Mali : grâce présidentielle accordée au Français Yann Christian Bernard Vezilier

Bamako, 13 août (AMAP) Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a accordé, par décret n°0503/PT-RM du 13 août 2026, la grâce présidentielle à Yann Christian Bernard Vezilier, de nationalité française, condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour atteinte à la sûreté extérieure de l’État, a appris l’AMAP de source gouvernementale. Selon le communiqué, cette mesure de clémence ne remet pas en cause les faits établis par une décision de justice rendue à l’issue d’un procès contradictoire au cours duquel les droits de la défense ont été respectés. La grâce est assortie de l’éloignement immédiat de l’intéressé du territoire malien. Le gouvernement affirme que cette décision s’inscrit dans la volonté des autorités de promouvoir la paix et le dialogue, tout en respectant l’État de droit, la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice. Il a également salué le rôle d’un «pays frère», dont les bons offices, exercés avec discrétion et dans le respect de la souveraineté du Mali, auraient contribué à l’obtention de cette grâce. KD (AMAP)
Kayes : le chantier de la Maison de justice de la Cour d’appel avance considérablement

Kayes, 13 août (AMAP) Le gouverneur de la région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, s’est dit satisfait de l’état d’avancement des travaux de la Maison de justice de la Cour d’appel de Kayes, à l’issue d’une visite effectuée jeudi avec une délégation de EUCAP-Sahel conduite par son chef d’état-major, Philipp Schwers, a constaté l’AMAP. Financée par EUCAP-Sahel, l’infrastructure est construite dans l’enceinte du tribunal de Kayes. Elle devrait être achevée avant la fin de l’année. Elle comprend notamment des bureaux, une grande salle polyvalente d’une capacité de 800 personnes, ainsi que des espaces destinés aux gardiens, aux chauffeurs et à la restauration. Le général de brigade Moussa Soumaré, accompagné du préfet et des responsables judiciaires, a conduit la délégation sur le chantier. Il a salué la qualité des travaux et jugé satisfaisant leur niveau d’exécution. «Ce que nous avons vu nous rassure par rapport au délai restant», a déclaré le chef de l’exécutif régional, qui espère la réception de l’infrastructure et son inauguration avant la fin de l’année. Selon lui, l’amélioration des conditions de travail des acteurs de la justice constitue une condition essentielle à une justice équitable. Il a indiqué que cette Maison de justice renforcera les capacités d’accueil de la juridiction et servira notamment aux missions judiciaires ainsi qu’à l’accueil des magistrats et autres acteurs intervenant auprès de la Cour d’appel. Le gouverneur de région a remercié EUCAP-Sahel pour son accompagnement, notamment dans la réalisation de cette infrastructure, après celle de Mopti, ainsi que pour ses autres appuis aux structures de sécurité de Kayes. Le conseiller en rédaction juridique de EUCAP-Sahel, Issa Dabo, s’est également félicité de l’engagement des autorités régionales dans la réalisation du projet. Il a souligné la nécessité de doter la justice d’infrastructures adaptées à ses besoins. « Nous allons avec une note d’espoir », a-t-il déclaré, saluant l’appropriation du projet par les autorités de Kayes. Selon lui, cette implication locale témoigne de la pertinence du partenariat et de la volonté des autorités de faciliter la réalisation des projets. OD (AMAP)
Le procès des marchés d’armes Paramount et Embraer reporté au 23 mars au Mali

Bamako, 6 fév (AMAP) – La Chambre criminelle spécialisée de la Cour d’Appel de Bamako a reporté jeudi son délibéré dans le procès relatif aux marchés d’armement « Paramount » et « Embraer », ordonnant un supplément d’information. L’audience de réouverture du dossier est fixée au 23 mars prochain, a constaté l’AMAP. Le président de la chambre, le magistrat Samba Tamboura, a annoncé cette décision, motivée par la nécessité de procéder à de nouvelles auditions et investigations. Il a précisé : « Il s’agit de procéder à l’audition du procès-verbal du contrôleur général et d’écrire à la société ‘Paramount’ […] pour pouvoir obtenir son point de vue. » À la suite de cette décision, huit des dix-huit accusés ont été libérés dans l’attente de la reprise des débats. Le juge Tamboura a indiqué : « Ceux qui font déjà l’objet d’une condamnation doivent rester et tous les autres sont libres en attendant le 23 mars 2026, mais vous resterez à la disposition de la justice. » La chambre spécialisée, qui traite des dossiers économiques et financiers, entend ainsi prendre « toute autre mesure » envisageable pour la « manifestation de la vérité » avant de rendre son jugement définitif. ST/OS(AMAP)

