Année scolaire 2021-2022: Le calendrier des examens 

Bamako, 02 juin (AMAP) Les dates des examens des enseignements fondamental, normal, secondaire général, technique et professionnel, au titre de l’année scolaire 2021-2022 ont été publiées, mercredi, par le ministère de l’Education nationale. Le calendrier est fixé comme suit : les épreuves écrites de l’examen du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) auront lieu du 20 au 23 juin 2022.  Les épreuves anticipées de l’Education physique et sportive (EPS) du Diplôme d’études fondamentales (DEF) démarreront à compter du 6 juin 2022.  Les épreuves écrites du Diplôme d’études fondamentales (DEF) se tiendront du 27 au 29 juin 2022. Le Brevet de techniciens (BT) aura lieu du 4 au 7 juillet 2022. Les épreuves anticipées du Baccalauréat technique et professionnel (Bac) se tiendront du 14 au 15 juillet 2022. Les épreuves écrites du Bac. proprement dit auront lieu du 18 au 21 juillet 2022.  L’EPS des Instituts de formation des maîtres (IFM) se déroulera du 4 au 9 juillet 2022. Les épreuves orales et pratiques des IFM auront lieu du 12 au 16 juillet 2022. Le BT santé se tiendra du 25 au 29 juillet 2022.  Quant au Brevet de technicien (BT) agro-pastoral, il se déroulera du 1er au 5 août 2022.   SYW/MD (AMAP)

La cachexie décime le bétail à  Gao (Nord)

Par Abdourhamane  TOURE Gao, 02 juin (AMAP) Le mois d’avril est considéré comme le début de la période de soudure pastorale au Mali. Cette période est particulièrement éprouvante pour le bétail du fait de la rareté des pâturages, laquelle est consécutive à la pression exercée sur les ressources pastorales en raison du nombre de plus en plus croissant des troupeaux et de la transhumance interne et externe. Cette période est vécue avec beaucoup d’angoisse pour les propriétaires de troupeaux.  Dans la Région de Gao (Nord) cette année, la situation est particulièrement critique. A la situation d’insécurité presque permanente due à la présence de groupes armés ennemis, s’ajoute, actuellement, une calamité due à la mortalité des animaux. Cette année est considérée comme exceptionnelle à cause de l’apparition d’une maladie qui est en train de décimer, à petit feu, le cheptel local.  Les cadavres d’animaux morts à la suite de cette maladie sont visibles un peu partout. La raison? Une insuffisance de pâturages qui a entrainé une «sous-alimentation» du bétail qui se nourrit exclusivement de fourrages. A cause de cette situation alimentaire désastreuse du bétail, les animaux souffrent de la maladie de cachexie. Selon les spécialistes de la médecine vétérinaire, la cachexie résulte d’un grave affaiblissement de l’organisme avec notamment une perte de poids et une atrophie musculaire liées à une dénutrition très importante. Le directeur régional des productions et industries animales (DRPIA) de la Région de Gao, Aboubacar Habba Maïga, explique que les mouvements des troupeaux sont perturbés par les attaques et enlèvements de bétail par les groupes armés. Ce qui limite les déplacements des animaux dans toutes les zones pastorales. En cette période de soudure, les principales sources d’abreuvement du bétail sont les puits, les mares permanentes et le fleuve Niger. Actuellement, les animaux sont concentrés dans le Gourma et le long de la Vallée, notamment dans les Communes de Gounzourèye, N’Tillit, Gabéro et Ouatagouna. On observe, également, des départs forcés de troupeaux de Tessit vers Anchawadj sous la pression des groupes armés. Le directeur régional exhorte les autorités et les partenaires à apporter une assistance alimentaire et de l’aliment à bétail aux pasteurs et aux agro-pasteurs les plus vulnérables dans toutes les zones en déficit en pâturages. D’ores et déjà, le président de l’Association des réseaux des médiateurs pour la prévention et la gestion des conflits pastoraux, Mahamadou Sidibé, a salué l’appui technique et financier de l’organisation néerlandaise de développement (SNV). Cette dernière a fourni l’aliment bétail, les intrants vétérinaires. Elle a été sollicitée pour le ramassage des cadavres d’animaux et pour apporter un appui aux pasteurs et aux agro-pasteurs dont les animaux ont été enlevés par les hommes armés. L’ONG appuie aussi l’approvisionnement de la banque d’aliment bétail en produits. Il faut noter que le sac d’aliment bétail de 40 kg coûte actuellement 12.500 Fcfa. Le président de la Chambre régionale d’agriculture de Gao, Nouhou Chaïbou Touré, confirme que les ménages sont menacés par une insécurité alimentaire, car la population vit des revenus générés par le commerce du bétail.  Abondant dans le même sens, le maire de la Commune rurale de Gabero et membre des organisations professionnelles des éleveurs de Gao, Abdoulaye Balobo Dicko, a expliqué qu’il faut s’attendre au pire si rien n’est fait. Il ajoute que l’ampleur de la situation ne doit pas être minimisée parce que toute l’économie des régions dans le Nord du Mali est basée sur l’exploitation des produits de l’élevage. L’édile de Gabero recommande, à défaut d’une distribution gratuite d’aliment bétail, la subvention de ce produit pour sauver la vie des milliers de têtes d’animaux et préserver l’économie de leurs propriétaires.  Le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Gao, Alhader Amadou Bella, salue les initiatives de certains partenaires. Il cite en exemple le bureau régional du Programme alimentaire mondial qui a acheté 10 tonnes d’aliment bétail pour les éleveurs de la localité de Tessit. Les populations sont assaillies par les soucis d’insécurité qui pourrissent leur quotidien. Comme si cela ne suffisait pas, c’est la cachexie qui affecte les économies familiales anéantissant tout espoir de résilience des ménages. Des actions d’urgence sont demandées pour alléger la souffrance de ces dernières et du bétail qui est confronté plus que jamais à cette calamité climatique doublée d’insécurité. La détresse des populations à l’évidence est grande et leur regard ne peut être tourné que vers les autorités pour leur trouver une bouée de sauvetage. Surtout que la fête de Tabaski «frappe» à la porte.  AT/MD (AMAP) 

Kangaba : La gestion des inondations et des catastrophes au menu

Kangaba, 2 juin (AMAP) L’adjoint du préfet de cercle, Moussa Sagara a présidé mardi à Kangaba, la réunion du comité de veille du district sanitaire de Kangaba sur la gestion des inondations et des catastrophes, a constaté l’AMAP. Ont pris part à cette rencontre les chefs des services techniques locaux du Développement Social et de l’Economie Solidaire, de la Santé, de la Promotion de la femme de l’Enfant et de la Famille, la présidente de la CAFO et la coordination des ONG. L’ordre du jour portait sur la redynamisation du comité de veille, l’information et la sensibilisation des membres du comité de veille et l’identification des sites pouvant accueillir les sinistrés en cas d’inondation. En prélude à la saison des pluies de cette année, les directeurs régionaux du Développement Social et de l’Economie Solidaire et de la Protection Civile de la Région de Koulikoro, sur la base des prévisions faites par les structures compétentes en matière de Météorologie, ont jugé nécessaire d’informer les populations de la Région. La présente réunion du comité de veille local de Kangaba organisé par le service local du Développement Social et de l’Economie Solidaire (DSES) s’inscrit dans ce cadre. Le chef de service local du DSES, Moussa Diarra a donné des informations qu’il a reçues de sa hiérarchie. Selon lui, le début de la saison des pluies de cette année sera précoce et la fin sera tardive. Les quantités de pluies attendues présagent des risques élevés d’inondations. Pour prévenir et atténuer les conséquences de ces inondations, le chef de service local du Développement Social a cité quelques efforts individuels et collectifs sollicités auprès de chacun et de tous. Il s’agit entre autres, de dégager les passages des eaux, d’éviter l’occupation des zones inondables par les habitations et les cultures et de curer les caniveaux pour faciliter l’évacuation des eaux de pluies afin d’éviter les maladies. L’adjoint du préfet a remercié les responsables des services techniques pour toutes les informations reçues. Il a invité les animateurs des radios locales à intensifier la sensibilisation sur ces efforts individuels et collectives afin de minimiser les conséquences des inondations cette année. Ensemble, les membres du comité de veille ont identifié trois sites pour accueillir les sinistrés en cas d’inondations. Les sites retenus sont, l’espace Kouroukanfouga, la maison des jeunes, et le stade municipal. Le médecin chef du centre de santé de référence de Kangaba Dr. Moussa Sougané a saisi l’occasion pour informer les membres du comité, de la présence d’une épidémie de Fièvre Lassa en République de Guinée et d’une épidémie de la maladie à virus Ebola en République Démocratique du Congo. Il a énuméré les mesures préventives à mettre en œuvre face à ces situations et a invité les membres à procéder à une large diffusion de ces mesures préventives.  SD/KM (AMAP)

Communiqué du  Conseil des ministres du mercredi 1er juin 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 1er juin 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant acquisition de la nationalité malienne par voie de naturalisation. Les conditions d’acquisition de la nationalité malienne sont prescrites par la Loi n°2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des Personnes et de la Famille. Les demandeurs, au nombre de huit (08) personnes, remplissent individuellement ces conditions.  Le projet de décret adopté accorde ainsi la nationalité malienne par voie de naturalisation aux personnes ci-après : Monsieur Louis AKPAKI, de nationalité béninoise ; Madame Sunday Anne WOROU, de nationalité béninoise ; Monsieur Modjinnagni Geoffroy Charles AHOUANIO, de nationalité béninoise ; Monsieur Larba KERE, de nationalité burkinabé ; Madame Christella Bile OYONO, de nationalité camerounaise ; Madame Viviane Larissa GUEMNING WATCHUENG, de nationalité camerounaise ; Monsieur Serge NZOYEM, de nationalité camerounaise ; Madame Vera FAWAZ, de nationalité libanaise. 2. Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif à la mise en place du Projet d’Accès au service de télécommunication des collectivités territoriales : lot unique. Le marché est attribué à la Société SIMO TELECOM pour un montant toutes taxes comprises de 9 milliards 407 millions 295 mille francs CFA et un délai d’exécution de douze (12) mois. Le présent projet, entièrement financé par l’Agence de Gestion du Fond d’Accès Universel, vise la mise en place d’infrastructures de télécommunication au niveau des différentes Collectivités territoriales et permettra à l’Administration d’avoir son propre réseau de télécommunication ultra sécurisé et autonome. 3. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté :      a. un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°10350 du Cercle de Sikasso. La parcelle d’une superficie de 400 hectares, sise à Gongasso, est destinée à satisfaire les besoins de construction de l’Université de Sikasso. Cette  construction s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.      b. un projet de décret portant approbation du Schéma Directeur d’Urbanisme (SDU) des Communes rurales de Dio-Gare, Diago et Kambila. Le Schéma Directeur d’Urbanisme est un document de planification urbaine qui fixe, pour une localité donnée, la vocation première des sols ainsi que les perspectives d’évolution de ladite localité. Le présent projet de décret a été adopté pour doter les Communes rurales de Dio-Gare, Diago et Kambila, dans le Cercle de Kati, d’instruments de planification et de gestion de leur développement spatial, économique, social et démographique sur les vingt (20) prochaines années.  AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE :                                                                                                                                              Président de l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunication, des Technologies de l’Information et de la Communication et des Postes : Monsieur Saïdou Pona SANKARE Membre :  Monsieur Issoufi Kouma MAIGA Chargé des Télécommunications  AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative à la réception provisoire de la nouvelle Maison d’Arrêt de Bamako à Kéniéroba En vue de désengorger la Maison Central d’arrêt de Bamako, qui fait l’objet d’une forte surpopulation carcérale, le Gouvernement a entrepris la construction d’une nouvelle Maison d’Arrêt à Kéniéroba. Elle est bâtie sur une superficie de cinq (05) hectares avec une capacité d’accueil de deux mille cinq cents (2500) places au niveau des cellules ordinaires et soixante-treize (73) places au niveau des cellules exceptionnelles. Ce cout de réalisation des travaux s’élève à 12 milliard 116 millions 453 mille 125 franc CFA entièrement financé par le Budget national. Cette nouvelle Maison d’Arrêt, répondant aux standards internationaux, permettra d’améliorer les conditions carcérales des détenus. 2. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative au Cadre Stratégique de la Refondation de l’Etat et son plan d’Actions 2022-2026.  Les Hautes Autorités de la Transition se sont engagées dans une œuvre de refondation de l’Etat à instaurer une gouvernance vertueuse, bâtir des institutions légitimes et reconstruire l’Homme malien de type nouveau incarnant les valeurs sociétales et républicaines. La Stratégique de la Refondation de l’Etat est initié dans ce cadre. L’objectif général du Cadre Stratégique de la Refondation de l’Etat est d’assurer un véritable processus de la refondation du Mali à travers la mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation de l’Etat. Les axes stratégiques sont : Axe stratégique n°1 : Gouvernance, Réformes politiques et institutionnelles ; Axe stratégique n°2 : Défense, Sécurité, Paix -Réconciliations et cohésion sociale ; Axe stratégique n°3: Croissance économique et Développement durable ;  Axe stratégique n°4 : Capital humain, Genre et Inclusion sociale ; Axe stratégique n°5 : Jeunesse, Sport, Culture, Artisanat, Tourisme et Construction citoyenne. La mise en œuvre du Cadre Stratégique de la Refondation de l’Etat qui est articulé sur la priorisation des actions réalisables à court, moyen

Le projet de Cadre stratégique de la Refondation de l’État approuvé par le Gouvernement 

Bamako, 1er juin (AMAP) Les membres du gouvernement, réunis, mardi, à la Primature en Conseil de cabinet, sous la présidence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, ont adopté plusieurs projets de décrets dont celui du Cadre stratégique de la Refondation de l’État. L’ordre du jour de la rencontre portait sur plusieurs et des communications écrites comme celle relative au Cadre stratégique de la Refondation de l’État (2022-2031) et son Plan d’actions (2022-2026), du Plan d’actions prioritaires du gouvernement de la Transition (2022-2024), du projet de décret fixant les avantages accordés aux membres du Secrétariat permanent du comité de coordination et de suivi-évaluation de la Politique nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme. S’y ajoutent le projet de décret fixant les avantages accordés aux membres du Secrétariat permanent du Conseil de sécurité nationale (SP-CSN), le projet de décret fixant les montants des primes et indemnités allouées au personnel de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) et une communication écrite relative à la mise en place d’une Journée nationale de salubrité appelée Beceya sur l’ensemble du territoire national.  À l’issue de la rencontre, le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga a confié que le conseil de cabinet a planché sur un texte portant Cadre stratégique de la Refondation de l’État en seconde lecture. Le document avait été l’objet d’un premier travail qui avait fait des observations pour son amélioration.  Selon M. Maiga, ces observations ont été intégrées et des éléments de données techniques ont, aussi, été prises en charge. «Aujourd’hui, le conseil de cabinet a pu approuver le document pour que cela puisse être présenté en Conseil des ministres, et adopté définitivement», a-t-il annoncé. Ibrahim Ikassa Maïga a rappelé qu’il s’agit d’un document référentiel d’une importance capitale qui donne suite aux recommandations formulées par les citoyens depuis les communes jusqu’au niveau national, en passant par les pays de résidence des Maliens établis à l’extérieur, lors des Assises nationales de la refondation (ANR). À ce propos, le ministre Maïga a précisé que des actions prioritaires ont été proposées pour être mises en œuvre pendant la période restante de la Transition et le reste sera décliné dans le cadre d’un plan quinquennal qui va faire l’objet d’une revue à mi-parcours. La suite sera répartie sur une période beaucoup plus longue.   Pour sa part, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné a indiqué qu’il sera désormais institué une Journée nationale de salubrité, dont le lancement sera fait le samedi 11 juin, à Kati, par le  président de la Transition, le colonel Assimi Goïta.  Cette activité s’inscrit dans le cadre de la Quinzaine de l’environnement qui sera célébrée du 5 au 17 juin prochain.   Le ministre du Travail de la Fonction publique et du Dialogue social, Mme Diawara Aoua Paule Diallo,  a défendu trois projets de décret dont celui relatif aux indemnités, avantages et primes allouées au personnel de la CENTIF et du SP-CSN.  AT/MD (AMAP)

Conseil supérieur de la magistrature : Désignation du Président et du Vice-president de la Cour suprême

Bamako, 1er juin (AMAP) Le chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta, a présidé, mardi, dans la salle des Banquets de Koulouba, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) dont l’ordre du jour portait sur la nomination du président et du vice-président de la Cour suprême. Ces postes sont vacants depuis le départ à la retraite, en décembre dernier, des magistrats qui les occupaient. A l’issue de cette première session, au titre de l’année 2022,  le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, a indiqué qu’elle s’inscrivait dans le cadre des réunions du CSM, l’organe de régulation de la corporation et le symbole de l’indépendance de la magistrature.  M. Kassogué a ajouté que les mutations des magistrats et tous les éléments nécessaires et relatifs à l’indépendance sont discutés au sein de ce Conseil.  D’après lui, le CSM, lors de cette session, a ainsi statué sur la nomination du président et du vice-président de la Cour suprême du Mali. «Ces nominations étaient fortement attendues car en décembre 2021, nous avons enregistré le départ à la retraite du président et du vice-président en même temps. L’intérim était assuré par le président de la section judiciaire M. Fatoma Thèra», a détaillé le ministre Kassogué. Selon lui, il fallait rapidement permettre à l’institution d’avoir un président nommé qui puisse avoir la plénitude de ses attributions et son imperium. «C’est pourquoi, nous avons tenu à ce que cette session soit convoquée. Les choses se sont très bien passées. Le président a été désigné ainsi que le vice-président», s’est réjoui le Garde des Sceaux.  Il a ajouté que cela va permettre d’aller rapidement à l’organisation de la cérémonie de prestation de serment des magistrats qui ont été nommés à la Cour suprême pour renforcer les effectifs. «Il y a eu une dizaine de départs à la retraite et nous avons nommé environ quinze magistrats qui sont montés au niveau de la Cour suprême et qui doivent prêter serment avant de commencer à travailler», a souligné Mahamadou Kassogué.   Le Garde des Sceaux, qui n’a pas souhaité divulguer l’identité des deux magistrats nommés aux postes de président et vice-président de la Cour suprême, a indiqué qu’ils vont attendre que leur nomination soit faite par le chef de l’Etat.  Selon lui, les textes disent que le président et le vice-président de la Cour suprême sont nommés sur décret du président du CSM  qui est le président de la Transition « sur avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature ».  «Le Conseil supérieur de la magistrature a donné son avis. Maintenant, il faudrait que le président prenne un décret pour faire la nomination et en ce moment, elle sera rendue publique», a insisté le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garce des Sceaux. DD/MD (AMAP)

Projet «Djanw-Kaoural» : Les lauréats du concours reçoivent leurs prix

Bamako, 1er juin (AMAP) Les lauréats du concours du Projet «Djanw-Kaoural» (paix) en Dogosso (langue dogon) et Fulfuldé (langue peul) ont reçu leurs prix, mardi, lors d’une cérémonie qui a primé les sept meilleures productions présentées à cette compétition. Chaque lauréat a reçu un ordinateur portable et un téléphone afin de lui permettre de vivre sa passion pour le blogging. Le Projet «Djanw-Kaoural» a formé 155 jeunes de 19 localités des Régions de Ségou et Mopti (Centre) en blogging sur la paix et la cohésion sociale. Cette formation a été sanctionnée par un concours organisé entre les bénéficiaires de la formation. D’une durée de 4 mois, ce projet promeut la cohésion sociale et valorise des initiatives d’information, de prévention et de régulation des conflits locaux en impliquant les jeunes des zones cibles.  Outre l’organisation de débats et de matchs de football, «Djanw-Kaoural» a organisé sept sessions de formation successivement à Mopti, Ségou, Sévaré, Djenné, San, Tominian et Macina, dans le Centre du Mali. Il a été exécuté par la Communauté des blogueurs du Mali (Doniblog), appuyée par l’Union européenne (UE) à travers le Programme jeunesse et stabilisation (PROJES).  Selon le coordinateur de Doniblog, l’initiative vise à créer un cadre de dialogue et de cohésion entre les bénéficiaires. « Il s’agit, également, a ajouté Abdoulaye Guindo, de leur donner des outils numériques nécessaires pour qu’ils participent aux efforts de cohésion sociale via les réseaux sociaux ».  Cela en informant, en sensibilisant et en stimulant l’engagement numérique des jeunes autour des thématiques de paix et de cohésion sociale dans leurs différentes localités. « Grâce à ces formations, a indiqué Abdoulaye Guindo, des dizaines de jeunes ont créé leurs propres blogs et produisent des billets de blog sur des thèmes en relation avec la cohésion sociale ». Ces thèmes ont été publiés sur la plateforme numérique : Benbéré.  Fatoumata Binta Touré, l’une des lauréates, a ajouté : «Ces prix ne sont nullement une consécration pour nous mais plutôt une invitation à maintenir haut le flambeau de l’excellence ». « Ils nous permettront d’améliorer la qualité de nos activités quotidiennes en matière de blogging, notamment en faveur de la recherche de la paix et de la cohésion sociale», a-t-elle soutenu. Elle a remercié l’UE et le PROJES pour leurs efforts en faveur des jeunes du Mali. Elle a assuré que les compétences acquises au cours des formations reçues sont déjà utilisées pour contribuer à la promotion de la paix et de la cohésion sociale dans leurs localités respective.  FC/MD (AMAP) 

Fête traditionnelle des masques et marionnettes de Koulouninko : Pour la paix et la cohésion sociale 

Bamako, 1er juin (AMAP)  Les habitants de Koulouninko, un quartier périphérique de la Commune III, dans la capitale malienne, ont repris à leur compte l’adage africain : «Un peuple, qui ne connaît pas son passé, ses origines et sa culture, ressemble à un arbre sans racines».  Ils n’entendent pas s’écarter de certaines pratiques léguées par leurs ancêtres et qui résistent toujours à l’épreuve du temps, comme l’organisation de  fête traditionnelle dans le quartier, chaque année.  C’était le cas, samedi dernier, à Koulouninko avec une rencontre culturelle qui vise à réunir autour d’un idéal commun mais, surtout, à implorer les génies pour un hivernage propice.  Cette fête est une tradition qui remonte à avant 1900. Selon les organisateurs, le but est de renforcer la paix et la cohésion sociale entre les habitants de Koulouninko eux-mêmes mais, aussi. avec les villages ou quartiers voisins, pour le développement de la Cité. Le chef de quartier, Mamadou Coulibaly dit Madoudjan, y a participé aux côtés du président de l’Association des masques et marionnettes de Koulouninko (AMMK), Sékou Coulibaly, ainsi que le représentant du maire de la Commune III, Mamadou Traoré, et des notabilités. C’est une tradition qui s’est transformée en festival. C’est aux environs de 16h30 que les masques et marionnettes ont apparu pour égayer des festivaliers qui avaient pris d’assaut la grande place publique.  Le masque ‘Nama’ a ouvert le bal pour chasser les mauvais esprits afin que la fête soit belle. Les autres masques, notamment N’tomo, Djitoumou Balla, Soumala, N’yeleni et Kônô ont suivi. Chacun d’entre eux a un rôle spécifique dans la société.  Ces figures ésotériques défendent les causes des hommes et des femmes et protègent le village contre tous les maux de la société. Ils favorisent, aussi, la bonne récolte. Le président de l’AMMK a expliqué que c’est une fête traditionnelle à laquelle il est particulièrement attaché. Pour lui, la rencontre est un levier de développement du quartier, ajoutant que ce rendez-vous culturel doit être plus que jamais un vecteur de convivialité et de solidarité entre les âmes de Koulouninko. Et de poursuivre que ce moment de partage et de communion permettra d’accentuer le vivre ensemble des habitants. Il a rappelé que Koulouninko est un quartier de la Commune III du District de Bamako avec plus de 5.000 habitants, majoritairement constitués de Bambara. Le représentant du maire de la Commune lll a souligné que l’objectif de la fête est de se donner la main, de s’unir, mais surtout de s’aimer, sans lesquels, rien ne pourrait marcher dans la cité, selon lui. Pour la circonstance, les habitants ont fait l’union sacrée autour de leurs marionnettes et masques. Le chef de quartier de Koulouninko a invité les uns et les autres à s’inscrire dans la paix et la cohésion sociale. Il a fait remarquer qu’une trentaine de villages des environs ont pris part à cette rencontre culturelle.  Il a salué la marraine de l’événement, Fatoumata Niane Batouly. Elle n’a pas pu effectuer le déplacement, mais n’a pas ménagé ses efforts pour la réussite de l’évènement. AOT/MD (AMAP)

Football : Pour la rencontre Mali-Congo, les Aigles dans le vif du sujet

Bamako, 1er juin (AMAP) La sélection nationale malienne de football a effectué sa première séance d’entraînement, lundi au stade du 26 Mars, sous la houlette du nouveau sélectionneur Éric Sékou Chelle, a constate l’AMAP. Dix-huit des vingt-et-cinq joueurs convoqués pour les deux premiers matches des éliminatoires de la CAN, étaient présents sur la pelouse. Le regroupement de la sélection nationale a débuté lundi dans un hôtel de la place. Quelques heures seulement après son arrivée, le premier groupe, composé de 18 joueurs, a effectué sa première séance d’entraînement au stade du 26 Mars, sous la direction du nouveau sélectionneur, Éric Sékou Chelle.  Les joueurs présents à cette première avec l’ancien défenseur international ont pour noms : Ibrahim Bosso Mounkoro (TP Mazembé, Congo), Ismaël Diawara (Malmö, Suède), Mamadou Fofana (Amiens, France), Boubacar Kiki Kouyaté (FC Metz, France), Daouda Guindo (RB Salzbourg, Autriche), Amadou Danté (Sturn Graz, Autriche), Moussa Sissako (Standard de Liège, Belgique), Almamy Touré (Francfort, Allemagne), Diadié Samassékou (Hoffenheim, Allemagne) Mohamed Camara (RB Salzbourg, Autriche), Lassana Coulibaly (Salernitana, Italie) et Kamory Doumbia (Reims, France), Moussa Djénépo (Southampton, Angleterre), Ibrahima Koné (FC Lorient, France), Sékou Koïta (RB Salzbourg, Autriche), El Bilal Touré (Reims, France), Kalifa Coulibaly (FC Nantes, France) et Hamidou Sinayoko (Djoliba, Mali).  Pour la petite anecdote, l’attaquant des Rouges de Bamako a été le premier joueur à arriver à l’hôtel.  Il a été suivi par Moussa Djénépo, Kamory Doumbia et Daouda Guindo. Selon nos informations, le reste du groupe (7 joueurs) était attendu hier. Il s’agit du capitaine Hamari Traoré (Rennes, France), du vice-capitaine Falaye Sacko (Saint Étienne, France) et de leurs coéquipiers Yves Bissouma (Brighton, Angleterre), Aliou Dieng (Al Ahly, Égypte), Amadou Haïdara (RB Leipzig, Allemagne), Nènè Dorgelès (SV Ried, Autriche) et Djigui Diarra (Young Africans, Tanzanie). Trois joueurs manquent à l’appel et sont forfaits pour ces deux premières journées des éliminatoires : Massadio Haïdara (RC Lens, France), Abdoulaye Diaby (Al Jazira, Émirats Arabes unis) et Adama Traoré «Malouda» (Ferencvàros, Hongrie). Ils sont remplacés, respectivement par Daouda Guindo (RB Salzbourg, Autriche), Kamory Doumbia (Reims, France) et Nènè Dorgelès (SV Ried, Autriche). Présent lundi à l’hôtel pour l’accueil des joueurs, le premier vice-président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), Kassoum Coulibaly «Yambox»  a assuré que toutes les dispositions sont prises pour permettre au capitaine Hamari Traoré et à ses coéquipiers d’effectuer leur préparation dans les meilleures conditions possibles. «Je suis heureux de constater que le groupe affiche presque complet. Il ne reste plus que sept joueurs qui sont déjà en route. Certains avaient des problèmes de papier, d’autres des problèmes de vol. Quant à Aliou Dieng, il jouait la finale de la Ligue des champions d’Afrique, lundi contre le Wydad Casablanca. L’équipe a déjà effectué sa première séance d’entraînement. Tout se passe bien pour le moment», a confié M. Coulibaly. De son côté, le nouveau sélectionneur a dit que la prise de contact avec les joueurs s’est bien déroulée, ajoutant qu’il est conscient des attentes des supporters. «Je suis très content de les accueillir aujourd’hui (lundi, ndlr). Refouler la pelouse du stade du 26 Mars a été un grand moment d’émotion pour moi. On a fait une bonne séance d’entraînement, c’était intéressant, on a pris du plaisir et les jeunes étaient contents d’être là», a dit Éric Sékou Chelle.  Il dit se projeter vers le choc avec les Diables Rouges du Congo. «Mardi (hier, ndlr) nous allons entrer dans le vif du sujet. Nous sommes très attendus par la Nation, joueurs et staff technique. La pression est là, mais je suis serein tout comme les joueurs».    Pour les joueurs, c’est une nouvelle aventure qui va débuter samedi avec la réception des Diables Rouges du Congo et un nouveau défi à relever. «Je suis très heureux d’être là. Nous avons un nouveau défi à relever, à savoir la qualification pour la prochaine CAN», a déclaré l’avant-centre, Ibrahima Koné, à l’issue de la séance d’entraînement. Son compère de la ligne d’attaque, Sékou Koïta a abondé dans le même sens. «Nous sommes déterminés à gagner ces deux premiers matches. Tout le groupe est concentré sur le sujet et on fera tout pour offrir la victoire au pays. Nous devons une revanche aux supporters, après le double échec à la CAN et aux barrages de la Coupe du monde», a martelé le joueur qui retrouve la sélection nationale après plusieurs mois d’absence pour cause de blessure.   Samedi 4 juin au stade du 26 Mars à Bamako 19h : Mali-Congo DB/MD (AMAP)

En moins d’un an, plus de 1 100 enfants hospitalisés dans le nouveau projet de MSF à Niafunké, dans le Nord du Mali

Par Oumar SANKARE avec MSF Bamako, 01 juin (AMAP) Depuis le lancement, en juin 2021, de leurs activités à Niafunké (dans Nord du Mali), les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF), en collaboration avec les autorités du District sanitaire, ont soigné plus de 1 100 enfants âgés de 0 à 15 ans hospitalisés au centre de santé de référence. Plus de 2.200 consultations médicales ont, également, été menées par les équipes de santé communautaire auprès des populations affectées par l’insécurité dans la zone du Gourma de Tombouctou. M. B. est originaire d’un village loin de Niafunké. Elle est au chevet de son enfant H. Y. malade hospitalisé au service de pédiatrie de l’hôpital de la ville. Elle nous partage son histoire et le parcours de soin de son enfant. Son enfant avait mal au cœur et au ventre depuis sa naissance et les premiers soins au village ne l’ont pas guéri. « Sa santé s’est aggravée. C’est pourquoi j’ai décidé de l’amener à l’hôpital de Niafunké à moto. Cela fait maintenant une semaine que nous sommes ici. Aujourd’hui, il l’enfant) va beaucoup mieux. Son ventre lui fait moins mal et son cœur aussi », dit la mère, soulagée.  F. T, elle, est originaire d’un village qui se trouve derrière le fleuve Niger à Niafunké. « Mon enfant était malade. Nous avons marché un long moment, puis nous avons pris la pirogue pour venir à l’hôpital de Niafunké. Il était dans un état critique mais à notre arrivée, il a été bien traité. Ce matin, il va beaucoup mieux. », dit-elle  Mené dans la Région de Tombouctou, (Nord), le projet prend en charge gratuitement les enfants malades âgés de 0 à 15 ans au niveau du service pédiatrique de l’hôpital de Niafunké. « Dans le cadre de la gestion intégrée des cas communautaires (ICCM), nous avons aussi lancé des activités communautaires dans quatre sites nomades, situés dans la zone du Gourma de Tombouctou », déclare Dr Junaid Khan, Chef de mission de MSF au Mali. Afin de fournir des soins essentiels curatifs et préventifs, des cases de santé fixes ont été mises en place pour les communautés qui rencontrent des difficultés d’accéder aux soins principalement liés à l’insécurité, à la distance et aux coûts. En à peine quatre mois, plus de 2249 consultations médicales y ont été réalisées », ajoute – t-il. Ce projet a été mis en place dans un contexte sécuritaire de plus en plus difficile dans la région, qui affecte durement l’accès des populations civiles aux soins de santé. Cette crise a affecté le système de santé local provoquant ainsi la défaillance au niveau de certaines structures de santé. Dr Souleymane Cissé est le responsable de l’unité Pédiatrie de l’hôpital de Niafunké. Selon lui, « la situation sanitaire dans la zone de Niafunké est difficile compte tenu de beaucoup de facteurs. Le cercle de Niafunké dispose d’une vingtaine de Centres de santé communautaires fonctionnels qui arrivent à offrir le paquet minimum de soins. Et la quasi-totalité de ces centres sont situés dans la zone du Gourma, où il y a une forte concentration des populations ».  « En raison de la crise actuelle, l’insécurité a entrainé une mobilité réduite de nos équipes médicales au niveau de ces aires de santé. Et cela complique, aujourd’hui, l’accès des populations aux soins de santé. Mais on fait de notre mieux pour continuer à offrir des soins aux populations en dépit des contraintes sécuritaires », explique le médecin.  Parmi les pathologies fréquentes dans la zone, il y a le paludisme, surtout en période hivernale et pendant la décrue. « Il y a, également, la malnutrition. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’enfants malnutris qui sont hospitalisés à la pédiatrie de l’hôpital. Cette situation est due au contexte sécuritaire qui empêche les paysans de cultiver suffisamment. À cela s’ajoute le faible pouvoir d’achat des populations. Les gens ici sont très pauvres », poursuit le praticien. « Aujourd’hui nous avons des craintes face à l’augmentation des cas d’enfants malnutris que nous recevons à la pédiatrie. Actuellement, en moyenne, les équipes des soins intensifs reçoivent, chaque mois, quinze enfants en situation de malnutrition aiguë sévère souffrant de complications », révèle Dr Cissé.  Il dit craindre que ce taux reste élevé dans les prochains mois compte tenu de la mauvaise récolte de cette année, de l’insécurité qui complique l’accès des populations aux services santé, de la flambée de prix des denrées de première nécessité et de la rareté de certains produits nutritionnels sur les marchés locaux.  La présence de MSF, à côté des agents de santé de l’Etat, donne un signe d’espoir et contribue à faciliter l’accès des populations aux soins. MSF est une organisation humanitaire médicale internationale qui apporte ses secours aux populations touchées par des conflits, des épidémies, des pandémies, des catastrophes naturelles ou encore l’exclusion des soins.  Au Mali, MSF gère actuellement des projets dans la capitale malienne, Bamako, à Ansongo, dans les Régions de Kidal, Gao, (Nord), Mopti (Centre), dans les localités de Ténénkou, Douentza et Koro), Ségou (Niono, au Centre du pays) et Sikasso (Koutiala, dans le Sud).   OS/MS (AMAP)