Affaire Ras Bath-Rose Poivron : le verdict au bout du «délibéré»

Bamako, 11 août (AMAP)– Le procès de Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath et de Rokiatou Doumbia dite Rose Poivron devant la chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako a été mis en délibéré au lundi 17 août prochain, date à laquelle la Cour rendra sa décision, a constaté l’AMAP. Au terme de deux journées d’audience, le ministère public a requis 10 ans d’emprisonnement ferme et une amende de 240.000 FCFA contre Ras Bath. Il a requis, à l’encontre de Rokiatou Doumbia, 10 ans d’emprisonnement, dont cinq avec sursis, ainsi qu’une amende de 240.000 FCFA. Les deux accusés sont poursuivis notamment pour association de malfaiteurs et atteinte au crédit de l’État, de ses institutions et de ses gouvernants par le biais des technologies de l’information et de la communication (TIC). Il est notamment reproché à Rokiatou Doumbia d’avoir tenu les autorités de la Transition pour responsables de la flambée des prix des produits de première nécessité. Mohamed Youssouf Bathily est, quant à lui, poursuivi pour avoir imputé aux tenants du pouvoir la mort de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, affirmant que celui-ci n’était pas décédé de mort naturelle mais avait été assassiné. À la barre, les deux accusés ont rejeté les faits qui leur sont reprochés. Le ministère public a, pour sa part, demandé leur maintien dans les liens de l’accusation. La Cour d’appel de Bamako rendra son verdict le lundi 17 août. AC/CMT (AMAP)

Cybercriminalité : Ras Bath et Rose Poivron rejettent les accusations devant la Cour d’appel de Bamako

Bamako, 10 août (AMAP)– Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath et Rokiatou Doumbia dite « Rose Poivron » ont rejeté lundi les faits qui leur sont reprochés, à l’ouverture de leur procès devant la chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako, a constaté l’AMAP. Les deux accusés sont poursuivis notamment pour association de malfaiteurs et atteinte au crédit de l’État, en ses institutions et ses gouvernants, par le biais des technologies de l’information et de la communication (TIC). À la barre, Ras Bath a déclaré ne pas reconnaître les faits et s’est dit «surpris» par les motifs des poursuites. Il a notamment contesté l’existence de preuves matérielles établissant une association de malfaiteurs avec Rokiatou Doumbia, affirmant ne l’avoir rencontrée qu’à l’occasion de son émission radiophonique. Il a expliqué avoir invité Rose Poivron sur son plateau après avoir diffusé un extrait d’une interview de celle-ci, consacrée à la hausse des prix de certains produits alimentaires. Selon lui, l’objectif était d’appeler la population à adapter ses besoins à la situation économique, à quelques semaines du mois de Ramadan. «J’ai vu en elle une citoyenne engagée sur les questions de société. (…) Je suis un républicain et démocrate. Je ne suis pas du tout animé d’une intention attentatoire», a-t-il déclaré. Concernant ses propos sur «l’assassinat» de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, Ras Bath a reconnu avoir tenu cette déclaration lors d’un meeting du parti de l’ancien Premier ministre auquel il avait été invité. Il a toutefois soutenu avoir déjà été poursuivi et condamné pour ces mêmes propos sous la qualification de «simulation d’infraction». Il estime faire l’objet d’une nouvelle poursuite pour les mêmes faits, cette fois sous la qualification d’«atteinte au crédit de l’État». Interrogé sur les éléments à l’origine de ses déclarations, l’animateur de l’émission «Grands dossiers» a expliqué s’être fondé sur le rapport médical du défunt ainsi que sur l’appel de son épouse et de ses avocats en faveur d’une évacuation sanitaire. De son côté, Rokiatou Doumbia, poursuivie notamment pour diffusion de fausses nouvelles et mise en cause des autorités de la Transition dans la flambée des prix des produits de première nécessité, a également contesté les faits qui lui sont reprochés. L’audience a été suspendue à l’issue de ces échanges et doit reprendre mardi 11 août 2026. AC/CMT (AMAP)