté sur une série de consultations et de réflexions qui nous ont permis d’écouter les acteurs et professionnels de la filière cinéma, de recueillir leurs attentes et d’analyser avec eux les pistes de solution pour la relance du secteur. Cela a permis d’élaborer un plan d’action stratégique qui couvre la période 2022-2024 et une proposition de relecture et d’adoption d’une Politique nationale pour le cinéma. Cette réflexion a, aussi, permis de faire des recommandations qui sont, entre autres, la gouvernance, la formation, la professionnalisation, l’augmentation substantielle et qualitative des productions et le développement d’un marché intérieur du cinéma. En effet, l’approche managériale a été repensée et orientée vers une gestion inclusive. Un système de gestion intégré a été initié au CNCM afin de moraliser la gestion des ressources financières et d’augmenter substantiellement les recettes. Il faut également noter la relecture des contrats et une augmentation de 100% de la masse salariale du personnel contractuel. La FENACAM et l’ensemble des partenaires sociaux internes sont associés dans les prises de décisions et consultés pour les orientations stratégiques. Le processus de relance de la carte professionnelle, la structuration avec les organisations faitières et la relecture des textes ont été déclenchés. Les programmes de formation, production et diffusion ont été lancés. Pour la formation, «In pact cinéma» est un projet fédérateur qui forme 50 nouveaux talents dans tous les corps de métier du cinéma. Ces derniers seront formés sur une période de 6 mois, accompagnés dans la réalisation de leurs premiers ou seconds projets et coachés pour faciliter leur intégration dans les métiers du cinéma. Durant ce trimestre, ont été produits 4 films dont 2 longs métrages fiction et documentaire. Cette performance s’explique autant par la motivation du personnel. Le CNCM a, aussi, soutenu 10 projets de cinéma qui seront disponibles d’ici le 31 décembre prochain contre une moyenne de 2 à 3 projets par an. Pour le marché intérieur, nous avons acquis un financement pour les études de réhabilitation de 7 salles de cinéma dans les localités de Bamako, Kati, Ségou, Koulikoro, Markala, San et Mopti avant fin 2024. AMAP : Selon vous, quelles sont les difficultés qui plombent le 7è art au Mali ? FM : Depuis de nombreuses années, il n y a plus aucun dispositif de formation dans les métiers du cinéma. Les stages et opportunités ponctuels, ayant permis d’avoir des alternatifs de formation pour la génération intermédiaire de cinéastes maliens, se font de plus en plus rares. Le déficit de productions locales, faute de financement, l’absence de structuration et de compétitivité des sociétés de productions nationales, l’inexistence d’une
OMVS : Le nouveau Haut-commissaire recueille les orientations du président en exercice
Bamako, 07 nov (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a reçu en audience au palais de Koulouba, vendredi dernier, le nouveau Haut-commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), Mohamed Ould Abdel Vetah, qui, après sa prise de fonction, a effectué le voyage au Mali pour recueillir les orientations du chef de l’Etat. A sa sortie d’audience, Mohamed Ould Abdel Vetah a souligné qu’il est à Bamako « pour recueillir ses (Assimi Goita) orientations en tant que président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’OMVS, ajoutant que cette audience intervient au lendemain de la passation de service avec son prédécesseur, le Malien Hamed Diane Semega, à Dakar, et sa prise de fonction. « Je suis venu remercier le colonel Assimi Goïta et, à travers lui, ses pairs de la Guinée, du Sénégal et de la Mauritanie pour cette confiance et cette exaltante mission», a ajouté le Haut-commissaire rentrant, de nationalité mauritanienne, qui a réservé, ainsi, sa première sortie au Mali. Le colonel Assimi Goïta, en sa qualité de président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation, a donné au nouveau Haut-commissaire de l’OMVS des orientations et des directives pour lui permettre de mener à bien son mandat de quatre ans. Selon Mohamed Ould Abdel Vetah, son interlocuteur a été clair : « Il nous faut avancer dans les différents projets, mais surtout ceux ayant trait à la navigation. » Et de souligner qu’il lui a instruit d’en faire une priorité. Mohamed Ould Abdel Vetah dit sortir de cette audience « plein d’espoir » pour cette organisation sous-régionale, qui de son avis, « est un outil formidable pour l’intégration sous régionale et africaine ». En réponse à une question de la presse, Il a déclaré que l’OMVS est une organisation qui est reconnue de par le monde depuis cinquante ans. « Mais, a-t-il dit, le monde aujourd’hui fait face à des changements profonds. » A ce propos, il a affirmé que des changements climatiques impactent notre ressource commune. « Si cette ressource est impactée », a fait remarquer le Haut-commissaire de l’organisation communautaire,« tous nos projets actuels, mais aussi future seront impactés. » « Le projet actuel, c’est la production d’électricité », a expliqué le Haut-commissaire, déplorant que quand il y a une menace sur la ressource en eau, les projets sont impactés. Et de dire que la navigation, qui « n’est possible que si l’on arrive à bien maîtriser notre ressource commune sera l’une des pierres angulaires de (sa) mission à la tête de l’OMVS. » Mohamed Ould Abdel Vetah a fait savoir que l’orientation des chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que le Conseil des ministres et les partenaires feront de l’OMVS une organisation résiliente face au changement climatique. Le ministre malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré. Etait present à l’audience. NK/MD (AMAP)
Mali : Le Premier ministre par intérim Abdoulaye Maïga arrivé en Égypte pour la COP27
Bamako, 6 nov (AMAP) Le Premier ministre malien par intérim le colonel Abdoulaye Maïga est arrivé, dimanche en début de soirée, en l’Égypte, où il participera, à la 27ème Conférence des Parties à la convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (COP27) à Sharm El Sheikh, du 06 au 09 novembre prochain, selon une source officielle. Le chef du gouvernement par intérim est accompagné par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, celui de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné. À sa descente d’avion, la délégation malienne a été accueillie par les autorités égyptiennes, en présence de l’ambassadeur du Mali au Caire, le général Boubacar Diallo et d’autres personnalités. La participation du Mali à la COP27 permettra de mettre l’accent sur les défis liés aux changements climatiques et d’exposer les stratégies du gouvernement pour leur atténuation et pour renforcer la résilience et l’adaptation aux changements climatiques. Cette rencontre de haut niveau devrait également « permettre de développer un cadre de partenariat stratégique visant la mobilisation des ressources financières nécessaires au financement des Programmes et Projets prioritaires de notre pays afin de faire face dans la lutte les changements climatiques ». AT/MD (AMAP)
Le Premier ministre malien par intérim en Égypte pour la COP27
Bamako, 6 nov (AMAP) Le Premier ministre malien par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, a quitté Bamako, ce dimanche, pour l’Égypte, où il participera à la 27ème Conférence des Parties à la convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (COP27), à Sharm El Sheikh, du 06 au 09 novembre prochain, selon une source officielle. « La participation du Mali à la COP27 permettra de mettre l’accent sur ces défis et d’exposer les stratégies du gouvernement pour leur atténuation et pour renforcer la résilience et l’adaptation aux changements climatiques », indique la même source. Le Mali, à l’instar des autres africains, est confronté à d’importants défis liés aux changements climatiques. Cette rencontre de haut niveau devrait également « permettre de développer un cadre de partenariat stratégique visant la mobilisation des ressources financières nécessaires au financement des Programmes et Projets prioritaires du Mali afin de faire face dans la lutte les changements climatiques ». AT/MD (AMAP)
Mali: Grand meeting anti-blasphème contre l’islam
Bamako, 5 nov (AMAP) Une foule de fidèles musulmans a envahi le boulevard de l’indépendance, vendredi après-midi, à Bamako, à l’appel du Haut conseil islamique du Mali (HCIM) pour dénoncer l’offense faite à l’islam, la mauvaise compréhension de la laïcité et de la liberté d’expression, a constaté l’AMAP. On pouvait lire, entre autres, sur les banderoles : « On ne touche pas à notre religion », « Touche pas à mon coran » et « Plus jamais ça au Mali ». Le ton de cette manifestation a été donné par la lecture du Saint Coran que beaucoup brandissaient. Ensuite, dans une déclaration lue par le secrétaire général du HCIM, Mahamadou Diamouténè, l’instance dirigeante des associations musulmanes maliennes a condamné « avec la dernière énergie, les actes et propos blasphématoires, blessant dans leur foi tant de fidèles musulmans à travers le monde et qui constituent des menaces pour la paix et la stabilité sociale.» Ils ont, entre autres, apprécié « les condamnation de ces actes par les plus hautes autorités de la Transition et la promptitude avec laquelle les pouvoirs judiciaires ont engagé des poursuites » contre l’auteur et ses complices présumés. Pour une stabilisation sociale réussie, les organisateurs ont demandé « aux pouvoirs publics de mettre rapidement un terme aux activités jugées blasphématoires contre la religion et, généralement, menées au nom d’une compréhension erronée de la liberté d’expression et de la laicité. » Avant d’appeler les médias à ne pas être les vecteurs de transmission de la haine contre l’lslam, religion de paix et de tolérance. Ils ont, par ailleurs, appelé les musulmans à la retenue, au respect de l’autorité religieuse dans la gestion d’une telle situation, conformément à l’enseignement de l’lslam. Pour l’imam Mahamoud Dicko, « c’est un constat d’échec pour nous les musulmans ». « Je ne suis pas fier », a-t-il lancé. Pour le religieux, il faut aller au-delà de toutes les considérations, avant d’appeler les fidèles à l’union sacrée et à la paix en laissant de côté les différends. « Ils veulent nous pousser à la faute pour créer le désordre mais nous n’accepterons pas », a dit le président d’honneur du HCIM. Pour sa part, le président du HCIM, Ousmane Chérif Madani Haidara, a déploré la mise à l’écart du Haut conseil dans les instances dirigeantes du Mali, notamment lors de la proposition des membres additifs du Conseil national de la Transition (CNT). Il a appelé les fidèles « à la retenue, au calme et à œuvrer à l’union, à la paix. » En présence de plusieurs autres leaders religieux et de fidèles musulmans, le rassemblement a pris fin par des prières et des bénédictions pour la paix et la stabilité sociale au Mali. TC/MD (AMAP)
Port du casque au Mali : La sensibilisation d’abord
Par Babba B. COULIBALY Bamako, 4 nov (AMAP) Le Code de la route du Mali, qui date de 1999, impose à chaque conducteur et passager de moto le port d’un casque de protection. Cependant, peu de conducteurs d’engins à deux ou trois roues respectent cette réglementation « dont l’application effective est prévue à partir du 1er janvier 2023, conformément à la vision des autorités de la Transition », annonce le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), Ousmane Maïga. Pour justifier la décision de rendre obligatoire le port du casque, M. Maïga évoque les statistiques sur les accidents de la circulation routière. Il révèle, à cet effet, que 70% des accidents de la circulation impliquent directement les engins à deux et trois roues. Aussi, au niveau des grands hôpitaux plus de 50% des cas d’urgence, sont des victimes d’accidents de la route et près de 80% sont des passagers ou conducteurs de moto. D’où l’urgence de prendre le problème de circulation de moto à bras le corps. « Quand on regarde un peu les légions enregistrées au niveau des hôpitaux, 75% ce sont des traumatismes crâniens, en tout cas des lésions qui concernent la tête », déplore notre interlocuteur. Selon cet expert des questions de la sécurité routière, la seule possibilité de protéger un usager contre les traumatismes crâniens en cas d’accident de circulation, c’est le casque de protection. SENSIBILISATION DE PROXIMITE – « Le gouvernement a décidé, en Conseil des ministres, qu’avant l’application effective de la réglementation, une vaste campagne de sensibilisation soit menée :, explique Ousmane Maïga. Objectif : permettre au maximum d’usagers de pouvoir se mettre en règle vis-à-vis de la réglementation. « On fait cette campagne depuis mars 2022, qui devrait normalement finir en août, mais à l’évaluation, nous nous sommes rendu compte que peu de conducteurs et passagers portent le casque. C’est pourquoi il a été décidé lors du Conseil des ministres du 24 août dernier de poursuivre la sensibilisation jusqu’à la fin de l’année et de commencer l’application effective à compter du 1er janvier 2023 », précise le directeur général de l’ANASER. Dans cette démarche, ce sont des sensibilisations de proximité qui ont été effectuées. « Chaque fois qu’on veut appliquer une mesure, les gens disent qu’ils ne sont pas au courant. Donc nous avons des campagnes de sensibilisation sur le port du casque dans les lieux de culte, à travers le ministre des Cultes, dans les écoles et les marchés », confie M. Maiga. « A cette sensibilisation, s’ajoute la communication digitale en cours et qui continuera jusqu’à décembre pour avoir l’adhésion de la population », indique-t-il. 120.000 CASQUES – « Après avoir exploré le marché pour l’approvisionnement en casque, l’ANASER a fait des échantillonnages et a pu répertorier 51.000 casques à Bamako et près de 70.000 dans toutes les régions réunies », révèle Ousmane Maïga. Au total : 120.000 casques sont disponibles sur le marché, alors que le nombre des motos est estimé à peu près à 2 millions. Ce nombre de casques est insuffisant. « Il n’y a pas une moto qui arrive au Mali dans les caisses sans que chaque moto soit munie de deux casques. Donc s’il y a deux millions de motos, c’est qu’il y a 4 millions de casques. Mais le fait que la réglementation n’était pas appliquée, certains commerçants ont réexporté les casques vers le Burkina Faso ou d’autres pays où les casques sont beaucoup utilisés », croit savoir le directeur de la sécurité routière. Pour lui, c’est la règle du marché, à cet égard, c’est la demande qui doit conduire les commerçants à importer des casques. « Il y a de gros vendeurs qui peuvent satisfaire ce besoin », dit-il. À Bamako et dans cinq régions, le prix du casque moyen varie de 5.000 à 20.000 Fcfa, pour les motos les plus utilisées. « Nous sommes en train de faire des sondages pour voir le taux du port du casque, pour voir si, malgré toutes les démarches que nous sommes en train de faire, les gens continuent à porter les casques. Avant même le deadline de l’application effective, en décembre prochain, nous nous proposons de faire des contrôles routiers », annonce le directeur général. En attendant l’application effective de la réglementation, les motocyclistes qui ne portent pas de casque n’auront pas accès à certaines infrastructures, comme les ponts et certains artères à Sikasso ou l’artère principale à Ségou. « Nous allons commencer par les moyens de dissuasion en même temps continuer à sensibiliser. Hier (Ndlr, mercredi) pour faire la promotion de casques, la ministre des Infrastructures et des Transports a fait un don symbolique au ministère de la Sécurité et de la Protection civile et cela se poursuivra avec d’autres départements ministériels », révèle Ousmane Maïga. L’objectif étant de rehausser le taux du port du casque de protection. Il ressort des explications du directeur général, qu’à partir du mois de janvier prochain, la réglementation s’appliquera dans toute sa rigueur et des amendes imposées en cas d’infraction. A cet égard, l’accès au service public sans casque sera interdit. Cette mesure est en vigueur déjà au ministère des Transports et des Infrastructures. Mieux, une charte de la sécurité routière est en cours d’élaboration, que l’ANASER fera signer par les entreprises, pour qu’elles fassent autant. « Chaque fois qu’un usager ne porte pas son casque, il payera 3 000 Fcfa et la moto sera immobilisée jusqu’au paiement de l’infraction. Pour récupérer sa moto, l’usager va devoir chercher la preuve qu’il possède un casque », prévient notre interlocuteur. Selon le directeur général, courant 2023, l’ANASER, effectuera une évaluation afin de savoir s’il y a lieu d’augmenter l’amende au prix du casque. Parlant des normes de qualité, il assure que tous les casques sur le marché sont normalisés et sa structure travaille actuellement avec l’Agence malienne de normalisation et de promotion de la qualité (AMANORM) pour établir une norme malienne. Ce processus en cours, porte sur la norme nationale qui servira de base pour les commerçants dans les intentions d’exportation. Il sera aussi demandé aux fournisseurs d’exiger des firmes qui fabriquent les casques de tenir compte de la norme malienne pour
Propos blasphématoire contre l’islam : Six personnes placées sous mandat de dépôt
Bamako, 4 nov (AMAP) Six personnes ont été mises à la disposition du parquet du Tribunal de grande instance de la Commune IV de Bamako, jeudi, dans la procédure judiciaire ouverte dans l’affaire dite de propos blasphématoires contre l’islam, a appris l’AMAP de source judiciaire. Il s’agit du leader de la secte Kaamit, l’écrivain Doumbi Fakoly, de l’ami intime et un jeune frère du nommé Mamadou Dembélé à l’origine des propos incriminés. S’y ajoutent trois autres personnes plus ou moins proches de l’individu le plus recherché en ce moment par la justice malienne. De sources proches du dossier, toute la procédure est partie d’un soit transmis du tribunal, relatif à la plainte formulée par les membres du Haut conseil islamique (HCM) à la date du 1er novembre dernier. Ainsi, en exécution des instructions de la plainte, les investigations faites par la Brigade d’investigation judiciaire (BIJ) ont permis d’interpeller l’écrivain Doumbi Fakoly, le même jour, à son domicile, à Sotuba. L’interpellation du frère de l’auteur présumé du blasphème fait suite à des messages suspects de son grand frère retrouvés dans son téléphone. Notre source indique que parmi les quatre personnes interpellées, mercredi, dans l’affaire, se trouve l’ami intime du fugitif. Après la procédure policière, les personnes interpellées par la BIJ ont été renvoyées devant le procureur du Tribunal de grande instance de la Commune IV du District de Bamako où elles ont, ensuite, été placées sous mandat de dépôt pour les faits qui leur sont reprochés. Il faut signaler que la femme et les enfants du nommé Mamadou Dembélé ont aussi été mis à la disposition du parquet pour des raisons de sécurité. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a condamné le blasphème. Le gouvernement aussi, à travers le ministère en charges des Affaires religieuses, a condamné les agissements du nommé Mamadou Dembélé. En guise de protestation, les organisations musulmanes, visiblement très remontées, maintiennent un rassemblement prévu vendredi après-midi sur le boulevard de l’indépendance. TC/MD (AMAP)
Kangaba : Installation d’une compagnie d’intervention de la Gendarmerie
Kangaba, 4 novembre (AMAP) Une compagnie d’intervention de la gendarmerie (CI) composée de plus de 80 éléments, placée sous le commandement du Capitaine Moulaye OULD, a été installée le 31 octobre dernier à Kangaba, a constaté l’AMAP. Cette compagnie a été installée suite à la prolifération des sites d’orpaillage, l’insécurité qui gagne du terrain sur les deux rives du fleuve Niger, les rivalités entre les populations des villages et des communes qui se sont affrontées à plusieurs reprises avec les sociétés minières faisant souvent des victimes et des dégâts matériels considérables. Face à ces situations, les autorités locales du fait de l’insuffisance notoire des effectifs sur place demandaient chaque fois des renforts à leur hiérarchie. Selon le préfet du cercle de Kangaba, l’arrivée de cette compagnie va combler l’attente des autorités administratives et politiques en matière de sécurisation des personnes et de leurs biens. Monsieur Alidji BAGNA a, au nom des populations salué les plus hautes autorités de notre pays pour l’envoi de cette compagnie tant souhaitée par elles. Pour le Commandant de cette Compagnie, leur mission est celle régalienne de l’Etat à savoir la sécurisation des populations et de leurs biens. La compagnie a déjà commencé à organiser des patrouilles le long de la frontière avec la Guinée en passant par tous les villages sans exception. SD/KM (AMAP)
UNA dénonce les fausses nouvelles sur l’organisation de la Coupe du Monde par le Qatar
Djeddah, 3 nov (UNA-AMAP) L’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique (UNA) a dénoncé, jeudi, la campagne médiatique de rumeurs et de fausses nouvelles visant l’organisation de la Coupe du monde par le Qatar. Selon l’UNA, « cette campagne menée par certains médias étrangers découle d’agendas cachés en se focalisation sur la diffusion des informations qui se sont avérées fausses après vérification et recoupement auprès de sources fiables. » L’Union a souligné que l’organisation par le Qatar de cet événement mondial en tant que premier pays du monde islamique et de la Région du Moyen-Orient, « représente une opportunité de connaissances entre les peuples et promotion de la coexistence entre différentes cultures ». Elle est aussi « une opportunité de mettre en valeur le patrimoine culturel des pays de la région et leurs grandes capacités pour accueillir de grands événements mondiaux », écrit l’UNA qui loue les efforts du Qatar à cet égard. L’UNA a exhorté les médias à faire preuve d’objectivité et d’honnêteté professionnelle pour couvrir la Coupe du monde « dans l’esprit et la passion du sport, loin de l’incitation à la haine, ce qui permettrait d’atteindre les objectifs de l’événement dans la promotion de la coopération et de la fraternité entre les peuples ». L’Union a, également, appelé les médias à profiter du « Qatar Media Portal for the World Cup », qui permet aux professionnels des médias et aux représentants des diffuseurs de bénéficier d’un large éventail de sources d’information fournies par le pays hôte de la Coupe du monde. MD (AMAP)
