Koulikoro lance sa campagne régionale de reboisement

Koulikoro, 22 Aôut (Amap) Le parc animalier de Tienfala dans le cercle de koulikoro a abrité jeudi dernier le lancement de la campagne régionale de reboisement 2022, sous le thème « une seule terre, agissons ensemble », a constaté l’AMAP. Cette 28ème édition était présidé par le ministre de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, Modibo Koné en présence du gouverneur de la région de koulikoro, Col Lamine Kapory Sanogo, de la directrice nationale des eaux et forets madame Kanouté Fatoumata Koné et plusieurs invités. L’objectif de cette journée rappelle – t- on est de restaurer des terres dégradées, lutter contre la désertification, d’embellir des agglomérations pour un meilleur cadre de vie, réaliser des divers types de plantation, conserver la diversité biologique entre autres. « Conscient des impacts négatifs que peuvent entrainer la détérioration des ressources biologiques sur le plan économique, social et culturel de notre region,nous,nous engageons à prendre toutes les mesures appropriées avec l’ensemble des acteurs afin d’inverser la tendance de la dégradation des ressources forestières et fauniques de notre circonscription en conformité avec la vision des plus hautes autorités du pays » a déclaré le ministre de l’environnement Modibo Koné. Le programme de cette année prévoit la production 998230 plants toutes espèces confondues et la plantation de 1121 hectares. Aussi a insisté le ministre, la présente cérémonie de lancement au delà de son caractère symbolique, sera une journée de plantation d’enrichissement de 08 hectares avec 200 plants de néré, 100 plants de caïlcédrat ,150 plants de baobab, 150 plants de balanzan et de gommier et 200 noix de rônier. Le ministre a exhorté les acteurs forestiers à intensifier les sensibilisations pour des reboisements sur des espaces sécurisés avec des essences forestières utilitaires autochtones afin d’augmenter nos formations forestières et de restaurer nos sols dégradés.   Le ministre après avoir expliqué le choix du parc animalier de Tienfala a vivement remercié le parrainage   du consortium AZHAR/AFAD pour sa contribution de 20 000 plants et de plantation d’enrichissement sur 35 hectares  dans la forets classée de Tienfala. C’est de cela a conclu le ministre que la campagne de reboisement nous interpelle et nous invite à agir ensemble pour sauvegarder notre environnement mais aussi freiner le phénomène de la désertification.  AM/AD/KM (AMAP)

Mali : Le colonel Abdoulaye Maïga désigné Premier ministre par intérim (décret)

Bamako, 22 août (AMAP) Le colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, également porte-parole parole du gouvernement, est désigné pour assurer l’intérim du Premier ministre, Choguel  Kokalla  Maïga en « repos forcé » depuis le 13 août, selon une note de la Primature. Le décret présidentiel qui confirme cet intérim a été lu à la télévision nationale, dimanche soir, par le secrétaire général de la Présidence de la République, Mamadou Oulalé. Le décret présidentiel souligne que « le choix pourtant sur le colonel Abdoulaye Maïga s’est opéré en dérogation du décret N° 2021- 0476/ PT-RM du 26 juillet 2021, fixant les intérims des membres du gouvernement en République du Mali ». Selon les prescriptions de cet décret, l’intérim du Premier ministre « est assuré par les membres du gouvernement suivant leur ordre de nomination ». Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, n’est plus apparu en public depuis le 13 août après avoir été placé en « repos forcé » après 14 mois  « de travail sans répit », selon ses services. AT/ND (AMAP)

Guinée : Bernard Goumou confirmé Premier ministre

Bamako, 21 août (AMAP) Le président de la Transition de la Guinée, le colonel Mamadi Doumbouya, a nommé, samedi, le Dr Bernard Goumou au poste de Premier ministre, annonce un décret publié dans la soirée. Le nouveau chef du gouvernement occupait jusque-là les fauteuils de Premier ministre intérimaire et de ministre du Commerce, de l’Industrie et des Petites et moyennes entreprises (PME). Le nouveau Premier ministre, âgé de 41 ans, est diplômé de l’École nationale de commerce et de gestion de Settat, au Royaume du Maroc. Il est également spécialisé en « Risk management ». Selon un média guinéen, son décret de nomination précise que le nouveau Premier ministre remplace Mohamed Béavogui, indisponible pour cause de maladie, depuis environ un mois. Ce dernier avait été nommé en octobre 2021, moins d’un mois, après l’arrivée de l’actuel président de la Transition guinéenne au pouvoir. MD/MD (AMAP)

Plus de 80 terroristes neutralisés par les FAMa courant août (Etat-major)

Bamako, 20 août (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé plus de 80 terroristes, du 04 au 20 août 2022,  au cours de plusieurs frappes aériennes, a annoncé l’état-major général des Armées dans un communiqué publié samedi. « Plusieurs dizaines de terroristes ont, également, été interpellés et une quantité importante de matériels de guerre récupérée, suite à des opérations d’opportunité contre d’énormes sanctuaires des Groupes armés terroristes (GAT) », ajoute la même source. La précision des renseignements « a focalisé les opérations sur des actions aéroterrestres et des frappes aériennes effectuées notamment avec les nouveaux aéronefs de l’armée de l’air ». Les GAT « dans une asymétrie profitent des couverts de la période hivernale, dans plusieurs localités couvertes par le plan Maliko et l’Opération Keletigui ». Il s’agit, entre autres, des localités de Tessit, Bourem, Ménaka (Nord) sur le théâtre Est de l’opération Maliko, celles de Boni, Sofara, Mondoro, Douentza, Diabaly, Niono, sur le théâtre Centre. « D’autres bilans de ces opérations sont en cours d’évaluation », indique le communiqué. Selon le communiqué militaire, les premières frappes aériennes du Sukkhoi-25 récemment acquis ont ciblé des positions des Katibat Macina et Serma dans les localités de Niono et Boni. « Ainsi, la précision du renseignement a permis d’interpeler plusieurs responsables terroristes dont le dernier s’appelle Hamadoun Touré dit Bosso, le 18 août 2022 vers 11h 30mn à Konna », précise le texte. En zone Sud, poursuit l’état-major général, des frappes aériennes ont visé les terroristes auteurs de l’embuscade contre la relève de police de Sona. dans le secteur de Tandjo et Karangana, dans la Région de Koutiala (Sud). « Des reconnaissances offensives et frappes aériennes ont été conduites dans la Faya, la zone de Fana et de Dioila », ajoute le document. L’état-major général des Armées appelle à la vigilance les populations « dont la protection et la sécurité restent la priorité, conformément au respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire ». AT/MD (AMAP)

L’Armée malienne repousse deux attaques terroristes (Etat-major)

Bamako, 20 août (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont repoussé, samedi, deux attaques terroristes qui ont visé un check-point militaire à Ménaka (Nord) et le Centre de santé de référence (CSRef) et le Centre d’animation pédagogique (CAP) de Kignan, dans la Région de Sikasso (Sud). « Les FAMa ont repoussé vers 13 heures une attaque terroriste du JNIM contre un check-point à la sortie de Ménaka sur la route menant à Kidal » a confirmé l’Armée sur les réseaux sociaux.  Selon la même source, les assaillants ont laissé sur place un corps et emporté plusieurs corps emportés. Les FAMa ont, également, récupéré six armes de guerre après la fuite des assaillants. « Les ratissages sont en cours avec l’appui aérien. Les militaires maliens ont enregistré deux blessés », a indiqué l’Armée. Dans la même journée, des assaillants ont attaqué le Centre de santé de référence (CSRef) et le Centre d’animation pédagogique (CAP) de Kignan, dans la Région de Sikasso, (Sud). Selon des sources locales, l’attaque a fait un blessé grave, mais aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée grâce à l’intervention des FAMa qui étaient à proximité du lieu de l’attaque. MD/MD (AMAP)

Macina organise un atelier de dissémination du plan de contingence

Macina le 18 Août (AMAP) Un atelier de dissémination du plan de contingence dans le cercle a ouvert ses portes ce jeudi à Macina, sous la présidence de l’adjoint du préfet de cercle, Tiemoko Diaguiri Magassa, a constaté l’AMAP. La rencontre s’est déroulée en présence des autorités administratives politiques, des responsables des services Techniques le Centre de Santé de Référence, du Développement Social et de l’Economie Solidaire, du Service de l’Agriculture, des Eaux et Forêts, l’hydraulique, du Service de l’Assainissement des pollutions et nuisances. Etaient également présents les représentants des FAMA de la Mairie, du conseil de cercle, du Chef de village, la CAFO, du conseil local de la jeunesse, 5 ONG opérant dans le cercle et du Président ainsi que deux volontaires du Comité local de la Croix rouge. Il s’agissait de renforcer les capacités des Communautés et les individus à risque ainsi que les acteurs locaux à agir par des stratégies innovantes et intégrées pour anticiper, se préparer, résister, répondre et « accélérer l’action locale dans les crises humanitaires et sanitaires ». Le représentant du chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour inviter les participants à bien identifier les acteurs et de coordonner les interventions pour plus d’efficacité. L’objectif global est de contribuer à disséminer le plan de contingence dans le cercle et de mieux coordonner les actions en faveur des communautés affectés par les facteurs de risque humanitaire à travers des actions harmonisées et de protection. De façon spécifique, il s’agissait d’assurer une assistance et une protection adéquates aux personnes affectées par des crises et catastrophes à travers la dissémination du plan de contingences pour promouvoir les actions concertées dans la prévention et de gestion harmonisées et de protection et de mener des activités de pérennisation des acquis opérationnels dans le cercle. L’atelier a été possible avec l’appui de la Croix Rouge Malienne sur financement de la DG – ECHO à travers le projet Partenariat Programmatique Pilote « PPP – ECHO » en partenariat avec Croix Rouge Danoise, la Croix Rouge Espagnole et la Croix Rouge Luxembourgeoise. AOK/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 17 aout 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 17 août 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  procédé à des nominations ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Direction de la sécurité militaire. La Direction de la Sécurité Militaire a été créée par la Loi n°95-038 du 20 avril 1995 avec pour mission d’élaborer et de mettre en œuvre les éléments de la politique nationale en matière de renseignements militaires. La restructuration en cours des Forces Armées a révélé l’impérieuse nécessité de relire le décret fixant son organisation et ses modalités de fonctionnement. Le projet de décret adopté apporte des innovations parmi lesquelles on peut citer : –  la mise en place de sous-directions chargées des Ressources humaines, du Renseignement militaire, de la contre ingérence, de l’analyse documentation, des finances et logistique ; –  la mise en place d’une structure en charge de la coopération avec les services étrangers dans le cadre d’un partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme ; –  la création d’une école du renseignement assurant la pérennité de la fonction renseignement ; –  la séparation des domaines du renseignement d’intérêt militaire et de la contre- ingérence. Cette nouvelle organisation permettra de mieux coordonner les activités de renseignements avec les Forces Armées et de Sécurité ainsi que les corps paramilitaires et de répondre aux défis sécuritaires. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de loi portant modification de la Loi n°2021-071 du 23 décembre 2021 portant loi de Finances pour l’exercice 2022. Le présent projet de loi modifie la loi de finances pour l’exercice 2022 pour tenir compte : –  du ralentissement de l’activité économique et de la baisse des recettes fiscales suite aux sanctions économiques et financières imposées à notre pays par la CEDEAO et l’UEMOA ; –  de la hausse des prix due aux perturbations dans le fonctionnement de l’économie sur le plan international et national. La modification des recettes budgétaires porte sur l’inscription de recettes additionnelles d’un montant de 41 milliards 715 millions de francs CFA et la diminution de la prévision initiale des recettes fiscales d’un montant de 189 milliards 996 millions de francs CFA. La modification des dépenses budgétaires concerne la prise en compte de nouvelles inscriptions se chiffrant à 217 milliards 167 millions de francs CFA et la réduction des inscriptions initiales au niveau des dépenses de biens et services, de transferts et subventions et d’investissements à hauteur de 318 milliards 465 millions de francs CFA. Les recettes budgétaires s’élèvent à 1 982 milliards 440 millions de francs CFA dans la loi de Finances rectificative contre 2 130 milliards 721 millions de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une diminution de 148 milliards 281 millions de francs CFA. Les dépenses se chiffrent à 2 647 milliards 28 millions de francs CFA dans la loi de finances rectificative contre 2 748 milliards 285 millions de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une diminution de 101 milliards 257 millions de francs CFA. La loi de Finances rectifiée dégage un déficit prévisionnel de 664 milliards 588 millions de francs CFA contre 617 milliards 564 millions de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une hausse de 47 milliards 24 millions de francs CFA. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale des Douanes. La Direction générale des Douanes a été créée par l’Ordonnance n°90-58/P-RM du 10 octobre 1990 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique douanière et de veiller à sa mise en œuvre. L’évolution du contexte sécuritaire, économique et environnemental impose à la Direction générale des Douanes une nouvelle configuration pour faire face aux multiples défis. Les projets de texte adoptés apportent des innovations parmi lesquelles, on peut citer : –  la création du Centre d’Expertise Technique ; –  la création d’une Direction du Renseignement et de la Lutte contre la Fraude ; –  le renforcement de la Direction des Contrôles après Dédouanement ; –  la prise en compte des nouvelles technologies de l’information et de la communication à travers la création de la Direction des Systèmes d’Informations, conformément aux standards internationaux ; –  la scission de la Direction de l’Administration des Ressources humaines, des Finances et du Matériel en Direction de l’Administration et du Personnel et en Direction des Finances et de la Logistique ; –  le redimensionnement des attributions du Bureau de Contrôle Interne avec la prise en charge de l’aspect audit dans les contrôles. Ils visent également à doter la Direction générale des Douanes, pour les cinq prochaines années, en personnel conformément à la nouvelle réorganisation. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret déclarant Pupilles de l’État en République du Mali. un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation en République du Mali. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali et fixe les conditions à remplir par l’enfant mineur pour bénéficier du statut de pupille. En application des dispositions de cette loi, les projets de décrets adoptés accordent le statut de Pupilles de l’Etat à 37 enfants mineurs et celui de Pupilles de la Nation à 250 enfants mineurs qui bénéficieront entre autres : –  de la prise en charge des frais de soins médicaux ou du ticket modérateur ; –  de la

Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi, 17 Août 2022

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Direction de la Sécurité Militaire. La Direction de la Sécurité Militaire a été créée par la Loi n°95-038 du 20 avril 1995 avec pour mission d’élaborer et de mettre en œuvre les éléments de la politique nationale en matière de renseignements militaires. La restructuration en cours des Forces Armées a révélé l’impérieuse nécessité de relire le décret fixant son organisation et ses modalités de fonctionnement. Le projet de décret adopté apporte des innovations parmi lesquelles on peut citer : – la mise en place de sous-directions chargées des Ressources humaines, du Renseignement militaire, de la contre ingérence, de l’analyse documentation, des finances et logistique ; – la mise en place d’une structure en charge de la coopération avec les services étrangers dans le cadre d’un partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme ; – la création d’une école du renseignement assurant la pérennité de la fonction renseignement ; – la séparation des domaines du renseignement d’intérêt militaire et de la contre-ingérence. Cette nouvelle organisation permettra de mieux coordonner les activités de renseignements avec les Forces Armées et de Sécurité ainsi que les corps paramilitaires et de répondre aux défis sécuritaires. 2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de loi portant modification de la Loi n°2021-071 du 23 décembre 2021 portant loi de Finances pour l’exercice 2022. Le présent projet de loi modifie la loi de finances pour l’exercice 2022 pour tenir compte : – du ralentissement de l’activité économique et de la baisse des recettes fiscales suite aux sanctions économiques et financières imposées à notre pays par la CEDEAO et l’UEMOA ; – de la hausse des prix due aux perturbations dans le fonctionnement de l’économie sur le plan international et national. La modification des recettes budgétaires porte sur l’inscription de recettes additionnelles d’un montant de 41 milliards 715 millions de francs CFA et la diminution de la prévision initiale des recettes fiscales d’un montant de 189 milliards 996 millions de francs CFA. La modification des dépenses budgétaires concerne la prise en compte de nouvelles inscriptions se chiffrant à 217 milliards 167 millions de francs CFA et la réduction des inscriptions initiales au niveau des dépenses de biens et services, de transferts et subventions et d’investissements à hauteur de 318 milliards 465 millions de francs CFA. Les recettes budgétaires s’élèvent à 1 982 milliards 440 millions de francs CFA dans la loi de Finances rectificative contre 2 130 milliards 721 millions de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une diminution de 148 milliards 281 millions de francs CFA. Les dépenses se chiffrent à 2 647 milliards 28 millions de francs CFA dans la loi de finances rectificative contre 2 748 milliards 285 millions de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une diminution de 101 milliards 257 millions de francs CFA. La loi de Finances rectifiée dégage un déficit prévisionnel de 664 milliards 588 millions de francs CFA contre 617 milliards 564 millions de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une hausse de 47 milliards 24 millions de francs CFA. b. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale des Douanes. La Direction générale des Douanes a été créée par l’Ordonnance n°90-58/P-RM du 10 octobre 1990 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique douanière et de veiller à sa mise en œuvre. L’évolution du contexte sécuritaire, économique et environnemental impose à la Direction générale des Douanes une nouvelle configuration pour faire face aux multiples défis. Les projets de texte adoptés apportent des innovations parmi lesquelles, on peut citer : – la création du Centre d’Expertise Technique ; – la création d’une Direction du Renseignement et de la Lutte contre la Fraude ; – le renforcement de la Direction des Contrôles après Dédouanement ; – la prise en compte des nouvelles technologies de l’information et de la communication à travers la création de la Direction des Systèmes d’Informations, conformément aux standards internationaux ; – la scission de la Direction de l’Administration des Ressources humaines, des Finances et du Matériel en Direction de l’Administration et du Personnel et en Direction des Finances et de la Logistique ; – le redimensionnement des attributions du Bureau de Contrôle Interne avec la prise en charge de l’aspect audit dans les contrôles. Ils visent également à doter la Direction générale des Douanes, pour les cinq prochaines années, en personnel conformément à la nouvelle réorganisation. 3. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret déclarant Pupilles de l’État en République du Mali. b. un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation en République du Mali. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali et fixe les conditions à remplir par l’enfant mineur pour bénéficier du statut de pupille. En application des dispositions de cette loi, les projets de décrets adoptés accordent le statut de Pupilles de l’Etat à 37 enfants mineurs et celui de Pupilles de la Nation à 250 enfants mineurs qui bénéficieront entre autres : – de la prise en charge des frais de soins médicaux ou du ticket modérateur ; – de la prise en charge des frais de scolarité au niveau de l’enseignement fondamental et secondaire ; – de la prise en charge des frais d’apprentissage et de formation professionnelle ; – de

A Diéma (Ouest), le baobab est un patrimoine familial

Par Ouka BA Diéma août (AMAP) Le baobab, cet arbre aux multiples vertus est, surtout, entretenu à cause de ses feuilles, que les femmes réduisent en poudre pour la préparation de la sauce du tô, ou pour rendre malléable le couscous. Dans le Cercle de Diéma, dans l’Ouest du Mali, particulièrement dans les localités à dominance soninké, le baobab est considéré comme un patrimoine familial, exploité généralement par les femmes. Chaque matin, quand le chef de famille sort du grenier la quantité de mil pour le plat du jour, en plus de la mesure de sel, il puise dans la réserve de poudre de feuilles de baobab, appelé « namougou fing ». Une fois que le maître de la maison réunit ces conditions, il est exempté de prix de condiments. C’est à la femme de se « débrouiller »  seule pour trouver le reste des ingrédients et préparer à manger pour les membres de la famille. Parfois, si le plat n’est pas du goût d’une belle-sœur ou d’un beau-frère, celle-ci ou celui-ci ne se prive de le faire savoir à la cuisinière du jour, à travers sarcasmes et propos blessants pour la pauvre ménagère, du genre : « Même un âne ne peut digérer un tel met ! » Ici, comme un peu partout dans la zone, les feuilles du baobab sont beaucoup consommées. C’est pourquoi, à cause de l’importance de cet arbre, le propriétaire d’une parcelle de terrain, avec même un seul pied de baobab, n’accepterait jamais de la vendre, que ce soit une transaction en droit coutumier ou non. L’essence restera au compte de sa famille qui l’exploitera à sa guise. « Le jour où le propriétaire d’un terrain où se trouvent des baobabs décide de le vendre, forcément, les arbres feront partie de la transaction », estime, pour sa part Fousseiny Sissoko, un conseiller au chef de village, qui trouve absurde le contraire. Mahéta Sacko est imam à Diéma. Il soutient que tout est une question d’accord et de consensus. « Si celui qui vend sa parcelle de terrain, avec un ou plusieurs pieds de baobab, accepte de céder à l’acheteur ses arbres, il n’y aucun inconvénient. Il faut faire en sorte qu’aucune des deux parties ne soit lésée lors de la transaction :, explique-t-il.  « L’Islam est bâti sur la paix et la cohésion sociale », commente le religieux. Selon Aïssata Konté, domiciliée à Diéma, « le baobab appartient surtout aux femmes. On en trouve généralement dans chaque maison. Les feuilles du baobab jouent un rôle important dans l’économie  familiale car elles permettent de réduire parfois les dépenses des hommes. » « Pendant l’hivernage, on prépare souvent pour les cultivateurs  de la boisson à base de poudre de pain de singe associée à la pâte d’arachide avec un peu de sucre. Une fois qu’ils consomment ce mélange, ils retrouvent la force et le courage et travaillent à cœur joie. C’est une boisson qui permet d’atténuer les effets des rayons solaires, si bien qu’à la fin de la journée, les travailleurs sentent moins de fatigue », révèle Aïssata. La présidente de l’Association de santé communautaire (ASACO) de Fassoudébé, Coumba Dia, affirme que dans leur village, les femmes plantent leurs propres pieds de baobabs dans leurs périmètres maraichers et les entretiennent comme les autres arbres fruitiers. Elles utilisent uniquement les feuilles de baobab et s’intéressent moins aux fruits. La dame poursuit : « Ce sont nos voisins maures qui en tirent le plus de profit. Ils font la cueillette du  pain de singe et confectionnent des cordes  avec les écorces qu’ils commercialisent. » Seibane Dicko, un maure habitant à Dabaye-Laklal, entretient quotidiennement le jeune pied de baobab qui se trouve devant sa case. Il empêche les animaux de l’effeuiller, lorsqu’ils se rendent aux pâturages ou en reviennent. Oumar Cissé est bourrelier. Superstitieux, il déclare  que le baobab est un arbre qui porte-malheur. « La présence de cet arbre, dans une maison, dit-il, attire la détresse sur ses occupants ». Un homme aurait été obligé d’abandonner la maison qu’il louait, à cause d’un incendie survenu à plusieurs reprises. L’infortuné a vite fait de lier les sinistres à répétition à la présence dans la maison d’un grand baobab, vieux de près d’un siècle. Cet engouement des femmes pour le baobab contribuera à mieux sauvegarder cette espèce en voie de disparition. Une disposition sur laquelle l’Etat et ses partenaires peuvent miser pour soutenir davantage de projets de reboisement dans cette partie de la bande sahélienne, en proie à la désertification et l’avancée du désert. OB/MD (AMAP)  

Le boom de la livraison de colis à Bamako

Par Kadiatou OUATTARA Bamako, 17 aout (AMAP La livraison connait un boom grâce au développement des ventes et des commandes en ligne. Jeunes hommes et femmes livrent nourritures, habits, chaussures, accessoires… Sogona Nanakassé est de ceux-ci. Âgée de 38 ans, elle est divorcée et mère d’un enfant. Dotée d’un physique imposant, débordante d’énergie, elle a opté pour ce métier. Officiellement conductrice de taxi-moto «Telimani», elle est également dans la livraison de colis depuis novembre 2020. Résidente de Moribabougou, Sogona Nanakassé fait la navette entre différents quartiers de Bamako, la capitale du Mali. Elle s’est achetée une moto de seconde main pour mener à bien son activité. La brave dame livre très souvent les colis des vendeuses «d’Abaya» et les commandes de «Mali Buru», de la pâtisserie «Artisan boulanger». « Les débuts n’étaient pas faciles, car j’ai  commencé avec une moto de plus petite cylindrée pas très adaptée à ces activités », confie-t-elle en souriant. Son statut de femme posait aussi problème à certains tandis que d’autres en ont font une grande source de crédibilité. « C’est un travail qui ne me permet pas de subvenir à tous mes besoins, mais ça me permet de me nourrir, de payer la scolarité et les cours privées de mon enfant », se réjouit notre interlocutrice. Atteinte de sinusite, ce qui l’empêche, souvent, de travailler et de faire certains activités, Nanakassé s’accroche malgré sa santé fragile. Si Nanakassé évolue en solo, il existe aujourd’hui des sociétés spécialisées dans la livraison de colis. Kadialy Deka Diabaté est l’un des promoteurs de «I ka Tchiden, ton coursier». Créée en octobre 2020, cette société basée à Hamdallaye ACI 2000, emploie une dizaine de personnes, toutes des salariées. «On fait plusieurs types de livraisons», explique Diabaté. Il s’agit de livraisons de colis, de dépôts de courriers pour les structures, etc. « Nous faisons également les courses domestiques et les paiements de factures pour les clients », indique-t-il. À ces prestations, s’ajoutent les services de recouvrement et la livraison de colis pour les sites de vente en ligne. Le service « I ka Tchiden» est accessible grâce à des numéros de téléphone. « La coordination avec le livreur est faite à la demande du client. Les tarifs varient entre 1 000 et 3 000 Fcfa, selon la distance à parcourir », explique le patron. Cependant, ce métier n’est pas sans difficultés. La hausse du prix du carburant due au contexte économique international difficile impacte énormément les affaires des entreprises de livraison. Une autre difficulté est liée à la nature des produits livrés. « Des cas d’interpellations sont souvent enregistrés à cause du fait de la simple livraison de certains colis », confie un livreur qui souhaite garder l’anonymat. Il raconte avoir passé une nuit dans une cellule de prison à Kati. «Souvent, on nous fait livrer des colis sans qu’on sache ce qu’il contient», explique ce dernier. CONNEXION IMMÉDIATE – Pour s’en rendre compte, nous avons accompagné un livreur durant une journée, au cours de laquelle il a effectué une série de livraisons. Cheickna Samaké, c’est son nom. Diplômé en électricité, niveau Certificat d’aptitude professionnel (CAP), il est livreur pour la société « I ka Tchiden », depuis à sa création. Il se dit passionné par ce métier. Nous sommes vendredi. Il est 13 heures. Par un temps nuageux suivi d’une forte pluie, j’enfourche la moto de livraison du jeune homme, pour une immersion d’une journée. Il roule à grande vitesse pour arriver vite à destination. Du Quartier du fleuve à Djélibougou, en passant par Bozola, Niarela, Hippodrome, Korofina, il se faufile entre les véhicules pour éviter les bouchons. Une quinzaine de minutes plus tard, nous voici devant «La Croix Rouge malienne» à Djelibougou. Cheickna appelle le client au téléphone et lui livre son colis : un appareil «power bank» pour recharger les téléphones qui avait été commandé dans une boutique de vente en ligne. Après vérification, le client paye la commission du livreur. Direction Moribabougou, pour la seconde livraison. Arrivé à Titibougou, surgit une grosse tempête. On s’accroche à la moto. À présent à Moribabougou Tiônonkono, il pleut abondamment. On se met à l’abri dans une station service d’essence bondée de monde. Tous attendent la fin de la forte pluie pour vaquer à leurs occupations. Salimata Samaké, vendeuse de produits de beauté et d’accessoires, explique que ce métier de livreur lui est d’une grande utilité. Selon elle, les livreurs assurent la connexion immédiate entre le vendeur et son client. Surtout que le livreur peut retourner avec le colis pour l’échanger si le client n’est pas satisfait. Salimata soutient vivement ce métier car, c’est un pourvoyeur d’emplois pour les jeunes. Elle déplore les fluctuations quant aux prix de la livraison de la part de certains livreurs. « La mauvaise humeur de certains d’entre eux fait souvent fuir la clientèle », dénonce-telle. Dans tous les cas, ce métier est une alternative crédible au chômage massif des jeunes. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes (généralement diplômés) qui passaient la journée, assis au «Grin» à se tourner les pouces, sont en contact avec des sites de vente en ligne et autres prestataires de services. À l’aide de leur moto, ils livrent des colis à la demande des clients. Ils peuvent revenir s’installer au «Grin» en attendant, les yeux rivés sur le téléphone portable, le prochain appel pour une nouvelle livraison. KO/MD (AMAP)