FOPAME 2026 : Bandiougou Danté plaide pour une solidarité renforcée entre médias africains

Bamako, 7 juin (AMAP)– Le président de la Maison de la Presse du Mali, Bandiougou Danté, a exhorté, samedi, les professionnels des médias africains à faire de la solidarité éditoriale et professionnelle un levier de renforcement de la souveraineté médiatique du continent, a constaté l’AMAP. Intervenant à la clôture du Forum panafricain des médias (FOPAME 2026), tenu à Bamako du 3 au 6 juin, il a souligné que les défis actuels du secteur imposent une coopération accrue entre rédactions, centres de formation et organisations professionnelles africaines. «La solidarité entre médias africains n’est pas une option mais une nécessité», a-t-il déclaré, estimant que les échanges de contenus, les coproductions journalistiques et les réseaux d’information panafricains doivent devenir des pratiques régulières. Le responsable malien a également insisté sur l’importance de former une nouvelle génération de journalistes maîtrisant les outils numériques tout en restant attachés aux principes éthiques du métier et aux réalités africaines. Selon lui, la liberté de la presse demeure étroitement liée à la capacité des entreprises médiatiques à disposer de ressources économiques pérennes et indépendantes. Au cours de son allocution, Bandiougou Danté a remercié les autorités maliennes, les partenaires techniques et financiers, les délégations étrangères ainsi que les membres de la commission d’organisation pour leur contribution au succès du forum. Le FOPAME 2026 a réuni à Bamako des journalistes, universitaires, chercheurs, responsables de médias et experts du numérique autour des enjeux de souveraineté informationnelle, de transformation numérique et de coopération médiatique africaine. KD/CMT (AMAP)

FOPAME 2026 : Les participants expriment leur reconnaissance au Général d’Armée Assimi Goïta

Bamako, 7 juin (AMAP)– Les participants au Forum panafricain des Médias (FOPAME 2026), clôturé samedi à Bamako, ont adopté plusieurs motions d’hommage et de reconnaissance en faveur des pionniers du journalisme africain, des délégations étrangères ainsi qu’aux autorités maliennes ayant contribué à la réussite de cette première édition, a constaté l’AMAP. ‎Dans une motion solennelle, les journalistes, responsables de médias, chercheurs et professionnels de l’information venus de plusieurs pays du continent ont rendu un hommage appuyé aux doyens de la profession pour leur contribution à la défense du droit à l’information, souvent dans des conditions difficiles et parfois au péril de leur sécurité. ‎Les participants ont particulièrement salué le parcours d’un des maîtres du journalisme africain, Diomansi Bombote, ainsi que ceux de Gaoussou Drabo, Sidiki N’Fa Konaté, Martin Faye et Tiona Mathieu Koné, qui ont pris part aux travaux du forum. ‎Les congressistes ont également adressé leurs remerciements aux délégations venues du Burkina Faso, du Niger, du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Sénégal, de la Mauritanie, du Cameroun, de la République démocratique du Congo et du Tchad pour leur contribution aux réflexions sur l’avenir des médias africains. ‎Une mention spéciale a été réservée à la délégation du Maroc, pays invité d’honneur, représentée par onze participants. Les participants ont salué la présence remarquée du journaliste haïtien Jary Mendela, venu de son pays natal pour soutenir l’initiative, ainsi que celle de Almaleh Rafi Khitam Mohamed, représentant de la Palestine. ‎Dans une autre motion, les participants ont exprimé leur profonde reconnaissance au Président de la Transition, le Assimi Goïta, pour le parrainage du forum et son soutien à la tenue de l’événement. Ils ont également adressé leurs remerciements au gouvernement malien pour l’appui technique, matériel et institutionnel ayant permis l’organisation du rendez-vous panafricain dans de bonnes conditions. ils ont souhaité la poursuite de cet accompagnement pour la mise en œuvre des recommandations issues des travaux. ‎Placée sous le thème «Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d’Afrique», la première édition du Forum panafricain des médias s’est tenue du 3 au 6 juin à Bamako. Elle a réuni des journalistes, universitaires, responsables de médias et experts du numérique autour des enjeux de souveraineté informationnelle, de transformation numérique et de coopération médiatique continentale. ‎KD/CMT (AMAP)

Médias communautaires : naissance de la Panafricaine des Radios de Proximité à Bamako

Bamako, 7 juin (AMAP)– Les représentants des organisations de radios communautaires et associatives du Mali, de la Guinée, du Sénégal et de la République démocratique du Congo (RDC) ont annoncé, samedi à Bamako, la création de la Panafricaine des Radios de Proximité (PRP), une nouvelle organisation continentale destinée à renforcer la coopération entre les radios de proximité africaines, a constaté l’AMAP. La décision a été prise en marge de la première édition du Forum panafricain des médias (FOPAME), qui s’est tenu du 3 au 6 juin dans la capitale malienne. Selon le communiqué constitutif, la PRP entend promouvoir une information produite à partir des réalités africaines, renforcer la solidarité entre les radios communautaires du continent et contribuer à la lutte contre la désinformation ainsi qu’à la préservation de la cohésion sociale. Les membres fondateurs sont la Guinée, représentée par le président de l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI) et président de la Maison de la Presse de Guinée, Aboubacar Camara ; le Mali, représenté par le président de l’Union des Radios et Télévisions Libres du Mali (URTEL), Mamoudou Bocoum ; la République démocratique du Congo, représentée par le président de la Fédération des radios de proximité du Congo, Modeste Shabani Bin Sueni ; ainsi que le Sénégal, représenté par le président de l’Union des Radios Associatives et Communautaires (URAC), Talla Dieng. La nouvelle organisation se fixe pour objectifs de favoriser la production et la diffusion d’informations locales fiables, de mutualiser les expériences et les ressources entre radios membres, ainsi que de promouvoir les langues nationales et les patrimoines culturels africains. L’assemblée constitutive a désigné le Mali à la présidence de la PRP et le Sénégal au poste de secrétaire général. Les responsables de la nouvelle faîtière continentale ont été chargés d’engager une campagne d’adhésion auprès des réseaux nationaux de radios de proximité, d’élaborer les textes fondamentaux de l’organisation et de préparer une assemblée générale de consolidation prévue dans un an. Les initiateurs de la PRP ont lancé un appel aux réseaux et fédérations de radios communautaires du continent à rejoindre cette nouvelle dynamique de coopération médiatique africaine. KD (AMAP)

Médias africains : le FOPAME 2026 s’achève à Bamako sur un appel à la souveraineté informationnelle du continent

Bamako, 7 juin (AMAP)– Les travaux de la première édition du Forum panafricain des médias (FOPAME) se sont achevés, samedi à Bamako, par un appel à renforcer la souveraineté informationnelle de l’Afrique, à travers une coopération accrue entre médias, la professionnalisation du secteur et le développement d’un narratif africain porté par les Africains eux-mêmes sous la présidence du ministre en charge de la Communication, Alhamdou Ag Illyene, a constaté l’AMAP. La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, en présence de l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Mali, Driss Isbayene, du président de la Maison de la Presse du Mali, Bandiougou Danté, ainsi que de plusieurs responsables de médias, universitaires, experts et délégations venues de différents pays africains et hors Afrique, dont Haïti, Palestine, RD Congo, Niger, Burkina-Faso, Sénégal, Guinée Conakry, Bénin, Cameroun et bien d’autres. Dans son allocution de clôture, le ministre a estimé que Bamako est devenue, durant quatre jours, «la capitale africaine de la réflexion sur l’avenir de l’information, du journalisme et de la souveraineté narrative». Selon lui, les participants ont répondu à une interrogation fondamentale posée lors de l’ouverture du forum : «Qui parle de l’Afrique ?». «L’Afrique ne peut plus être seulement un sujet d’information ; elle doit être un acteur de l’information», a déclaré le ministre, soulignant que la souveraineté ne concerne pas uniquement les territoires ou les ressources, mais également les récits, les idées et les imaginaires. Le chef du département de la Communication a rappelé que les mutations technologiques, les réseaux sociaux, les plateformes numériques et l’intelligence artificielle imposent aux médias africains de nouveaux défis liés à la désinformation, aux manipulations informationnelles et à la préservation de la cohésion sociale. Il a insisté sur le rôle des médias comme espaces de vérité, remparts contre les fausses informations et acteurs de paix, de stabilité et de développement. Le ministre a particulièrement salué deux acquis majeurs de cette première édition : l’adoption de «l’Appel de Bamako», qui fixe les grandes orientations en matière de souveraineté narrative et numérique africaine, et la création du Réseau panafricain des radios de proximité destiné à renforcer la coopération entre radios communautaires et locales du continent. Pour sa part, le président de la Maison de la Presse du Mali, Bandiougou Danté, a estimé que le forum marque une étape importante dans la construction d’une coopération médiatique africaine fondée sur la solidarité professionnelle, les échanges de contenus et le partage des savoirs. Selon lui, les médias africains doivent davantage mutualiser leurs ressources et leurs expériences afin de renforcer leur capacité à produire et diffuser une information reflétant les réalités du continent. Il a également plaidé pour une réforme des formations en journalisme, une meilleure maîtrise des technologies émergentes et la mise en place de mécanismes économiques permettant de garantir l’indépendance des médias. Le président de la Maison de la Presse a réaffirmé son engagement à porter les recommandations du forum auprès des autorités maliennes et des partenaires du secteur. Invité d’honneur de cette première édition, le Royaume du Maroc a salué l’initiative à travers son ambassadeur au Mali, Driss Isbayene. Le diplomate marocain a rappelé que l’émergence d’une Afrique forte passe nécessairement par la consolidation d’un espace médiatique africain capable de faire face aux défis de la désinformation et des transformations technologiques. Il a souligné que le Maroc demeurait engagé dans le développement des médias africains et dans le renforcement de la coopération continentale dans le domaine de l’information. Driss Isbayene a notamment cité la récente signature d’une convention entre une chaîne marocaine (Medi 1) et la Haute Autorité de la Communication (HAC) du Mali, illustrant la volonté des deux pays de renforcer leurs partenariats médiatiques. L’ambassadeur a également estimé que l’Afrique doit désormais produire son propre récit, valoriser ses réussites et analyser ses défis à partir de ses propres réalités. Organisé autour du thème «Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d’Afrique», le FOPAME 2026 a réuni, du 3 au 6 juin à Bamako, des journalistes, directeurs de médias, chercheurs, universitaires, formateurs et experts du numérique venus de plusieurs pays africains, du Moyen-Orient et d’Haïti. Les participants ont adopté l’Appel de Bamako, document de référence qui plaide pour la souveraineté narrative africaine, le développement d’infrastructures numériques africaines, le renforcement de la formation des journalistes, l’utilisation éthique de l’intelligence artificielle, la protection des journalistes et la lutte contre la désinformation, l’extrémisme violent et le terrorisme. Ce grand rendez-vous d’échanges et de partage se ferme ainsi avec l’espoir que ses conclusions servent de référence pour les dirigeants africains dans une logique d’une Afrique souveraine et indépendante. KD/CMT (AMAP)