Vaccination contre la Covid-19 : La population adhère petit à petit
Par Fatoumata NAPHO Bamako, 1er juin (AMAP) Les équipes de vaccination reçoivent par jour entre 90 à 150 personnes prêtes à se faire administrer des doses de l’antigène contre le coronavirus. La tendance est à l’augmentation du nombre des volontaires. Dans une chronique intitulée : «Si l’Afrique refusait le vaccin», Jules Domche, directeur de Vox Africa (une chaîne de télévision) rappelait la nécessité pour les Africains d’intégrer dans la réflexion le fait que depuis plus de 40 ans, le monde est confronté à la pandémie du Sida et qui continue de faire des ravages, on n’a pas pu encore trouver de vaccin contre ce fléau. Qu’il a fallu aussi attendre 16 ans pour trouver «un mauvais vaccin» contre la grippe et que tous les grands ensembles ou les grands pays disposent de leurs vaccins contre le coronavirus. Les états-Unis ont le leur tout comme la Russie, la Chine, l’Inde et l’Europe. Ainsi, le chroniqueur demandait aux Africains d’aller sur la pointe des pieds dans la vaccination avec AsrtraZeneca. Au-delà de son analyse, on est tenté d’émettre des réserves sur ce vaccin au regard du tollé suscité à l’échelle planétaire par cet antigène et du contraste dans notre continent. Au moment où certains pays africains réclament des doses supplémentaires, d’autres en restituent. La République démocratique du Congo (RD Congo) en est l’illustration parfaite. Ce pays d’Afrique centrale aurait restitué plus de 1,3 million de doses de ce vaccin à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces situations suscitent des interrogations légitimes chez nos compatriotes qui veulent s’entourer de toutes les garanties avant de recevoir le vaccin. Malheureusement, le ministère de la Santé et du Développement social aussi a été incapable de faire une bonne communication autour de la campagne. Ce qui n’était pas fait pour rassurer davantage nos compatriotes. Ce qui justifie qu’au début, nos compatriotes ne se bousculaient pas aux portillons des centres de vaccination pour se faire administrer des doses d’AstraZeneca. En termes clairs, ils avaient des appréhensions diffuses sur cet antigène. Même si on n’est plus au point mort dans notre pays puisqu’on a engagé les deux premières vitesses avec la réception à l’Aéroport international Président Modibo Keïta par le président de la Transition d’alors, Bah N’Daw, près de 40.000 doses de vaccin, le 5 mars dernier, et le démarrage de la campagne de vaccination contre la Covid-19, le 31 mars dernier, au Centre hospitalo-universitaire (CHU) du Point G. Les jours qui ont suivi le lancement de la campagne de vaccination n’avaient pas apporté des certitudes sur l’adhésion réelle des populations à la vaccination. Bien au contraire, on avait même l’impression de décélérer. Heureusement que ces derniers temps, la tendance est en train d’être inversée. Même si ce n’est pas la grande affluence souhaitée, les Maliens se décident de plus en plus à se faire vacciner contre la Covid-19. Les autorités ont fait des efforts pour acquérir le vaccin et les premières doses ont été inoculées au personnel socio-sanitaire qui se trouve en première ligne dans la croisade contre la Covid-19. Ensuite, d’autres cibles notamment les personnes âgées de 60 ans et plus et celles atteintes des comorbidités (diabète, hypertension et autres). Pour atteindre les cibles, trois stratégies classiques sont mises en œuvre. Il s’agit de la stratégie fixe dans les centres de santé communautaire (Cscom) ou de référence (Csref), celle avancée utilisée pour les hôpitaux et autres structures de santé et enfin la stratégie mobile. Pour cette phase, 344 vaccinateurs et 516 volontaires seront mobilisés. Le scepticisme est en train de laisser place à la confiance petit à petit. Ainsi, après une certaine hésitation, nos compatriotes commencent à percevoir la nécessité de se faire immuniser contre le coronavirus qui a même ébranlé les plus grandes économies mondiales. Notre équipe de reportage a fait le tour de quelques points de vaccination. Au niveau du Csref de la Commune V, ce n’était pas la grande affluence. Mais le petit nombre de personnes qui entendait se faire vacciner était enthousiaste à l’idée de recevoir un antigène contre le coronavirus. Aux environs de 10 heures, ce matin de mai, l’équipe du Dr Coulibaly Fatoumata Dicko avait déjà enregistré 45 personnes pour la première dose et 68 personnes pour le rappel, c’est-à-dire la deuxième dose. Selon la responsable de l’unité du Programme élargi de vaccination (PEV), son établissement de soins a enregistré depuis le début de la campagne un cumul de 6.086 vaccinés, soit 5.653 hommes et 433 femmes. Elle a expliqué que les équipes de vaccination recevaient en moyenne 40 personnes par jour au début. Mais depuis que la population a commencé à y adhérer véritablement, les vaccinateurs accueillent environ 150 personnes par jour. Selon elle, les équipes de vaccination au niveau de notre centre (une équipe fixe et d’autres mobiles qui sillonnent les services, les gares routières et autres) officient tous les jours de la semaine et commencent à partir de 7h30 pour finir la journée vers 14h30. Dr Coulibaly Fatoumata Dicko explique aussi que les vaccinateurs demandent préalablement les motivations de la personne qui désire se faire vacciner, avant d’accomplir les formalités où une pièce d’identité est requise pour éviter toute erreur dans le nom sur la carte de vaccination qui lui sera livrée. On interroge la personne pour savoir si elle a des antécédents de pathologies chroniques. Après la vaccination, il est conseillé à la personne de garder une posture assise au moins 3 à 5 mn pour éviter des malaises. Elle bénéficie aussi des conseils sur d’éventuels effets secondaires (puisque le risque zéro n’existe pas), notamment les céphalées, la fièvre, etc. Après cela, le rendez-vous est donné pour un mois après en vue de recevoir la deuxième dose. Sur la carte, on mentionne le nom de la personne, son âge, sa profession, le sexe, l’adresse, le numéro du vaccin et sa date de péremption, le centre et la date du rappel. On y écrit aussi le nom du vaccinateur, le cachet et la signature de la responsable. La responsable de l’unité PEV explique aussi joindre au
Mali: Les dates des examens scolaires dévoilées
Bamako, 1er juin (AMAP) Les dates des examens des enseignements fondamental, normal, secondaire général, technique et professionnel, au titre de l’année scolaire 2020-2021 ont été fixées, lundi, par le ministère de l’Education nationale. A cet effet, les épreuves écrites du baccalauréat se tiendront du 23 au 26 août 2021. Quant aux candidats en lice pour le Diplôme d’études fondamentales (DEF), ils seront évalués du 16 au 18 août. Les examens du Certificat d’aptitude professionnelle sont prévus du 26 au 29 juillet prochain. Le Brevet de technicien (BT), est prévu du 9 au 12 août. Les examens pour l’obtention du BT santé et agropastoral se dérouleront, respectivement du 12 au 16 juillet et du 6 au 10 septembre. Les épreuves orales et pratiques des terminalistes des Instituts de formation des maîtres (IFM) sont prévues du 16 au 20 août. MD/MD (AMAP)
De retour d’Accra : le colonel Assimi Goïta exhorte à l’union sacrée
Bamako, 1er juin (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a déclaré, lundi, á Bamako, avoir pris acte des décisions du sommet, a pris acte des décisions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et lancé un appel à la population à s’unir pour sauvegarder, coûte que coûte, la Nation. Le chef de l’État s’est prêté aux questions de la presse, à l’aéroport international président Modibo Kéita Sénou, à son retour du sommet extraordinaire de la CEDEAO, tenu dimanche dernier à Accra, et consacré à la situation sociopolitique du Mali. Concernant notamment la suspension du Mali des instances de l’organisation communautaire, Le colonel le Goita a rassuré que «sur ce point, il y a eu plus de peur que de mal, c’est un acte politique», Mais le président de la Transition a déclaré garder le contact avec le médiateur Goodluck Jonathan et les chefs d’État de la Cedeao. Pour le choix d’un Premier ministre civil, d’un gouvernement de consensus et de la durée de la Transition, le chef de l’État a rappelé qu’il est déjà dans cette dynamique depuis la semaine dernière. «Raison pour laquelle, nous avons rencontré la classe politique, les leaders religieux, les syndicats… Sur ce point aussi, il n’y a pas de souci», a-t-il précisé. Il a aussi profité de l’occasion pour saluer le leadership du président ghanéen Nana Akufo-Addo qui a eu la patience de l’écouter, d’écouter les différentes versions. Le président de la Transition a estimé que la capacité d’écoute du président en exercice de la CEDEAO a été très déterminante pour les conclusions du sommet. Des conclusions qui ont entériné tacitement son maintien à la tête du pays pendant la période transitoire. Assimi Goïta a, par ailleurs, salué l’ensemble des chefs d’État de la CEDEAO pour leur sens de l’écoute. Il a, également, salué l’engagement et l’élan de solidarité dont le Mali a bénéficié durant cette rencontre. S’adressant à ses compatriotes, le président Goïta a souhaité l’implication de tous pour la réussite de la Transition. «Ce que je demande à la population malienne, c’est l’Union sacrée autour de la nation malienne que nous devons sauvegarder coûte que coûte», a-t-il dit. Le président de la Transition a bénéficié d’un accueil chaleureux. En plus de ses proches collaborateurs, une foule composée d’élus locaux, de membres des organisations de la société civile soutenant les Forces armées maliennes (FAMa), a bravé un soleil ardent, pour témoigner son soutien au colonel Assimi Goïta. C’est au rythme de chants d’artistes locaux que des femmes et des hommes ont accueilli le colonel Goïta, de retour de la capitale ghanéenne, apres le sommet extraordinaire de la CEDEAO sur la situation sociopolitique du Mali. Sur des affiches, on pouvait lire : «L’Espoir du Peuple Assimi Goïta» et la foule scandait des slogans comme : «Vive Assimi Goïta». OD/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : Diminution du nombre de contamination avec seulement 2 cas enregistrés lundi
Bamako, 1er juin (AMAP) Le nombre de cas de contamination a diminué avec seulement deux cas découverts lundi, portant le nombre total à 14 267 au Mali avec 9733 guérisons et 517 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services de santé précisent, par ailleurs, que les 2 nouveaux cas ont été enregistrés dans la région de Koulikoro. L’Institut de santé publique (ISP) déclare également que 495 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

