Tom Saintfiet : « Je suis fier de mes joueurs, nous méritions peut-être plus »

Propos recueillis par Seïbou S. KAMISSOKO Aliou SISSOKO (Photos) Rabat, 26 déc (AMAP) Au sortir du nul héroïque (1-1) face au Maroc, pays hôte, le sélectionneur des Aigles s’est confié à notre envoyé spécial à Rabat. Entre fierté tactique et amertume vis-à-vis de l’arbitrage, Tom Saintfiet analyse la performance de ses joueurs et se projette déjà sur la « finale » contre les Comores ​AMAP : Coach, quel est votre sentiment après ce match nul (1-1) face au Maroc dans un stade en ébullition ? ​Tom Saintfiet : Je suis très fier de la performance de mon équipe. Nous avions mis en place une stratégie spécifique pour contrer cette équipe marocaine qui est très forte. Sur l’ensemble du match, nous n’avons pas concédé énormément d’occasions, et eux non plus d’ailleurs. C’était un vrai combat tactique. Mes joueurs se sont battus, ils ont travaillé dur et ont montré un visage de combattants dans chaque compartiment du jeu. ​AMAP : Vous semblez pourtant avoir un regret concernant l’arbitrage, notamment sur les penalties… ​T.S : Effectivement. Je suis surpris par le penalty sifflé contre nous. Il y a une semaine, nous avons suivi une séance de formation de la Confédération africaine de football (CAF) où l’on nous a expliqué que, dans cette configuration précise, il n’y a pas faute. Pourtant, l’arbitre l’a donné. À la mi-temps, j’ai dit à mes joueurs de rester calmes, de continuer à presser et de contrôler le milieu de terrain. ​En seconde période, nous avons bien joué et nous avons logiquement égalisé. Mais ce qui me déçoit, c’est qu’à dix minutes de la fin, il y a une main flagrante dans la surface marocaine. C’est exactement la même situation que leur penalty, mais cette fois, ni l’arbitre ni la VAR n’ont bronché. C’est dommage, car avec ce penalty, nous aurions pu gagner ce match. ​AMAP : Est-ce qu’il a manqué quelque chose à votre équipe aujourd’hui pour l’emporter ? ​T.S : Mon équipe n’a manqué de rien. Les joueurs ont tout donné, ils ont été rapides dans les transitions et ont contrôlé le jeu par moments. Ce qui a manqué, c’est une décision juste de l’arbitre d’aller consulter la VAR. C’est frustrant parce que nous étions tout proches d’un exploit. Il nous a simplement manqué ce petit but supplémentaire pour repartir avec les trois points. ​AMAP : Vous avez également reçu beaucoup de cartons jaunes. Cela vous inquiète-t-il pour la suite ? ​T.S : C’est un autre point regrettable. Nous allons devoir faire le point sur les joueurs disponibles, entre les petits pépins physiques et les suspensions. Mais nous allons construire une équipe compétitive pour le dernier match. ​AMAP : Justement, vous affrontez les Comores ce lundi pour la qualification. Comment abordez-vous ce rendez-vous décisif ? ​T.S : Nous n’avons que deux points, donc la mission est simple : il faut gagner. Nous avons déjà affronté les Comores deux fois cette année en éliminatoires de la Coupe du monde 2026, à Berkane, et nous avions gagné les deux matches 3-0. Cela nous donne de la confiance, mais attention : chaque match a sa vérité. Gagner ne sera pas évident. Nous devons jouer pour la victoire afin de valider notre ticket pour le deuxième tour. Le futur de notre compétition en dépend. LMD/MD (AMAP)  

​CAN 2025 : Les Aigles du Mali tiennent tête au Maroc grâce à une défense héroïque

Envoyés speciaux Ladji Madihéry DIABY Aliou SISSOKO (Photos)   Rabat, 26 déc. (AMAP) C’est dans un complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat plein à craquer (69 500 places assises) que le Maroc et le Mali se sont affrontés ce vendredi, pour le compte de la 2ème journée du groupe A de la CAN 2025. Au terme d’un combat intense, les deux équipes se sont neutralisées (1-1). À l’ouverture du score de Brahim Diaz (45è min+5 sur penalty) a répondu Lassine Sinayoko (64è min), également sur penalty. ​Grands favoris de cette CAN à domicile, les Lions de l’Atlas ambitionnaient d’enchaîner après leur succès inaugural contre les Comores (2-0). Face à eux, le sélectionneur des Aigles, Tom Saintfiet, avait concocté un plan de jeu ultra-rigoureux. Dos au mur après le nul concédé contre la Zambie (1-1), le Mali a opposé une résistance héroïque aux assauts marocains. ​Le passage à un système en 4-4-2 à vocation défensive a porté ses fruits. Malgré la pression constante du public et la qualité technique adverse la défense malienne a été impériale. Ce bloc compact, soutenu par un milieu de terrain dense composé de Mahamadou Doumbia, Lassana Coulibaly, Aliou Dieng et Mamadou Sangaré a fait preuve d’une solidarité exemplaire pour préserver ce point précieux. ​ Ce match fermé, marqué par un penalty de chaque côté, laisse le groupe A dans une situation de suspense total, à l’exception du Maroc qui, avec 4 points, est déjà assuré de terminer au moins parmi les meilleurs troisièmes et se qualifie pour les huitièmes de finale. ​Derrière, le Mali (2 points) et la Zambie (2 points) se tiennent au coude à coude après le nul des Zambiens contre les Comores (0-0) un peu plus tôt au Complexe Mohammed V de Casablanca. Les Aigles devront désormais valider leur billet pour le second tour ce lundi face aux Comores à Casablanca. Une victoire est impérative pour confirmer les espoirs nés de cette prestation défensive de haut vol. LMD/MD (AMAP)

CAN 2025 : L’Égypte première nation qualifiée

​Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 26 (AMAP) La deuxième journée de la phase de poules a rendu son premier verdict. En s’imposant face à l’Afrique du Sud (1-0), l’Égypte est devenue la toute première nation à valider son ticket pour les huitièmes de finale. En effet, dans le choc au sommet du groupe B disputé à Agadir, l’Égypte a fait preuve d’un froid réalisme pour écarter l’Afrique du Sud. Malgré une possession de balle en faveur des Bafana Bafana en début de rencontre, les Pharaons ont frappé juste avant la pause. ​Victime d’une faute dans la surface de réparation, le capitaine Mohamed Salah a pris ses responsabilités en transformant le penalty d’une panenka pleine de sang-froid à la 45è minute (1-0). Réduits à dix dès l’entame de la seconde période après l’expulsion de leur latéral Mohamed Hany (49è), les Égyptiens ont résisté héroïquement aux assauts sud-africains. Une ultime polémique a secoué le stade dans les arrêts de jeu, lorsque la VAR a refusé un penalty aux Bafana Bafana pour une main suspecte. ​Plus tôt dans la journée, au Grand stade de Marrakech, les deux autres membres du groupe B, l’Angola et le Zimbabwe, se sont neutralisés (1-1). ​Les Palancas Negras avaient pourtant pris le meilleur départ grâce à l’inévitable Gelson Dala, qui a ouvert le score dès la 24è minute sur une attaque rapide (1-0). Mais les Warriors du Zimbabwe n’ont jamais abdiqué. Dans les ultimes secondes de la première période, l’expérimenté Knowledge Musona a profité d’un moment de flottement dans la défense angolaise pour égaliser à la 45è+6 minute. Malgré une seconde période intense, le score n’a plus évolué, laissant les deux équipes avec un seul point au compteur. SSK/MD (AMAP)  

CAN 2025 : Parole de supporters et d’experts avant le choc Maroc-Mali

Propos rassembles par Djènèba BAGAYOKO Envoyée spéciale Casablanca, 26 déc (AMAP) À quelques heures du coup d’envoi du duel entre le Mali et le Maroc à Rabat, l’effervescence est à son comble dans les rues de Casablanca. Entre optimisme, prudence et analyse technique, voici les témoignages recueillis dans la ville de Casablanca. Demba Mamadou Traoré, supporter malien : « Si nous voulons gagner, il n’y a pas de secret : il faudra de l’engagement, de la détermination et un esprit de sacrifice jusqu’à la dernière seconde. La réussite des autres nations repose sur le travail, rien que le travail. Il faut se donner à fond sur le terrain. » Oumou Diarra, supportrice malienne : « Je pense que ce match est largement jouable. Ce vendredi sera le déclic pour les Aigles. Avec les retours d’Yves Bissouma, je suis convaincue que nous prendrons les trois points. » Abdoulaye Maïga, supporter malien : « C’est un défi à notre portée, mais la clé sera la défense. Il faudra une arrière-garde solide pour contenir les assauts des attaquants marocains. Bonne chance aux Aigles !» Yusuf Bel Amine, commerçant marocain : « En tant que Marocain, je pronostique une victoire de mon pays, mais je sens que ce ne sera pas facile du tout. Le Mali est un adversaire coriace.» Hasan Aghan, serveur marocain : « Pour moi, la victoire est marocaine, j’en suis certain ! Ce succès nous permettra de valider notre billet pour les huitièmes de finale sans encombre. Bonne chance aux Lions de l’Atlas». Amine Azhman, commerçante marocaine : « Ce sera un grand match avec beaucoup de spectacle. J’espère surtout que les deux équipes feront preuve de fair-play jusqu’au bout, car au final, c’est l’Afrique qui gagne. » Regard des experts Pierre-Hakim Ouggourni, journaliste à Ouest-France : « C’est incontestablement le choc de ce groupe A entre les deux meilleures sélections sur le papier. Après son nul contre la Zambie, le Mali est dans l’obligation de faire un résultat face au grand favori de la compétition. » Sory Ibrahim Coulibaly, journaliste à L’Indépendant : « Ce match est décisif. Sortant d’un nul frustrant, les Aigles ont un impératif de résultat : ils doivent arracher au moins un point pour rester en course. Face à une équipe marocaine solide qui joue devant son public et veut se qualifier dès ce soir, la tâche sera rude. Le Mali a des arguments pour surprendre, mais tout dépendra de la gestion tactique du staff technique. Ce sera un duel d’échecs. » DB/LMD.MD (AMAP)

CAN 2025 : Maroc-Mali, le choc sous haute tension

Envoyé spécial Ladji M. DIABY Rabat, 26 déc (AMAP) Le complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat s’apprête à vibrer, ce vendredi, lors d’un match capital, pour le compte de la 2ème journée du groupe A, entre le Mali et le Maroc qui se retrouvent pour un duel. Le contexte de cette rencontre est clair entre un pays hôte, qui veut valider son ticket pour les huitièmes de finale et des Aigles, qui sont dos au mur. Le ciel de Rabat promet d’être électrique. Le Maroc arrive en confiance après avoir disposé des Comores (2-0). Pour le Mali, en revanche, le nul concédé face à la Zambie (1-1), à Casablanca, laisse un goût amer. Aujourd’hui, les Aigles n’ont plus de calculs à faire. Face à l’ogre marocain, ils sont en mission « survie. » ​L’histoire, elle, pèse lourdement sur les épaules maliennes. Les deux nations se retrouvent en phase finale pour la première fois depuis la douloureuse demi-finale de 2004 en Tunisie, où les Lions de l’Atlas avaient surclassé les Aigles (4-0). Sur 21 confrontations historiques, le bilan penche en faveur du Maroc avec 10 victoires contre 6 pour le Mali. En matches officiels, les statistiques sont tout aussi rudes : 6 revers pour seulement 2 succès des Aigles. Mais les records sont faits pour être brisés, et les Aigles comptent bien inverser la tendance. ​Dans le camp malien, la détermination est palpable. Les joueurs sont conscients du défi immense qui les attend face à une équipe soutenue par tout un peuple. « C’est une finale avant la lettre. Nous ne visons que les trois points. Nous savons que ce ne sera pas facile avec la ferveur marocaine contre nous, mais nous ferons tout pour gagner », assène l’arrière droit des Aigles Woyo Coulibaly. Pour le gardien Djigui Diarra. Ce match « est la clé de notre survie dans cette CAN. Il faut gagner, c’est tout ». De son côté, Aliou Dieng affiche son optimisme. « On connaît cette équipe, elle a de la qualité. Nous avons du pain sur la planche. Nous demandons les bénédictions du peuple malien », déclare le milieu de terrain. ​Pour le sélectionneur national. Tom Saintfiet, l’enjeu sera de museler le milieu créatif marocain tout en exploitant la vitesse de ses attaquants. Avec le retour annoncé des cadres, notamment Yves Bissouma, le Mali espère retrouver cette solidité qui lui a manqué en fin de match face à la Zambie. De son côté, Walid Regragui sait qu’une victoire, ce soir, lui offrirait un billet serein pour les huitièmes de finale. Au complexe Prince Moulay Abdellah, entre la pression du public et l’obligation de résultat, les Aigles devront déployer leurs ailes plus haut que jamais pour ne pas voir leurs ambitions africaines s’assombrir. L’autre match du groupe mettra aux prises la Zambie et les Comores (17h30) au complexe Mohammed V à Casablanca. LMD/MD (AMAP)

CAN 2025 : Cédric Kanté, « Face au Maroc, il ne faut pas craindre, il faut être dans la possession »

Propos recueillis par Ladji M. DIABY Rabat, 25 déc (AMAP) : Ancien capitaine de la sélection malienne et désormais consultant sur les antennes de Canal +, Cédric Kanté livre son analyse sans concession sur les débuts poussifs des Aigles dans la compétition. Il se projette également sur le choc à venir contre le Maroc et évoque l’avenir institutionnel de la Coupe d’Afrique des nations L’Essor : Le Mali a entamé son parcours par un match nul contre la Zambie (1-1). C’était un match très important. Quel est votre premier regard sur cette prestation ? Cédric Kanté : Évidemment, c’était un match important. Il fallait vraiment gagner parce qu’après, ça se complique, surtout avec le Maroc qui arrive. Je pense que le match, il a été sérieux, il a été quand même maîtrisé dans l’ensemble. En première période, c’était compliqué de trouver du rythme. Mais en deuxième, les joueurs ont accéléré. Il y a eu plus d’occasions franches et on ouvre le score fort logiquement. Après, quand on ne tue pas le match, c’est évidemment compliqué. Tuer le match, c’est ce qu’ont réussi à faire des équipes comme le Sénégal, l’Algérie, le Maroc. Donc, c’est un peu un mal, mais il ne faut pas se démobiliser. C’est vrai que c’est décevant parce que c’était une équipe qui était largement à notre portée. Il faut que ça nous serve pour la suite. Parfois, mal commencer une compétition, ça permet aussi de se ressouder, de se recentrer et de monter en puissance. L’Essor : Le prochain défi, c’est le Maroc. Un gros morceau. Comment aborder ce match crucial ? C, K : Il ne faut pas tout jeter après ce premier match, il faut rester positif, prendre ce qui a été bien et essayer de le reproduire face au Maroc. On a des joueurs capables de déstabiliser cette équipe marocaine que je n’ai pas trouvée forcément très en jambes sur leur premier match. L’Essor : Justement, quelle sera la clé tactique face aux Lions de l’Atlas ? Faut-il les craindre ? C. K : Je pense qu’il faut essayer d’être dans la possession. Ce qu’on avait fait face à la Côte d’Ivoire en quart il y a deux ans. Il ne faut pas les craindre, il ne faut pas reculer. Parce qu’ils n’ont pas non plus énormément de vitesse devant. Donc, je pense qu’il faut qu’on soit haut sur le terrain, qu’on ait la possession au milieu de terrain, qu’on ait la maîtrise pour les faire douter et peut-être pour que le public se retourne un petit peu contre eux parce qu’ils attendent tellement de miracles. En tout cas, c’est un match de très haut niveau où techniquement, il va falloir que le Mali montre qu’il est au niveau des grandes nations. L’Essor : Pour finir, un mot sur l’annonce récente de la CAF : la CAN se jouera désormais tous les quatre ans. Quel est votre sentiment sur cette réforme C.K : Sur la CAN tous les 4 ans, on s’y attendait. On se demandait un petit peu quand ça allait être le cas. De toute façon, quand il y a des dirigeants africains qui ne sont pas capables de faire respecter la CAN, avec ces changements de programme. Regardez, aujourd’hui, on a une CAN qui se joue avec 12 degrés et de la pluie. Elle devait être au mois de juin avec des températures parfaites. Si on n’a pas des dirigeants qui sont assez forts, de toute façon, ça ne sert à rien d’avoir une CAN faible tous les 2 ans. Moi, je préfère avoir une CAN très forte tous les 4 ans, comme les autres compétitions continentales. C’était malheureusement à attendre, puisqu’on n’avait rien de fort à opposer aux décisions de la FIFA. On prend ça avec un petit peu de résignation. Parce que nous, la CAN, c’est tous les 2 ans, on avait l’habitude. Mais bon, il va falloir profiter des CAN de 2027 et 2028, parce que 2032 va faire très long. Donc, ça va peut-être prendre de la valeur, le fait que ce soit que tous les 4 ans. LMD/MD (AMAP)

CAN 2025 : Maroc-Mali, Tom Saintfiet et ses hommes en mode « commando »

Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 25 déc (AMAP) Le sélectionneur national du Mali, Tom Saintfiet, s’est présenté face à la presse avec un discours mêlant pragmatisme et ambition guerrière, à la veille d’un duel qui s’annonce électrique contre le pays hôte, le Maroc. Entre l’obligation de résultat et le retour espéré du capitaine Yves Bissouma, le technicien belge prépare un coup tactique. ​​Le stade Prince Moulay Abdellah de Rabat sera, ce vendredi, le théâtre d’une confrontation capitale pour l’avenir du Mali dans cette CAN 2025. Après un nul frustrant contre la Zambie (1-1), les Aigles n’ont plus droit à l’erreur. Tom Saintfiet, lucide sur la situation comptable, n’a pas usé de langue de bois : « Nous nous sommes créés un problème… Demain, nous ne devons pas perdre. » ​En qualifiant le résultat précédent de « problème », Tom Saintfiet place ses joueurs devant leurs responsabilités. Cette autocritique publique semble être une stratégie délibérée pour piquer l’orgueil des cadres. Face à un Maroc porté par son public, le sélectionneur sait que la survie des Aigles passera par une discipline de fer. Son message est double : assurer au minimum le point du nul pour rester en vie, tout en gardant l’ambition de faire chuter le Lion de l’Atlas sur ses terres. ​​Après avoir manqué d’impact lors de la première journée, la titularisation probable du milieu de terrain de Tottenham, Yves Bissouma, change radicalement la donne. Son retour offre à au sélectionneur une meilleure transition entre la défense et l’attaque, ainsi qu’un leadership naturel pour calmer les ardeurs marocaines. Sa présence sera également une menace constante sur les coups de pied arrêtés, cruciaux dans ce genre de sommets fermés. ​L’autre motif de satisfaction réside dans la condition physique du groupe. « Il n’y a pas de blessé », a martelé le coach. Dans un tournoi où l’enchaînement des matches pèse lourdement sur les organismes, disposer de l’intégralité de son effectif pour affronter l’ogre marocain est un luxe non négligeable. Cela donne à Tom Saintfiet la profondeur de banc nécessaire pour ajuster ses plans face à l’armada de Walid Regragui. ​​Face au Maroc, la clé résidera dans la capacité des Aigles à museler les ailes adverses. Tom Saintfiet a laissé entendre que son équipe mettrait « tout en œuvre » pour s’imposer. Tactiquement, cela pourrait se traduire par un bloc médian compact, visant à aspirer les Marocains pour mieux les punir en contre-attaque grâce à la pointe de vitesse des attaquants maliens. ​Le verdict du terrain est attendu ce vendredi à 20h GMT. Si le discours de Tom Saintfiet a séduit les observateurs, il doit maintenant se traduire par des actes. Le Mali joue son destin, et avec un groupe au complet et un capitaine affamé, l’exploit à Casablanca semble, plus que jamais, à portée de crampons. SS/MD (AMAP)

CAN 2025 : Service minimum pour les Éléphants et les Lions indomptables

Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 24 déc (AMAP) La première journée du groupe F de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 a rendu son verdict, ce mercredi. Si la hiérarchie a été respectée sur le papier, la manière a laissé les observateurs sur leur faim. La Côte d’Ivoire, tenante du titre, et le Cameroun l’ont emporté sur le plus petit des scores (1-0), assurant l’essentiel. En effet, sous une pluie persistante au Grand stade de Marrakech, la Côte d’Ivoire a dû batailler pour venir à bout d’une formation mozambicaine disciplinée. Malgré une domination territoriale, les hommes d’Emerse Faé n’ont trouvé la délivrance qu’à la 49è minute. Sur un centre précis de Doué, Amad Diallo a profité d’une remise de la tête de Franck Kessié pour tromper le portier mozambicain (1-0, 49è min). Un succès étriqué qui permet aux champions en titre de lancer leur campagne sans encombre majeure, malgré un manque de réalisme offensif flagrant en fin de match. Quelques heures plus tard, au grand stade d’Agadir, les Lions Indomptables du Cameroun ont reproduit le même scénario face aux Panthères du Gabon. Dans un duel physique marqué par une forte intensité au milieu de terrain, les Camerounais ont forcé le verrou gabonais grâce à une réalisation unique (de Karl Etta Eyong à la 6è min), leur permettant de rejoindre les Ivoiriens en tête du classement (3 points chacun). Pour Pierre-Emerick Aubameyang et ses coéquipiers, ce revers inaugural complique déjà la suite de la compétition, les obligeant à un résultat positif lors de leur prochaine sortie face au Mozambique. SS/MD (AMAP)

CAN 2025 : Un Burkina Faso renversant

Envoyée spéciale Djènèba BAGAYOKO ​​Casablanca, 24 dèc (AMAP) Scénario de folie au complexe sportif Mohammed V de Casablanca ! Pour son entrée en lice dans cette 35ème édition de la Coupe d’Afrique des nations, Maroc 2025, le Burkina Faso s’est imposé de justesse (2-1) face à une Guinée équatoriale héroïque mais malheureuse. Si les trois points sont au rendez-vous, les Étalons se sont fait peur et devront impérativement corriger leur manque de sérénité défensive pour la suite de la compétition. ​Alors que la défaite semblait inévitable après l’ouverture du score équato-guinéenne par Marvin Anieboah (85è min), le Burkina Faso a fait preuve d’un mental d’acier. Dans un temps additionnel électrique, les hommes de Brama Traoré ont totalement renversé la vapeur en deux minutes. ​C’est d’abord Georgi Minoungou qui a redonné espoir aux siens en égalisant dans le temps additionnel (90è min+2). Puis, au bout du suspense, le défenseur du Bayer Leverkusen, Edmond Tapsoba, a surgi pour inscrire le but de la délivrance (90è min+4), faisant exploser de joie le camp burkinabè. ​En conférence de presse, le sélectionneur Brama Traoré n’a pas caché sa satisfaction, tout en lançant un clin d’œil politique : « Que puis-je dire, si ce n’est féliciter mon équipe pour son réalisme après l’ouverture du score adverse. Je suis fier d’eux. Je les exhorte à continuer sur cette lancée pour décrocher la qualification en huitièmes de finale dès la deuxième journée. C’est la Confédération des Etats du Sahel (Confédération AES) qui triomphe aujourd’hui, » ​Pour la Guinée équatoriale la pilule est amère. Le « Nzalang Nacional » a frôlé l’exploit, tenant tête aux Étalons malgré l’expulsion de Basilio Ndong dès la 50è minute. Réduits à dix, les Équato-Guinéens ont cru tenir la victoire avant de s’effondrer dans les ultimes secondes. ​Le Burkina Faso n’aura pas le temps de savourer trop longtemps. Les Étalons ont désormais rendez-vous, le dimanche 28 décembre, au stade Moulay Hassan de Rabat. Un choc au sommet les attend face aux Fennecs de l’Algérie, match qui pourrait déjà valider leur ticket pour le tour suivant. DB/MD (AMAP)

CAN 2025 : les Aigles du Mali se font piéger par les Chipolopolo zambiens

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Seïbou S. KAMISSOKO Djènèba BAGAYOKO Aliou SISSOKO (Photos)  Casablanca, 22 déc (AMAP) Les Aigles du Mali n’ont u faire mieux, lundi, qu’un match nul (1-1) contre les Chipolopolos. au terme du premier match des deux formations disputé dans le groupe, au complexe sportif Mohammed V, après la victoire du Maroc face aux Comores (2-0), dimanche en ouverture de la CAN 2025 dans le même groupe A. Le capitaine Aliou Dieng et ses coéquipiers ont, pourtant, fait le plus difficile en ouvrant le score, grâce à Lassine Sinayoko (62è min). Les Aigles se sont faits rattrapés sur le gong, en encaissant un but dans le temps additionnel de Patson Daka, l’arme fatale de la Zambie (90è min +3). C’est la première grosse surprise dans cette CAN puisque le Mali était le grand favori de ce match. Le sélectionneur national, Tom Saintfiet, et ses hommes nourriront des regrets. Cette rencontre était largement à leur portée mais l’équipe a craqué au mauvais moment, incapable de tenir les quatre minutes de temps additionnel. Les Aigles auraient pu et dû marquer un deuxième but pour se mettre à l’abri mais ils ne l’ont pas fait et peuvent s’en mordre les doigts. L’équipe a manqué l’occasion de prendre ses trois premiers points dans la compétition et de rejoindre le Maroc en tête du groupe, en attendant leur duel de vendredi, à Rabat. Dans l’ensemble, les Aigles ont dominé les Chipolopolo, très agressifs et solides en défense. Les Aigles ont obtenu 53% de possession de balle contre 47% pour la Zambie, 13 tirs dont 5 cadrés contre 4 tirs dont 2 cadrés pour les Zambiens. C’est 6 corners pour le Mali contre 5 pour la Zambie. Dès le début de la rencontre, le Mali s’installe dans le camp des Chipolopolo. Le bloc malien est assez haut avec El Bilal Touré à la pointe, Kamory Doumbia en soutien à l’avant-centre, Lassine Sinayoko à droit et Nene Dorgelès à gauche. Au milieu de terrain, il y avait Aliou Dieng et Mamadou Sangaré alors que Woyo Coulibaly (arrière droit), Mamadou Fofana, Abdoulaye Diaby et Amadou Danté (arrière gauche) étaient en défense tandis que Djigui Diarra gardait les buts. Les Aigles exercent le pressing dans le camp de la Zambie. La sélection malienne s Aigles ont plus d’opportunité de marquer, à l’image des frappes de Nene Dorgelès qui passent tout près du poteau gauche du gardien zambien, Willard Mwanza (6è min) et de Lassine Sinayoko captée par le gardien des Chipolopolo (15è min). Dans un complexe Mohammed V à moitié vide, les supporters scandent Mali, Mali, Mali. A la 37è min, nouvelle occasion pour le Mali. Lassine Sinayoko centre en retrait vers Nene Dorgelès, qui est fauché par Mathews Banda au niveau de la jambe gauche. Sur les ralentis, le Zambien touche clairement la jambe de l’ailier des Aigles. Les supporters scandent « pénalty » dans les tribunes, obligeant l’arbitre Somalien Omar Abdulkadir Artan à recourir à la vidéo, avant de confirmer le penalty. El Bilal Touré pose le ballon et tire mais le gardien Willard Mwanza se détend sur sa gauche pour sortir le cuir frappé à ras de terre. Le Mali a finalement débloqué le tableau d’affichage après l’heure de jeu. Sur un corner joué rapidement, Lassine Sinayoko allume à bout portant le gardien Willard Mwanza (1-0) à la  62è min. Le Mali est donc libéré, mais la tentative de Kamory Doumbia aux abords de la surface passe à côté (64è min). Ensuite, Djigui Diarra sauve le Mali en captant le retourné acrobatique de Dominic Chanda (73è min) alors que Lassine Sinayoko était à deux doigts de doubler la mise, sa frappe enroulée effleure le poteau gauche du portier zambien (84è min). Menés au score, les Zambiens restent toujours dans le match et leurs efforts seront récompensés dans le temps additionnel. Sur l’une des vraies occasions de la Zambie, Patson Daka profite d’un mauvais alignement de la défense malienne pour se défaire du marquage et marquer d’une tête plongeante (90è min +3). Les Aigles sont désormais obligés d’obtenir, au moins le nul contre le Maroc, lors de leur prochaine sortie, prévue ce vendredi, à Rabat, avant le match contre les Comores, au compte de la 3è journée, lundi 29 décembre. « Je suis un peu fâché parce que je n’aime pas perdre des points comme ça. Il nous reste deux matches pour aller au deuxième tour. On a créé un petit problème pour nous parce qu’on a seulement un point et on veut trois points. Mais, on va faire tout pour rester dans le tournoi. Je pense qu’on a bien joué. On a eu de bonnes actions, mais on n’a pu marquer ce deuxième but. Ce match-là, avec un but de dernier moment, c’est comme une défaite. Moi, je ne suis pas content. Je suis déçu », a déclaré le sélectionneur des Aigles, après la rencontre. Tom Sainfiet a, également, salué les efforts des supporters maliens. « J’ai vu beaucoup de drapeaux en vert, or et rouge. Et c’est vraiment dommage. On joue pour les supporters », a ajouté le technicien belge. « Nous n’avons pas bien démarré le tournoi. Nous avons relâché dans les derrières minutes. Nous allons corriger les erreurs et essayer de nous racheter contre le Maroc en s’imposant à Rabat. Nous allons tout donner lors de la prochaine sortie », a déclaré le milieu de terrain Mahamadou Doumbia, entrée en cours de jeu. De son côté, l’arrière droit, Woyo Coulibaly a déclaré : « Chaque match à sa réalité. Malgré l’effort du groupe, nous avons été rattrapés par la Zambie. Mais, nous allons nous racheter pour le match contre le Maroc ». Le milieu de terrain Amadou Haïdara reste optimiste. « C’est vrai qu’on ne devrait pas perdre ces trois points. Mais, je pense qu’il n’y a pas de panique à faire. Nous avons deux matches et je pense que le billet pour les huitièmes de finale est toujours à notre portée », a estimé le milieu de terrain des Aigles.