Situation sécuritaire a Bandiagara : Satisfaction des populations
Envoyés spéciaux Madiba KEÏTA Oumar DIOP Mopti, 18 fer (AMAP) Dans la cité de Nangabanou Timbely, tout le monde est unanime à dire que la situation sécuritaire a beaucoup évolué depuis que les Forces armées maliennes (FAMa) ont commencé leurs opérations offensives en décembre dernier. En ce mardi après-midi, la place du marché était bondée de monde. Daouda Kassogué fait partie des commerçants qui étaient constamment rackettés par les terroristes. «En un moment donné, les groupes terroristes se promenaient tranquillement à Bandiagara. Ils venaient prendre dans nos boutiques tout ce qu’ils voulaient sans rien payer. Nous ne pouvions rien faire», a expliqué le commerçant. Pour Daouda Kassogué, depuis que la sécurité a été renforcée, les attaques ont nettement baissé dans la région. «Avant, les attaques se faisaient quotidiennement. Les terroristes attaquaient les boutiques et tuaient des commerçants. Ils tuaient aussi les gens sur la route du Poisson pour prendre leurs biens. Mais aujourd’hui, on entend rarement parler des attaques. Cela est dû à une présence massive des militaires», a indiqué le commerçant. Le président du Conseil de cercle de Bandiagara, N’Dindé Ongoïga, a, lui aussi, témoigné que les opérations d’envergure lancées par les FAMa ont permis de libérer sa localité. «Avant, on ne pouvait même pas se promener dans certaines parties de Bandiagara. Les gens étaient emprisonnés chez eux. C’était dur à supporter. Ceux qui tentaient de défier les terroristes étaient tout simplement éliminés. Nous vivions vraiment dans la peur avant le déploiement massif des FAMa», a-t-il dit. Même son de cloche du côté du coordinateur des chefs de quartier de Bandiagara. Ousmane Ganamé pense que les FAMa doivent continuer leurs opérations offensives en vue de rassurer davantage les populations. D’après lui, les terroristes ne sont pas allés loin et ils peuvent revenir à tout moment s’ils savent que les patrouilles militaires ont cessé. Le commandant de la 6è Région militaire a rassuré les populations de Bandiagara que l’opération Maliko va continuer jusqu’à ce que le pays soit stabilisé. «Nous avons la responsabilité d’assurer la sécurité des personnes et leurs biens, de défendre l’intégrité du territoire, de renforcer l’autorité de l’état sur l’ensemble du territoire national et de participer au développement économique et social dans nos villes et campagnes», a-t-il fait savoir. Pour le colonel Karim Traoré, les patrouilles vont continuer de jour comme de nuit pour permettre la libre circulation des personnes et des biens, pour que les foires puissent se tenir normalement dans les villages et pour permettre le retour des services sociaux de base dans la région. MK/OD (AMAP)
Région de Bandiagara (Centre) : Présence massive et rassurante des Forces armées maliennes (FAMa)
Envoyés spéciaux Madiba KEÏTA Oumar DIOP Mopti, 18 fer (AMAP) Longtemps persécutées par les terroristes, les populations locales commencent à respirer grâce aux forces de défense et de sécurité. Soldats, gendarmes, gardes et policiers mènent des patrouilles d’envergure de jour comme de nuit dans le but de sécuriser la libre circulation des personnes et des biens La Région de Bandiagara a terriblement souffert des attaques terroristes. La plus meurtrière de ces derniers mois a eu lieu le 3 décembre dernier à Songho, à 10 km de la ville de Bandiagara. Les terroristes ont brûlé un car avec ses passagers en partance pour la foire hebdomadaire de Bandiagara. Plus d’une trentaine de personnes dont la plupart des femmes et des enfants, ont péri dans cette attaque atroce qui a choqué plus d’un Malien. Face à la situation, les populations de Bandiagara avaient exprimé leur ras-le-bol en déclenchant une désobéissance civile. Pour calmer les esprits, les autorités de la Transition ont décidé de renforcer la présence militaire à Bandiagara. La traque des terroristes dans la zone se fait sans relâche. Dans cette dynamique, une patrouille du Secteur 4 de l’opération Maliko a quitté, mardi 15 janvier 2022, vers 9 heures le camp de Sévaré en direction de Bandiagara. Des hommes lourdement armés avaient pour mission de faciliter la libre circulation des personnes et des biens sur la Route nationale 15 (RN15) appelée route du Poisson. Ce corridor qui traverse Bandiagara, Bankass et Koro et qui continue jusqu’à la frontière avec le Burkina Faso, avait été le théâtre de plusieurs attaques terroristes ces dernières années qui l’avaient rendu presqu’impraticable. Mais aujourd’hui, avec la montée en puissance des FAMa, cet axe est de nouveau fréquentable. La patrouille de mardi était dirigée par le commandant de la 6è Région militaire en personne, le colonel Karim Traoré. à quelques kilomètres de la ville de Mopti, les hommes du Secteur 4 de l’opération Maliko ont effectué une première reconnaissance au niveau du pont de Goundaga, plusieurs fois saboté par les groupes terroristes. «La reconnaissance permet de s’assurer qu’il n’y a aucun ennemi caché sous le pont pour attaquer le convoi. Les gens contre qui nous sommes en guerre sont imprévisibles. Ils sont capables de tout. Donc, il faut que nous restions sur nos gardes à tout moment», confie le jeune soldat qui conduisait notre véhicule. D’après lui, le fait que les fous de Dieu sont parvenus à faire adhérer des villages à leur cause, cela complique beaucoup la tâche des Forces armées maliennes dans leur mission de ratissage. «Les terroristes circulent à moto et nous en véhicules. Ils ont une mobilité facile. Donc, c’est le renseignement qui peut nous permettre de les localiser et de les frapper avec précision. Il se trouve que beaucoup de villageois refusent de nous donner des renseignements sur les mouvements des groupes armés, craignant de subir des représailles», explique notre soldat. A Yawakanda, à moins de sept kilomètres de Badiangara, un autre ouvrage important a été dynamité par les forces obscurantistes. C’est la Minusma qui est en train de le reconstruire pour le grand bonheur des populations riveraines. Le constat est que tous les ponts se trouvant sur le tronçon Mopti-Bandiagara ont subi des dégradations de la part des terroristes. Si celui de Goundaga a été réparé, les autres sont actuellement en chantier. OFFENSIVES – Le commandant Karim Traoré et ses hommes sont arrivés à Bandiagara vers 10 heures. La vie commence à s’organiser ici après une série d’attaques meurtrières l’année dernière. Les stigmates de ces attaques sont toujours visibles même sur le bâtiment abritant les bureaux du gouverneur de la région. Aujourd’hui, on a installé devant le gouvernorat des bacs à sable pour renforcer la sécurité. Le gouverneur Sidi Mohamed El Béchir qui a récemment pris fonction, s’est dit heureux de recevoir le commandant de la 6è Région militaire. Le chef de l’exécutif régional a fait savoir que la forte présence militaire dans la ville rassure la population. «Certaines organisations non gouvernementales et opérateurs économiques qui avaient quitté Bandiagara à cause l’insécurité, sont sur le point d’y revenir. C’est pour dire que la sécurité s’est nettement améliorée grâce aux opérations offensives menées par les Forces armées maliennes », a témoigné le gouverneur. Le colonel Traoré dira que dans le cadre de l’opération Maliko, les FAMa sont, depuis décembre dernier, dans une posture offensive qui consiste à faire une pression permanente sur les groupes armés terroristes. Le but étant de les neutraliser et de détruire leurs bases logistiques. En plus des opérations militaires pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens, l’officier supérieur a fait savoir que l’autre objectif est de renforcer l’autorité de l’état dans les zones libérées. Le commandant de la 6è Région militaire a rendu visite aux différentes forces de défense et de sécurité présentes à Bandiagara, à savoir la gendarmerie, la garde et la police. Partout où il est passé, le message était très clair : continuer les opérations sur le terrain en vue de totalement pacifier la Région de Bandiagara. Le colonel Karim Traoré a salué l’engagement des hommes et surtout la cohésion entre les différentes forces opérant sur le terrain. « Nous avons pour missions de sécuriser les hommes et les biens, de permettre aux gens d’aller aux foires et aux enfants d’aller à l’école. Bref, il s’agit de sécuriser toutes les activités de la population », a expliqué le commandant de la 6è Région militaire. Le gouverneur de Bandiagara a appelé à soutenir les forces de défense et de sécurité dans leurs actions de tous les jours. Il a appelé nos frères égarés à déposer les armes et à contribuer au développement du pays. «Je demande à tous ceux qui sont dans cette histoire de déstabilisation de notre pays, de déposer les armes. Il est temps de se retrouver. Beaucoup de sang a coulé. Beaucoup de vies ont été fauchées. Il y a aujourd’hui beaucoup d’orphelins, de veuves. Le pays n’avait pas besoin de ça. Je vous demande donc de revenir. Nous sommes un peuple
Secteur 4 de l’opération Maliko : Déluge de feu sur les repaires des terroristes
Envoyés spéciaux Madiba KEÏTA Oumar DIOP Mopti, 18 fer (AMAP) Socoura, Boulkessi, Mondoro, Boni, Farabougou, Marébougou ou dans la forêt de Wagadou, les différentes missions effectuées par les avions et les hélicoptères de combat de l’Armée de l’air ont permis de neutraliser des terroristes et de détruire leurs bases logistiques. A Mopti, notre équipe a suivi de près la préparation et l’exécution d’une mission spéciale sur le front Super Tucano A29, Mi 35, Mi 171 font aujourd’hui la fierté des Forces armées maliennes (FAMa) à travers l’Armée de l’air. Ces avions et hélicoptères de combat ultra modernes sont en train de faire leur preuve dans la traque des terroristes dans le secteur 4 de l’opération Maliko couvrant les Régions de Mopti, Douentza, Bandiagara et Tombouctou. Comment les frappes aériennes sont-elles planifiées et exécutées dans ces localités? Les objectifs sont-ils atteints ? Pour en savoir davantage, nous avons fait une immersion au sein du Centre de coordination des opérations aériennes du théâtre Centre-Est, dont le poste de commandement opérationnel est basé à l’aéroport de Sévaré. En ce mercredi 16 février 2022, le chef du Centre de coordination des opérations aériennes du théâtre Centre-Est, commandant de la 2è Région aérienne, le colonel Soriba Yacouba Coulibaly et ses hommes sont en plein préparatif des vols du jour. Pilotes, mécaniciens et contrôleurs, tout le monde s’active pour que les missions du jour soient parfaitement exécutées. Le Mi 35 est déjà positionné sur la piste pour effectuer une mission spéciale à Gao. Le capitaine Boubacar Dembélé en est le commandant de bord. D’après ses explications, le Mi 35 est un hélicoptère de combat de fabrication russe qui peut opérer de jour comme de nuit même dans des situations météorologiques extrêmes. «Tous les jours, nous effectuons des missions sur les différents théâtres d’opérations de Nara à Mopti et dans les régions du Nord. On peut faire en moyenne trois ou quatre sorties par jour. Selon les besoins et la réalité du terrain, nous intervenons pour appuyer les troupes terrestres. La spécificité même de notre mission de faciliter l’appui rapproché des troupes terrestres. En dehors des combats, on peut également faire des missions de transport en embarquant des commandos avec nous. On peut aussi faire des missions d’évacuation sanitaire et de transports logistiques», explique le commandant de bord. Le capitaine Hamidou Traoré est pilote de Mi 171 E, un autre appareil de combat de fabrication russe destiné au transport des troupes et de matériels. «Actuellement, nous effectuons plusieurs missions par jour. Cet appareil que nous utilisons est opérationnel du matin au soir », dit le capitaine Traoré, précisant que le Mi 171 E, avec une autonomie de vol de trois heures, peut prendre 27 hommes et leurs équipements. TOURNANT IMPORTANT – Le deuxième Mi 35 opérant sur le front est piloté par le capitaine Amadou Maïga. L’officier est très fier de son appareil dont la puissance de feu contribue considérablement aux succès des FAMa chaque jour sur le front. «Le Mi 35 est un hélicoptère de combat polyvalent qui peut agir de jour comme de nuit, dans des conditions météo extrêmes. C’est un appareil d’appui feu extrême. Il est capable aussi d’effectuer des missions de transport», relève le capitaine Maïga. Ce qui fait encore plus la fierté de l’Armée de l’air, c’est incontestablement le Super Tucano A29, un appareil de chasse léger, rapide et qui ne laisse aucune chance à l’ennemi. Il est piloté par le très expérimenté, le lieutenant-colonel Adama Demba Bembélé. «Le Super Tucano est un avion d’appui feu. Il est équipé de deux mitrailleuses et deux lanceurs-roquettes qui peuvent transporter des bombes pour appuyer nos troupes terrestres au combat. Vu sa rapidité et sa technologie, cet appareil est un bon moyen pour appuyer nos forces dans leurs missions régaliennes», assure le commandant de bord, ajoutant que son appareil a déjà détruit des bases de terroristes à Socoura, Boulkessi, Mondoro, Boni, Farabougou, Marébougou et dans la forêt de Wagadou dans la zone de Nara. Il faut reconnaître que le chef du Centre de coordination des opérations aériennes du théâtre Centre-Est et ses hommes sont en train de faire un travail remarquable dans la montée en puissance des FAMa. Leurs multiples missions sur les théâtres d’opérations ont été un tournant important dans la lutte contre les groupes armés terroristes opérant sur le territoire national. «L’acquisition de nouveaux vecteurs par les autorités de la Transition nous a permis d’être entièrement autonomes sur le terrain. Nous opérons maintenant entre Maliens», a fait savoir le colonel Soriba Yacouba Coulibaly, précisant que l’Armée est aujourd’hui dotée de plusieurs avions de combat, de transport de troupes et de matériels, des avions de reconnaissance TETRAS. «Toutes les missions dédiées à une Armée de l’air normale, nous sommes en mesure de les faire actuellement à cent pour cent», dit le pilote instructeur. Comme dit un adage : «Vaut mieux voir une fois, qu’entendre mille fois». Ce que l’Armée de l’air est en train de faire sur le front nous rapproche chaque jour de la victoire finale sur les groupes obscurantistes. MK/OD (AMAP)
Cité des Enfants : Des réalisations à hauteur de souhait
Bamako, 18 février (AMAP) Malgré les contraintes sanitaires, la Cité des Enfants a pu exécuter, en 2021, son budget à hauteur de 99% avec un taux de recouvrement de 99% en recettes. Ce taux dépasse largement celui de 2020, a appris l’AMAP de source officielle. Lors de la 27ème session du Conseil d’Administration de la Cité des Enfants, tenue le jeudi 17 février 2022, les administrateurs ont passé en peigne fin les activités réalisées l’an dernier avant d’examiner plusieurs points. Le Secrétaire général du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Chiaka Magassa, a présidé la cérémonie d’ouverture en présence de la Directrice générale, Mme Amina Cissé Koumaré et de son adjoint Famara Keïta. Le représentant de la ministre a précisé que le budget 2022 de la Cité des Enfants est équilibré en recettes et en dépenses à la somme de 563.006.000 FCFA, contre 621.659.000 FCFA pour l’exercice précédent. Soit une diminution de 58.653.000 FCFA. Le sécretaire général a noté un grand effort fourni par la direction de la Cité des Enfants grâce à ses orientations et aux conseils du comité culturel et pédagogique. S’agissant des réalisations, faut-il retenir, la poursuite des travaux d’aménagement du parc d’attraction, des travaux de construction de la médiathèque ; l’acquisition des équipements et des matériels informatiques et bureautiques. S’y ajoutent le renforcement de capacité des agents et la réalisation de 11 activités de la participation et de la protection de l’enfant. Chiaka Magassa s’est également réjoui de l’implication significative de certains partenaires aux côtés de la Direction de la Cité des Enfants au cours de l’année écoulée. Ces appuis multiformes ont permis à la Cité des Enfants de porter des chantiers novateurs. Malgré les contraintes sanitaires, la Cité des Enfants a pu exécuter son budget à hauteur de 99% avec un taux de recouvrement de 99% en recettes. Selon le représentant du ministre de tutelle, ce taux dépasse largement celui 2020. Pour ce faire, Chiaka Magassa a invité les administrateurs à une analyse minutieuse sans complaisance des différents documents soumis à leur appréciation et à formuler des recommandations pertinentes qui permettront à la Cité des Enfants d’assurer pleinement sa mission. Ainsi, le Conseil d’Administration devrait examiner, entre autre, l’état de mise en œuvre des recommandations de la 26ème session ; le rapport d’activités 2021 ; l’état d’exécution du budget 2021 ; le plan d’actions 2022 ; le budget de 2022. La Cité des Enfants est un lieu de divertissement, d’évasion, de liberté, d’apprentissage. Elle est aussi un espace attrayant de conditionnement physique, moral et intellectuel où l’enfant, à travers les activités de son choix, participe à sa propre éducation et formation. Ainsi, les activités de la Cité des Enfants sont d’éveils, de découvertes et de prises en charge par l’enfant de ses pouvoirs d’expressions personnelles. Ces activités, aux multiples composantes, revêtent des formes ludiques, le jeu étant un facteur primordial de développement chez l’enfant. Oumar Diakité (AMAP)
Une quarantaine de civils tués dans une attaque terroriste à Tessit, dans la Region de Gao (Nord)
Gao, 17 fév (AMAP) Plusieurs hommes armés, présumés terroristes, ont tué une quarantaine de civils, dimanche 6 février 2022, aux environs 14 heures, au cours d’une attaque concomitante dans plusieurs villages de la Commune rurale de Tessit, dans le Nord du Mali, ont annoncé, jeudi, les autorités administratives. Les assaillants ont fait irruption, dans les localités de Tadjalate, Tazimé, Keygouroutane, Marsi, Bakane, Abagazoz, sur une cinquantaine de motos et à bord de huit véhicules pick-up estampillés Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) d’Iyad Ag Agaly et de Amadou Kouffa, et ont semé la terreur parmi la population. Selon un rescapé, l’entrepreneur Albachar Ag Mohamed de la communauté Kel-Essouk, il sera difficile de dénombrer avec exactitude le nombre de morts « parce que, souvent, on trouve des corps par dizaine ou quinzaine dans des lieux différents ». Cependant, il est sûr, « avant de fuir les lieux, d’avoir comptabilisé plus de 45 morts sans tenir compte des personnes portées disparues ». Selon toujours ce rescapé, les assaillants ont emmené trois véhicules dont le sien et des milliers de bétails et des vivres. « Ces bandits armés ont dévalisé le Centre de santé, les boutiques des localités avant de les incendier. Ils ont, aussi, saboté le château d’eau de Tadjalate », a précisé l’entrepreneur. Suite aux menaces des terroristes de les exécuter, de milliers de ménages ont abandonné leurs habitations et leurs biens derrière eux pour se réfugier dans la Commune urbaine de Gao (Nord) et d’autres ont fui vers le Niger. Une dame d’une cinquantaine d’années, entourée de ses petits fils et filles, Markoy Welt Inay, a dit qu’elle et sa famille ont dû fuir la zone, en laissant tous leurs biens « afin d’échapper à la mort ». Un doyen de la communauté de Kel Essouk, Alhousseini Ag Ismaguel, a déclaré que leurs « père et mère, c’est l’Etat du Mali » et que leur communauté « est dans l’obligation d’accompagner leur patrie ». Le village de Tadjalate était sur une bonne voie de développement parce qu’il y a des écoles, un centre de santé, un château d’eau et des commerces. « Tout le monde venait s’approvisionner dans ces boutiques et se faire soigner au centre de santé », a-t-il dit. « Les populations sont en parfaite intelligence avec les forces de sécurité maliennes. Voilà pourquoi, les différents villages ont été la cible de cette attaque barbare de ces mécréants », a lancé le doyen des Kel-Essouk. Les déplacés de Gao ont été accueillis, mercredi, au Centre social pour le développement et l’éducation, par son promoteur, Albachar Ag Mohamed, avant être transférés sur le site de Bawa Aljanabango, dans la Commune rurale de Gouzourèye. Selon Albachar Ag Mohamed, les autorités régionales ont été informées de l’arrivée des déplacés de la Commune rurale de Tessit. Il a ajouté que l’UNICEF a identifié et recensé les enfants scolarisés. Tous les déplacés des six villages de la Commune de Tessit sont installés sur le site de Bawa Aljanabango dans la Commune rurale de Gounzourèye qui a été offert par le maire de la Commune. Hier jeudi, à notre passage, rien n’avait encore été réalisé sur le site et les besoins sont énormes. AT/MD (AMAP)
Lutte contre le terrorisme : Mutualiser les efforts dans le Liptako Gourma
Bamako, 17 fév (AMAP) Un séminaire international de haut niveau sur «Intégration des espaces frontaliers du Liptako Gourma : mutualisation des activités de sécurisation et de développement », se tient du 15 au 17 février 2022 à l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), ce Bamako, au Mali. Le directeur de l’EMP-ABB, le colonel Souleymane Sangaré, a souligné que ce séminaire, organisé avec l’appui financier de la République démocratique et populaire d’Algérie, « est une occasion opportune pour créer une synergie de pensées et d’actions entre experts, autorités traditionnelles, élus locaux, administrateurs de terrain, civils et militaires ». Mais, aussi, « les populations autour de la question complexe du nexus sécurité et développement ». Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, pour sa part, a indiqué que la rencontre se tient dans un contexte où la Région des trois frontières (Mali-Burkina Faso-Niger) est confrontée à des défis sécuritaires sans précédent. « Ces contraintes qui, malheureusement, selon le colonel Sadio Camara, retardent, sinon anéantissent tout effort de développement et d’intégration ». Cette situation, avec ses corollaires de pertes en vies humaines, de déplacés massifs, de destruction d’infrastructures socioéconomiques, engendre des conséquences néfastes sur le bien-être des populations. « Toute chose qui entraîne une augmentation sans cesse de besoins alimentaires et une insécurité croissante ». Pour le ministre Camara, ce contexte de crise multi-factorielle et multi-sectorielle se retrouve exacerbé avec l’apparition de la Covid-19. « Cette situation nous impose de renforcer la solidarité et la coopération afin de créer une nouvelle dynamique au sein de la région du Liptako Gourma, foyer de tensions, de violence extrême. Mais également de saisir toutes les opportunités qu’offre cette région, pour faire face aux nouveaux défis », a-t-il relevé. Pour faire avancer efficacement la réflexion, afin d’aboutir à des actions concrètes et réalisables dans la zone, les participants se pencheront sur des questions telles que la coopération transfrontalière, les initiatives locales, la mutualisation des activités d’acteurs locaux. Mais aussi la sécurité y compris la lutte contre la criminalité transfrontalière, le terrorisme, le trafic des êtres humains et d’autres formes de violences. « À ce titre, la réflexion doit intégrer, entre autres, l’enjeu de la mutualisation des activités des acteurs locaux, le financement des activités dans la zone des trois frontières, le rôle des élus locaux, des autorités traditionnelles, la prise en charge des personnes déplacées et la présence de l’État », a poursuivi le colonel Camara. « J’invite les panélistes et les participants à faire des recommandations opérationnelles sur les voies et moyens nécessaires, pour appuyer les initiatives locales de sécurité, de développement et les mutualisations autour des communautés riveraines du Liptako Gourma », a insisté le ministre de la Défense. De son côté, l’ambassadeur d’Algérie au Mali, El-Haouès Riache, a réitéré la disponibilité de son pays à demeurer solidaire dans la lutte des États et des peuples de la bande sahélo-saharienne contre le terrorisme, l’extrémisme violent, l’instabilité et l’insécurité. L’Algérie fait cette assistance, selon El-Haouès Riache, « sur la base de principes et d’objectifs clairs, en l’occurrence une politique de bon voisinage et d’amitié, de non-ingérence dans les affaires intérieures des États ». « Mais aussi de respect de l’intégrité territoriale des États et de leurs frontières héritées des indépendances ainsi que du respect de l’unité, de la souveraineté et de la cohésion nationales de ces pays ». AT/MD (AMAP)
La France et ses partenaires européens officialisent leur retrait militaire du Mali
Bamako, 17 fév (AMAP) La France et ses partenaires européens ont officialisé, ce jeudi 17 février, leur retrait militaire du Mali, tout en affirmant vouloir rester engagés auprès des pays sahéliens. « Nous ne pouvons pas rester engagés militairement aux côtés d’autorités de fait dont nous ne partageons ni la stratégie ni les objectifs cachés », a déclaré le président français, Emmanuel Macron, lors d’une conférence de presse aux côtés des présidents sénégalais, ghanéen et du Conseil européen. Dans une déclaration conjointe, la France et ses partenaires expliquent ce retrait par de multiples « obstructions » des autorités de la Transition au Mali. Le Canada et les États européens opérant aux côtés de l’opération française Barkhane et au sein de la Task Force Takuba estiment que « les conditions ne sont plus réunies » pour poursuivre efficacement leur engagement militaire au Mali. Ils décident d’entamer le retrait coordonné du territoire malien de leurs moyens militaires respectifs dédiés à ces opérations. Toutefois, selon la déclaration conjointe, Paris et ses partenaires « souhaitent rester engagés dans la région sahélienne et étendre leur soutien aux pays voisins du Golfe de Guinée et d’Afrique de l’Ouest pour contenir la menace terroriste. Les paramètres de cette réorganisation seront arrêtés d’ici juin 2022 ». Lors de la conférence de presse commune, le président sénégalais, Macky Sall, a indiqué que « la lutte contre le terrorisme au Sahel ne saurait être la seule affaire des pays africains (…) ». Et d’ajouter : « Nous sommes heureux que l’engagement ait été renouvelé de rester dans la Région et de réarticuler le dispositif ». SS/MD avec AFP
Les FAMa opèrent dans le respect des droits de l’Homme
Koutiala, 17 fév (AMAP) Les troupes engagées effectuent des interpellations de suspects lors de leurs missions offensives sur le théâtre d’opérations, dans le strict respect des droits des personnes appréhendées, déclarent les Forces armées maliennes (FAMa). Les suspects sont interrogés et libérées si rien ne leur est reproché. Au sein des troupes combattantes, cette mission spécifique est confiée à la Prévôté. L’adjudant-chef Adama Doumbia est le chef prévôté de la gendarmerie dans le dispositif Kélétigui Groupement tactique inter-armé (GTIA 2). Il explique que la Prévôté est une institution de la gendarmerie auprès des forces combattantes. «La Prévôté accomplit une mission de police judiciaire militaire qui consiste à constater toutes les infractions commises contre les militaires, leurs établissements ou leurs matériels», explique l’adjudant-chef Adama Doumbia. Au cours des différentes missions du GTIA 2 de l’opération Kélétigui, l’adjudant-chef et ses hommes se sont vus confier 20 personnes après leur interpellation. Selon le sous-officier supérieur, 14 suspects ont été conduits devant le procureur de la République de la zone 8 à Sikasso. Les six autres personnes ont été relâchées après les investigations, indique l’adjudant-chef. Notre interlocuteur soutient que le droit humain est respecté par les militaires en opération qui bénéficient de formation dans ce sens. «Les hommes ont à l’esprit la nécessité de respecter les droits des personnes interpellées. Les sévices et autres actes de violence sont bannis», insiste le chef de la Prévôté qui n’a pas manqué de démentir catégoriquement les allégations de violation des droits humains véhiculées pour ternir l’image des militaires dans l’accomplissement de leur mission. MT/HK (AMAP)
Opération «Kélétigui» : Coups de boutoir contre les sanctuaires des terroristes
Envoyés spéciaux Mohamed TOURE Habib KOUYATE Koutiala, 17 fév (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) multiplient les actions de combat contre les ennemis nichés dans les collines boisées de la Région de Koutiala, dans le Sud du Mali. L’objectif est de détruire les repaires à partir desquels ils préparaient leurs actions pour faire régner la terreur dans la zone Du haut de sa terrasse, le capitaine Samba Gassama fixe un regard droit sur ses hommes pendant que les premières lueurs du jour se montrent, ce 10 février 2022. Le longiligne officier à la barbe finement taillée est peu bavard. Ce commandant du sous Groupement tactique inter-armé (GTIA 3) de l’opération Kélétigui et sa troupe ont passé la nuit au Centre d’armes infanterie de Koutiala. Après une journée éprouvante de patrouilles offensives aux trousses des combattants terroristes. La nuit tombée, les véhicules avaient été disposés en position stratégique pour prévenir tout risque. Sur ces terrains délicats, les militaires ne dorment que d’un œil. Toujours prêts ! La troupe du capitaine Gassama commence à se mettre en mouvement. Un vent frais balaye les alentours. La colonne de pick-up aux couleurs de camouflage va entamer une nouvelle journée marathon. C’est l’heure de la toilette, des exercices physiques et de la prière. Même en zone d’intervention, les militaires ne lésinent pas sur leur apparence. Les têtes sont minutieusement brossées au peigne pour certains. La toilette s’effectue également pour les engins et les armes qui sont minutieusement vérifiés et chauffés. Certains en profitent pour des coups d’éponge au véhicule. L’unité prend rapidement le petit-déjeuner pendant qu’un air de musique traditionnelle « donso » résonne d’une voiture. Le café au lait et le pain sont rapidement dévorés par les combattants aguerris au maniement des armes. Chacun avance avec son bol pour se servir. Une symphonie infiniment répétée. Le départ peut être donné. Le convoi s’élance lentement, en file indienne, pour rejoindre les autres éléments du Groupement tactique inter-armé (GTIA 2), engagé dans l’opération Kélétigui. Le poste de commandement des opérations est basé à Karangana à 70 km de Koutiala. Ce trajet est effectué à travers les buissons, sur les pistes chaotiques mais sous les regards admiratifs des villageois. «La troupe se porte à merveille, le moral est au beau fixe. L’opération se déroule normalement. «Nous menons des actions offensives en autonome. La motivation est totale depuis que les autorités ont bien voulu mettre à notre disposition les matériels nécessaires pour la réalisation de notre travail», assure le capitaine Gassama, à la tête de l’une des unités combattantes de l’opération Kélétigui. Le secteur de Koutiala avait connu une recrudescence des attaques terroristes menées notamment par des groupes affiliés à Al-Qaeda qui avaient sanctuarisé les forêts et les collines à la lisière de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso. Les groupes qui écumaient le secteur du Cercle de Yorosso étaient à l’origine de l’enlèvement, en février 2017, de la religieuse colombienne sœur Gloria Narvaez, dans la localité de Karangasso (40 km de Koutiala). La religieuse a été libérée par les Forces armées maliennes (FAMa) en octobre 2021. Les terroristes ont également mené plusieurs attaques contre des postes de police, de douanes et de la gendarmerie, notamment à Koury et Sienso. En plus des sévices qu’ils imposaient aux paisibles populations auxquelles, ils récoltaient des taxes, ils s’illustraient par des vols de bétail. Tout ceci n’est qu’un mauvais souvenir désormais. La montée en puissance des FAMa est perceptible aux moyens déployés et la motivation dont font preuve les soldats. Ils débusquent désormais au couteau et à la fourchette les terroristes aux confins de leurs sanctuaires. EN DEBANDADE – La capacité de nuisance des groupes terroristes a été amoindrie par la forte mobilisation des FAMa dans la zone. Ce dispositif en 8è Région miliaire a pour fer de lance le GTIA 2 engagé dans l’opération Kélétigui, sous le commandement du lieutenant-colonel Mohamed Dramane Sidibé. Bien bâti, l’officier barbu que nous retrouvons au PC est entouré de ses adjoints. D’une démarche déterminée, il donne des explications claires et nettes sur les opérations. «A travers Kélétigui, les FAMa mènent des actions d’envergure contre les groupes armés terroristes en vue de regagner du terrain et reprendre l’initiative sur ces groupes», explique le lieutenant-colonel Mohamed Dramane Sidibé. « L’objectif, insiste-t-il, est de neutraliser les groupes terroristes et détruire leurs sanctuaires identifiés. Chose à laquelle lui et ses hommes travaillent activement, recherchant les zones de présence des terroristes et leurs bases pour les détruire. L’opération concerne la zone de Sikasso et celle de Koutiala. Essentiellement dans les localités de Denderesso, Zantiguila, Tièrè, Misanso, Kabalé, les collines situées entre le Mali et le Burkina Faso, la zone de Maou et sur Boura où la présence ennemie est signalée. «Nous évoluons avec les nouvelles acquisitions que les autorités ont mises à disposition. Je vois que les hommes sont déterminés pour mener à bien la mission. Récemment, la visite du chef d’état-major des armées a permis de réarmer le moral de la troupe», se réjouit le lieutenant-colonel Mohamed Dramane Sidibé. Les moyens engagés dans l’opération expliquent le succès engrangé contre les ennemis. La hiérarchie a notamment mis à disposition des hommes, des engins blindés et d’autres matériels efficaces. Selon l’adjudant-chef Abdoul H. Niang, chef du peloton blindé du GTIA 2, les équipements blindés viennent en soutien aux troupes d’infanterie, celles à pieds, dans les pick-up ou les unités motorisées. «Certains endroits sont touffus. On ne peut pas y avoir accès. Nous ouvrons le feu, nous pouvons faire des détonations avant que les fantassins ne pénètrent la zone. Nous pouvons tirer à longue distance avec toujours des effets», souligne l’adjudant-chef Abdoul H. Niang avant de monter à bord d’un de ses engins lourds. MOYENS D’ENVERGURE – Pour le lieutenant Moulaye Ould Gouba, commandant sous GTIA 2 de l’opération Kélétigui, les moyens d’envergure déployés ont rapidement fait la différence sur le terrain. Ce militaire trapu, aguerri au combat contre les groupes terroristes, laisse transparaitre à chaque geste ses qualités de meneur d’hommes expérimenté. Turban autour de la tête et cartouchière sur le gilet, il multiplie les échanges avec ses
Marche de soutien aux autorités de la Transition : Dakar-Bamako à pied
Dakar, 17 fév (AMAP) L’association Marche Internationale Dakar-Thieytou, une ONG sénégalaise, a initié une marche de 1.362 km (distance Bamako-Dakar) pour apporter son soutien aux autorités de la Transition au Mali. Partis de l’ambassade du Mali, dans la capitale sénégalaise, mercredi matin, à 9 heures 30 minutes, les marcheurs au nombre de 12 estiment pouvoir couvrir la distance en un peu plus d’un mois. « Sur la route, nous serons rejoints par des Africanistes. Dans chaque grande ville ou village que nous traverserons, nous prendrons contact à travers les médias, avec la population à qui nous expliquerons que le Mali ne doit pas être sacrifié sur l’autel d’un club de valets de l’impérialisme », promet DJ Keeman, un responsable de l’association dont une partie du nom (Thieytou) porte le nom du village du savant africaniste Cheikh Anta Diop. Et de préciser que l’action de son association est spontanée. En plus de son objectif principal qui est de soutenir le Mali dans l’épreuve que lui font subir les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique du Monde CEDEAO), cette marche vise à démontrer la façon dont ces derniers « veulent tuer à petit feu leurs propres populations ». « Imaginez comment les populations sur le corridor Dakar-Bamako sont en train de souffrir. Les cimenteries risquent bientôt de fermer si la situation perdure », a ajouté un membre de la délégation qui a été reçue, avant son départ, par la 3è conseiller Mme Konaté Djenebou Doucouré et le conseiller consulaire Boubacari Minta. « C’est une honte d’être derrière certains dirigeants africains », s’est indigné Nicko Junior Bouassi qui fustige la perméabilité de ceux-ci à la manipulation. Pour ce trentenaire, « le temps est venu de se dire la vérité ». « Et la vérité, c’est que le Mali ne doit pas échouer car son échec tel que planifié et souhaité par la France et ses ‘’nègres de service’’ sonnerait la fin de toute tentative de l’Afrique de se libérer définitivement de la servitude néocoloniale ». C’est pourquoi, les marcheurs invitent « les Maliens à être résilients et les assure du soutien de la jeunesse africaine qui s’organise pour converger vers Bamako », révèle-t-il. Bouassi a conclue par un hommage à Yérè Wolo, une organisation malienne qui, pour lui, est le fer de lance de cet engagement pour la libération du Mali. Un engagement qui mérite d’être soutenu par les organisations sœurs qui manifestent depuis l’imposition des sanctions à un pays dont la Constitution est l’une des plus panafricanistes et unionistes du continent. « Le Mali n’est pas seul dans cette épreuve voulue et entretenue par certains organisations ouest-africaines. On peut le sentir partout au Sénégal où la population est plus que convaincue que Maliens et Sénégalais ne sont que les organes d’un même corps », disent les marcheurs qui sont les héritiers de Cheikh Anta Diop. Ils présentent leur geste de solidarité comme la démonstration que la lutte pour la dignité et la souveraineté bénéficie de l’appui de nombreux Africains Les initiatives des souverainistes africains ont commence le gigantesque rassemblement du 28 janvier 2022 à la place de l’Indépendance de Dakar. GAD/MD (AMAP)

