Journées culturelles «Tombouctou, terre de rencontres»: C’est du 10 au 12 Juin prochain à Bamako
Bamako, 03 juin (AMAP) Les journées culturelles « Tombouctou, terre de rencontres », se tiendront du 10 au 12 juin prochain, au Palais de la culture de Bamako, ont annoncé, mercredi dernier, les responsables de l’Association pour le développement du Cercle de Tombouctou (ARDCT). A la sortie d’une audience avec le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, le porte-parole de l’ARDCT, l’ambassadeur Mahmoud Mohamed Arby, a indiqué que ces journées visent à promouvoir le tourisme interne en faisant découvrir au grand public la richesse culturelle de la localité afin de l’inciter à s’y rendre. L’objectif général de cette manifestation est de promouvoir la culture de la paix et la tolérance au Mali, à travers le partage et la diffusion des valeurs positives métissées de la culture de la Cité des 333 Saints. Cette rencontre sera, également, une occasion de perpétuer la renommée de cette ville légendaire du Mali qui, au 15è siècle déjà, était un centre culturel et religieux ainsi qu’un véritable poumon du commerce transsaharien. Les membres de l’ARDCT ont réaffirmé leur soutien à la Transition. Le Premier ministre les a invités à soutenir le gouvernement, notamment par rapport à la situation sécuritaire, aux réformes et à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. BD/MD (AMAP)
Nouvelle cimenterie Atlas : Le président Assimi Goita donne le coup d’envoi des travaux
Bamako, 03 juin (AMAP) Bâtie sur une superficie de 14 ha, avec une production annuelle de 800.000 tonnes par an, la cimenterie de Dio Gare emploiera, au moins, 100 personnes directement et 150 indirectement dès le lancement. Avec l’objectif de parvenir à plus de 1.000 emplois sur les dix prochaines années, cette nouvelle usine de ciment située à Dio Gare, dénommée Cimenterie Atlas, est l’œuvre de la société S&S industrie dirigée par deux jeunes Maliens, Papa Oumar Samaké et Amadou Sow. C’est une société de droit malien créée en 2021 avec un capital initial d’un million de Fcfa porté à 100 millions de Fcfa, en novembre dernier. L’objectif est de doter le Mali d’une nouvelle cimenterie de dernière génération dans le cadre d’un partenariat cent pour cent malien. Le montant total de la réalisation de la future usine de ciment est estimé à plus de 50 milliards de nos francs. L’infrastructure doit être opérationnelle dans trois ans. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a procédé, dans une ambiance de fête, à la pose de la première pierre de l’usine, jeudi, sur le site, à Dio Gare. La cérémonie a réuni le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, des membres du gouvernement, le président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, et les autorités coutumières, administratives et politiques de la localité. Après la pose de la première pierre, le chef de l’État, dans une interview à la presse, a indiqué que ce projet « cadre avec la vision du gouvernement qui consiste à soutenir toutes les initiatives nationales et, surtout, celles portées par la jeunesse pour le développement de notre pays ». Une condition sine qua non de notre indépendance économique. «Je suis sûr et convaincu que la réalisation de cette usine permettra de créer des emplois et combler le déficit du ciment sur le marché national et, aussi, de booster le secteur économique», a déclaré le colonel Goïta. Le président de la Transition a lancé un vibrant appel à tous les Maliens de l’intérieur comme de la diaspora à venir investir au Mali. Il a assuré que les autorités de la Transition les accompagneront dans le strict respect des intérêts du peuple malien. RÉDUIRE LES IMPORTATIONS – Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, la présence du colonel Assimi Goïta à cette cérémonie témoigne de tout l’intérêt particulier qu’il porte au développement industriel de notre pays en général, et singulièrement à la promotion de l’entreprenariat de la jeunesse malienne. M. Ould Mohamed a aussi remercié les promoteurs pour avoir choisi de faire un tel investissement dans notre pays. Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, la pose de la première pierre de cette usine témoigne de la volonté des autorités à mettre en œuvre la politique de développement industriel. «Un des objectifs de cette politique est, justement, la création d’unités de transformation de nos minerais et en particulier la transformation du calcaire du Mali », a-t-il précisé. Mahmoud Ould Mohamed a, par ailleurs, salué la vision qui a animé les promoteurs, Papa Oumar Samaké et Amadou Sow, tous jeunes opérateurs maliens évoluant dans le monde des affaires, pour la création de cette usine de ciment de type CEM32,5. «Cette nouvelle unité industrielle contribuera à l’accroissement de la production du ciment et réduira considérablement le niveau de dépendance du pays aux importations créant ainsi plus de valeur ajoutée. Elle va, aussi, réduire la fuite des capitaux», a indiqué le ministre, précisant que la société S&S industrie a bénéficié de l’accompagnement de l’Etat à travers l’octroi d’un agrément suivant le Code des investissements. De son côté, le Président directeur général (PDG) de la cimenterie Atlas, Papa Oumar Samaké, a précisé que l’un des objectifs de la réalisation de cette usine est de réduire considérablement l’importation de ciment au Mali et, surtout, de contribuer au développement socio-économique du Mali, tout en mettant en valeur le savoir-faire malien. Après avoir remercié le chef de l’État pour son déplacement, il a dit que ce projet répond, en quelque sorte, à son appel lancé à la jeunesse malienne pour relever le défi. OD/MD (AMAP)
Niani Sangha : Les retrouvailles des frères Keita
Bamako, 03 juin (AMAP) Avec environ 6.000 habitants, essentiellement constitués de Keïta, Koursalé est un gros village manding, à 45 km de la capitale malienne, Bamako, dans la Commune rurale du Mandé. Qui parle d’un village du Mandé, parle de l’histoire et de la culture. Koursalé a accueilli du 28 au 29 mai dernier, pour la première fois la rencontre traditionnelle, culturelle, touristique et sociale : «Niani Sangha» de l’espace «Badougou». Les habitants des villages voisins, notamment Manicoura, Kéniéroba, Naréna et ceux de trois villages malinké de la Guinée Conakry (Niani, Niagassolo, Badougou-Balandougou) ont répondu présents à ce rendez-vous mémorable voire historique puisque l’événement était organisé pour la première fois, en terre malienne. Organisée tous les neuf ans, cette activité favorise la consolidation des relations entre frères de la lignée de l’empereur du Mandé, Soundjata Keïta, le partage d’expériences et de doléances, ainsi que la quête d’identité culturelle. «Niani Sangha», ce sont, aussi, des retrouvailles et une consolidation de l’héritage et des traditions légués par Soundjata Keïta. La rencontre rituelle a été agrémentée par des animations folkloriques, des tirs de fusil, des démonstrations de magie des chasseurs maliens et guinéens. Le représentant du chef de village de Koursalé, Yacouba Keïta, s’est réjoui de l’organisation de cette fête dans son village et félicité les populations d’avoir donné un éclat particulier à la cérémonie. Le président de l’Association des ressortissants de Badougou résidant à Bamako, El Hadj Siriman Keïta, a invité les peuples de l’espace Badougou à se donner la main pour célébrer la concorde, la paix, l’union et, surtout, à travailler ensemble. Le président de l’Autorité intérimaire da la Commune rurale du Mandé, Nouhoum Kélèpily, a jugé que cette rencontre est un espace de paix et de cohésion sociale. Il a remercié les présidents de la Transition en Guinée, le colonel Mamady Doumbouya, et au Mali, le colonel Assimi Goïta, pour leur collaboration. «J’invite le peuple malien à une prise de conscience collective et à l’union sacrée autour de la République», a-t-il exhorté. Pour sa part, le sous-préfet de Kalaban-coro, Daha Keïta, a soutenu que les peuples de l’espace Badougou ont surtout faim et soif de leurs culture, us et coutumes. Il a invité tous à s’accorder sur l’essentiel. «Avec Niani Sangha, nous avons montré au monde que nous sommes soudés et pouvons nous comprendre», a déclaré l’administrateur civil, avant d’inciter la nouvelle génération à s’approprier les valeurs, traditions et l’identité mandingues. La rencontre a pris fin par une réunion de famille dans le grand vestibule de Koursalé. SYW/MD (AMAP)
L’Armée malienne neutralise une quarantaine de terroristes au cours de plusieurs opérations (Etat-major)
Bamako, 03 juin (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé, la semaine dernière, une quarantaine de terroristes dont des responsables recherchés dans plusieurs opérations, annonce l’état-major général des armées, dans un communiqué publié jeudi soir. La même source signale une vingtaine de blessés, assurant que les FAMa continuent la recherche et la destruction des sanctuaires terroristes dans le cadre du plan Maliko et de l’opération Kélétigui. Les FAMa ont réagi à travers des actions aéroterrestres à une embuscade complexe sur l’axe Gossi-Gao (Nord), ce jeudi, avec un bilan provisoire « de deux morts et 9 blessés côté FAMa avec 2 véhicules détruits par des engins explosifs improvisés et du côté ennemis 7 terroristes neutralisés ». Sur le théâtre centre de l’opération Maliko, les FAMa ont neutralisé 02 spécialistes de pose d’engins explosifs improvisés de la katibat Serma. Et ceci dans le cadre des opérations de fouille, le 13 mai 2022, dans le secteur de Serma. « Les investigations ont permis d’identifier à ce jour l’un des poseurs du nom de Boukary Dicko, un lieutenant très actif et très influent dans la zone », précise le document. Le 24 mai 2022, annonce le communiqué, les FAMa ont mené une opération aéroportée engageant les forces spéciales dans les forêts de Guanguel et Laourou, dans le secteur de Tenenkou (Centre) ciblant un haut cadre de la Katibat de Macina (Centre). Sur la base de renseignements précis reçus, poursuit la source militaire, les forces aériennes FAMa ont mené, dans la matinée du 27 mai 2022, aux environs de 06 heures, une frappe contre une base terroriste située à 03km à l’Ouest du village de Serma, Commune de Boni (Région de Douentza), toujours dans le Centre. Le bilan de cette frappe fait état de 31 terroristes neutralisés dont des responsables recherchés comme Abou Yahya Salahine, l’adjoint de l’émir de la Katibat Serma, Abdoulaye Bah alias Abdoul Fataha, chef de base dans le secteur de Niaki Dicko Boukari, Alhadji Saidou alias Abdoulgafar, logisticien terroriste. S’y ajoutent, Diallo Amadou alias Almoussada, originaire du village de Serma, grand chef dans le leadership de la Katibat Serma, Sidi Ould Mohamed alias Abou Hazma, originaire du secteur d’Intillit, conducteur de Hamza Alcheguenty. Selon l’état-major, ce dernier est chargé de transporter des armes pour les combattants terroristes dans le secteur du Gourma. Ainsi que Abou Naïm qui est combattant de la grande base de Serma. Le corps d’un responsable terroriste est en cours d’identification, annonce l’Armée, et 27 autres terroristes ont été blessés au cours de cette frappe dont Moussa Hima Diallo, légèrement blessé à la jambe et à la tête. Ils ont tous été acheminés dans le village de Serma pour des soins. « 02 véhicules pick-up brûlés dont 01 Kia ; une vingtaine de motos et divers matériels brûlés », précise la source. Par ailleurs, le 30 mai 2022, également, le communiqué signale, que des renseignements précis ont permis une reconnaissance offensive des FAMa, aux environs de 16h00, afin d’identifier un magasin contenant 67 sacs de riz qui furent récupérés et acheminés à la base des Forces armées. Les groupes armés terroristes avaient constitué un important stock de riz à Zetenga-Hameau, village situé à 07 km au Sud-Ouest de Diabaly. « L’unité de reconnaissance a vigoureusement réagi à une prise à partie d’un des groupes armés lors de sa retraite, faisant 03 terroristes neutralisés », indique l’Armée. SS/MD (AMAP)
Mali : Les prix des céréales globalement stables
Bamako, 03 juin (AMAP) La stabilité reste toujours la tendance majoritaire des prix des céréales au Mali, sur la période du 19 au 25 mai dernier, ont constaté les enquêteurs de l’Observatoire du marché agricole (OMA-APCAM). Dans un communiqué, l’OMA-APCAM indique que « les enquêteurs ont parcouru les marchés de production et de consommation pour compiler les prix qui y ont été couramment pratiqués durant cette période d’observation ». Sur les marchés ruraux, ils ont relevé que les prix collectés durant cette période ont été fixes pour 62%, en hausse pour 21% et en baisse pour 16%. Il en est de même sur les marchés de consommation où les prix réunis sont stables pour 85%, en hausse pour 7% et en baisse pour 8%. Les enquêteurs trouvent que cette semaine se caractérise par la poursuite de l’apparition sur les marchés des récoltes du riz de la contre saison. Dans la zone de l’Office du Niger, les quantités de riz vendues ont subi une légère hausse. Les quantités expédiées de cette zone vers d’autres localités du pays ont baissé de -39%. En cause ? « Les acteurs du marché céréalier opérant dans la zone ont la propension d’expédier leurs stocks vers des endroits plus sécurisés du Mali », constatent-ils. Cela « en dépit des efforts déployés par les Forces armées maliennes pour sécuriser cette grande zone de production », souligne le communiqué. Dans le District de Bamako, les prix au détail couramment pratiqués ont été de 350 Fcfa le kilo pour le maïs, 375 Fcfa pour les riz importés RM40 thaïlandais et vietnamiens et pour le riz brisé import, 400 Fcfa pour le mil, le sorgho et pour le maïs pilé. Le kilo du riz local Gambiaka a valu 425 Fcfa, contre 450 Fcfa pour le sorgho pilé et pour le riz étuvé rouge, 500 Fcfa pour le mil pilé, 650 Fcfa pour le niébé et 800 Fcfa le kilo pour le fonio. Ces prix aux consommateurs de Bamako sont supérieurs à ceux pratiqués durant les cinq dernières années pour le mil, le sorgho, le maïs et le riz local Gambiaka. Ainsi, ils les dépassent de 200 Fcfa le kilo pour le mil et pour le sorgho, 150 Fcfa le kilo pour le maïs et 25 Fcfa le kilo pour le riz local Gambiaka. Toutefois, le riz brisé et RM40 importés sont cédés cette semaine à Bamako au même prix que celui couramment pratiqué au cours des cinq ans passés. « L’insécurité serait, selon eux, l’une des causes du niveau élevé des prix du riz local Gambiaka ». Les prix de l’aliment bétail à base de graines de coton sont restés relativement stables par rapport à la semaine écoulée. Ils ont varié entre 8.000 et 17.500 Fcfa pour les sacs de 40 et 50 kg, ce qui correspond à une hausse de +7% pour le prix plancher et une stabilité pour le prix plafond. Dans les capitales régionales, les prix du sac de 50 kg des aliments bétail à base de graines de coton ont été de 11.000 Fcfa à Sikasso Centre, 12.000 Fcfa à Koulikoro Ba, 12.500 Fcfa à Bamako et 17.500 Fcfa à Ségou Centre. Ces mêmes prix pour le sac de 40 kg ont été de : 8.500 Fcfa à Gao, 11.000 Fcfa à Tombouctou et 14.250 Fcfa à Mopti Digue. CMT/MD (AMAP)
Lutte contre l’enrichissement illicite : Une étude sur les techniques utilisées dans les administrations publiques
Bamako, 03 juin (AMAP) Les acteurs de la lutte contre la corruption ont validé, jeudi, à Bamako, le rapport de l’étude sur les techniques d’enrichissement illicite dans l’administration publique au Mali, lors d’un atelier d’un jour organisé par l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), commanditaire de l’enquête. Les participants ont formulé des observations sur la façon dont les données ont été collectées, traitées et analysées. Leurs remarques ont, également, porté sur les résultats de l’enquête, les techniques identifiées et les recommandations faites. Présentant le rapport de l’étude de 26 pages, le président de l’OCLEI, Dr Moumouni Guindo, a précisé que « les travaux ont été réalisés par un cabinet, conformément à la loi qui donne à l’OCLEI la mission de faire, périodiquement, une étude sur l’évolution des techniques d’enrichissement illicite afin de pouvoir faire des recommandations d’amélioration ». Il en ressort, selon lui, que les techniques ont le plus souvent un lien avec la passation des marchés publics, les fraudes à la passation et à l’exécution ainsi qu’aux paiements des marchés publics. S’y ajoutent, les fraudes aux paiements des salaires, les fraudes aux recettes, au niveau des régies, les services financiers et le recouvrement. À cet égard, cette rencontre permettra de renforcer les compétences des acteurs de la société civile impliqués dans la lutte contre la corruption, sensibiliser les élus et agents des collectivités territoriales sur les méfaits de la corruption dans l’exercice de leurs missions ainsi que la sensibilisation des officiers de police judiciaire sur les pratiques de corruption pour pouvoir enquêter et dénoncer L’objectif visé, en initiant cette rencontre, était d’améliorer le document afin de permettre à tous les services de s’y reconnaître en y apportant leurs observations, amendements et recommandations. Le but étant de promouvoir l’éthique, l’intégrité et la transparence dans la gestion des affaires publiques tant en période de crise, que dans la gestion normale. Spécifiquement, il s’agissait à travers cette rencontre, de faire l’analyse comparative des mécanismes de gestion des fonds Covid-19 à travers le monde, ainsi que les leçons apprises dans la gestion des fonds publics affectés à la lutte contre la Covid-19. Notamment, d’outiller les acteurs de la société civile impliqués dans la lutte contre la corruption sur le cadre juridique national et international de lutte contre la corruption. La rencontre visait, aussi, à renforcer les capacités des élus et agents des collectivités territoriales et à les sensibiliser sur l’impact négatif de la corruption sur le bien-être de leurs administrés. FC/MD (AMAP)
Protection sociale des journalistes : Vers la mise en place d’un Fonds de solidarité
Bamako, 03 juin (AMAP) Un atelier de réflexion et d’analyse sur la protection sociale des journalistes et de mise en place du fonds de solidarité de la presse en vue d’améliorer les conditions de vie et de travail des hommes de médias s’est tenu, mardi et mercredi, à la Maison du partenariat, à Bamako. La session a été organisée par l’Initiative d’information de communication et de plaidoyer sur la protection sociale au Mali (ICP- Mali) en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert Stiftung (FES), une fondation allemande à but non lucratif financée par le gouvernement allemand). Vingt-et-cinq participants représentants des faîtières, plateformes, organisations professionnelles et entreprises de médias ont pris part à cette session de réflexion. Le but du fonds « est de renforcer les liens de confraternité entre les membres, aider moralement et matériellement les journalistes en difficulté durant ou après leur carrière professionnelle ». Au terme de la rencontre, les participants ont recommandé que le Conseil d’administration veille aux intérêts des associations faîtières et ceux des particuliers. Ils ont invité les partenaires à soutenir l’initiative du Fonds de solidarité de la presse, Le comité de gestion a demandé d’engager un manuel de procédure comptable, d’organiser des téléthons et des quêtes pour la mobilisation de fonds, d’inciter les patrons de presse à faire adhérer leurs agents au fonds. Concernant le comité technique, les participants ont recommandé de mettre en place un système de recouvrement, de présenter un rapport financier à chacune des associations membres de la mutuelle. L’atelier avait pour objectifs, notamment, de présenter la situation des acteurs de la presse dans le cadre de la protection sociale au Mali, de communiquer sur le système mutualiste au Mali (Mugespresse) et les projets de textes du fonds, examiner et adopter les statuts et le règlement intérieur du fonds, structurer le fonds par la mise en place du conseil d’administration. Le paysage médiatique compte, de nos jours, plus de 200 titres dont des quotidiens, des bihebdomadaires, des hebdomadaires, bimensuels et divers périodiques. Les radios privées sont plus de 400. Il y a plus de 30 chaînes de télévision et une cinquantaine de sites d’informations. « C’est pourquoi, il est important de se pencher sur le présent et le devenir de ce secteur qui évolue dans une grande précarité mettant à mal leurs obligations professionnelles ou contractuelles », disent les initiateurs de cet atelier. La situation s’est traduite par la mise en place d’un système mutualiste au sein de la presse en 2010, la MuGesPresse qui ne s’occupe que de certains aspects de la prise en charge sanitaire, conformément aux textes fondateurs du mouvement mutualiste au Mali. Cependant, le champ de la protection sociale ne se limite pas qu’à la santé. I est apparu nécessaire pour les acteurs de la presse d’expérimenter un nouveau mécanisme qui consiste à constituer un fonds de solidarité auquel, d’autres contraintes sociales seront éligibles. Selon les organisateurs de l’atelier, c’est en vue d’approfondir la réflexion sur ce projet que leur organisation, résolument engagée à la promotion de la protection sociale au Mali, a envisagé cet atelier pour la protection sociale des journalistes et la mise en place du fonds de solidarité de la presse au Mali (FonSoPresse). AOT/MD (AMAP)
Réseaux sociaux : La folie Tik Tok
Jessica Khadidia DEMBÉLÉ Bamako, 03 juin (AMAP) Musical.ly avant son rachat en 2017 par la compagnie chinoise ByteDance, TikTok s’est imposée comme un incontournable du divertissement numérique chez les jeunes. C’est une plateforme facile d’utilisation, sur laquelle les gens font des vidéos créatives et divertissantes, assez courtes (15 secondes à 3 minutes). Les utilisateurs dansent, font des playbacks sur des audio, imitent des scènes de films, réalisent des challenges, suivent des tendances qui sont virales et qui sont, plus spécifiquement, appelées dans le jargon de l’appli, des Trend. Il est très facile de percer sur la plateforme, on peut rapidement passer de quelques milliers de vues à des millions en une seule vidéo qui vous fera propulser au-devant de la scène. On peut, également, gagner de l’argent grâce à TikTok après avoir obtenu 10.000 abonnés et 100.000 vues sur ses dernières vidéos. Tout le monde peut bénéficier de ces facteurs sur la plateforme, à condition d’avoir plus de 13 ans. C’est l’âge requis pour s’inscrire sur l’application. Cependant, avec tout ce que cette enquête nous fera découvrir, est-ce que cette limite d’âge est-elle efficace ? Cette restriction est-elle même respectée ? NARCISSISME À OUTRANCE – L’une des choses les plus marquantes sur TikTok est la mise en valeur de l’aspect physique. Ce qui n’est, en aucun cas, une mauvaise chose sauf si c’est pour exposer aux yeux du monde entier le narcissisme à outrance. Tout est fait pour être beau et donne envie a l’audience. Le corps sur TikTok est devenu le ou l’un des moyens favoris des utilisateurs pour gagner le plus rapidement en visibilité, c’est même la marque de fabrique de certains comptes de ‘tiktokeurs’ très célèbres. Pour certaines ‘tiktokeuses’, il s’agit d’exposer certains attributs du corps avec des tenues suggestives, des challenges qui montrent leurs apparences au plus bas pour revenir, la seconde d’après, à un aspect qui frôle le perfectionnisme. Pour cela, hommes comme femmes utilisent des tenues de détente, s’ébouriffent les cheveux, puis la seconde d’après, dans la même vidéo, on les retrouve avec des tenues élégantes ou sexy, torse nu pour les hommes, bien habillés et coiffés. Ce genre de vidéo est généralement très regardée par les ‘tiktokeurs’ et les commentaires qui en résultent sont pour glorifier le physique de l’auteur de la vidéo. On ne retrouve pas de «super vidéo, continue ainsi» mais des «tu es trop belle» ou «tu es trop beau». Que des commentaires sur le physique et pas que des élégants parfois. Pour le Docteur en sociologie et professeur d’université à la Faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation, Bréhima Elie Dicko, TikTok est devenu un phénomène de mode et donc il y a une course au voyeurisme. Le mot influenceur, pour désigner les personnalités des réseaux sociaux, surtout ceux qui ont des milliers voire des millions d’abonnés, est un terme bien choisi car c’est en cela leur grande contribution. Se retrouver avec ce genre de vidéos de façon permanente sur la plateforme est très probable, surtout qu’il suffit juste de quelques secondes de visionnage d’une vidéo pour subir une déferlante du même genre de contenu indéfiniment. L’algorithme fonctionne de la sorte. Si TikTok interdit l’accès au moins de 13 ans, il n’y a aucun moyen pour vérifier cela puisqu’il existe plusieurs manières de contourner cette règle. Si Astou Madani Dabo, jeune étudiante âgée de 23 ans et utilisatrice de TikTok, se sent complexée devant un tel étalage de «corps parfait», imaginez ce qu’éprouve un mineur qui rentre à peine dans l’adolescence. En effet, les enfants sont facilement exposés à tout ce qui se rapporte au physique, surtout chez les jeunes filles qui développent rapidement une obsession pour leurs corps. Astou n’est sûrement pas la seule fille majeure qui se retrouve dans cette situation. Elle déclare qu’elle veut devenir ‘tiktokeuse’ depuis des années mais malheureusement ne trouve pas son corps «assez sexy » pour correspondre au standard de beauté sur l’application. «Sur TikTok, les filles ne mettent en avant que leurs corps et si je ne fais pas ça, sauf reproduire seulement d’autres vidéos, je n’aurai pas assez de vues», se désole la jeune femme. Une influence dangereuse qui a un impact sur la psychologie des plus jeunes, les poussant vers un chemin court : celui de la chirurgie esthétique, considérée comme le moyen le plus rapide de se débarrasser de ses complexes. Elle est très en vogue aux États-Unis. Étant très addictive aussi, Astou pousse cette couche de la société à s’éloigner de plus en plus de leurs études. Malgré des centaines de comptes dédiés à la formation scolaire, le professeur Comlanvi Innocent Amouzou, enseignant au collège Yeleen de Bamako, affirme que l’application participe plutôt à la régression du niveau d’études de la plupart des élèves. « Bien sûr que la plateforme est un outil d’apprentissage pour les enfants d’une part mais la plupart des élèves ne vont pas sur TikTok pour suivre ces formations scolaire », déplore-t-il. HYPERSEXUALISATION – «Quand j’ai installé l’application TikTok, c’était la tendance des danses de Twerk. Ma fille prenait mon téléphone en mon absence pour aller sur l’appli alors que ce genre de vidéos étaient fréquentes», témoigne Anta Cissé, mère de deux enfants. Le WAP challenge ou la dance consiste à enchainer différentes positions sexuelles en dansant ; le Buss It challenge qui consiste à porter une tenue lambda et danser timidement sur la musique Hot in here du chanteur américain Nelly. Soudain la caméra descend rapidement et on retrouve la même personne avec cette fois-ci une tenue beaucoup plus sexy s’adonnant à une séance de Twerk sur la chanson Buss It de la chanteuse américaine Erica Banks. Ce sont les vidéos qui étaient les plus populaires et les plus recommandées. Les Hashtags Wap challenge et le Buss It challenge en comptent chacun plus de 4 milliards sur l’application TikTok. Et ils ne sont pas les seules catégories de danse sexy facilement trouvables et recommandées sur la plateforme. Vous, vous retrouvez facilement avec des contenus hypersexualisés, voire pornographiques. «Elle n’est pas juste normalisée ou banalisée, elle
Kita : Dons de vivres aux déplacés, personnes âgées et handicapés physiques
Kita, 3 juin (AMAP) Dans le cadre de la mise en œuvre des activités humanitaires du ministère délégué auprès du ministre de la Santé et du Développement social, le ministre Oumarou Diarra en compagnie d’une forte délégation a effectué une mission d’une journée dans la régionale Kita pour faire une donation de 5 tonnes de vivre aux déplacés, personnes âgées et handicapés physiques, a constaté l’AMAP. La remise symbolique s’est déroulée lundi dans la nouvelle direction régionale du développement sociale et de l’économie solidaire de Kita en présence de la directrice dudit service, Mme Touré Kadidia Oulogueme. Bien avant, le ministre et sa délégation avaient effectué une visite de courtoisie aux autorités traditionnelles pour expliquer le but de leur mission et demander l’accompagnement de la population. En retour, les sages ont manifesté leurs accompagnement et soutien aux autorités de Transition. Il faut noter que les différents chefs ont reçu une enveloppe symbolique conformément au respect de la tradition. La mission va se poursuivre aujourd’hui sur Kayes. AS/KM (AMAP)
Mondial féminin de basket 2022 : Le Mali remplace le Nigéria qui s’est retiré du tournoi
Bamako, 02 juin (AMAP) – Les Aigles Dames participeront au Mondial de basket 2022 prévu en septembre prochain en Australie, après le retrait du Nigeria, a confirmé, ce jeudi, la Fédération internationale de basketball (FIBA) dans un communiqué. Le Mali que la FIBA a invité à participer à la Coupe du monde Féminine FIBA 2022, va remplacer le Nigéria, qualifié pour la compétition, mais dont le président a décidé de retirer la Fédération nationale de basketball (NBBF) de toutes les compétitions internationales et des autres activités liées au basketball pour les deux prochaines années. La FIBA a indiqué avoir pris cette décision, au vu « des nombreuses échéances strictes ne pouvant pas être repoussées afin d’assurer le succès de l’événement international majeur et afin de protéger l’intégrité de la compétition ». Lors du tournoi de qualification, le Mali s’était incliné 73 à 69 contre le Nigeria à Belgrade. Et s’était classée 4è du Groupe B du Tournoi de qualification. Les Aigles Dames, désormais repêchées, évolueront dans le groupe de la France, de la Serbie, du Japon, du Canada et de l’Australie, pour le Mondial 2022. MT/MD (AMAP

