Saint Valentin : Dur, dur pour les couples polygames

Par Mariam A, TRAORE Bamako, 11 fév (AMAP) La Saint Valentin, la fête des amoureux, qui met à rude épreuve des couples polygames, sera célébrée un peu partout dans le monde ce lundi, 14 février.  Elle donne l’occasion aux couples amoureux de pimenter leur relation. Les uns et les autres ne manquent pas d’astuces pour faire plaisir à l’autre. (Lire suite : http://lessor.ml)

Les acteurs planchent sur l’amélioration du nouveau Code minier malien

Bamako, 11 fév (AMAP) L’extension des obligations de protection de l’environnement à la phase de recherche est une innovation attendue dans le Nouveau Code minier du Mali dont discutent, du 10 au 12 février, les acteurs miniers pour en explorer les pistes d’amélioration possible, (lire suite :http://lessor.ml )

Ibrahim Ballo : L’art en héritage

Par Youssouf DOUMBIA Bamako, 11 fév (AMAP) Passionné des arts depuis le bas âge, Ibrahim Ballo, après ses études primaires, intègre l’Institut national des Arts (INA) d’où il sort avec un diplôme en arts plastiques, en 2012. Ensuite, il poursuit ses études au Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté où il obtient un Master en arts plastiques, en 2017.  Aujourd’hui, Ballo est un artiste jouissant d’une notoriété internationale. Il expose en solo, duo et en collectif au Mali, en Afrique et dans le monde. Il est également membre des collectifs de jeunes artistes réunis au sein de Sanou’Art et Tim’arts, tous deux basés à Bamako au Mali. Issu d’une famille d’artistes, Ibrahim n’a fait que suivre son destin qui l’avait naturellement guidé dans le métier des arts. Un papa musicien-instrumentiste et une grand-mère chanteuse ont suffi à donner l’amour des arts au jeune Ibrahim qui depuis à l’école primaire dessinait pour ses amis contre quelques pièces d’argent. Malgré sa jeunesse, Ibrahim Ballo n’est plus à présenter car ayant participé à de nombreuses expositions sur le continent et au-delà de la Méditerranée. D’abord, sur le plan national, Ibrahim a participé à l’exposition collective de peinture à la Galerie Médina Bamako organisée par le collectif Tim’arts en 2015, sans oublier ses 4 participations successives (de 2014 à 2017) au Festival international des arts visuels (Faiva) organisé par le Centre Soleil du Mali. Un centre culturel qui contribue beaucoup à la promotion des jeunes artistes.  En 2015, Ballo prend part à l’exposition collective d’Angers Jumelage (AAJ) et Amnesty international au 31ème Salon des artistes pour la liberté en France (Angers). En 2016, il participe à une exposition duo à la galerie Tim’arts au Musée du district de Bamako.  Fort de ces expositions, Ballo est invité à participer au Festival Murmures au Burkina Faso en 2016, avant de remporter en 2017 le prix des ateliers Sahm en Arts Visuels lors de la 6ème édition du Festival international des arts visuels au Congo Brazzaville, en 2017.  Ballo était également à la Biennale de Dakar, en 2018. Il participa en 2019 à la Villa Soudan de Bamako et à la Villa Yirisuma du Burkina Faso. à noter que ses œuvres ont été exposées à Akka à Paris (France). Il était également dans la sélection officielle de Ségou’Art cette année (2020). C’est dire combien Ibrahim est sollicité aujourd’hui. YD (AMAP)

Mali  » Enquête préliminaire sur un message vocal « attentatoire à la sûreté de l’État » (Parquet)

Bamako, 11 fév (AMAP) Le procureur de la République du tribunal de grande instance de la Commune IV de Bamako, la capitale malienne, annonce, vendredi, l’ouverture d’une enquête préliminaire par « le parquet pour atteinte ou tentative d’atteinte et complicités à la sûreté intérieure et extérieure du Mali ». Dans un message communiqué via les réseaux sociaux, le parquet indique que les motifs de cette action judiciaire « se trouvent dans une conversation téléphonique dont l’authenticité est en cours de vérification entre deux hautes personnalités dont l’une est malienne ». Depuis jeudi 10 février, un enregistrement vocal assez accablant d’une conversation téléphonique présumée entre le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, et l’ancien Premier ministre du Mali, Dr Boubou Cissé, défraie la chronique notamment sur les réseaux sociaux. Dans cet enregistrement audio, qui circule sur le net depuis plusieurs heures, on entend deux voix présumées être celles du président ivoirien et du Dr Boubou Cissé. Les deux interlocuteurs échangent sur l’état actuel du Mali sous embargo. Les deux présumés auteurs de l’échange téléphonique semblent se réjouir des conséquences économiques des sanctions imposées au Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et même l’Union européenne (UE).  En outre, les deux présumés auteurs de la conversation parlent de la relation entre la Russie et le Mali, des armements de marque russe que le Mali utiliserait actuellement sont qualifiées de « vieilles armes ».  Pour l’un des intervenants, la Russie, qui n’occuperait que « la 11è place économique mondiale, est incapable d’épargner au Mali les impacts négatifs des sanctions ».  AT/MD (AMAP)

Ibrahim Ballo : Un plasticien idéaliste

Par Youssouf DOUMBIA Bamako, 11 fer (AMAP) Imaginez deux cent petites flammes dans une chambre éclairée à moitié par la lumière du jour. Des mèches ou morceaux d’étoffe imbibés de beurre de karité placés dans des minuscules morceaux de fer constituent ces lampes. (Lire suite : http://lessor.ml)

Mali-Guinée : Transformer la crise en opportunités

Bamako, 11 fév (AMAP) Les dirigeants de la Guinée et du Mali  sont bien décidés à gagner le pari de transformer la crise en opportunités, notamment  a grevés les douanes des deux pays qui sont déterminées à traduire cette volonté politique dans la réalité. (Lire suite : http://lessor.ml)

Cinéma : Avant-première du film « Alerte à Bozola, Covid-19 » de Souleymane Cissé

Bamako, 11 février (AMAP) L’avant-première du Film intitulé « Alerte à Bozola, Covid 19 » du cinéaste malien Souleymane Cissé a été projetée jeudi au cinéma Babemba, sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly GUINDO a constaté l’AMAP. C’était en présence du Chef de la Délégation de l’Union Européenne, Bart Ouvry, de la représentante résidente de l’UNICEF au Mali, Sylvie Fouet, du Directeur du Centre National de Cinématographie du Mali (CNCM), Modibo Souaré, du Directeur Adjoint du Service National des Jeunes, Adama Kouyaté, de M. Seydou Sissouma, Ancien Directeur de Cabinet du Président Amadou Toumani Touré, de plusieurs artistes et hommes de culture. Financé par l’Union Européenne et l’UNICEF, ce film du cinéaste talentueux est une contribution à a sensibilisation contre la pandémie de la Covid – 19 qui a fait d’énormes dégâts dans le monde tant sur le plan de la perte en vies humaines que matériel et financier. Dans son mot de bienvenue, le Cinéaste Cissé a présenté et salué ses acteurs avant de remercier le ministre de la culture et du Tourisme, les représentants de l’Union Européenne, de l’Unicef pour leur accompagnement et tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réalisation du chef- d’œuvre. La représentante résidente de l’UNICEF au Mali, Sylvie Fouet a, dans son allocution affirmé que « ce film vient à point nommé dans la lutte contre la pandémie de coronavirus au Mali ». Mme Sylvie Fouet a précisé que depuis le 25 mars 2020, date de la découverte du 1er cas positif à la Covid- 19 au Mali, l’UNCEF s’est mis aux côtés du Gouvernement pour apporter l’appui technique et financier visant à prévenir et à stopper la propagation du virus. La représentante résidente de l’UNICEF a remercié le Gouvernement du Mali, l’Union Européenne pour leur appui dans le cadre de la réalisation du film et pour tous les efforts dans la lutte contre la pandémie de Covid- 19. Elle a saisi l’occasion pour remercier le cinéaste Cissé et les habitants de Bozola (quartier populaire de la commune II du district de Bamako) pour avoir mis leur talent dans la lutte contre la Covid-19. « Nous espérons que ce film va permettre de comprendre le bienfondé de la vaccination et du respect des gestes barrières » a t- elle conclu. Le Chef de la Délégation de l’Union Européenne, Bart Ouvry a, pour sa part, salué la grande résilience du peuple malien avant de préciser que son organisation accompagnera le Mali pour son développement. Ce film de Cissé, a- t-il souligné, est une contribution de l’UE dans le cadre de la sensibilisation des populations contre la Covid-19. Le diplomate a rendu hommage à Souleymane Cissé pour ses talents et sa contribution pour le rayonnement de la culture Malienne. « Souleymane Cissé est un grand artiste et tous les maliens doivent être fiers de lui. Il a fait rayonner la Culture malienne à l’Extérieur du pays » a –t-il conclu. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a, à l’entame de ses propos, demandé la minute de silence en hommage à toutes les victimes de la pandémie de coronavirus. Le ministre Guindo a rendu un vibrant hommage à Souleymane Cissé qu’il qualifie de monument de la Culture Malienne, de grand maître, de patriarche. Il a salué la contribution de Cissé à l’immortalité de la Culture Malienne et son rôle dans l’enrichissement du patrimoine de l’Humanité. Il précisera par la suite qu’au lendemain de la découverte de la Covid- 19, l’alerte au plus haut niveau a été donné par le gouvernement par des mesures de prévention et de riposte contre la pandémie. Il a salué également l’accompagnement des populations dans toutes leurs composantes et malgré l’engagement de tous, a expliqué le Ministre Guindo, nous déplorons des victimes au Mali et ailleurs. Il a affirmé que le monde de la Culture a été sérieusement éprouvé à cause de la Covid-19. « Cette contribution précieuse de Souleymane Cissé sonne le gong pour l’alerte, surtout pour ceux qui n’ont pas pris la dimension de la gravité de la pandémie. Ce film est une contribution de taille dans le plan de riposte du Gouvernement contre la pandémie » a souligné le ministre qui a enfin remercié tous les partenaires pour leur accompagnement. Le film décrit le parcours d’un homme depuis les Etats Unis d’Amérique jusqu’au Mali en passant par l’Europe, dès les premières heures de la Pandémie de Coronavirus, la paralysie de tous les mécanismes mondiaux, les dégâts occasionnés, les mesures prises pour enrayer le mal mais également l’indifférence et les défis au Mali face au respect des mesures barrières. Souleymane Cissé a campé sa caméra dans le marché de Bozola, appelé « Wonida » tout en suivant l’évolution de la pandémie dans un pays non confiné dont le quotidien est rythmé par la survie. Alerte à Bozola est un film témoin de sensibilisation contre la Covid- 19 qui traverse trois continents, trois réalités. Dans le Film, il ressort qu’au-delà des mesures de prévention par les autorités sanitaires (lavage des mains, port du masque et la distanciation sociale), la vaccination constitue un moyen sûr pour enrayer la maladie et atteindre l’immunité collective. KM (AMAP)    

Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 09 février 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 09 février 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale des Transports. Créée par la Loi n°05-009/P-RM du 09 mars 2005, la Direction nationale des Transports terrestres, maritimes et fluviaux a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de transports routier, ferroviaire, maritime et fluvial et d’assurer la coordination et le contrôle des structures qui concourent à la mise en œuvre de ladite politique. La Direction nationale des Transports terrestres, maritimes et fluviaux connait des dysfonctionnements dus principalement à : – la concentration au plan national des activités de production et de délivrance des permis de conduire, des certificats d’immatriculation et des autorisations de transport ; – la prédominance de l’activité de production informatisée des documents de transport sur la conservation, la sécurisation et l’archivage des documents ; – la non prise en compte dans les attributions des Divisions des questions de communication et d’information ; – la relégation au second rang des transports ferroviaire, fluvial et rural ; – la non prise en compte du maillon urbain dans le respect de la règlementation de l’accès à la profession et dans la régulation du trafic urbain. Les projets de texte adoptés érigent la Direction nationale des Transports terrestres, maritimes et fluviaux en Direction générale des Transports dans la perspective d’améliorer l’efficacité du service et d’accroitre sa fonctionnalité. 2. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°02-050 du 22 juillet 2002 portant loi hospitalière ; b. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence nationale d’Evaluation et d’Accréditation des Etablissements de Santé. L’Agence nationale d’Evaluation des Hôpitaux créée par la Loi n°02-050 du 22 juillet 2002 portant loi hospitalière a pour mission de veiller à la réalisation effective du service public hospitalier. L’Agence, suite aux activités d’évaluation menées, a élaboré et disséminé des référentiels dont la mise en œuvre a contribué, notamment à améliorer l’hygiène hospitalière, l’accueil, la prise en charge des urgences, la maintenance des équipements et la gestion des médicaments. En dépit de ces acquis, l’Agence est confrontée dans son fonctionnement à des contraintes liées entre autres à la non prise en compte de tous les établissements de santé, à l’absence de la démarche qualité dans les établissements de santé et à l’inexistence de processus d’accréditation des établissements de santé. Les présents projets de texte sont initiés pour surmonter ces contraintes. Ils créent à la place de l’Agence nationale d’Evaluation des Hôpitaux, l’Agence nationale d’Evaluation et d’Accréditation des Etablissements de Santé avec pour mission d’assurer l’évaluation et l’accréditation desdits établissements. Les projets de texte adoptés permettront de renforcer les capacités d’intervention de l’Agence et d’améliorer la qualité de l’offre des services de soins de santé aux populations. 3. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet décret portant affectation au Ministère du Développement rural, des parcelles de terrain, objet des titres fonciers n°4164 du District de Bamako, n°50866 et n°50867 du Cercle de Kati et n°335 du Cercle de Dioïla. Les parcelles de terrain, objet des titres fonciers : – n°4164 de Bamako, d’une superficie de 07 hectares 93 ares 42 centiares, sise à Djicoroni-Para en Commune IV du District de Bamako ; – n°50866 et n°50867 du Cercle de Kati, de superficies respectives de 26 hectares 55 ares 22 centiares et de 21 hectares 21 ares 90 centiares, sise à Samanko, Cercle de Kati ; – n°335 du Cercle de Dioïla, d’une superficie de 44 hectares 40 ares 77 centiares sise à Dien, Cercle de Dioïla, Commune rurale de Guegneka sont destinées à satisfaire les besoins de recherche de l’Institut d’Economie rurale. L’affectation de ces parcelles, qui abritent déjà les structures de recherche de l’Institut, permettra de les sécuriser contre les menaces d’agression qui pèsent sur les différents sites. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Directeur du Service Social des Armées : Colonel-major Bréhima SAMAKE. – Directeur Adjoint des Ecoles Militaires : Colonel Seydou SOGOBA. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Coordinateur de la Cellule d’Appui à la Reforme des Finances Publiques : Monsieur Seydou DJIMDE, Inspecteur des Services Economiques. – Chef de la Cellule de Contrôle et de Surveillance des Systèmes Financiers Décentralisés : Monsieur Chiaka KANTE, Inspecteur des Services Economiques. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Inspecteurs à l’Inspection de la Santé : Monsieur Koniba DIARRA, Inspecteur des Services Economiques ; Monsieur Bagna Mahamoudou DJITEYE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Conseiller technique : Monsieur Birama TANGARA, Planificateur. – Inspecteurs à l’Inspection des Domaines et des Affaires Foncières : Monsieur Almaïmoune AG ALMOUSTAPHA, Ingénieur des Constructions civiles ; Madame MAIGA Adiaratou THIAM, Ingénieur des Constructions Civiles ; Madame Takariba KOUYATE, Inspecteur des Finances. – Directeur national de l’Aménagement du Territoire : Monsieur Ousmane DIALLO, Professeur Principal de l’Enseignement secondaire. – Directeur national de la Population : Monsieur Sékou Amadou TRAORE, Enseignant-Chercheur. – Directeur national de l’Observatoire des Villes

Sanctions de la CEDEAO et tensions avec la France : Une délégation de la société civile sénégalaise à Bamako pour apporter son soutien au Mali

Bamako, 10 fév (AMAP) Une délégation de la société civile sénégalaise séjourne, depuis mercredi,  à Bamako, pour apporter son soutien aux autorités maliennes, suite aux sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) contre le Mali, annonce le communiqué rendu public par la délégation. La délégation veut, aussi, exprimer sa solidarité avec le peuple malien dans « la crise diplomatique née de l’ingérence intempestive de la France dans les affaires intérieures du Mali ».  La visite de cette délégation intervient après la grande mobilisation des organisations populaires sénégalaises le 28 janvier dernier  à la Place de l’Obélisque à Dakar, pour protester contre les mesures restrictives de la CEDEAO et de l’UEMOA à l’encontre du Mali. À travers cette délégation, les organisations de la société civile sénégalaise sont également venues exprimer leur soutien à la lutte du peuple malien et du gouvernement de la Transition face l’ingérence de l’ancienne puissance coloniale. «Le Mali et le Sénégal sont des peuples jumeaux issus du même utérus qu’ont été l’Empire du Mali et la Fédération du même nom. Nous avons conquis l’indépendance dans la même lutte et fait nos premiers pas ensemble en tant qu’État indépendant. Tout ce qui atteint le Mali nous touche et la lutte du peuple malien est notre propre lutte», peut-on lire dans le communiqué rendu public par la délégation, qui demande aussi à la Cedeao de mettre fin aux sanctions illégales qu’elle a infligées au Mali en vue d’étouffer son économie et de l’isoler des peuples frères voisins. «Nous exigeons de l’État français qu’il mette fin à ses ingérences intempestives dans les affaires intérieures du Mali et des pays africains. Nous encourageons toutes les forces politiques et civiles du pays à entamer la grande conversation nécessaire à la refondation de l’État, de l’économie et à la grande transformation sociale que les Maliens attendent avec impatience», insiste la délégation de la société civile sénégalaise. Tout en réaffirmant son soutien au Mali dans cette phase difficile qu’il traverse, la délégation dit être venue, également, à Bamako dans une position d’écoute pour s’imprégner des enjeux et défis, explorer les voies et moyens de concrétiser l’expression de sa solidarité de retour au Sénégal et dans d’autres pays africains. La délégation est composée de Pierre Sané, président d’Imagine Africa, ancien secrétaire général d’Amnesty International (AI) et ancien sous-directeur général de l’UNESCO, de Mamadou Diop Decroix, député à l’Assemblée nationale du Sénégal et ancien ministre, de Guy Marius Sagna de FRAPP et de Hamidou Sidibé de la Ligue panafricaine UMOJA et de Convergence pour le peuple malien. Au cours de son séjour, la délégation sénégalaise sera reçue par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Elle rencontrera,  également, des membres du gouvernement et les forces sociales et politiques maliennes. DD/MD (AMAP)