CAN 2025 : Les Aigles face à leur destin

Envoyés spéciaux  Ladji M. Diaby Aliou Sissoko (Photo) Rabat, 27 déc (AMAP) Le Mali, après un nul héroïque face au Maroc (1-1),  joue, lundi, sa qualification pour les huitièmes de finale, au complexe Mohammed V de Casablanca pour le compte de la 3è et dernière journée de la poule A de la CAN, Maroc 2025. C’est un match historique. Ce sera la première fois que les deux pays en découdront dans une phase finale de Coupe d’Afrique des nations. Les Comores seront le 30ème pays que les Aigles affrontent en phase finale de la CAN. Pourtant, ce n’est pas un saut dans l’inconnu pour les deux sélections. Le Mali et les Comores étaient dans la même poule lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Leurs confrontations directes ont tourné à l’avantage des Aigles qui se sont imposés au match aller comme au retour sur le score identique de 3-0. Les deux rencontres ont été délocalisées au stade municipal de Berkane. A l’aller, disputé le 20 mars dernier, Nene Dorgelès (21è min) et Kamory Doumbia (56è min et 64è min) ont marqué et les buteurs de la manche retour, jouée le 4 septembre dernier, sont Nene Dorgelès (28è min), Kamory Doumbia (70è min s.p.) et Lassana Coulibaly (76è min). Le Mali a terminé à la 3è place de la poule avec 18 points : 5 victoires, 3 nuls, 2 défaites, 17 buts marqués, 6 encaissés devant les Comores qui a récoltés 15 unités : 5 victoires, 5 défaites, 12 buts marqués et 13 encaissés. Les deux équipes se retrouvent aujourd’hui, toujours au Maroc, mais cette fois-ci à Casablanca. Avant cette CAN, les Comores restaient sur deux 2 victoires et 4 défaites, 4 buts marqués, 9 encaissés lors de ses 6 dernières matches officiels alors que le Mali affichait un bilan de 4 victoires, 1 nul, 1 défaites, 12 buts inscrits, 2 encaissés en 6 rencontres officielles avant la CAN. Pour se qualifier pour la phase finale, les Comores ont créé la surprise en se classant premiers du groupe A avec 12 points : 3 victoires, 3 nuls, 7 buts marqués et 6 encaissés devant la Tunisie (10 points), qui a été même battue à domicile 1-0 par les Comores, la Gambie (8 points) et Madagascar (2 points). Le Mali a aussi terminé à la tête de la poule I avec 14 points : 4 victoires, 2 nuls, 10 buts marqués, 1 encaissé. Le Mali et les Comores ont mal débuté cette CAN. Si les Aigles ont fait match nul contre les Chipolopolo de la Zambie (1-1), les Comoriens ont été battus 2-0 lors du match d’ouverture de la compétition le Maroc. Les deux équipes ont chacune fait match nul lors de la 2è journée respectivement contre le Maroc (1-1) et la Zambie (0-0) et sont toutes en course pour une qualification en huitièmes de finale. C’est une rencontre importante pour les deux pays. Le vainqueur de la rencontre se qualifiera pour le deuxième tour de la compétition et le Mali peut même terminer à la tête du groupe en cas d’une victoire avec un score de 3-0 et si le Maroc fait match nul contre la Zambie dans l’autre match à Rabat. Le sélectionneur des Aigles, Tom Saintfiet connait bien les Comores pour les avoir battus trois fois 3-0 (deux fois avec le Mali et une fois en 2008 quand il était sélectionneur de la Namibie lors de la Coupe du Conseil des associations de football en Afrique Australe). Dans le camp des Aigles, l’heure n’est plus aux calculs. Forts de leur prestation majuscule face aux Lions de l’Atlas vendredi soir, les hommes du sélectionneur national Tom Saintfiet affichent une détermination farouche. «La mission continue», martèle Lassine Sinayoko, buteur providentiel, affichant un sourire qui en dit long sur la cohésion retrouvée du groupe. ​ «Nous sommes le Mali et nous n’avons peur de personne. Le groupe est en pleine confiance après ce nul (1-1) face au Maroc, le pays organisateur. Nous allons jouer notre football librement, sans pression inutile, mais avec un mental d’acier et un engagement féroce pour empocher les trois points», ajoute-t-il. L’attaquant des Aigles a marqué 2 buts dans la compétition et a égalé le nombre de buts marqué par Cheick Fantamady Keïta (5 buts en 5 matches lors de la CAN 1972). Il est désormais à 2 buts de Frédéric Kanouté (7 buts marqués lors des CAN 2004, 2008 et 2010) et 3 longueurs de Seydou Keïta, meilleur buteur malien en phase finale de CAN avec 8 buts inscrits lors des CAN 2002, 2010, 2012 et 2013. DETERMINATION – Entre confiance retrouvée et sens des responsabilités, les Aigles ne jurent que par la victoire. Pour le milieu de terrain Mahamadou Doumbia, ce match sera une véritable finale pour l’équipe, ajoutant qu’ « une victoire est impérative». «C’est l’unique objectif que nous nous sommes fixés. Nous appelons les supporters maliens à venir en masse au stade Mohammed V de Casablanca pour nous porter vers la qualification », renchérit-il. Le défenseur central Ousmane Camara indique que le match sera abordé avec beaucoup d’intelligence et d’engagement. « Nous sommes condamnés à gagner. Nous n’avons plus droit à l’erreur, ni à un autre match nul. Il y a une excellente ambiance dans le groupe et, avec cette confiance retrouvée, nous allons nous qualifier pour les huitièmes de finale », déclare le défenseur central des Aigles. Le gardien ​Djigui Diarra, auteur de plusieurs arrêts reflexe contre la Zambie et le Maroc, considère le match comme le plus important du début de tournoi de l’équipe, estimant que l’avenir de la sélection nationale dans cette CAN au Maroc dépend de ce résultat. « Nous avons beaucoup échangé entre nous et je suis convaincu que nous sortirons victorieux. Nous connaissons très bien cette équipe comorienne pour l’avoir battue en aller-retour lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Nous maîtrisons leurs forces et leurs faiblesses, et nous allons tout faire pour arracher la victoire », martèle-t-il. Pour ce match, il faut s’attendre à une équipe offensive

Mali-Maroc : Les joueurs réagissent après le nul 1-1

Rassemblés par Djènèba BAGAYOKO Aliou SISSOKO (Photos) Rabat, 26 dec (AMAP) Après le match nul intense entre le Mali et le Maroc, les joueurs des deux camps et des invités de marque se sont exprimés. Entre satisfaction tactique, promesses pour le match contre les Comores et fraternité entre stars, découvrez les coulisses de l’après-match. Woyo Coulibaly, défenseur des Aigles : « Ce match n’a pas été facile du tout, mais je suis heureux que nous ayons tout fait pour repartir avec un point. C’est ce que nous recherchions, à défaut d’avoir pu empocher les trois points. » Yves Bissouma, capitaine des Aigles : « La qualification est toujours possible. Ce nul est réconfortant. Nous allons tout donner ce lundi contre les Comores, c’est une promesse. » Lassine Sinayoko, attaquant des Aigles : « C’est toujours un immense plaisir de marquer pour son pays. Nous poursuivons la mission ce lundi avec un seul objectif : les trois points cette fois-ci ! Je suis heureux d’avoir donné de la joie aux supporters. » Aliou Dieng, milieu de terrain des Aigles : « Une rencontre difficile qui nous a permis de comprendre beaucoup de choses et de nous galvaniser. Un grand merci aux supporters maliens au Maroc et à ceux venus du pays. » ​Kamory Doumbia, milieu de terrain des Aigles : « Il y avait du spectacle et de l’engagement. Quel plaisir de mouiller le maillot pour la patrie ! La qualification reste à notre portée, nous irons la chercher lundi. » Djigui Diarra, gardien des Aigles : « Ce nul est bon pour nous. La consigne était claire : gagner ou ne pas perdre. Le Mali a toutes ses chances face aux Comores. » Azzedine Ounahi, joueur marocain : « On était bien en première période, on a mis de l’intensité. Mais on s’est arrêté de jouer après la pause. On subissait le jeu des Maliens, on a trop reculé et ils ont logiquement obtenu ce penalty. » Achraf Hakimi, joueur marocain : « Je félicite le Mali qui a été plus qu’à la hauteur. Ils sont bien partis pour aller très loin. Je suis aussi très ému par la présence de mon frère Kylian au stade, portant mon maillot. Je suis reconnaissant de son geste et de ses conseils. » Kylian Mbappé, invité de marque : « Un grand plaisir d’assister à cette rencontre électrique. Sincèrement, ces deux équipes iront loin, cela pourrait même être une affiche de finale. Merci à la population marocaine pour son accueil incroyable envers ma famille et moi. Bonne chance à mon ami Achraf. » DB/MD (AMAP)

Maroc-Mali (1-1) : Réactions de supporters

Rassemblés par Djènèba BAGAYOKO Envoyée spéciale Rabat, 26 déc (AMAP) Le choc tant attendu entre les Lions de l’Atlas et les Aigles du Mali s’est soldé par un nul (1-1) qui bouscule les certitudes. Si côté malien, on célèbre le courage et le renouveau tactique sous Tom Saintfiet, le public marocain, lui, ne cache pas son inquiétude quant à la suite de « sa » compétition Cheickna Demba, 1er vice-président de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM) : « Nous rendons grâce pour ce match nul (1-1) contre le Maroc. Personne ne pariait sur un tel succès de notre pays face au pays organisateur. Devant un stade plein, nos joueurs l’ont fait ; je les félicite et les encourage à aller de l’avant». ​Sékou Coulibaly, supporter malien : « Je rends hommage aux Aigles pour la qualité du jeu produit. Il y avait un réel engagement sur le terrain, ce qui est de bon augure pour la suite des événements. » ​Faguimba Dabo, supporter malien : « J’avoue que mon voyage de l’Angleterre au Maroc pour soutenir les Aigles n’a pas été vain. Cette équipe a donné de la joie à tous les Maliens avec ce match nul. Avant le coup d’envoi, nos joueurs faisaient l’objet de nombreuses moqueries, mais à la fin du match, la tendance s’est inversée avec des félicitations. Bonne chance à Yves Bissouma et ses coéquipiers pour le match contre les Comores. » ​Assanatou Traoré, supportrice malienne : « Je suis très fière du nouveau visage de l’équipe nationale. Ils ont mouillé le maillot et, s’ils continuent ainsi, je suis convaincue qu’on ira loin, et pourquoi pas jusqu’en finale. » ​Almamy Traoré, supporter malien :«  Toutes mes félicitations à l’équipe de Tom Saintfiet pour cette bataille. Je reste persuadé que cette équipe a toutes les chances d’atteindre le dernier carré. » ​Souleyman Salah, supporter marocain : « C’est comme une défaite pour nous. Il fallait battre le Mali pour assurer notre qualification en huitièmes de finale. Désormais, la mission devient très difficile, car le match face à la Zambie sera un autre duel serré. Si nous le perdons, nous risquons de nous qualifier seulement parmi les meilleurs troisièmes, ce qui n’est pas digne d’un pays organisateur. » ​Youssef Masine, supporter marocain : « Je ne suis pas satisfait de ce partage des points. Les joueurs avaient l’occasion de tuer le match dès l’entame. Nous allons payer cher ce résultat nul. » ​Zeinab Chibi Bel Arf, supportrice marocaine : « À un moment donné, le Mali a failli nous battre dans notre propre stade et durant notre CAN. J’avais hâte que l’arbitre siffle la fin du match. C’était une rencontre à notre portée, mais nous avons laissé filer les trois points. Je suis déçue de la réaction de mon équipe. » ​Yves Parfait, supporter ivoirien : « J’ai pris le train de Marrakech pour Rabat afin d’assister à cette affiche tant attendue. J’avoue que je me suis bien amusé devant la prestation de ces deux grandes nations. Je prévoyais une victoire marocaine en raison de leur statut d’organisateur, mais il faut reconnaître que le Mali est revenu avec un visage poignant, plus engagé et entreprenant dans les duels. Bonne chance aux deux équipes pour la suite. » ​Soulman Faye, supporter sénégalais : « En toute sincérité, c’était une affiche digne d’une finale. Je pense que ces deux équipes se retrouveront plus tard, car je les vois aller très loin dans cette compétition. » ​DB/MD (AMAP)

Tom Saintfiet : « Je suis fier de mes joueurs, nous méritions peut-être plus »

Propos recueillis par Seïbou S. KAMISSOKO Aliou SISSOKO (Photos) Rabat, 26 déc (AMAP) Au sortir du nul héroïque (1-1) face au Maroc, pays hôte, le sélectionneur des Aigles s’est confié à notre envoyé spécial à Rabat. Entre fierté tactique et amertume vis-à-vis de l’arbitrage, Tom Saintfiet analyse la performance de ses joueurs et se projette déjà sur la « finale » contre les Comores ​AMAP : Coach, quel est votre sentiment après ce match nul (1-1) face au Maroc dans un stade en ébullition ? ​Tom Saintfiet : Je suis très fier de la performance de mon équipe. Nous avions mis en place une stratégie spécifique pour contrer cette équipe marocaine qui est très forte. Sur l’ensemble du match, nous n’avons pas concédé énormément d’occasions, et eux non plus d’ailleurs. C’était un vrai combat tactique. Mes joueurs se sont battus, ils ont travaillé dur et ont montré un visage de combattants dans chaque compartiment du jeu. ​AMAP : Vous semblez pourtant avoir un regret concernant l’arbitrage, notamment sur les penalties… ​T.S : Effectivement. Je suis surpris par le penalty sifflé contre nous. Il y a une semaine, nous avons suivi une séance de formation de la Confédération africaine de football (CAF) où l’on nous a expliqué que, dans cette configuration précise, il n’y a pas faute. Pourtant, l’arbitre l’a donné. À la mi-temps, j’ai dit à mes joueurs de rester calmes, de continuer à presser et de contrôler le milieu de terrain. ​En seconde période, nous avons bien joué et nous avons logiquement égalisé. Mais ce qui me déçoit, c’est qu’à dix minutes de la fin, il y a une main flagrante dans la surface marocaine. C’est exactement la même situation que leur penalty, mais cette fois, ni l’arbitre ni la VAR n’ont bronché. C’est dommage, car avec ce penalty, nous aurions pu gagner ce match. ​AMAP : Est-ce qu’il a manqué quelque chose à votre équipe aujourd’hui pour l’emporter ? ​T.S : Mon équipe n’a manqué de rien. Les joueurs ont tout donné, ils ont été rapides dans les transitions et ont contrôlé le jeu par moments. Ce qui a manqué, c’est une décision juste de l’arbitre d’aller consulter la VAR. C’est frustrant parce que nous étions tout proches d’un exploit. Il nous a simplement manqué ce petit but supplémentaire pour repartir avec les trois points. ​AMAP : Vous avez également reçu beaucoup de cartons jaunes. Cela vous inquiète-t-il pour la suite ? ​T.S : C’est un autre point regrettable. Nous allons devoir faire le point sur les joueurs disponibles, entre les petits pépins physiques et les suspensions. Mais nous allons construire une équipe compétitive pour le dernier match. ​AMAP : Justement, vous affrontez les Comores ce lundi pour la qualification. Comment abordez-vous ce rendez-vous décisif ? ​T.S : Nous n’avons que deux points, donc la mission est simple : il faut gagner. Nous avons déjà affronté les Comores deux fois cette année en éliminatoires de la Coupe du monde 2026, à Berkane, et nous avions gagné les deux matches 3-0. Cela nous donne de la confiance, mais attention : chaque match a sa vérité. Gagner ne sera pas évident. Nous devons jouer pour la victoire afin de valider notre ticket pour le deuxième tour. Le futur de notre compétition en dépend. LMD/MD (AMAP)  

​CAN 2025 : Les Aigles du Mali tiennent tête au Maroc grâce à une défense héroïque

Envoyés speciaux Ladji Madihéry DIABY Aliou SISSOKO (Photos)   Rabat, 26 déc. (AMAP) C’est dans un complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat plein à craquer (69 500 places assises) que le Maroc et le Mali se sont affrontés ce vendredi, pour le compte de la 2ème journée du groupe A de la CAN 2025. Au terme d’un combat intense, les deux équipes se sont neutralisées (1-1). À l’ouverture du score de Brahim Diaz (45è min+5 sur penalty) a répondu Lassine Sinayoko (64è min), également sur penalty. ​Grands favoris de cette CAN à domicile, les Lions de l’Atlas ambitionnaient d’enchaîner après leur succès inaugural contre les Comores (2-0). Face à eux, le sélectionneur des Aigles, Tom Saintfiet, avait concocté un plan de jeu ultra-rigoureux. Dos au mur après le nul concédé contre la Zambie (1-1), le Mali a opposé une résistance héroïque aux assauts marocains. ​Le passage à un système en 4-4-2 à vocation défensive a porté ses fruits. Malgré la pression constante du public et la qualité technique adverse la défense malienne a été impériale. Ce bloc compact, soutenu par un milieu de terrain dense composé de Mahamadou Doumbia, Lassana Coulibaly, Aliou Dieng et Mamadou Sangaré a fait preuve d’une solidarité exemplaire pour préserver ce point précieux. ​ Ce match fermé, marqué par un penalty de chaque côté, laisse le groupe A dans une situation de suspense total, à l’exception du Maroc qui, avec 4 points, est déjà assuré de terminer au moins parmi les meilleurs troisièmes et se qualifie pour les huitièmes de finale. ​Derrière, le Mali (2 points) et la Zambie (2 points) se tiennent au coude à coude après le nul des Zambiens contre les Comores (0-0) un peu plus tôt au Complexe Mohammed V de Casablanca. Les Aigles devront désormais valider leur billet pour le second tour ce lundi face aux Comores à Casablanca. Une victoire est impérative pour confirmer les espoirs nés de cette prestation défensive de haut vol. LMD/MD (AMAP)

CAN 2025 : L’Égypte première nation qualifiée

​Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 26 (AMAP) La deuxième journée de la phase de poules a rendu son premier verdict. En s’imposant face à l’Afrique du Sud (1-0), l’Égypte est devenue la toute première nation à valider son ticket pour les huitièmes de finale. En effet, dans le choc au sommet du groupe B disputé à Agadir, l’Égypte a fait preuve d’un froid réalisme pour écarter l’Afrique du Sud. Malgré une possession de balle en faveur des Bafana Bafana en début de rencontre, les Pharaons ont frappé juste avant la pause. ​Victime d’une faute dans la surface de réparation, le capitaine Mohamed Salah a pris ses responsabilités en transformant le penalty d’une panenka pleine de sang-froid à la 45è minute (1-0). Réduits à dix dès l’entame de la seconde période après l’expulsion de leur latéral Mohamed Hany (49è), les Égyptiens ont résisté héroïquement aux assauts sud-africains. Une ultime polémique a secoué le stade dans les arrêts de jeu, lorsque la VAR a refusé un penalty aux Bafana Bafana pour une main suspecte. ​Plus tôt dans la journée, au Grand stade de Marrakech, les deux autres membres du groupe B, l’Angola et le Zimbabwe, se sont neutralisés (1-1). ​Les Palancas Negras avaient pourtant pris le meilleur départ grâce à l’inévitable Gelson Dala, qui a ouvert le score dès la 24è minute sur une attaque rapide (1-0). Mais les Warriors du Zimbabwe n’ont jamais abdiqué. Dans les ultimes secondes de la première période, l’expérimenté Knowledge Musona a profité d’un moment de flottement dans la défense angolaise pour égaliser à la 45è+6 minute. Malgré une seconde période intense, le score n’a plus évolué, laissant les deux équipes avec un seul point au compteur. SSK/MD (AMAP)  

CAN 2025 : Parole de supporters et d’experts avant le choc Maroc-Mali

Propos rassembles par Djènèba BAGAYOKO Envoyée spéciale Casablanca, 26 déc (AMAP) À quelques heures du coup d’envoi du duel entre le Mali et le Maroc à Rabat, l’effervescence est à son comble dans les rues de Casablanca. Entre optimisme, prudence et analyse technique, voici les témoignages recueillis dans la ville de Casablanca. Demba Mamadou Traoré, supporter malien : « Si nous voulons gagner, il n’y a pas de secret : il faudra de l’engagement, de la détermination et un esprit de sacrifice jusqu’à la dernière seconde. La réussite des autres nations repose sur le travail, rien que le travail. Il faut se donner à fond sur le terrain. » Oumou Diarra, supportrice malienne : « Je pense que ce match est largement jouable. Ce vendredi sera le déclic pour les Aigles. Avec les retours d’Yves Bissouma, je suis convaincue que nous prendrons les trois points. » Abdoulaye Maïga, supporter malien : « C’est un défi à notre portée, mais la clé sera la défense. Il faudra une arrière-garde solide pour contenir les assauts des attaquants marocains. Bonne chance aux Aigles !» Yusuf Bel Amine, commerçant marocain : « En tant que Marocain, je pronostique une victoire de mon pays, mais je sens que ce ne sera pas facile du tout. Le Mali est un adversaire coriace.» Hasan Aghan, serveur marocain : « Pour moi, la victoire est marocaine, j’en suis certain ! Ce succès nous permettra de valider notre billet pour les huitièmes de finale sans encombre. Bonne chance aux Lions de l’Atlas». Amine Azhman, commerçante marocaine : « Ce sera un grand match avec beaucoup de spectacle. J’espère surtout que les deux équipes feront preuve de fair-play jusqu’au bout, car au final, c’est l’Afrique qui gagne. » Regard des experts Pierre-Hakim Ouggourni, journaliste à Ouest-France : « C’est incontestablement le choc de ce groupe A entre les deux meilleures sélections sur le papier. Après son nul contre la Zambie, le Mali est dans l’obligation de faire un résultat face au grand favori de la compétition. » Sory Ibrahim Coulibaly, journaliste à L’Indépendant : « Ce match est décisif. Sortant d’un nul frustrant, les Aigles ont un impératif de résultat : ils doivent arracher au moins un point pour rester en course. Face à une équipe marocaine solide qui joue devant son public et veut se qualifier dès ce soir, la tâche sera rude. Le Mali a des arguments pour surprendre, mais tout dépendra de la gestion tactique du staff technique. Ce sera un duel d’échecs. » DB/LMD.MD (AMAP)

CAN 2025 : Maroc-Mali, le choc sous haute tension

Envoyé spécial Ladji M. DIABY Rabat, 26 déc (AMAP) Le complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat s’apprête à vibrer, ce vendredi, lors d’un match capital, pour le compte de la 2ème journée du groupe A, entre le Mali et le Maroc qui se retrouvent pour un duel. Le contexte de cette rencontre est clair entre un pays hôte, qui veut valider son ticket pour les huitièmes de finale et des Aigles, qui sont dos au mur. Le ciel de Rabat promet d’être électrique. Le Maroc arrive en confiance après avoir disposé des Comores (2-0). Pour le Mali, en revanche, le nul concédé face à la Zambie (1-1), à Casablanca, laisse un goût amer. Aujourd’hui, les Aigles n’ont plus de calculs à faire. Face à l’ogre marocain, ils sont en mission « survie. » ​L’histoire, elle, pèse lourdement sur les épaules maliennes. Les deux nations se retrouvent en phase finale pour la première fois depuis la douloureuse demi-finale de 2004 en Tunisie, où les Lions de l’Atlas avaient surclassé les Aigles (4-0). Sur 21 confrontations historiques, le bilan penche en faveur du Maroc avec 10 victoires contre 6 pour le Mali. En matches officiels, les statistiques sont tout aussi rudes : 6 revers pour seulement 2 succès des Aigles. Mais les records sont faits pour être brisés, et les Aigles comptent bien inverser la tendance. ​Dans le camp malien, la détermination est palpable. Les joueurs sont conscients du défi immense qui les attend face à une équipe soutenue par tout un peuple. « C’est une finale avant la lettre. Nous ne visons que les trois points. Nous savons que ce ne sera pas facile avec la ferveur marocaine contre nous, mais nous ferons tout pour gagner », assène l’arrière droit des Aigles Woyo Coulibaly. Pour le gardien Djigui Diarra. Ce match « est la clé de notre survie dans cette CAN. Il faut gagner, c’est tout ». De son côté, Aliou Dieng affiche son optimisme. « On connaît cette équipe, elle a de la qualité. Nous avons du pain sur la planche. Nous demandons les bénédictions du peuple malien », déclare le milieu de terrain. ​Pour le sélectionneur national. Tom Saintfiet, l’enjeu sera de museler le milieu créatif marocain tout en exploitant la vitesse de ses attaquants. Avec le retour annoncé des cadres, notamment Yves Bissouma, le Mali espère retrouver cette solidité qui lui a manqué en fin de match face à la Zambie. De son côté, Walid Regragui sait qu’une victoire, ce soir, lui offrirait un billet serein pour les huitièmes de finale. Au complexe Prince Moulay Abdellah, entre la pression du public et l’obligation de résultat, les Aigles devront déployer leurs ailes plus haut que jamais pour ne pas voir leurs ambitions africaines s’assombrir. L’autre match du groupe mettra aux prises la Zambie et les Comores (17h30) au complexe Mohammed V à Casablanca. LMD/MD (AMAP)

CAN 2025 : Cédric Kanté, « Face au Maroc, il ne faut pas craindre, il faut être dans la possession »

Propos recueillis par Ladji M. DIABY Rabat, 25 déc (AMAP) : Ancien capitaine de la sélection malienne et désormais consultant sur les antennes de Canal +, Cédric Kanté livre son analyse sans concession sur les débuts poussifs des Aigles dans la compétition. Il se projette également sur le choc à venir contre le Maroc et évoque l’avenir institutionnel de la Coupe d’Afrique des nations L’Essor : Le Mali a entamé son parcours par un match nul contre la Zambie (1-1). C’était un match très important. Quel est votre premier regard sur cette prestation ? Cédric Kanté : Évidemment, c’était un match important. Il fallait vraiment gagner parce qu’après, ça se complique, surtout avec le Maroc qui arrive. Je pense que le match, il a été sérieux, il a été quand même maîtrisé dans l’ensemble. En première période, c’était compliqué de trouver du rythme. Mais en deuxième, les joueurs ont accéléré. Il y a eu plus d’occasions franches et on ouvre le score fort logiquement. Après, quand on ne tue pas le match, c’est évidemment compliqué. Tuer le match, c’est ce qu’ont réussi à faire des équipes comme le Sénégal, l’Algérie, le Maroc. Donc, c’est un peu un mal, mais il ne faut pas se démobiliser. C’est vrai que c’est décevant parce que c’était une équipe qui était largement à notre portée. Il faut que ça nous serve pour la suite. Parfois, mal commencer une compétition, ça permet aussi de se ressouder, de se recentrer et de monter en puissance. L’Essor : Le prochain défi, c’est le Maroc. Un gros morceau. Comment aborder ce match crucial ? C, K : Il ne faut pas tout jeter après ce premier match, il faut rester positif, prendre ce qui a été bien et essayer de le reproduire face au Maroc. On a des joueurs capables de déstabiliser cette équipe marocaine que je n’ai pas trouvée forcément très en jambes sur leur premier match. L’Essor : Justement, quelle sera la clé tactique face aux Lions de l’Atlas ? Faut-il les craindre ? C. K : Je pense qu’il faut essayer d’être dans la possession. Ce qu’on avait fait face à la Côte d’Ivoire en quart il y a deux ans. Il ne faut pas les craindre, il ne faut pas reculer. Parce qu’ils n’ont pas non plus énormément de vitesse devant. Donc, je pense qu’il faut qu’on soit haut sur le terrain, qu’on ait la possession au milieu de terrain, qu’on ait la maîtrise pour les faire douter et peut-être pour que le public se retourne un petit peu contre eux parce qu’ils attendent tellement de miracles. En tout cas, c’est un match de très haut niveau où techniquement, il va falloir que le Mali montre qu’il est au niveau des grandes nations. L’Essor : Pour finir, un mot sur l’annonce récente de la CAF : la CAN se jouera désormais tous les quatre ans. Quel est votre sentiment sur cette réforme C.K : Sur la CAN tous les 4 ans, on s’y attendait. On se demandait un petit peu quand ça allait être le cas. De toute façon, quand il y a des dirigeants africains qui ne sont pas capables de faire respecter la CAN, avec ces changements de programme. Regardez, aujourd’hui, on a une CAN qui se joue avec 12 degrés et de la pluie. Elle devait être au mois de juin avec des températures parfaites. Si on n’a pas des dirigeants qui sont assez forts, de toute façon, ça ne sert à rien d’avoir une CAN faible tous les 2 ans. Moi, je préfère avoir une CAN très forte tous les 4 ans, comme les autres compétitions continentales. C’était malheureusement à attendre, puisqu’on n’avait rien de fort à opposer aux décisions de la FIFA. On prend ça avec un petit peu de résignation. Parce que nous, la CAN, c’est tous les 2 ans, on avait l’habitude. Mais bon, il va falloir profiter des CAN de 2027 et 2028, parce que 2032 va faire très long. Donc, ça va peut-être prendre de la valeur, le fait que ce soit que tous les 4 ans. LMD/MD (AMAP)

CAN 2025 : Maroc-Mali, Tom Saintfiet et ses hommes en mode « commando »

Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 25 déc (AMAP) Le sélectionneur national du Mali, Tom Saintfiet, s’est présenté face à la presse avec un discours mêlant pragmatisme et ambition guerrière, à la veille d’un duel qui s’annonce électrique contre le pays hôte, le Maroc. Entre l’obligation de résultat et le retour espéré du capitaine Yves Bissouma, le technicien belge prépare un coup tactique. ​​Le stade Prince Moulay Abdellah de Rabat sera, ce vendredi, le théâtre d’une confrontation capitale pour l’avenir du Mali dans cette CAN 2025. Après un nul frustrant contre la Zambie (1-1), les Aigles n’ont plus droit à l’erreur. Tom Saintfiet, lucide sur la situation comptable, n’a pas usé de langue de bois : « Nous nous sommes créés un problème… Demain, nous ne devons pas perdre. » ​En qualifiant le résultat précédent de « problème », Tom Saintfiet place ses joueurs devant leurs responsabilités. Cette autocritique publique semble être une stratégie délibérée pour piquer l’orgueil des cadres. Face à un Maroc porté par son public, le sélectionneur sait que la survie des Aigles passera par une discipline de fer. Son message est double : assurer au minimum le point du nul pour rester en vie, tout en gardant l’ambition de faire chuter le Lion de l’Atlas sur ses terres. ​​Après avoir manqué d’impact lors de la première journée, la titularisation probable du milieu de terrain de Tottenham, Yves Bissouma, change radicalement la donne. Son retour offre à au sélectionneur une meilleure transition entre la défense et l’attaque, ainsi qu’un leadership naturel pour calmer les ardeurs marocaines. Sa présence sera également une menace constante sur les coups de pied arrêtés, cruciaux dans ce genre de sommets fermés. ​L’autre motif de satisfaction réside dans la condition physique du groupe. « Il n’y a pas de blessé », a martelé le coach. Dans un tournoi où l’enchaînement des matches pèse lourdement sur les organismes, disposer de l’intégralité de son effectif pour affronter l’ogre marocain est un luxe non négligeable. Cela donne à Tom Saintfiet la profondeur de banc nécessaire pour ajuster ses plans face à l’armada de Walid Regragui. ​​Face au Maroc, la clé résidera dans la capacité des Aigles à museler les ailes adverses. Tom Saintfiet a laissé entendre que son équipe mettrait « tout en œuvre » pour s’imposer. Tactiquement, cela pourrait se traduire par un bloc médian compact, visant à aspirer les Marocains pour mieux les punir en contre-attaque grâce à la pointe de vitesse des attaquants maliens. ​Le verdict du terrain est attendu ce vendredi à 20h GMT. Si le discours de Tom Saintfiet a séduit les observateurs, il doit maintenant se traduire par des actes. Le Mali joue son destin, et avec un groupe au complet et un capitaine affamé, l’exploit à Casablanca semble, plus que jamais, à portée de crampons. SS/MD (AMAP)