Dioïla : dix morts dans l’effondrement d’un bâtiment en construction

Dioïla, 18 octobre (AMAP)– Dix personnes, dont le propriétaire du chantier, ses deux enfants âgés de 7 ans et sept ouvriers, ont péri dans l’effondrement d’un bâtiment à étage (R+1) en construction, samedi 17 octobre, au quartier Tripanobougou, à Dioïla. Sept blessés ont été pris en charge. Le drame s’est produit vers 15 heures, alors que les ouvriers, le propriétaire, ses enfants et des visiteurs prenaient le déjeuner dans le bâtiment. Les travaux de la dalle du dernier étage venaient de s’achever lorsque celle-ci s’est effondrée, entraînant les deux niveaux de la construction et ensevelissant les victimes. Le bâtiment appartenait à Bourama Dagnon, un marabout originaire de Fanacono, dans la commune rurale de N’Garadougou. Alertés, les sapeurs-pompiers, les agents de la Protection civile, la police et des habitants mobilisés ont participé aux opérations de secours. Les équipes de l’entreprise BECGM ont également été sollicitées par le maire de la commune rurale de Kaladougou, Yacouba Dowélé Marico. Les dix corps sans vie ont été extraits des décombres. Le responsable du chantier a été conduit au poste de police pour les besoins de l’enquête. Le procureur de la République près le tribunal de Dioïla, Sarafily Coulibaly, a ouvert une enquête judiciaire afin de déterminer les causes de l’effondrement et d’établir les responsabilités. Le gouverneur sur les ruines de la maison effondrée  En visite sur les lieux dimanche matin, le gouverneur de Dioïla, le général de division Kéba Sangaré, s’est rendu au chevet des sept blessés pour leur souhaiter un prompt rétablissement. Il a également présenté les condoléances des plus hautes autorités à la famille endeuillée. Sur le chantier, le chef de l’exécutif régional a annoncé des mesures pour prévenir de tels drames. Il a insisté sur le respect des normes de construction et indiqué que toutes les personnes impliquées dans la réalisation du bâtiment seraient entendues afin de situer les responsabilités. DF/CMT (AMAP)

Kayes : le chantier de la Maison de justice de la Cour d’appel avance considérablement

Kayes, 13 août (AMAP) Le gouverneur de la région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, s’est dit satisfait de l’état d’avancement des travaux de la Maison de justice de la Cour d’appel de Kayes, à l’issue d’une visite effectuée jeudi avec une délégation de EUCAP-Sahel conduite par son chef d’état-major, Philipp Schwers, a constaté l’AMAP. Financée par EUCAP-Sahel, l’infrastructure est construite dans l’enceinte du tribunal de Kayes. Elle devrait être achevée avant la fin de l’année. Elle comprend notamment des bureaux, une grande salle polyvalente d’une capacité de 800 personnes, ainsi que des espaces destinés aux gardiens, aux chauffeurs et à la restauration. Le général de brigade Moussa Soumaré, accompagné du préfet et des responsables judiciaires, a conduit la délégation sur le chantier. Il a salué la qualité des travaux et jugé satisfaisant leur niveau d’exécution. «Ce que nous avons vu nous rassure par rapport au délai restant», a déclaré le chef de l’exécutif régional, qui espère la réception de l’infrastructure et son inauguration avant la fin de l’année. Selon lui, l’amélioration des conditions de travail des acteurs de la justice constitue une condition essentielle à une justice équitable. Il a indiqué que cette Maison de justice renforcera les capacités d’accueil de la juridiction et servira notamment aux missions judiciaires ainsi qu’à l’accueil des magistrats et autres acteurs intervenant auprès de la Cour d’appel. Le gouverneur de région a remercié EUCAP-Sahel pour son accompagnement, notamment dans la réalisation de cette infrastructure, après celle de Mopti, ainsi que pour ses autres appuis aux structures de sécurité de Kayes. Le conseiller en rédaction juridique de EUCAP-Sahel, Issa Dabo, s’est également félicité de l’engagement des autorités régionales dans la réalisation du projet. Il a souligné la nécessité de doter la justice d’infrastructures adaptées à ses besoins. « Nous allons avec une note d’espoir », a-t-il déclaré, saluant l’appropriation du projet par les autorités de Kayes. Selon lui, cette implication locale témoigne de la pertinence du partenariat et de la volonté des autorités de faciliter la réalisation des projets. OD (AMAP)