Bafoulabé : la lutte contre le mariage d’enfants au cœur de la Journée de la fille

Bafoulabé, 14 octobre (AMAP) Le cercle de Bafoulabé a célébré, mercredi, la 15ᵉ édition de la Journée internationale de la fille (JIFi), consacrée à la lutte contre le mariage d’enfants et à la promotion des droits des filles. La cérémonie s’inscrit dans le cadre du Projet de promotion des initiatives communautaires et de plaidoyer en faveur de l’abandon des mutilations génitales féminines et de l’excision (MGF/E) au Mali d’ici à 2030, a constaté l’AMAP Placée sous le thème national «Investir dans l’éducation et la culture pour une meilleure sensibilisation sur les conséquences du mariage d’enfants et la promotion des droits de la fille», la journée a réuni les autorités administratives, les élus locaux, les leaders traditionnels et les organisations de jeunesse. Dans le cercle de Bafoulabé, région de Kayes, la prévalence du mariage précoce dépasse 55%. À cette occasion, Fatoumata Diakité, 16 ans, élève en 11ᵉ année Sciences sociales au lycée de Bafoulabé, a participé à l’initiative « Girl Take Over », qui consiste à confier symboliquement des responsabilités à une jeune fille. Elle a ainsi occupé les fonctions de préfète du cercle et été informée de la situation des logements sociaux par le préfet adjoint, Sékou Moussa Traoré. Une conférence-débat présidée par le préfet, Siaka Souleymane Sanogo, et animée par le chef du Service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Karim Keita, a également porté sur les mutilations génitales féminines et les mariages précoces. Les échanges ont impliqué des chefs coutumiers et des élus des communes de Oualia, Gounfan et Niambia. Le maire de Gounfan, Dioncounda Sissoko, a salué le partenariat avec l’ONG Plan International. Son représentant, Amadou Guindo, a appelé à renforcer la sensibilisation sur les conséquences du mariage d’enfants. Le préfet Siaka Souleymane Sanogo a, pour sa part, insisté sur le décrochage scolaire lié aux unions précoces et appelé les élus, les services techniques et les chefs religieux à se mobiliser pour la scolarisation et l’autonomisation des filles. La journée devait s’achever par un match de football entre deux groupements de jeunes filles de Bafoulabé. BM/CMT (AMAP)
Journée internationale de la jeunesse : les jeunes du Mali appelés à s’engager davantage pour la paix

Bamako, 12 août (AMAP)– La Semaine nationale de la jeunesse (SENAJE) 2026 a été officiellement lancée mercredi à Bamako, à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, avec un appel à renforcer l’engagement des jeunes en faveur de la paix, de la sécurité, de la cohésion sociale et du développement. Placée sous le thème «Jeunesse, Paix et Sécurité : prévenir la désinformation, lutter contre la radicalisation et promouvoir la paix», la SENAJE se déroule du 11 au 15 août à Bamako et dans les 19 régions du Mali. Elle vise à mobiliser les jeunes autour des valeurs de citoyenneté, de civisme et de responsabilité. Présidant la cérémonie de lancement, le ministre d’État, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de Corps d’Armée Ismaël Wagué, a salué l’engagement d’une jeunesse malienne «responsable», «engagée» et «patriotique». Il a relevé que l’emploi, le travail et les opportunités d’autonomisation demeurent au cœur des préoccupations des jeunes. «La jeunesse a un rôle extrêmement important dans la construction de la nation, dans l’avenir du pays et dans le socle actuel que nous sommes en train de mettre en place», a-t-il déclaré. Le président du Conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ-Mali), Sory Ibrahim Cissé, a présenté trois axes d’action pour renforcer la contribution des jeunes à la consolidation de la paix : la vigilance citoyenne et l’éducation aux médias, la gouvernance inclusive de la paix et l’autonomisation socio-économique. Le CNJ-Mali entend ainsi outiller les jeunes pour lutter contre les discours de haine sur les plateformes numériques, renforcer leur participation aux mécanismes locaux de prévention et de gestion des conflits et faciliter leur accès à l’emploi, à la formation et à l’entrepreneuriat. «Il nous incombe donc de préserver cet héritage de sagesse en disant non à l’endoctrinement, non à la violence, non au terrorisme, non à l’amalgame NTÉ N’TA LA ! et oui au Dambé, au Maaya et à la fraternité», a déclaré Sory Ibrahim Cissé. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a invité les jeunes à saisir les opportunités de formation, de rencontre et d’engagement offertes au cours de la semaine, tout en soulignant leur rôle dans le renforcement de la cohésion entre les communautés. Au programme figurent notamment une caravane de sensibilisation «Ntè Nta La», des panels sur la création d’emplois dans le secteur agricole et l’Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité, des ateliers de formation, des activités culturelles et sportives, un forum sur la diaspora et l’immigration, ainsi qu’une campagne nationale de don volontaire de sang en soutien aux Forces armées maliennes. La SENAJE permettra également d’identifier et de documenter les priorités et recommandations des jeunes dans les différentes régions, en vue de leur consolidation dans un rapport national de la jeunesse. Instituée au Mali depuis 2000, la célébration de la Journée internationale de la jeunesse offre chaque année un cadre de mobilisation autour de la participation des jeunes au développement et de leur engagement citoyen. La date du 12 août a été proclamée Journée internationale de la jeunesse par l’Assemblée générale des Nations unies en 1999. OS/CMT (AMAP)

