Coordination des fréquences : Les pays de l’AES de signent un accord pour l’intégration numérique régionale
Bamako, 21 nov (AMAP) Les membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont signé, vendredi, à Ouagadougou, au Burkina Faso, un accord de coordination des fréquences destiné à « renforcer l’harmonisation des politiques numériques régionales », a appris l’AMAP de source officielle. Selon les services du ministère malien de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, cette signature à laquelle a pris part le ministre Alhamdou AG Ilyène, est intervenue en marge de la 20ᵉ édition de la Semaine du numérique du Burkina Faso, Cet accord, fruit de plusieurs mois de travaux techniques, prévoit notamment « l’harmonisation des paramètres et des procédures de coordination des fréquences, la mise en place de mécanismes d’échange d’informations entre les régulateurs nationaux, ainsi que l’organisation de réunions régulières pour résoudre les éventuelles interférences aux frontières. » « Ressource vitale pour les communications mobiles, la radiodiffusion, les services de sécurité et l’essor des technologies émergentes, le spectre nécessite une coordination rigoureuse pour éviter les interférences, améliorer la qualité des services et accompagner les transformations numériques en cours », indique un communiqué du ministère malien en charge de la Communication. Les ministres et les directeurs généraux des autorités de régulation ont rappelé « l’importance capitale de cet accord, destiné à garantir une gestion harmonisée et efficace du spectre radioélectrique dans les zones frontalières. : Les parties prenantes ont réaffirmé leur « volonté de traduire cet accord en actions concrètes dès les prochains mois, afin de garantir des communications fiables, modernes et sécurisées au service des populations du Sahel. » La cérémonie a enregistré la présence des ministres en charge de la Communication et du Numérique du Mali, du Niger, du Burkina Faso, ainsi que du Ghana, invité d’honneur, aux côtés d’experts et de responsables des autorités nationales de régulation. Par ailleurs, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou AG Ilyène, a pris mardi 18 novembre 2025, dans la capitale burkinabè, à l’ouverture officielle de la 20ᵉ édition de la Semaine du numérique du Burkina Faso. Invité spécial aux côtés du Niger et du Ghana, invité d’honneur, le ministre était accompagné d’une forte délégation composée des principales structures de son département, ainsi que de représentants du secteur privé malien, témoignant de l’engagement du Mali à renforcer la coopération technologique et l’intégration numérique au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). À travers cette participation, le Mali réaffirme « son attachement à une transformation digitale souveraine, adaptée aux réalités du Sahel et à la dynamique d’intégration portée par les plus hautes autorités de nos États. » La cérémonie présidée par le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, a également enregistré la présence du ministre nigérien en charge du Numérique. Ce qui marque la volonté des trois pays de l’AES de consolider une vision partagée : faire du numérique et de l’intelligence artificielle des leviers de transformation, de souveraineté technologique et de développement socio-économique. MMD/MD (AMAP) ‘’’ ‘’/ / Coordination des fréquences : Les pays de l’AES de signent un accord pour l’intégration numérique régionale Bamako, 21 nov (AMAP) Les membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont signé, vendredi, à Ouagadougou, au Burkina Faso, un accord de coordination des fréquences destiné à « renforcer l’harmonisation des politiques numériques régionales », a appris l’AMAP de source officielle. Selon les services du ministère malien de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, cette signature à laquelle a pris part le ministre Alhamdou AG Ilyène, est intervenue en marge de la 20ᵉ édition de la Semaine du numérique du Burkina Faso, Cet accord, fruit de plusieurs mois de travaux techniques, prévoit notamment « l’harmonisation des paramètres et des procédures de coordination des fréquences, la mise en place de mécanismes d’échange d’informations entre les régulateurs nationaux, ainsi que l’organisation de réunions régulières pour résoudre les éventuelles interférences aux frontières. » « Ressource vitale pour les communications mobiles, la radiodiffusion, les services de sécurité et l’essor des technologies émergentes, le spectre nécessite une coordination rigoureuse pour éviter les interférences, améliorer la qualité des services et accompagner les transformations numériques en cours », indique un communiqué du ministère malien en charge de la Communication. Les ministres et les directeurs généraux des autorités de régulation ont rappelé « l’importance capitale de cet accord, destiné à garantir une gestion harmonisée et efficace du spectre radioélectrique dans les zones frontalières. : Les parties prenantes ont réaffirmé leur « volonté de traduire cet accord en actions concrètes dès les prochains mois, afin de garantir des communications fiables, modernes et sécurisées au service des populations du Sahel. » La cérémonie a enregistré la présence des ministres en charge de la Communication et du Numérique du Mali, du Niger, du Burkina Faso, ainsi que du Ghana, invité d’honneur, aux côtés d’experts et de responsables des autorités nationales de régulation. Par ailleurs, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou AG Ilyène, a pris mardi 18 novembre 2025, dans la capitale burkinabè, à l’ouverture officielle de la 20ᵉ édition de la Semaine du numérique du Burkina Faso. Invité spécial aux côtés du Niger et du Ghana, invité d’honneur, le ministre était accompagné d’une forte délégation composée des principales structures de son département, ainsi que de représentants du secteur privé malien, témoignant de l’engagement du Mali à renforcer la coopération technologique et l’intégration numérique au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). À travers cette participation, le Mali réaffirme « son attachement à une transformation digitale souveraine, adaptée aux réalités du Sahel et à la dynamique d’intégration portée par les plus hautes autorités
Le PCA d’Orange Mali chez le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga reçoit
Bamako, 18 nov (AMAP) Le Président du conseil d’administration (PCA) d’Orange Mali, Brelotte Bâ, qui a pris fonction en août 2025, a rendu une visite de courtoisie, lundi, au Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, ce lundi 17 novembre 2025, afin de recueillir ses conseils et orientations, rapportent les services de communication de la Primature. M. Bâ, qui était accompagné de la Direction d’Orange Mali, a remercié les autorités de la Transition pour leur appui à l‘entreprise dans le cadre de sa mission d’opérateur de télécommunications, notamment pour le soutien apporté à la facilité de son déploiement et à sa sécurisation. Le PCA s’est réjoui du travail de son équipe-pays « pour la bonne mise en œuvre de la politique de responsabilité sociale au Mali, notamment à travers l’accompagnement et le mécénat. » Il a présenté au Chef du gouvernement le projet du nouveau siège d’Orange, un investissement de 30 milliards de Fcfa. Pour conclure, le PCA d’Orange a réitéré son engagement auprès des autorités de la Transition et sa volonté de continuer à servir ses clients. Le Premier ministre a accueilli favorablement cette visite, « remplie de symboles. » Il a félicité l’équipe-pays d’Orange pour sa disponibilité et a félicité le PCA pour le projet de siège qui, a-t-il ajouté, « offrira un meilleur cadre de travail aux compatriotes employés chez Orange. » OS/MD (AMAP)
Tenenkou (Centre) : Tenenkou (Centre) : Starlink comme alternative à la panne de réseau mobile
Tenenkou, 3 nov (AMAP) Plusieurs jeunes opérateurs économiques de la ville de Tenenkou, dans la région de Mopti, au Centre du Mali, ont installé de nombreuses antennes Starlink, communément appelées Wifi satellitaire, comme alternatives et permettre aux populations de mieux utiliser les services de communication. Depuis le samedi 7 juin 2025, la ville est confrontée à une panne du groupe électrogène alimentant les installations du réseau Orange Mali. Conséquences de cette panne, les services Orange sont inaccessibles à Tenenkou. Une situation qui cause énormément de désagréments à tous les utilisateurs du réseau Orange. Pour le premier promoteur à installer une antenne Starlink, Gourdo Niangadou, cette initiative « n’a pas un but pécuniaire mais de permettre aux populations d’être en contact avec leurs proches nombreux à l’extérieur du pays. » Une fois installée, cette antenne a été une bouffée d’air pour les nombreux utilisateurs des téléphones. Face au succès et à l’impact de l’opération, plusieurs autres personnes ont emboîté le pas, en acheminant des antennes du même type à Tenenkou. Du matin au soir, les sites de connexion ne désemplissent. Pour des tarifs qui vont de 100 francs Cfa pour quelques heures à 5 000 francs Cfa par mois. Le réseau Orange est beaucoup plus utilisé par les populations, notamment à cause de son service Orange Money, principale solution de transfert monétaire pour les populations touchée, majoritairement par la perturbation. A côté, le réseau concurrent, Malitel, existe mais fonctionne de façon précaire et erratique. Le réseau Orange, premier opérateur dans la zone, dispose de beaucoup de clients et l’avènement de son service de transfert d’argent n’a fait que renforcer cette position dominante. Ici, comme partout dans le Cercle, la majorité de la population dépend des envois monétaires extérieurs qui se font surtout par Orange money. La panne du réseau en cours est très suivie par les autorités administratives. Le préfet du Cercle de Tenenkou, Mamadou Dao, dès les premières heures qui ont suivi l’arrêt du réseau, a saisi les responsables d’Orange Mopti pour dénouer la situation. Malgré les différentes tentatives, le réseau Orange n’est pas encore rétabli. A Tenenkou plus que le carburant, c’est la connexion au réseau qui préoccupe le plus les populations. Même si les prix ont flambé, le carburant est disponible au quotidien pour les populations. Par contre, les réseaux de téléphonie mobile Orange et Malitel constituent un casse-tête tout aussi quotidien pour les populations. AS/MD (AMAP)
1er Forum de l’AMRTP-Association des consommateurs : L’identification des abonnés au cœur des débats
Bamako, 29 sept (AMAP) L’Autorité malienne de régulation des télécommunications/TIC des postes (AMRTP), organise, ce jeudi à Bamako, dans ses locaux, le 1er Forum annuel AMRTP-Associations des consommateurs, sous le thème « Identification des abonnés aux services des télécommunications/TIC : Les enjeux de la protection des données à caractère personnel des citoyens », a constaté l’AMAP. « Cette rencontre témoigne de notre volonté collective d’assurer un équilibre certain dans notre secteur d’activité. Et surtout de pouvoir apporter une exploitation de tout le potentiel existant autour du secteur des télécommunications et des TIC », a déclaré le président de l’AMRTP, Saïdou Pona Sankaré. Il a ajouté « qu’il s’impose à l’AMRTP d’assurer le processus de l’identification, la prise en compte de la sécurité publique, la protection des consommateurs contre les abus et de garantir la stabilité du secteur des télécommunications conformément aux orientations du gouvernement. » « En effet, le gouvernement à travers notre département, a placé la souveraineté numérique au cœur de sa stratégie de modernisation de l’économie, en général et de l’administration, en particulier », a dit la représentante du ministre en charge de la Communication, Mme Zahra Walet Hamed Idda. Cet objectif, selon elle, ne pourrait être atteint sans « une identification fiable des abonnés, maillon essentiel pour lutter contre la criminalité et l’usurpation d’identité, protéger les citoyens en général et les consommateurs en particulier, renforcer la confiance dans l’environnement du numérique et mettre à la disposition des décideurs des statistiques fiables et des outils modernes de décision et de régulation. » Elle a, également, apprécié et salué les efforts déployés par l’AMRTP et toutes les autres structures publiques engagées dans le processus de l’identification des abonnés aux services des télécommunications/TIC au Mali. « Nous évaluons, également, les charges portées par les opérateurs pour l’aboutissement à une identification fiable. La base du développement d’un environnement numérique reste lier à une bonne identification », a -t-elle précisé. Quant au représentant des consommateurs, Makan Fofana, il a dit que le thème de la rencontre, « identification des abonnés et la protection des données personnelles », interpelle tous acteurs, décideurs, opérateurs et consommateurs. « Notre responsabilité commune de veiller à ce que ces questions soient traitées avec rigueur et transparence. A notre avis, l’identification est un impératif de sécurité et de régulation. A cet effet, elle ne doit jamais compromettre le droit fondamental des citoyens à la vie privée et à la protection de leurs données », a-t-il conclu. MMD/MD (AMAP)
Atelier de concertation pour la concrétisation de la certification et de la signature électronique
Bamako 26 août (AMAP) Un atelier de concertation sur la certification et la signature électronique s’est ouvert mardi, à Bamako, avec pour objectif de permettre aux experts « d’engager des réflexions dans le but de formuler des recommandations pour concrétiser la signature électronique », a constaté l’AMAP. « La tenue de cet atelier de concertation de la certification et de la signature électronique, traduit la volonté du gouvernement de doter notre administration d’un cadre institutionnel et réglementaire propice, en matière de certification et de signature numériques », a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances, qui a présidé l’ouverture de la rencontre. « C’est une opportunité pour recueillir vos propositions et recommandations avec des réformes engagées, plus inclusives et adaptées à nos réalités », a ajouté M. Sanou. Il a rappelé que « le Mali est résolument engagé dans un processus de transformation numérique, qui constitue l’un des piliers de la vision Mali-kura taasira 2063 et la Stratégie nationale de l’émergence et de développement durable (SNEDD) 2024-2033. » « Cette dynamique ne peut se concevoir sans la mise en place de mécanisme juridique et technologique fiable gage de la sécurité, de l’authenticité et de la confidentialité des échanges électroniques », poursuivi le ministre en charge des Finances. « Cette ambition de digitalisation de l’administration et de modernisation des services publics, inscrite dans les priorités du gouvernement, vise à rendre notre administration plus efficace, plus transparente et plus proche des citoyens », a indiqué, pour sa part, le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène. Il a ajouté : « elle permettra, entre autres, d’améliorer la confiance numérique dans les services publics et privés, de réduire les coûts et délais administratifs, de sécuriser les transactions financières et commerciales ». Le Projet de promotion de l’accès au financement , de l’entrepreneuriat et de l’emploi au Mali (PAFEEM), financé par la Banque mondiale et signé en avril 2021, traduit la volonté du gouvernement au Mali et de l’institution de financement du développement d’accompagner les réformes structurelles nécessaires pour « renforcer l’inclusion financière, soutenir l’entrepreneuriat, créer des opportunités d’emploi et promouvoir la digitalisation de l’administration publique », a souligné Mme Touré Fatoumata Coulibaly, coordinatrice du projet PAFEEM. Selon, elle, la mise en place d’un dispositif de certification et de signature électroniques constitue « un jalon essentiel de cette ambition. » « Elle vise à instaurer la sécurité, la confiance et la fiabilité dans les transactions électroniques, gage d’un écosystème numérique moderne et performant ». a-t-elle dit. MMD/MD (AMAP)
Le ministre Alhamdou Ag Ilyene : « Cette visite officielle nous a permis d’avancer sur les projets de satellites »
Envoyés spéciaux à Kazan Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Kazan, 26 juin (AMAP) Le gouvernement du Mali, dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES), entretient des discussions très avancées avec la Russie dans le domaine de la communication, plus précisément la télécommunication, a déclaré, jeudi, à Kazan, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyene, Dans le domaine stratégique de la communication satellitaire, le Mali et les autres pays de AES (Burkina Faso et Niger) ont de grandes ambitions. « Il s’agit précisément de la création d’une agence spatiale et du lancement de satellites. Les pays de l’AES sont en discussion avec la société Globe Cosmos de Russie pour pouvoir procéder à des lancements de satellites », a dit le ministre, l’un des dix membres du gouvernement qui accompagnent le président de la Transition lors de la visite officielle en Fédération de Russie. « En la matière, nous visons deux satellites essentiellement : un satellite de télécommunication qui va nous permettre de réduire les coûts de communication du téléphone, pour nos stations de radios et de télévisions, pour que nos bateaux, nos véhicules, nos avions puissent être connectés. Et avoir des frais de diffusion très réduits, une fois ces satellites acquis », a expliqué le ministre Ag Ilyene. « Le second satellite concerne la télédétection terrestre qui va se consacrer à la surveillance du territoire, notamment les frontières, l’évolution urbaine, la protection de l’environnement, de la faune, veiller sur toutes les activités susceptibles de menacer le développement du pays », a expliqué le ministre chargé de la Communication. Plusieurs missions techniques ont été effectuées en Russie cette année. Déjà en début d’année, le ministre de l’Économie et des Finances a évoqué une convention avec la partie russe sur un programme de formation de dix étudiants par an, pendant 4 ans dans les domaines spécialisés concernant les satellites. Également, un certain nombre de spécialistes y seront envoyés pour approfondir les connaissances et acquérir une certaine expertise en matière d’activité aérospatiale. La visite officielle a permis surtout d’accélérer la concrétisation de tels projets ambitieux. « Cette mission nous a permis d’avancer. Nous sommes en parfaite harmonie avec le partenaire russe. Un projet de satellite a besoin d’un temps minimal de quatre ans. Le partenaire russe nous accorde des facilités sur certains besoins satellitaires au regard de sa grande expertise dans ce domaine. Les États de l’AES comptent en tirer un grand avantage», a confié le ministre Alhamdou Ag Ilyene avec beaucoup d’espoir. AS/MD (AMAP)
Mali Digital Awards 2025 : C’est parti pour la fête du numérique au cœur du développement
Bamako, 29 mai (AMAP) La 5ᵉ édition des Mali Digital Awards (MDA) a commencé, jeudi, sous le thème : « Transformation digitale et industrialisation inclusive : Le Pari de l’Afrique », après l’ouverture officielle par le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a annoncé la Cellule de communication de la Primature. « Les Mali Digital Awards constituent un levier de développement économique, d’autonomisation des jeunes et d’insertion professionnelle dans un monde en perpétuel changement », a déclaré Ada Ouologueme, coordinatrice de l’événement. Elle a souligné que les MDA récompensent les Maliens dont l’engagement contribue à l’essor du numérique dans le pays. Pendant trois jours, des conférences, ateliers et débats exploreront des thématiques clés telles que le financement des entreprises numériques, l’intégration des jeunes femmes dans le secteur, l’intelligence artificielle appliquée à la santé, la cybersécurité et le développement web. Dans son allocution, le Premier ministre a affirmé : « Le numérique est un levier de transformation, d’inclusion et de souveraineté pour notre pays. » Il a rappelé l’engagement du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, qui, le 22 juin 2024, à Sikasso, a déclaré : « La digitalisation de l’Administration publique est un vecteur essentiel de développement et de modernisation des services publics. » Cette vision s’est concrétisée avec le lancement, le 19 juillet 2024, de la digitalisation des moyens de paiement de l’État. « Cette initiative envoie un signal fort à la jeunesse malienne, à notre diaspora et au monde : le Mali est debout, tourné vers l’avenir et prêt à jouer sa partition dans l’Afrique digitale », a ajouté le chef du gouvernement. Il a encouragé les initiateurs à transformer leurs idées en solutions concrètes. « Nous continuerons à investir dans l’infrastructure numérique, à soutenir les écosystèmes d’innovation, à renforcer les compétences digitales des jeunes et à simplifier l’environnement des affaires pour les start-up et entrepreneurs technologiques », a promis Abdoulaye Maiga. Le Premier ministre et le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration ont été distingués pour leur engagement en faveur du numérique au Mali. OS/MD (AMAP)
Devant le CNT, le Premier ministre présente un ambitieux Plan gouvernemental d’actions 2025-2026
Bamako, 19 mai (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a dévoilé, devant le Conseil national de Transition (CNT) à Bamako, le Plan d’action du gouvernement (PAG) 2025-2026, présenté vendredi puis soumis lundi à débat, jusque tard dans la nuit. « Chaque acte que nous posons sera marqué du sens des priorités et de la pleine conscience de l’urgence », a déclaré le Premier ministre, rendant hommage à la résilience du peuple malien et à l’héroïsme des Forces armées et de sécurité (FAMa). Il a réitéré sa gratitude au président Goïta pour la confiance accordée depuis sa nomination le 21 novembre 2024. Structuré autour de huit axes prioritaires définis par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, ce programme vise à consolider la refondation du Mali face à une crise multidimensionnelle. La présentation, qui a duré trente minutes, a été suivie d’une suspension de séance par le président du CNT, le général de Corps d’Armée Malick Diaw. Le PAG, inspiré des Assises nationales de la Refondation, du Dialogue inter-Maliens et de la vision « Mali Kura » pour 2063, s’articule autour de la sécurité, des réformes institutionnelles, des besoins fondamentaux, de la santé, de l’éducation, de la cohésion sociale, de la diplomatie et des élections transparentes. RESILIENCE ET LA SOUVERAINETE – Face aux menaces terroristes, le gouvernement prévoit de renforcer les FAMa avec de nouveaux équipements, la construction de camps militaires à Bougouni, Koutiala, San, Kita, Diéma et Nioro du Sahel, et le recrutement de 15 000 soldats. Un hôpital militaire à Banakoroni et un mémorial pour les héros tombés sont également programmés. « La liberté et l’indépendance ont un prix, et nous en payons un lourd tribut », a souligné M. Maïga, observant une minute de silence pour les victimes. Pour assurer la souveraineté alimentaire, le PAG ambitionne une production céréalière de 11 millions de tonnes, la distribution gratuite de 17 666 tonnes de céréales à 1,115 million de personnes vulnérables, et l’équipement de 380 exploitants agricoles. « Nous importerons 300 000 tonnes de riz et 200 000 tonnes de sucre, tout en contrôlant les prix pour juguler la cherté de la vie », a précisé le Premier ministre. Le secteur sanitaire bénéficiera de sept cliniques modulaires et d’équipements pour les centres de santé, tandis que 85 écoles et 11 lycées, dont deux d’excellence, renforceront l’éducation. Pour apaiser le climat social, le gouvernement opérationnalisera le Conseil national du dialogue social, intégrera 34 000 ex-combattants et organisera des dialogues intercommunautaires et religieux. « Ensemble, nous ferons le Malikura », a lancé M. Maïga, citant le Président Goïta. Sur le plan diplomatique, le Mali s’appuiera sur la Confédération des États du Sahel (AES) pour défendre ses intérêts, tout en valorisant les 700 milliards de Fcfa de contributions de la diaspora en 2023. Des élections transparentes seront préparées avec l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Les réformes institutionnelles incluent le Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH) et une lutte accrue contre la corruption. En conclusion, le Premier ministre a insisté sur les principes de responsabilité, de redevabilité et d’exemplarité. « Ce plan pose les bases d’un Mali souverain et uni, malgré les défis financiers et sécuritaires », a-t-il affirmé, sollicitant l’approbation du CNT. OS/MD (AMAP)
Le Premier ministre Abdoulaye Maïga detaille le Programme d’action du gouvernement
Bamako, 19 mai (AMAP) Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a présenté, devant le Conseil national de Transition (CNT) les grandes lignes du Programme d’action du gouvernement (PAG), lundi, mettant en avant des mesures concrètes pour la gestion de la dette, la relance économique, l’assainissement, la sécurité et le développement durable. Le chef du gouvernement, qui intervenant lors des débats, après la présentation du PAG vendredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a annoncé le déblocage de 2,253 milliards de Fcfa pour apurer les dettes des fournisseurs de l’État, avec un effort supplémentaire de 1,103 milliard de Fcfa en 2024. Par ailleurs, 963 milliards de Fcfa ont été mobilisés pour les dépenses du personnel de l’État, des collectivités et des établissements publics, tandis que 194 milliards de Fcfa et 114 milliards de Fcfa ont été alloués, respectivement, aux dettes extérieure et intérieure. Un programme spécial, lancé en octobre 2024, en partenariat avec les sociétés minières, a permis d’injecter 402 milliards de Fcfa dans l’économie nationale, à travers le paiement de mandats aux fournisseurs. Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie de mobilisation accrue des ressources intérieures et de réduction du déficit budgétaire, malgré les sanctions économiques de 2022 et le resserrement monétaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) depuis 2023. Le Premier ministre a confirmé la mise en place de l’Agence du bassin du fleuve Niger, créée par l’ordonnance n°02-049 du 29 mars 2022, pour assurer le draguage ciblé du fleuve et lutter contre la pollution. Concernant la restitution des espaces verts, un cadre juridique rigoureux, appuyé par la loi n°10-028 du 12 juillet 2010 et la loi n°2021-032 du 24 mai 2021, encadre leur protection et leur classification. Des actions d’identification et d’immatriculation des espaces verts sont en cours pour garantir leur restitution aux citoyens. À l’approche de la fête de Tabaski, prévue le 7 juin 2025, le gouvernement, via les ministères chargés du Développement rural et de la Pêche, organisera des ventes promotionnelles de béliers dans plusieurs régions et à Bamako. Avec un objectif de 34 150 béliers contre 31 000 en 2024, cette opération vise à réguler les prix, lutter contre la spéculation et garantir des revenus aux éleveurs. Sur le plan sécuritaire, le Premier ministre a évoqué des initiatives comme le Comité consultatif de sécurité et la police de proximité renforcent le lien entre les populations et les forces de défense. En matière de dialogue social, le gouvernement a honoré ses engagements avec les syndicats, notamment en payant 5,821 milliards de FCFA de droits de travail pour certaines entreprises d’État et en négociant le règlement de 18,395 milliards de Fcfa pour d’autres sociétés. Le gouvernement prévoit le démarrage des travaux du pont métallique provisoire de -Woyowayanko le 5 juin 2025, avec une ouverture au trafic fin août 2025. Concernant le transport fluvial, des projets comme le bateau-bus et la relance du transport Bamako-Koulikoro sont en cours. Pour la mobilité urbaine à Bamako, des études sont lancées pour l’acquisition d’un tramway et de bus modernes. Pour 2026, la relance économique repose sur le soutien aux entreprises, la création d’emplois via le Fonds de garantie du secteur privé et la mise en œuvre de la vision « État-stratège ». En matière d’assainissement, des campagnes de sensibilisation, le curage des caniveaux et l’augmentation des effectifs de la voirie (400 manœuvres et 250 agents) sont prévus à Bamako. Une usine de transformation des déchets, capable de traiter 1 400 tonnes par jour et de produire 40 MW d’énergie, est également à l’étude. Le gouvernement a mis en place un dispositif d’assistance pour le rapatriement des Maliens en détresse, en partenariat avec l’Organisation internationale des migrations (OIM). Des campagnes de sensibilisation contre la migration irrégulière et la création de la Maison du Malien de l’extérieur en 2018 renforcent ces efforts. Par ailleurs, 45 personnes en situation de handicap ont été recrutées lors des deux derniers concours de la fonction publique, avec des quotas prévus pour les futurs recrutements. La réhabilitation du chemin de fer Bamako-Diboli se fera en écartement standard, en coordination avec le Sénégal. La compagnie aérienne Mali Airlines avance avec la nomination d’un coordonnateur, l’ouverture d’un compte bancaire et des missions pour trouver des partenaires stratégiques. Le Premier ministre a conclu en réaffirmant l’engagement du gouvernement à répondre aux défis économiques, sociaux et sécuritaires, tout en consolidant les acquis pour un Mali résilient et prospère. OS/MD (AMAP)
Le Mali dévoile sa Vision « Mali Kura 2063 » et la SNEDD 2024-2033 aux partenaires internationaux
Bamako, 17 avr (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé jeudi au Centre International de Conférences de Bamako (CICB) la présentation de la Vision « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033) aux Partenaires techniques et financiers (PTF). Placée sous le haut patronage du général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition, la rencontre marque une étape clé dans la construction du « Mali nouveau ». « Cette vision trace une voie claire vers le développement à l’horizon 2063, en s’appuyant sur les aspirations exprimées par le peuple malien lors des Assises nationales de la refondation », a affirmé le Premier ministre. Il a ajouté : « Nos choix stratégiques privilégient l’indépendance, la souveraineté et l’émergence économique, en valorisant les potentialités nationales et la résilience face aux crises. » La SNEDD repose sur cinq priorités majeures, à savoir le renforcement de la souveraineté, de la paix et de la sécurité, la refondation de la gouvernance, la transformation économique et la croissance durable, le développement du capital humain et la résilience territoriale, ainsi que la gestion durable de l’environnement et l’adaptation aux changements climatiques. « Le coût global de la SNEDD s’élève à 61 232,1 milliards de FCFA, soit 6 123,3 milliards par an, avec un besoin de financement complémentaire de 1 139 milliards de FCFA », a expliqué le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. La Vision Mali Kura 2063 se décline en onze projets structurants, dont Farafina Jigine pour l’autosuffisance alimentaire, Yelen Kura pour l’accès universel à l’électricité, Industrialiser le Mali pour la relance industrielle, Kankou Moussa Seguina pour la valorisation du patrimoine, et Mali Vert et Bien-être pour l’écologie et la qualité de vie. « Ces initiatives visent à moderniser le pays, à promouvoir l’innovation et à renforcer notre intégration régionale et internationale », a souligné le Premier ministre. Le Coordonnateur résident des Nations Unies au Mali, Khassim Diagne, a salué l’ambition de cette vision. « Nous allons mettre en place un cadre d’échange et de collaboration pour garantir un financement cohérent avec les priorités du Mali », a-t-il déclaré, réaffirmant l’engagement des PTF à accompagner le pays. Le Premier ministre a rappelé les principes énoncés par le Président Goïta, inscrits dans la Constitution. « Nos partenariats doivent respecter la souveraineté de l’État, les choix souverains du peuple et la défense de ses intérêts », a-t-il insisté. Il a conclu : « Ces valeurs sont au cœur de notre vision pour bâtir un avenir prospère. » OS/MD (AMAP)

