Gourma Rharous : les enseignants fêtent le 5 octobre 

Les branches locales des syndicats de l’éducation et l’administration scolaire du cercle de Gourma Rharous ont célébré le lundi 5 octobre, la Journée internationale de l’enseignant, conformément à la tradition instituée par l’UNESCO, a cobstaté l’AMAP. La cérémonie officielle de célébration s’est tenue dans la salle de conférences de la mairie de Rharous, sous la présidence du capitaine Ousmane Coulibaly, sous-préfet central, représentant le préfet du cercle. À ses côtés, il y avait M. Souleymane Aguissa Maïga, 2e adjoint au maire de la commune de Rharous, et M. Mahamadou Yacouba Maïga, directeur de l’académie d’enseignement. La cérémonie a également enregistré la présence des autorités scolaires, des représentants locaux des syndicats de l’éducation, des différents partenaires de l’école, notamment l’ONG ADRA/MALI, et d’un important parterre d’enseignantes et d’enseignants. Trois interventions clés ont marqué la cérémonie. La première a été le mot de bienvenue du représentant du maire. Dans son propos, il a salué le courage et l’abnégation du corps enseignant, dans un contexte particulièrement difficile, singulièrement celui de Gourma Rharous. À sa suite, le porte-parole des syndicats, M..Ibrahim H. Traoré, dans une intervention forte, a rappelé les doléances du secteur, à savoir : l’amélioration des conditions de vie et de travail, la sécurité des enseignants et la revalorisation de la fonction enseignante. Dans son discours d’ouverture, le Capitaine Ousmane Coulibaly, au nom du préfet, a rendu un hommage appuyé aux enseignants. Il a ensuite réaffirmé l’engagement de l’administration à soutenir le personnel enseignant, en droite ligne avec le thème de cette année. Après le discours officiel d’ouverture, des attestations de reconnaissance ont été remises à certains enseignants et enseignantes méritants, pour services rendus à l’école. Le clou de la journée a été la conférence-débat sur le thème international de cette année 2026 : «Aux côtés du personnel enseignant : 60 ans à protéger la profession, promouvoir la condition enseignante et façonner nos futurs». La conférence a été brillamment animée par M. Mohamed Ag Mahmoud, enseignant-chercheur. Le conférencier a développé le thème en trois dimensions essentielles : symbolique (valoriser et respecter l’enseignant), professionnelle (former et soutenir l’enseignant) et matérielle (assurer un salaire digne et des conditions décentes de travail). La conférence a été suivie d’échanges fructueux avec l’assistance, permettant de contextualiser ce thème aux réalités du cercle de Gourma Rharous. La cérémonie s’est achevée dans une atmosphère de convivialité et d’espoir, avec l’engagement ferme de toutes les parties de faire de l’école un pilier du développement du cercle de Gourma Rharous. MG/CMT (AMAP)

Journée de l’Alphabétisation : le Mali réaffirme son engagement en faveur de l’éducation non formelle

Bamako, 17 septembre (AMAP) Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé jeudi à Bamako la cérémonie de lancement de l’édition 2026 de la Journée internationale de l’Alphabétisation, placée sous le thème national «Alphabétisation pour une Année de l’Éducation et de la Culture réussie», a constaté l’AMAP. À cette occasion, le Chef du gouvernement a réaffirmé la volonté des autorités de poursuivre et d’intensifier les actions en faveur du développement de l’éducation non formelle, du renforcement des capacités des éducateurs, de la scolarisation des filles et de l’amélioration de l’accès aux infrastructures et aux outils éducatifs. Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, a souligné l’importance de l’alphabétisation comme levier d’autonomisation et d’insertion socioéconomique. Il a notamment indiqué que 6.333 apprenants, dont 2.649 filles, sont encadrés dans 426 Centres d’Éducation pour le Développement (CED). Quatre Centres d’Apprentissage Féminin (CAFé) accueillent par ailleurs environ 540 apprenantes. Le Centre d’Éducation pour l’Intégration (CEI) de Benèna a, pour sa part, formé 54 jeunes en 2026 dans différents métiers, selon le ministre. Le représentant par intérim du Bureau de l’UNESCO au Mali a salué les efforts du Gouvernement dans la promotion des langues maliennes et réaffirmé l’engagement de l’Organisation à accompagner le Mali dans le renforcement des capacités, la mobilisation des ressources et la mise en œuvre de solutions adaptées aux réalités nationales. Le Premier ministre a appelé les acteurs de l’éducation à dresser un diagnostic complet des défis de l’alphabétisation et à renforcer les actions permettant d’élargir l’accès au savoir. KD/CMT (AMAP)

Journée internationale de la jeunesse : les jeunes du Mali appelés à s’engager davantage pour la paix

Bamako, 12 août (AMAP)– La Semaine nationale de la jeunesse (SENAJE) 2026 a été officiellement lancée mercredi à Bamako, à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, avec un appel à renforcer l’engagement des jeunes en faveur de la paix, de la sécurité, de la cohésion sociale et du développement. Placée sous le thème «Jeunesse, Paix et Sécurité : prévenir la désinformation, lutter contre la radicalisation et promouvoir la paix», la SENAJE se déroule du 11 au 15 août à Bamako et dans les 19 régions du Mali. Elle vise à mobiliser les jeunes autour des valeurs de citoyenneté, de civisme et de responsabilité. Présidant la cérémonie de lancement, le ministre d’État, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de Corps d’Armée Ismaël Wagué, a salué l’engagement d’une jeunesse malienne «responsable», «engagée» et «patriotique». Il a relevé que l’emploi, le travail et les opportunités d’autonomisation demeurent au cœur des préoccupations des jeunes. «La jeunesse a un rôle extrêmement important dans la construction de la nation, dans l’avenir du pays et dans le socle actuel que nous sommes en train de mettre en place», a-t-il déclaré. Le président du Conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ-Mali), Sory Ibrahim Cissé, a présenté trois axes d’action pour renforcer la contribution des jeunes à la consolidation de la paix : la vigilance citoyenne et l’éducation aux médias, la gouvernance inclusive de la paix et l’autonomisation socio-économique. Le CNJ-Mali entend ainsi outiller les jeunes pour lutter contre les discours de haine sur les plateformes numériques, renforcer leur participation aux mécanismes locaux de prévention et de gestion des conflits et faciliter leur accès à l’emploi, à la formation et à l’entrepreneuriat. «Il nous incombe donc de préserver cet héritage de sagesse en disant non à l’endoctrinement, non à la violence, non au terrorisme, non à l’amalgame NTÉ N’TA LA ! et oui au Dambé, au Maaya et à la fraternité», a déclaré Sory Ibrahim Cissé. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a invité les jeunes à saisir les opportunités de formation, de rencontre et d’engagement offertes au cours de la semaine, tout en soulignant leur rôle dans le renforcement de la cohésion entre les communautés. Au programme figurent notamment une caravane de sensibilisation «Ntè Nta La», des panels sur la création d’emplois dans le secteur agricole et l’Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité, des ateliers de formation, des activités culturelles et sportives, un forum sur la diaspora et l’immigration, ainsi qu’une campagne nationale de don volontaire de sang en soutien aux Forces armées maliennes. La SENAJE permettra également d’identifier et de documenter les priorités et recommandations des jeunes dans les différentes régions, en vue de leur consolidation dans un rapport national de la jeunesse. Instituée au Mali depuis 2000, la célébration de la Journée internationale de la jeunesse offre chaque année un cadre de mobilisation autour de la participation des jeunes au développement et de leur engagement citoyen. La date du 12 août a été proclamée Journée internationale de la jeunesse par l’Assemblée générale des Nations unies en 1999. OS/CMT (AMAP)