Koutiala : le Général Harouna Samaké prête serment et prend les rênes de la région

Koutiala, 1er septembre (AMAP) Le Général de brigade Harouna Samaké a prêté serment mardi devant le Tribunal de grande instance de Koutiala, marquant officiellement son entrée en fonction comme gouverneur de la région, a constaté l’AMAP. La cérémonie, présidée par le président du Tribunal, Hamidou Tamega, s’est déroulée en présence des autorités administratives, judiciaires et politiques, des forces armées et de sécurité ainsi que des légitimités traditionnelles. Conformément aux dispositions légales, le nouveau gouverneur s’est engagé à exercer la mission qui lui a été confiée par les autorités «avec loyauté, intégrité, dignité, impartialité et dévouement», dans le strict respect des lois de la République du Mali. Né le 13 septembre 1969 à Bamako, Harouna Samaké est un artilleur de formation. Fort de 31 années de service dans les Forces armées maliennes, il a occupé plusieurs postes de commandement et de responsabilité, notamment commandant de batterie adjoint à Kidal, commandant de batterie à Kayes, instructeur permanent à l’EMIA, chef du Bureau études et programmation à l’état-major de l’Armée de terre et chef de la Division opérations de l’Armée de terre. Il a également été Chef d’état-major de l’Armée de terre avant d’être nommé ambassadeur du Mali en Russie. Au cours de sa carrière, il a suivi plusieurs formations aux Etats-Unis, en Russie et au Canada. Marié et père de cinq enfants, le Général Samaké parle le bambara, le français, l’anglais et le russe. Amateur de football, de lecture et de musique, il entame désormais sa mission à la tête de la région de Koutiala. DD/CMT (AMAP)

Santé/Paludisme : le Mali au cœur d’un consortium international pour développer un traitement antipaludique à dose unique

Bamako, 1er septembre (AMAP) Le réseau WANECAM3, consortium de recherche réunissant onze partenaires issus de six pays africains et de quatre pays européens, annonce ce mardi le lancement de son troisième programme de recherche consacré au développement d’une nouvelle génération de traitements antipaludiques, avec la participation de l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako, a appris l’AMAP de source officielle. Ce programme ambitieux, cofinancé par l’Union européenne dans le cadre de Global Health EDCTP3, le laboratoire Novartis et Medicines for Malaria Venture (MMV), vise à évaluer de nouveaux composés antipaludiques sans dérivés d’artémisinine dans le cadre d’essais cliniques de phase 2 et de phase 3. L’objectif central est de parvenir à un traitement curatif à dose unique contre le paludisme non compliqué, permettant de simplifier le traitement, d’améliorer l’observance thérapeutique et de lutter contre la résistance croissante aux médicaments antipaludiques en Afrique. Le Professeur Abdoulaye Djimdé, responsable scientifique malien de WANECAM3, souligne l’urgence de la démarche : la menace croissante de la résistance aux antipaludiques exige une action immédiate pour protéger les acquis engrangés dans la lutte contre la maladie. Si les résultats des essais cliniques sont concluants, ces nouveaux traitements pourraient transformer la prise en charge de millions de patients à travers le continent africain. KD/CMT (AMAP)

Santé/WANECAM3 : la résistance aux antipaludiques, menace majeure qui justifie une nouvelle génération de médicaments

Bamako, 1er septembre (AMAP)– La résistance croissante aux médicaments antipaludiques constitue une menace majeure pour les efforts de contrôle et d’élimination du paludisme en Afrique, justifiant le lancement ce mardi du programme WANECAM3 dédié au développement de nouvelles options thérapeutiques, a annoncé le consortium dans un communiqué. Les traitements antipaludiques actuellement recommandés nécessitent plusieurs prises pour guérir l’infection. Dans les contextes où l’accès aux soins de santé reste limité, cette contrainte réduit l’observance thérapeutique, compromet l’efficacité pour les patients et accélère le développement des résistances. WANECAM3 entend y répondre en évaluant plusieurs candidats médicaments prometteurs sans dérivés d’artémisinine, susceptibles de guérir le paludisme non compliqué en une seule dose. Le consortium rassemble des équipes de recherche africaines au Burkina Faso, au Gabon, au Kenya, au Mali et en Ouganda. Il renforcera également les capacités et le leadership africain dans la recherche clinique, avec la participation de partenaires éthiopiens à des activités spécifiques de renforcement des compétences. KD/CMT (AMAP)

Santé/Mali : le Professeur Abdoulaye Djimdé, responsable scientifique du consortium antipaludique WANECAM3

Bamako, 1er septembre (AMAP) Le Professeur Abdoulaye Djimdé, chercheur malien de l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé, a été désigné mardi responsable scientifique du consortium international WANECAM3, programme de recherche dédié au développement de traitements antipaludiques de nouvelle génération lancé ce 1er septembre 2026, a appris l’AMAP des sources proches du consortium. S’exprimant à l’occasion du lancement, le Professeur Djimdé a souligné que WANECAM3 offre une occasion unique de développer la prochaine génération de médicaments antipaludiques, avec l’ambition de parvenir à un traitement curatif à dose unique contre le paludisme non compliqué. Il a insisté sur l’urgence d’agir face à la menace de la résistance aux antipaludiques, qui risque de compromettre les progrès réalisés dans la lutte contre cette maladie qui tue chaque année des centaines de milliers de personnes en Afrique. L’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako fait partie des onze partenaires du consortium, aux côtés d’institutions de recherche du Burkina Faso, du Gabon, du Kenya, de l’Ouganda et de plusieurs universités et laboratoires européens dont Novartis et Medicines for Malaria Venture. KD/CMT (AMAP)

Mali : après l’attaque avortée de Kignan, les FAMa frappent des rassemblements terroristes

BAMAKO, 30 août 2026– L’armée malienne a annoncé dimanche avoir frappé plusieurs points de regroupement de groupes armés terroristes dans les régions de Sikasso et de Ségou, après la tentative d’attaque du commissariat de Kignan, dans le sud du pays. Selon l’état-major général des Armées, un drone kamikaze des assaillants a été abattu. Ils ont abandonné huit motocyclettes pendant leur repli. La filature des terroristes et l’exploitation des renseignements recueillis ont ensuite permis aux forces maliennes de localiser trois points de regroupement dans le secteur de Dogoni, dans la région de Sikasso. Ces positions, où se trouvaient «plus d’une centaine» de combattants ainsi que du matériel militaire, ont été ciblées par des frappes, precise l’état-major. Deux motocyclettes appartenant au personnel du commissariat ont été incendiées lors de l’attaque, ajoute le communiqué. Plus au nord, à quelques kilomètres au sud-est de Macina, dans la région de Ségou, d’autres rassemblements de groupes terroristes et des équipements militaires ont également été repérés puis frappés après analyse de la situation, selon la même source. La tentative d’attaque du commissariat de Kignan avait été annoncée dimanche matin par l’état-major. Les forces de défense et de sécurité avaient alors indiqué avoir repoussé l’assaut et rétabli le contrôle de la situation. Les FAMa poursuivent leurs opérations de surveillance et de reconnaissance afin d’évaluer les résultats des frappes et d’établir un bilan définitif. L’armée affirme également rechercher d’éventuelles menaces résiduelles dans les zones concernées.

Dioïla : le gouverneur Kèba Sangaré accueille le GTIA El Hadj Oumar Tall

Dioïla, 30 août (AMAP)– Le gouverneur de la région de Dioïla, le Général de Division Kèba Sangaré, a accueilli, dimanche, le Groupement tactique interarmes (GTIA) El Hadj Oumar Tall, dirigé par le Colonel David Poudiougou, dans le cadre du renforcement de la sécurité dans la région, a appris l’AMAP. Le gouverneur était accompagné du maire de Kaladougou, Yacouba Dowélé Marico, ainsi que des responsables militaires de la région. Cette rencontre constitue le premier acte du nouveau chef de l’exécutif régional en matière de sécurisation du territoire, quelques jours seulement après sa prise de fonction. Après un entretien avec le commandement du GTIA dans un hôtel de la place, le gouverneur et la délégation se sont rendus au vestibule du chef de village de Dioïla, où les légitimités traditionnelles et les responsables religieux les attendaient. Au nom des autorités du Mali, le Général de division Kèba Sangaré a confié le GTIA El Hadj Oumar Tall à la chefferie traditionnelle et aux populations de la région, appelées à accompagner les forces engagées dans la sécurisation du territoire. Le chef de village de Dioïla, Baniantou Marico, s’est réjoui de l’arrivée du groupement, qu’il a qualifiée de rassurante sur le plan sécuritaire. Il a assuré le gouverneur et le commandant du GTIA du soutien et de l’accompagnement des populations. Le représentant des Églises, le pasteur Yacouba Koné, et l’imam central de Dioïla, El Hadj Almoustapha Sangaré, ont formulé des bénédictions en faveur de la paix au Mali. Ils ont réaffirmé leur soutien aux forces de défense et de sécurité. Le maire de Kaladougou, Yacouba Dowélé Marico, a salué les sacrifices consentis et la bravoure de l’armée malienne dans la défense du pays. Pour sa part, le gouverneur Kèba Sangaré a assuré les populations de sa disponibilité à œuvrer pour la sécurité et le développement de la région. Il a également prodigué des conseils aux éléments du GTIA El Hadj Oumar Tall. «Je passerai vous voir et, ensemble, nous relèverons les défis», a-t-il conclu. DF/CMT (AMAP)

Sikasso : les FAMa repoussent une tentative d’attaque contre le commissariat de Kignan

BAMAKO, 30 août (AMAP)- Les Forces de défense et de sécurité ont repoussé, dimanche vers 06 heures, une tentative d’attaque contre le commissariat de Kignan, dans la région de Sikasso, menée par des groupes armés terroristes, selon un flash des Forces armées maliennes (FAMa). La situation est sous contrôle, précise le communiqué. (AMAP)

San : face à l’insuffisance des pluies, les spécialistes préconisent des pratiques résilientes

San, 30 août (AMAP)  La Direction régionale de l’Agriculture de San appelle les producteurs à renforcer les pratiques agricoles résilientes face à l’insuffisance et à l’irrégularité des pluies qui affectent la campagne agricole 2026. Dans un message adressé aux acteurs du monde rural, le directeur régional de l’Agriculture, Justin Diallo, relève que les pluies sont de plus en plus tardives, irrégulières et insuffisantes, avec des risques sur les rendements, les revenus des exploitations et la sécurité alimentaire. Pour améliorer la rétention de l’eau et préserver les sols, les producteurs sont encouragés à réaliser des ouvrages tels que les zaï, les demi-lunes, les cordons pierreux et les diguettes. Le paillage et la collecte des eaux de ruissellement sont également recommandés pour limiter l’évaporation et mieux valoriser les précipitations. La Direction régionale préconise par ailleurs l’utilisation de variétés à cycle court et tolérantes à la sécheresse, notamment le mil, le sorgho, le niébé et le sésame. Elle recommande aussi le recours au compost, au fumier, au bokashi et aux résidus de récolte pour améliorer la fertilité des sols, ainsi que la plantation d’arbres et de haies vives adaptées aux conditions locales. La diversification des activités, à travers notamment l’élevage, le petit commerce et la transformation des produits agricoles, est également présentée comme un moyen de réduire la vulnérabilité des ménages ruraux. Les producteurs sont enfin invités à suivre les bulletins météorologiques, à participer aux séances de conseil agricole et à appliquer les recommandations techniques. NC/CMT (AMAP)

Préparatoire mondial féminin de basketball : le Mali lourdement battu par l’Espagne

Bamako, 29 août (AMA)– Le Mali s’est lourdement incliné face à l’Espagne (58-97), samedi, lors de la deuxième journée du tournoi préparatoire à la Coupe du monde féminine de basketball, organisé en Espagne du 28 au 30 août, a constaté l’AMAP. Les Aigles dames, emmenées par leur capitaine Djénèba N’Diaye, avaient déjà perdu leur premier match face à la Chine (68-79). Elles enregistrent ainsi deux défaites en autant de rencontres. Face à l’Espagne, les Maliennes ont été dominées dès le premier quart-temps, conclu sur le score de 25-14. Les Espagnoles ont accentué leur avance dans le deuxième quart-temps (25-12), pour rejoindre les vestiaires avec 24 points d’écart (50-26). Au retour des vestiaires, l’Espagne a maintenu la pression, remportant le troisième quart-temps (25-19) et portant son avance à 30 points (75-45). Le dernier quart-temps n’a pas permis au Mali de refaire son retard, l’Espagne s’imposant finalement 97-58. À l’issue de la rencontre, le sélectionneur malien Oumarou Sidiya s’est dit «à moitié satisfait», regrettant notamment les difficultés de ses joueuses à respecter les consignes. «On a eu l’occasion de leur faire comprendre la nécessité de jouer en équipe, de jouer soudé», a-t-il déclaré. «C’est notre première fois d’affronter l’Espagne. Ce tournoi nous a permis de comprendre beaucoup de choses sur son basket basé sur la vivacité, la vitesse d’exécution et l’adresse derrière l’arc. On n’a pas pu contenir cela», a expliqué le technicien malien, ajoutant que cette rencontre devait permettre à son équipe de corriger ses insuffisances avant le début de la Coupe du monde. BT/CMT (AMAP)

Niger : l’AES condamne la mutinerie à Niamey et réaffirme son soutien aux autorités

Ouagadougou, 29 août 2026 (AMAP)– La Confédération des États du Sahel (AES) a condamné, samedi, la mutinerie survenue dans la nuit du 28 au 29 août à Niamey, au Niger, affirmant que la tentative de déstabilisation a été contenue par les forces républicaines loyalistes, a appris l’AMAP. Dans un communiqué publié à Ouagadougou, l’AES indique qu’un groupe de soldats a mené des attaques visant notamment la base aérienne 101 ainsi que «certains sites sensibles» de la capitale nigérienne. La Confédération salue la réaction des forces de défense et de sécurité nigériennes, dont elle souligne «la loyauté, le courage et le sens du devoir». Selon le communiqué signé par le porte-parole du gouvernement burkinabè, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, au nom des porte-paroles des gouvernements des États membres de la Confédération, leur intervention a permis de mettre en échec la tentative et de contribuer au rétablissement de l’ordre. L’AES réaffirme, dans le même temps, son «soutien total» aux institutions de la République du Niger et assure rester pleinement mobilisée aux côtés de ce pays, avec lequel elle partage «la détermination à poursuivre la lutte pour la souveraineté et la paix». La Confédération réaffirme également sa volonté de préserver son unité, sa cohésion et sa stabilité. Elle appelle enfin les populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger à la vigilance face aux campagnes de désinformation, aux manipulations de l’opinion et aux tentatives de division susceptibles d’accompagner, selon elle, les entreprises de déstabilisation. CMT (AMAP)