Rentrée scolaire 2026-2027 : des ministres donnent le coup d’envoi à Daoudabougou

Bamako, 1er octobre (AMAP) Les cours ont officiellement repris jeudi 1er octobre sur l’ensemble du territoire national, au titre de l’année scolaire 2026-2027. À Bamako, les ministres chargés de l’Urbanisme, de l’Énergie et de l’Environnement ont marqué cette rentrée à l’École fondamentale publique de Daoudabougou Site 2, où ils ont assisté à plusieurs activités, a constaté l’AMAP. La cérémonie a débuté par la montée des couleurs et l’exécution de l’hymne national, suivies d’une visite des salles de classe. Les membres du gouvernement ont ensuite assisté à la leçon modèle consacrée à la sécurité sanitaire des aliments en milieu scolaire, avant de procéder à une plantation d’arbres dans la cour de l’établissement, dans le cadre de la campagne nationale de reboisement. Dans une déclaration à la presse, la ministre de l’Environnement a souligné l’importance du thème de la leçon modèle. «Chacun doit s’y mettre pour aider ses enfants à aller vers un avenir meilleur. Car avec la santé, les enfants peuvent apprendre plus facilement», a déclaré Mme Doumbia Mariam Tangara. Elle a indiqué que la plantation d’arbres vise notamment à sensibiliser les élèves à la protection de l’environnement et à la citoyenneté. Elle a appelé à l’engagement de l’ensemble des acteurs de l’éducation. Le directeur de l’école a salué le retour des élèves et appelé les parents à s’informer suffisamment tôt sur la situation scolaire de leurs enfants afin de faciliter la rentrée. Élève en 8e année, Mariam Sylla s’est réjouie de la présence des ministres et a assuré avoir bien suivi la leçon modèle. Elle a souhaité que l’État réunisse les conditions nécessaires à une bonne éducation des enfants du Mali. BT/CMT (AMAP)

Koulikoro : validation du document consensuel pour la création et l’ouverture des écoles

Koulikoro, 28 août 2026 (AMAP) La Commission technique chargée de l’élaboration du document consensuel relatif à la création et à l’ouverture des établissements scolaires dans la Région de Koulikoro et le District de Bamako a validé, vendredi, le document devant servir de base à l’élaboration de la carte scolaire des deux circonscriptions. Les travaux se sont déroulés sous la présidence du ouverneur de la Région de Koulikoro, le Colonel El Hadj Lamine Kapory Sanogo. Le document vise à mieux planifier la création et l’ouverture de nouveaux établissements scolaires en fonction des besoins réels des différentes zones. Il prend en compte les données collectées et consolidées auprès des structures concernées, ainsi que les projections des besoins et l’analyse des disparités en matière d’infrastructures scolaires. La Commission technique regroupe notamment les services techniques régionaux de Koulikoro, la Cellule de planification et de statistique du secteur de l’Éducation (CPS/SE), les Directions nationales de l’Enseignement secondaire général, de l’Enseignement fondamental et de l’Enseignement technique et professionnel, ainsi que les Académies d’enseignement des rives gauche et droite de Bamako. Le processus d’élaboration du document, engagé depuis trois ans, a débuté par la validation des termes de référence, suivie de la collecte et de la consolidation des données, de la projection des besoins en établissements scolaires et de l’analyse des disparités entre les différentes zones. Après examen et échanges, les membres de la Commission ont adopté le document par consensus. Ils ont ensuite procédé à son paraphe, marquant leur adhésion à son contenu. La validation de ce document constitue une étape préalable à l’élaboration de la carte scolaire de la Région de Koulikoro et du District de Bamako. ALD/CMT (AMAP)

Trajet Koutiala – Bamako : les préoccupations quotidiennes au cœur d’un périple de sept heures

Bamako, 24 août (AMAP) Parti avec plus d’une heure de retard de l’autogare de Sinsina, à Koutiala, un bus à destination de Bamako a mis environ sept heures pour rallier la capitale, dimanche, dans un voyage marqué par la fatigue, l’état de certains tronçons routiers et les préoccupations des passagers sur le coût du transport et l’hivernage. Prévu à 6 heures, le départ n’a finalement eu lieu qu’une heure plus tard, sans explication précise fournie aux voyageurs. À bord, toutes les places étaient occupées. Quelques minutes après le départ, la musique de l’artiste Doussou Ballo accompagne les passagers, tandis que les discussions s’installent. Parmi les voyageurs, une jeune mariée se rend à Bamako pour rejoindre son époux, deux semaines après son mariage. À la sortie de Koutiala, le paysage change progressivement. Des femmes circulent à vélo, transportant des fagots de bois de chauffage. Les discussions portent notamment sur l’hivernage et le coût de la vie. Plusieurs passagers s’inquiètent de l’insuffisance des pluies dans certaines zones agricoles. Le prix du transport alimente également les échanges. «Le carburant est maintenant disponible, mais les frais de transport restent inchangés. Bamako-Koutiala fait 8 000 FCFA, ce qui est trop», estime un passager. Les voyageurs évoquent aussi la situation sécuritaire sur les axes routiers, qu’ils jugent globalement plus rassurante. Au poste de contrôle de Ségou, ils présentent leurs pièces d’identité avant de poursuivre leur trajet. De part et d’autre de la route, quelques champs cultivés apparaissent, mais le manque de pluie reste visible. L’état parfois dégradé de la chaussée oblige le chauffeur à réduire la vitesse sur certains tronçons. À 11 heures, une halte permet aux passagers de se restaurer et de satisfaire quelques besoins avant de reprendre la route. La fatigue se fait davantage sentir à l’approche de Bamako. Certains voyageurs somnolent, tandis que d’autres poursuivent leurs discussions. Le bus arrive finalement à Bamako aux environs de 14 heures, après près de sept heures de trajet depuis Koutiala. MMD/CMT (AMAP)