Kangaba : 12 d’enseignants formés au dépistage des troubles visuels chez les enfants en milieu scolaire

Kangaba, 10 octobre (AMAP) Une douzaine d’enseignants de Kangaba, dont huit du milieu rural et six du milieu urbain, ont été formés au dépistage des troubles visuels et à la prise en charge de l’acuité visuelle chez les enfants en milieu scolaire. L’atelier s’est tenu le vendredi 9 octobre 2026 au Centre de santé de référence (CSREF) de Kangaba, dans le cadre du projet «Santé oculaire inclusive» de Sightsavers, a constaté l’AMAP. Présidée par le médecin-chef du CSREF, Dr Moussa Sougané, la formation visait à renforcer les capacités des enseignants en matière de dépistage précoce des troubles de la réfraction et d’orientation des élèves vers les services de santé appropriés. Les enquêtes menées au Mali en 2023 et 2024 dans les régions de Ségou, Sikasso et Koulikoro ont mis en évidence des problèmes de santé oculaire. Chez les enfants, les troubles de la réfraction peuvent affecter l’apprentissage, la participation en classe et les performances scolaires. Un dépistage précoce permet de limiter les retards scolaires, l’amblyopie et d’autres complications évitables. Animée par l’assistant médical Zancouma Samaké, la formation a porté sur trois modules : la définition des concepts de base en santé oculaire, la mesure de l’acuité visuelle et les procédures de référence. Les participants ont notamment appris à utiliser l’échelle optométrique décimale pour mesurer l’acuité visuelle de loin, interpréter les résultats et orienter les élèves présentant des signes de troubles visuels. Ils ont également été formés au renseignement des outils de collecte et de remontée des données issues des écoles. À l’issue de l’atelier, les participants ont formulé une recommandation en faveur de la pérennisation de cette activité dans les établissements scolaires. Chacun a reçu une échelle optométrique décimale. SD/CMT (AMAP)

Gourma Rharous : les enseignants fêtent le 5 octobre 

Les branches locales des syndicats de l’éducation et l’administration scolaire du cercle de Gourma Rharous ont célébré le lundi 5 octobre, la Journée internationale de l’enseignant, conformément à la tradition instituée par l’UNESCO, a cobstaté l’AMAP. La cérémonie officielle de célébration s’est tenue dans la salle de conférences de la mairie de Rharous, sous la présidence du capitaine Ousmane Coulibaly, sous-préfet central, représentant le préfet du cercle. À ses côtés, il y avait M. Souleymane Aguissa Maïga, 2e adjoint au maire de la commune de Rharous, et M. Mahamadou Yacouba Maïga, directeur de l’académie d’enseignement. La cérémonie a également enregistré la présence des autorités scolaires, des représentants locaux des syndicats de l’éducation, des différents partenaires de l’école, notamment l’ONG ADRA/MALI, et d’un important parterre d’enseignantes et d’enseignants. Trois interventions clés ont marqué la cérémonie. La première a été le mot de bienvenue du représentant du maire. Dans son propos, il a salué le courage et l’abnégation du corps enseignant, dans un contexte particulièrement difficile, singulièrement celui de Gourma Rharous. À sa suite, le porte-parole des syndicats, M..Ibrahim H. Traoré, dans une intervention forte, a rappelé les doléances du secteur, à savoir : l’amélioration des conditions de vie et de travail, la sécurité des enseignants et la revalorisation de la fonction enseignante. Dans son discours d’ouverture, le Capitaine Ousmane Coulibaly, au nom du préfet, a rendu un hommage appuyé aux enseignants. Il a ensuite réaffirmé l’engagement de l’administration à soutenir le personnel enseignant, en droite ligne avec le thème de cette année. Après le discours officiel d’ouverture, des attestations de reconnaissance ont été remises à certains enseignants et enseignantes méritants, pour services rendus à l’école. Le clou de la journée a été la conférence-débat sur le thème international de cette année 2026 : «Aux côtés du personnel enseignant : 60 ans à protéger la profession, promouvoir la condition enseignante et façonner nos futurs». La conférence a été brillamment animée par M. Mohamed Ag Mahmoud, enseignant-chercheur. Le conférencier a développé le thème en trois dimensions essentielles : symbolique (valoriser et respecter l’enseignant), professionnelle (former et soutenir l’enseignant) et matérielle (assurer un salaire digne et des conditions décentes de travail). La conférence a été suivie d’échanges fructueux avec l’assistance, permettant de contextualiser ce thème aux réalités du cercle de Gourma Rharous. La cérémonie s’est achevée dans une atmosphère de convivialité et d’espoir, avec l’engagement ferme de toutes les parties de faire de l’école un pilier du développement du cercle de Gourma Rharous. MG/CMT (AMAP)

Diamou : la rentrée scolaire marquée par un déficit d’enseignants

Diamou, 1er octobre (AMAP) La rentrée scolaire 2026-2027 est effective dans le cercle de Diamou, mais elle débute dans plusieurs établissements avec un déficit important d’enseignants, notamment à l’École fondamentale Théodore Diawara, a constaté l’AMAP. Au premier cycle de cet établissement, qui compte plus de 700 élèves de la première à la sixième année, seuls trois enseignants sont actuellement disponibles. Au second cycle, 280 élèves sont encadrés par un nombre très limité d’enseignants. Le directeur, qui assure notamment les cours de mathématiques et de physique-chimie, se retrouve pratiquement seul pour assurer les enseignements. Le constat a été fait jeudi lors d’une tournée conduite par le préfet du cercle de Diamou, Mamadou Coulibaly, accompagné du maire de la commune, des membres du Comité de gestion scolaire (CGS), de l’Association des mères d’élèves et de plusieurs parents. La délégation s’est rendue à l’École fondamentale Théodore Diawara, aux premier et second cycles, au groupe scolaire Yaya Sissoko, ainsi qu’à Kakoulou, dans la commune de Logo, pour constater l’effectivité de la rentrée et recueillir les préoccupations des acteurs de l’école. Le directeur du premier cycle et directeur coordinateur, Sidy Traoré, et le président du CGS, Abdoulaye Konaté, ont souligné la persistance du déficit d’enseignants, déjà constaté l’année précédente. Le Centre d’animation pédagogique (CAP) avait alors affecté des élèves-maîtres stagiaires pour renforcer l’encadrement. Le CGS a également évoqué les difficultés rencontrées par des élèves venant des villages environnants. Certains traversent le fleuve et parcourent jusqu’à sept kilomètres à pied pour rejoindre l’école. La mise en place d’une cantine scolaire a été proposée pour améliorer leurs conditions d’apprentissage. Au terme de la tournée, le préfet a déclaré la rentrée effective dans l’ensemble du cercle. Il a salué les enseignants, les parents d’élèves et les partenaires de l’école pour les résultats obtenus au cours de l’année précédente et appelé les parents à renforcer leur accompagnement des enseignants. Il a rappelé que l’année scolaire 2026-2027 est placée sous le signe de la culture et de l’éducation et invité les acteurs à « jouer leur partition » pour son bon déroulement. Une leçon modèle sur la «sécurité sanitaire sanitaire des aliments en milieu scolaire» a également marqué cette rentrée à l’École fondamentale Théodore Diawara. L’activité vise à sensibiliser les élèves aux bonnes pratiques en matière de sécurité et de consommation des aliments en milieu scolaire. ATB/CMT (AMAP)