Koulikoro : les collectivités recommandent une meilleure prise en compte de Mali Kura

Koulikoro, 6 octobre (AMAP) Les participants aux concertations régionales du Haut  onseil des collectivités (HCC), tenues mardi à Koulikoro, ont recommandé une meilleure implication des collectivités territoriales dans la mise en œuvre et l’évaluation de la vision «Mali Kura». Ils ont également préconisé la prise en compte de cette vision dans les Plans de développement économique, social et culturel (PDESC), en fonction des potentialités de chaque collectivité, a constaté l’AMAP. Ils ont demandé la mise à disposition des collectivités des ressources financières nécessaires à l’organisation des biennales sportive et artistique et culturelle, ainsi que la création d’un cadre de communication pour vulgariser la vision Mali Kura. Le partage des documents de l’atelier avec l’ensemble des participants figure également parmi les recommandations. Présidée par le 2ème vice-président du HCC, Amadou Kisso Cissé, la rencontre a permis de restituer les travaux de la session ordinaire de mai 2026 et les activités de l’intersession. «Cet exercice revêt un caractère de redevabilité, démocratique et républicain», a expliqué M. Cissé. Il a souligné que les collectivités territoriales ont un rôle important à jouer dans la refondation du pays. «Pour ce qui est de l’appropriation de la Vision du Mali à l’horizon 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033, le Haut  onseil des collectivités, conformément à l’une de ses prérogatives, ne peut rester en marge de cette démarche0», a-t-il déclaré. Les travaux ont également porté sur la présentation des textes soumis au HCC par le Gouvernement et sur la Vision du Mali à l’horizon 2063 et la SNEDD 2024-2033. Le vice-président du HCC a appelé à des échanges francs et à une meilleure appropriation de ces cadres de développement, tout en réitérant l’appel à «l’Union sacrée» des collectivités territoriales pour soutenir les démarches engagées par les autorités. Le 2ème vice-président du Conseil régional de Koulikoro, Adama Fomba, a salué ces concertations, qu’il a qualifiées de cadre de «dialogue, de redevabilité et de rapprochement entre les institutions et les territoires ». Il a réaffirmé la disponibilité du Conseil régional à travailler avec l’État, le HCC et les autres acteurs pour renforcer la gouvernance territoriale et faire de la décentralisation un levier de développement. ALD/CMT (AMAP)

Dioïla : 122 millions de FCFA du Fonds minier destinés aux collectivités

Dioïla, 6 octobre (AMAP) Les collectivités territoriales de la région de Dioïla bénéficieront de 122 millions de FCFA au titre du Fonds minier, a annoncé mardi le gouverneur de la région, le Général de division Kèba Sangaré. L’annonce a été faite lors d’une rencontre avec les maires des 23 communes de la région, les responsables des structures financières de l’État et les administrateurs civils. Selon le chef de l’exécutif régional, ces ressources, mises à la disposition des collectivités par les autorités du pays, serviront notamment à la réalisation d’infrastructures scolaires, à l’acquisition d’équipements et à d’autres projets de développement destinés à améliorer les conditions de vie des populations. Le Général de division Kèba Sangaré a également confirmé la mise en place de comités de suivi aux niveaux communal, cercle et régional pour assurer le suivi de l’utilisation des fonds. Les responsables des structures financières ont, de leur côté, rappelé aux maires les conditions préalables à remplir pour accéder aux ressources. Il s’agit de propositions des projets prioritaires en tenant compte des besoins et des préoccupations des populations. Le gouverneur a invité les maires à accélérer l’élaboration de leurs projets afin qu’aucune collectivité ne perde le bénéfice de ce financement en raison de retards dans la préparation des dossiers. DG/CMT (AMAP)

Mali : 423 milliards de FCFA transférés aux collectivités en 2025

Bamako, 17 septembre 2026 (AMAP)– L’État a transféré 423 milliards de FCFA aux collectivités territoriales au titre de l’exercice 2025, soit environ 17% de ses ressources, a indiqué ce jeudi le directeur général des Collectivités territoriales, Abdrhamane Cissé, a constaté l’AMAP. Il s’exprimait lors de la première session ordinaire 2026 du Comité technique des transferts de compétences et de ressources de l’État aux collectivités territoriales, tenue au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD). Ces transferts financent notamment l’exercice des compétences transférées dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Ils sont complétés par plus de 20 milliards de FCFA de ressources conditionnées, 18 milliards de FCFA provenant du Fonds minier de développement et les ressources propres des collectivités, estimées entre 50 et 60 milliards de FCFA par an. La session a porté sur l’examen des projets de décrets précisant les compétences transférées aux collectivités, à la suite de la suppression des Conseils cercle et des six communes du District de Bamako. Le Comité a également examiné et validé le rapport annuel sur les transferts de compétences et de ressources. «À ce jour, nous avons 21 domaines qui ont été transférés aux collectivités territoriales», a précisé M. Cissé. La réforme de l’administration territoriale, qui retient deux niveaux de collectivités, nécessite désormais une répartition des compétences entre les communes et les régions. Six décrets ont déjà été adoptés dans ce cadre, notamment dans les domaines de l’assainissement, des ressources halieutiques et forestières, du commerce et de l’industrie. Selon le conseiller technique au MATD, Abdoulaye Mahamane, les Cellules d’appui à la décentralisation et à la déconcentration (CADD) ont, pour leur part, élaboré 22 avant-projets de décret, dont celui relatif au transfert des compétences en matière d’énergie. OS/CMT (AMAP)