Microfinance : près de 1,6 million de clients au Mali en 2025

Bamako, 17 septembre 2026 (AMAP)– Le secteur de la microfinance comptait 116 systèmes financiers décentralisés (SFD) pour près de 1,6 million de clients au Mali à fin décembre 2025, selon les données communiquées jeudi à Bamako lors de la 25e Assemblée générale ordinaire de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Mali (APSFD-Mali), a constaté l’AMAP. La rencontre, ouverte par le représentant du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Souahibou Diaby, se tient dans les locaux du Conseil national du patronat du Mali (CNPM). Elle doit notamment permettre de dresser le bilan des activités de l’Association, d’examiner les difficultés du secteur, de renouveler ses instances et de définir les prochaines orientations. Selon les données présentées, le nombre de clients des SFD a progressé de 2,7% en 2025. Les dépôts ont atteint environ 184,4 milliards de FCFA, en hausse de 11,7%, tandis que les crédits se sont établis à près de 209,9 milliards de FCFA, soit une progression de 2,4%. Le secteur cible notamment les femmes, les jeunes, les populations rurales, les micro, petites et moyennes entreprises, les exploitants agricoles, les artisans et les commerçants. L’État entend poursuivre ses actions en faveur de l’accès des SFD au refinancement, notamment à travers le Mécanisme de refinancement des systèmes financiers décentralisés (MEREF-SFD), ainsi que la modernisation du cadre réglementaire, la supervision du secteur, la digitalisation des services financiers et la protection des épargnants. Le président de l’APSFD-Mali, Tidiani Amadou Tall, a indiqué que les institutions de microfinance facilitent l’accès à l’épargne et au crédit, tout en proposant des services d’éducation financière. Il a également fait état de la tenue régulière, en 2025, des réunions des organes sociaux de l’Association, notamment celles du Conseil d’administration consacrées au suivi du Plan de travail et budget annuel (PTBA) et à l’exécution budgétaire. Les différents organes doivent présenter leurs rapports d’activités au cours de l’Assemblée générale. MMD/AMAP

Mémorandum d’entente entre l’UNA et l’ICAIRE pour atteindre des objectifs communs

Bamako, 17 septembre (AMAP) – L’Union des agences de presse des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (UNA) a signé, mercredi 16 septembre  à Riyad, un mémorandum d’entente avec le Centre international de recherche et d’éthique de l’intelligence artificielle (ICAIRE), en marge des travaux du quatrième Forum mondial de l’UNESCO sur l’éthique de l’intelligence artificielle (GFEAI 2026), qui a débuté le 14 septembre et prendra fin jeudi 17 septembre, a appris l’AMAP via un communiqué. Le mémorandum a été signé, au nom de l’UNA, par M. Mohammed bin Abd Rabbo Al-Yami, directeur général de l’UNA, et, au nom de l’ICAIRE, par Dr Majed bin Ali Al-Shehri, directeur général de l’ICAIRE. Cet accord vise à concrétiser les objectifs communs de l’ICAIRE, dont les axes d’action s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie à moyen terme de l’UNESCO (2022-2029), et ceux de l’UNA, en adéquation avec les objectifs stratégiques de l’UNESCO. Ces objectifs portent notamment sur la promotion de la liberté d’expression et le développement des médias, la diffusion d’une culture de paix.

Kayes : les stocks de carburant en baisse, mais toujours au-dessus du seuil d’alerte

Kayes, 17 septembre (AMAP)– Les stocks d’essence et de gas-oil ont enregistré une baisse dans la région de Kayes, mais restent suffisants pour couvrir les besoins de consommation, a indiqué jeudi le directeur régional du Commerce, Robo Bayo, lors de la réunion hebdomadaire du Comité régional de gestion des crises et catastrophes sur les prix et les stocks des hydrocarbures, a constaté l’AMAP. Le stock d’essence s’établit à 763.381 litres, contre 1.536.224 litres lors de la précédente estimation, soit une baisse de 772.843 litres (50,31 %). Celui du gas-oil est de 1.704.304 litres, contre 2.148.480 litres précédemment, soit une diminution de 444.176 litres (20,67 %). «Ces taux de diminution ne traduisent pas une difficulté d’approvisionnement en hydrocarbures», a précisé Robo Bayo. Selon lui, les stocks disponibles dans les stations-service restent supérieurs aux seuils d’alerte et couvrent les besoins de consommation en essence et en gas-oil. Présidée par le conseiller à la Sécurité et à la Protection civile du gouverneur, le colonel Adama Bamba, la réunion a regroupé les représentants des Forces de défense et de sécurité, des Douanes, des opérateurs économiques et de l’Association des consommateurs. Les prix des hydrocarbures sont restés stables dans l’ensemble. Aucun stock de pétrole lampant n’a été communiqué. Le colonel Adama Bamba a salué l’action de la Direction régionale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence ainsi que l’escorte des camions-citernes par les Forces armées maliennes (FAMa). OD/CMT (AMAP)

Polyclinique des armées de Kati : Le président Assimi Goïta inaugure les nouveaux services médico-techniques

Kati, 17 septembre (AMAP)- Le Président de la Transition, chef de l’État et chef suprême des Armées, le Général d’armée Assimi Goïta, a inauguré, jeudi, les nouveaux services médico-techniques de la Polyclinique des armées de Kati, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, du Président du Conseil national de Transition (CNT), le Général de corps d’armée Malick Diaw, et de plusieurs membres du gouvernement, dont la ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, et le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de division Oumar Diarra. Les travaux de rénovation, lancés en 2019 puis interrompus, ont été relancés et financés sur le budget national. Le nouveau plateau technique comprend un bloc d’urgences avec des salles de déchocage, des unités d’hospitalisation de courte durée (UHCD) et un service de réanimation. Il dispose également d’un bloc chirurgical comprenant trois salles d’opération, d’un service de stérilisation et d’un bloc d’imagerie médicale équipé notamment de radiologie numérique, de radiographie télécommandée, de mammographie, d’un scanner et d’un appareil d’IRM. L’infrastructure comprend aussi une centrale de production d’oxygène avec booster, un château d’eau de 20 m³, un transformateur électrique, une morgue, un poste de sécurité et un laboratoire rééquipé. Selon les responsables de la structure, ces équipements doivent renforcer la prise en charge des blessés de guerre et des patients civils et militaires. La ministre de la Santé et du Développement social a salué une réalisation permettant de renforcer l’offre de soins. Le ministre délégué à la Défense et les responsables de la chaîne de santé militaire ont, pour leur part, souligné son importance pour la prise en charge médicale des militaires, du théâtre des opérations aux soins spécialisés. Le directeur de la Polyclinique, le Médecin-Colonel Adama Kanté, a relevé le renforcement de l’autonomie technique de l’établissement. À l’issue de la cérémonie, le chef de l’État a rendu visite aux militaires blessés hospitalisés à la Polyclinique. SS/CMT (AMAP)

Kayes : le Gouverneur lance la 5e édition de la SENARE

Kayes, 17 septembre (AMAP)- Le gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a lancé, jeudi, les activités de la 5e édition de la Semaine nationale de la réconciliation (SENARE), prévue du 15 au 21 septembre, sous le thème : «Éducation, Culture et Réconciliation : bâtir une citoyenneté résiliente pour une paix durable au sein de l’Alliance des États du Sahel et de la sous-région», a constaté l’AMAP. La cérémonie, tenue à la Chambre de commerce et d’industrie de Kayes, a réuni les autorités administratives, les Forces de défense et de sécurité, les organisations de la société civile et l’Équipe régionale d’appui à la réconciliation. Le programme prévoit notamment des conférences de sensibilisation, des séances de prières, des activités sportives et des rencontres de dialogue. Le Général de brigade Moussa Soumaré a appelé les autorités, les leaders religieux, les élus, les enseignants, les femmes, les jeunes et l’ensemble des populations à s’approprier cette initiative. Il a particulièrement exhorté la jeunesse à être «au cœur de cette dynamique de paix et de réconciliation», en portant les valeurs de civisme, de responsabilité et de solidarité. Selon lui, «la paix n’est pas seulement l’absence de conflit. Elle est aussi le résultat d’un engagement collectif, d’une justice sociale, d’un dialogue permanent et d’une volonté partagée de vivre ensemble dans le respect de nos différences». Il a ajouté que «la réconciliation est l’affaire de tous». Évoquant le thème de cette édition, le gouverneur a souligné le rôle de l’éducation et de la culture dans la transmission des valeurs de respect, de tolérance et de solidarité. «Une citoyenneté résiliente ne se construit pas uniquement dans les discours. Elle se construit au quotidien, dans les familles, dans les écoles, dans les lieux de culte, dans les espaces culturels, dans les communautés et dans toutes les sphères de la vie publique», a-t-il insisté. Le chef de l’Équipe régionale d’appui à la réconciliation, l’imam Thierno Amadou, a appelé au maintien du climat d’entente et d’apaisement dans la région. OD/CMT (AMAP)

Kangaba : 456 élèves-maîtres en stage de renforcement des capacités

Kangaba, 17 septembre (AMAP)– L’Institut de formation des maîtres (IFM) de Kangaba accueille depuis ce matin un stage de renforcement des capacités de 456 élèves-maîtres admis en fin de cycle, dont 199 filles et 257 garçons, a constaté l’AMAP. Le stage concerne les élèves-maîtres de troisième année, niveau DEF, et de première année, niveau BAC. Ils sont répartis entre huit filières, notamment les spécialistes SNPC, MPC, les généralistes, LHG et Langues, aux niveaux DEF et BAC. Les stagiaires sont répartis dans sept ateliers, encadrés par huit enseignants. La formation porte sur la didactique des disciplines. Organisé conformément à la Décision n°2026/MEN-SG portant organisation du stage de renforcement des capacités des élèves-maîtres des IFM, le stage prendra fin le 21 octobre 2026. SD/CMT (AMAP)

Mali : 423 milliards de FCFA transférés aux collectivités en 2025

Bamako, 17 septembre 2026 (AMAP)– L’État a transféré 423 milliards de FCFA aux collectivités territoriales au titre de l’exercice 2025, soit environ 17% de ses ressources, a indiqué ce jeudi le directeur général des Collectivités territoriales, Abdrhamane Cissé, a constaté l’AMAP. Il s’exprimait lors de la première session ordinaire 2026 du Comité technique des transferts de compétences et de ressources de l’État aux collectivités territoriales, tenue au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD). Ces transferts financent notamment l’exercice des compétences transférées dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Ils sont complétés par plus de 20 milliards de FCFA de ressources conditionnées, 18 milliards de FCFA provenant du Fonds minier de développement et les ressources propres des collectivités, estimées entre 50 et 60 milliards de FCFA par an. La session a porté sur l’examen des projets de décrets précisant les compétences transférées aux collectivités, à la suite de la suppression des Conseils cercle et des six communes du District de Bamako. Le Comité a également examiné et validé le rapport annuel sur les transferts de compétences et de ressources. «À ce jour, nous avons 21 domaines qui ont été transférés aux collectivités territoriales», a précisé M. Cissé. La réforme de l’administration territoriale, qui retient deux niveaux de collectivités, nécessite désormais une répartition des compétences entre les communes et les régions. Six décrets ont déjà été adoptés dans ce cadre, notamment dans les domaines de l’assainissement, des ressources halieutiques et forestières, du commerce et de l’industrie. Selon le conseiller technique au MATD, Abdoulaye Mahamane, les Cellules d’appui à la décentralisation et à la déconcentration (CADD) ont, pour leur part, élaboré 22 avant-projets de décret, dont celui relatif au transfert des compétences en matière d’énergie. OS/CMT (AMAP)

Rentrée scolaire 2026-2027 : le ministre appelle à la mobilisation pour une ouverture effective des classes

Bamako, 16 septembre 2026 (AMAP)– Le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, a appelé, mercredi, à Bamako, les acteurs et partenaires de l’école à se mobiliser pour assurer l’ouverture effective des établissements et le démarrage des cours dès le 1er octobre prochain, date fixée pour la rentrée scolaire 2026-2027, a constaté l’AMAP. «Notre objectif est clair : faire de cette date celle de l’ouverture effective des établissements et du démarrage réel des cours», a déclaré le ministre lors d’une rencontre avec les partenaires de l’école, tenue dans les locaux de son département. Dr Amadou Sy Savané a indiqué que les dispositions nécessaires sont prises pour assurer la disponibilité des personnels et une utilisation optimale des ressources et des infrastructures. Il a appelé les parents d’élèves, les enseignants, les promoteurs d’établissements privés, la société civile, les médias et les autres partenaires à jouer pleinement leur rôle. Le ministre a également insisté sur la présence des élèves et des personnels, le respect du calendrier scolaire et la qualité de l’enseignement. Ces orientations, a-t-il rappelé, s’inscrivent dans la vision des autorités de la Transition accordant une place importante au développement du capital humain. Les représentants des partenaires ont salué la tenue de la rencontre. Le président du Groupement des associations des promoteurs d’écoles privées du Mali (GAPEPM), Dr Modibo Kane Doumbia, a souligné qu’elle a permis d’échanger sur les préoccupations du secteur et de rechercher des solutions en vue d’une rentrée réussie. ST/CMT (AMAP)

Dioïla : Le gouverneur lance la 5è édition de la Semaine nationale de la réconciliation

Dioïla, 16 septembre 2026 (AMAP)– Le gouverneur de la région de Dioïla, le Général de division Kèba Sangaré, a lancé mercredi les activités de la 5e édition de la Semaine nationale de la réconciliation (SENARE), lors d’une cérémonie tenue dans la salle de conférence du gouvernorat, a constaté l’AMAP. Après les mots de bienvenue du chef de village et du maire de Kaladougou, Baba Wagué, le porte-parole de l’Équipe régionale d’appui à la réconciliation a rappelé les efforts engagés par sa structure en faveur d’une paix durable au Mali. Il a également salué l’engagement des autorités du pays en faveur de la consolidation du processus de paix. Le Général de division Kèba Sangaré a rappelé que le thème de cette édition, «Éducation, Culture et Réconciliation : bâtir une citoyenneté résiliente pour une paix durable au sein de l’AES et de la sous-région», porte un message d’espoir. Selon lui, la réconciliation repose sur trois piliers : l’éducation, la culture et une réconciliation sincère des cœurs et des esprits. Il a invité les Maliens à accepter le dialogue, à se parler, à se pardonner et à œuvrer ensemble à la paix. Le conférencier, le professeur de lettres Nouhoum Diarra, a ensuite développé le thème de l’édition. Il a souligné l’importance des valeurs ancestrales dans la recherche de la paix et de la cohésion sociale. «Nous sommes un peuple, une famille, condamnés à vivre ensemble», a-t-il déclaré, appelant à privilégier le pardon et le dialogue face aux crises. Tout en saluant les initiatives engagées par les autorités pour favoriser la réconciliation, iil a présenté la richesse culturelle du Mali comme un levier de paix. La cérémonie a réuni les autorités administratives et politiques, les services régionaux, les légitimités traditionnelles, les leaders d’opinion, les représentants des femmes et de la jeunesse ainsi que les chefs des différentes unités des forces de sécurité. DF/CMT (AMAP)

Sikasso : des talibés choisissent le travail plutôt que la mendicité

Sikasso, 16 septembre 2026 (AMAP)- Apprendre le Coran tout en travaillant pour subvenir à ses besoins. C’est le choix fait par les talibés du maître coranique Lassina Keita, au quartier Médine de Sikasso, qui refusent la mendicité et privilégient les travaux champêtres. À longueur de journée, et parfois même la nuit, des talibés, seuls ou en groupes, sillonnent les quartiers pour demander de la nourriture ou de l’argent. Ceux qui ne parviennent pas à obtenir ce qu’ils recherchent peuvent se retrouver dans la délinquance, le vol, la consommation de stupéfiants ou les associations de malfaiteurs. Les disciples de Lassina Keita ont, eux, choisi une autre voie : apprendre le Coran, mais aussi travailler. «Cela fait six ans que j’apprends le Coran chez Lassina Keita. Pendant l’hivernage, nous nous rendons chez les propriétaires de champs pour les aider dans les travaux champêtres. Nous faisons le désherbage, les semis, les récoltes, etc.», explique Mamadou Traoré. Âgé de 19 ans et originaire du village de Danka, dans le cercle de Kangaba, il estime que cette pratique lui permet de préserver sa dignité. «Je mange à ma faim sans mendier et j’ai mon argent de poche», confie-t-il, avant d’inviter ses camarades à l’imiter. Comme Mamadou, Alpha Keita se dit fier de travailler et d’être indépendant. Originaire du village de Kambalé, dans l’arrondissement de Naréna, il affirme que le travail permet aux talibés de satisfaire leurs petits besoins, notamment l’achat de savon, de dentifrice et de vêtements de friperie. Aboubacar Diarra, un autre ressortissant de Danka, est talibé et marié. Il se réjouit de son travail qui lui permet de prendre en charge sa petite famille et de disposer d’un peu d’argent pour ses dépenses. L’initiative vient de leur maître coranique, Lassina Keita. Originaire du cercle de Kangaba, précisément de l’arrondissement de Naréna, il estime qu’il est tout à fait normal d’apprendre le Coran, mais qu’il faut également travailler pour subvenir à ses besoins, être autonome et préserver sa dignité. Avec une cinquantaine de disciples, il dispose de deux concessions, l’une au quartier Médine et l’autre au quartier Babemba. Certains de ses disciples sont mariés, ont des enfants et vivent tous ensemble dans la famille. «Mes disciples font tous types de travaux champêtres pendant l’hivernage. Chez moi, l’apprentissage du Coran, oui, mais le travail également, car c’est cela qui garantit notre sécurité alimentaire», indique-t-il. Les talibés apprennent le Coran de 6h à 8h, de 15h à 18h et de 20h à 22h. Ils consacrent la période de 8h à 14h aux travaux. «Ils sont payés à 1.500 FCFA par jour. Je leur donne 500 FCFA et je garde les 1.000 F CFA. Pendant la saison sèche, on s’approvisionne en céréales, riz et maïs, on gère la popote et on fait face aux autres dépenses», explique le maître coranique. Grâce à cette organisation, ils arrivent également à gérer leurs factures d’EDM, de la SOMAGEP et autres. Lassina Keita invite les autres maîtres coraniques à lui emboîter le pas, estimant que l’avenir des talibés dépend aussi de leurs maîtres coraniques. «Nous devons leur inculquer une bonne éducation. On doit les considérer comme nos propres enfants. Ils doivent apprendre à subvenir aux besoins de leurs familles dans le futur», insiste-t-il. Il sollicite par ailleurs les bonnes volontés pour lui octroyer un champ dans lequel ses disciples pourront travailler afin de renforcer leur autonomie. Cette pratique intervient dans le contexte de l’adoption, le 7 août dernier en Conseil des ministres, du projet de décret portant approbation de la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et de son plan d’actions 2026-2028. La stratégie vise à contribuer à la réduction durable de la mendicité, notamment celle impliquant les enfants, à travers une approche préventive, protectrice et inclusive centrée sur la dignité humaine, l’intérêt supérieur de l’enfant et la responsabilité des acteurs familiaux, communautaires et institutionnels. MFD/CMT (AMAP)