CAN 2025 : Fin de rêve pour les Aigles

Par Seïbou S. KAMISSOKO Envoyé spécial Tanger, 9 janv (AMAP) L’aventure est terminée pour le Mali, ce vendredi, en quarts de finale où le capitaine Yves Bissouma et ses partenaires se sont inclinés 1-0 face aux Sénégalais dans le grand stade de Tanger. L’unique but de la partie a été marqué par l’avant-centre sénégalais, Iliman Cheick B. Ndiaye à la 28è minutes de jeu (1-0). Ce « derby des voisins » a tenu toutes ses promesses en termes d’intensité, mais il a basculé du côté sénégalais lors d’une première période fatidique pour les hommes de Tom Saintfiet. Dès l’entame de jeu, le Sénégal a imposé un pressing haut, cherchant à fissurer le fameux « bloc de granit » malien. La faille est intervenue à la 28ème minute : sur une accélération fulgurante, l’attaquant sénégalais Iliman Cheick B. Ndiaye a trompé la vigilance de la défense malienne pour ouvrir le score (1-0, 28è). Un but qui a fait exploser de joie les supporters des Lions, mais qui n’a pas immédiatement douché les ambitions des Aigles. Alors que le Mali tentait de réagir avant la pause, le match a basculé dans le dramatique. Déjà averti, le capitaine Yves Bissouma, moteur du milieu de terrain, a reçu un second carton jaune synonyme d’expulsion juste avant le retour aux vestiaires. Réduits à dix et menés au score, les Aigles se sont retrouvés face à une montagne. Malgré une seconde période héroïque où les Aigles ont fait preuve d’une solidarité exemplaire pour ne pas sombrer, le score n’évoluera plus. Les Lions du pays de la Teranga, en gestionnaires expérimentés, ont verrouillé l’accès à leur but jusqu’au coup de sifflet final. Le Mali quitte ainsi la compétition la tête haute. Si la déception est immense, notamment à cause de ce scénario défavorable, le parcours des Aigles restera marqué par une force de caractère exceptionnelle. Tom Saintfiet et ses protégés auront prouvé que le Mali fait désormais partie du gratin du football continental, capable de rivaliser avec les plus grands, même dans l’adversité. Pour le Sénégal, la marche continue vers les demi-finales, tandis que les Aigles devront tirer les enseignements de cette campagne marocaine pour revenir plus forts lors des prochaines échéances. SSK/MD (AMAP)

CAN 2026 : la police malienne appelle au calme avant la rencontre Mali-Sénégal en quarts de finale

Bamako, 9 janv (AMAP) Le Directeur général de la police nationale a invité, vendredi, la population malienne « au calme, au civisme et au respect des biens publics et privés, quelle que soit l’issue » des quarts de finale Mali-Sénégal en Coupe d’Afrique des Nations (CAN), selon une source officielle Les autorités maliennes ont également annoncé « un important dispositif sécuritaire », indique un communiqué publié le même jour. « Un dispositif policier sera déployé pour le maintien de l’ordre et la fluidité de la circulation autour du match prévu le vendredi 09 janvier 2026 », précise le communiqué. Les autorités demandent que « la victoire comme la défaite soient vécues avec retenue et sérénité. » Le texte exprime la confiance des forces de l’ordre dans le sens des responsabilités des supporters et conclut par un message de soutien aux Aigles du Mali. OS/MD (AMAP)

CAN 2025 : Le Mali en huitièmes de finale

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Alou SISSOKO (Photos) Casablanca, 29 déc (AMAP) Les Aigles du Mali disputeront les huitièmes de finale de la CAN, Maroc 2025 après s’être qualifiés, lundi, pour le deuxième tour de la compétition, par un match nul contre les Comores (0-0), au complexe sportif Mohammed V de Casablanca, au compte de la 3è journée du groupe A. Les joueurs de Tom Saintfiet terminent à la 2è place de leur groupe avec 3 points derrière le Maroc (7 points) qui a battu la Zambie (3-0) dans l’autre match de la poule. En huitième de finale, le capitaine Yves Bissouma et ses partenaires affronteront le deuxième du groupe C, le samedi 3 janvier au complexe sportif Mohammed V de Casablanca à 20h. La Tunisie, qui occupe actuellement la deuxième place du groupe C avec 3 points, sera probablement le prochain adversaire des Aigles. Les Maliens seront fixés ce mardi à l’issue des rencontres du groupe C : Ouganda-Nigeria, Tanzanie-Tunisie (17h). Après deux journées de débats, le Nigeria mène la course avec 6 points devant la Tunisie (3 points), la Tanzanie (1 point) et l’Ouganda (1 point). En 2019 en Égypte, en 2022 au Cameroun et en 2024 en Côte d’Ivoire, le Mali a atteint les huitièmes de finale. LMD/MD (AMAP)

Mali – Comores : Pour Tom Saintfiet et Hamari Traore, pas de calculs

​Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 27 déc (AMAP) Pour le compte de la troisième et dernière journée de la phase de poules, le Mali affronte les Comores dans un duel aux allures de finale. Entre ambition affichée et respect de l’adversaire, le sélectionneur Tom Saintfiet et l’arrière droit Hamari Traoré ont délivré, , en conférence de presse, un message de combat : la qualification passera par une victoire, sans attendre les faveurs du destin. ​Le calcul est simple, mais l’exercice s’annonce périlleux. Après deux matches nuls frustrant contre la Zambie (1-1) et de courage face au Maroc (1-1), les Aigles du Mali occupent une position charnière dans le groupe A. Pour s’ouvrir les portes des huitièmes de finale sans dépendre des résultats adverses, une seule option s’impose : vaincre les Cœlacanthes des Comores. Face aux journalistes, le technicien belge a affiché un calme analytique. S’il reconnaît la montée en puissance du football comorien, il refuse de laisser place au doute : «C’est un match très important pour les deux équipes. Il faut gagner pour continuer l’aventure », a martelé Tom Saintfiet. Selon lui, les Comores ne sont plus le « petit poucet » d’autrefois. « Il faut reconnaître qu’ils ont une belle équipe. On les respecte, mais on n’a pas peur d’eux. Ce n’est jamais facile de jouer contre eux », a-t-il ajouté. Pour  Tom Saintfiet, l’enjeu sera de briser le verrou d’une équipe réputée pour sa résilience défensive et sa capacité à piquer en contre-attaque. ​À ses côtés, le défenseur des Aigles Hamari Traoré, dont le retour est scruté de près après des pépins physiques, a sonné la charge. Son intervention de leadership, vise à mobiliser un groupe qui ne doit plus regarder dans le rétroviseur : « Il faut arrêter les calculs. Nous avons notre destin en main », a lancé le défenseur avec fermeté.  Pour le latéral droit malien, la menace est réelle car l’adversaire joue également sa survie. Toutefois, la hiérarchie doit être rétablie sur le terrain : « C’est à nous de faire le job. Ils ont la possibilité de se qualifier tout comme nous, c’est pourquoi il faut les prendre au sérieux. Notre objectif est de gagner et d’avancer». ​Le sélectionneur des Comores, Stefano Cusin, a également mis en lumière la configuration exceptionnelle de cette poule où l’incertitude règne : «Un seul point sépare le deuxième du dernier (ou avant-dernier). Ce classement serré témoigne de la compétitivité de toutes les nations engagées. Chaque équipe dispose encore de ses chances et de son propre destin entre ses mains», a déclaré l’ancien sélectionneur du Soudan du Sud qui connait bien Tom Saintfiet et le Mali pour les avoir affrontés à plusieurs reprises. Le coach comorien appelle ses joueurs à apporter plus d’impact pour relever ce défi. ​SSK/MD (AMAP)  

CAN 2025 : Les Aigles face à leur destin

Envoyés spéciaux  Ladji M. Diaby Aliou Sissoko (Photo) Rabat, 27 déc (AMAP) Le Mali, après un nul héroïque face au Maroc (1-1),  joue, lundi, sa qualification pour les huitièmes de finale, au complexe Mohammed V de Casablanca pour le compte de la 3è et dernière journée de la poule A de la CAN, Maroc 2025. C’est un match historique. Ce sera la première fois que les deux pays en découdront dans une phase finale de Coupe d’Afrique des nations. Les Comores seront le 30ème pays que les Aigles affrontent en phase finale de la CAN. Pourtant, ce n’est pas un saut dans l’inconnu pour les deux sélections. Le Mali et les Comores étaient dans la même poule lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Leurs confrontations directes ont tourné à l’avantage des Aigles qui se sont imposés au match aller comme au retour sur le score identique de 3-0. Les deux rencontres ont été délocalisées au stade municipal de Berkane. A l’aller, disputé le 20 mars dernier, Nene Dorgelès (21è min) et Kamory Doumbia (56è min et 64è min) ont marqué et les buteurs de la manche retour, jouée le 4 septembre dernier, sont Nene Dorgelès (28è min), Kamory Doumbia (70è min s.p.) et Lassana Coulibaly (76è min). Le Mali a terminé à la 3è place de la poule avec 18 points : 5 victoires, 3 nuls, 2 défaites, 17 buts marqués, 6 encaissés devant les Comores qui a récoltés 15 unités : 5 victoires, 5 défaites, 12 buts marqués et 13 encaissés. Les deux équipes se retrouvent aujourd’hui, toujours au Maroc, mais cette fois-ci à Casablanca. Avant cette CAN, les Comores restaient sur deux 2 victoires et 4 défaites, 4 buts marqués, 9 encaissés lors de ses 6 dernières matches officiels alors que le Mali affichait un bilan de 4 victoires, 1 nul, 1 défaites, 12 buts inscrits, 2 encaissés en 6 rencontres officielles avant la CAN. Pour se qualifier pour la phase finale, les Comores ont créé la surprise en se classant premiers du groupe A avec 12 points : 3 victoires, 3 nuls, 7 buts marqués et 6 encaissés devant la Tunisie (10 points), qui a été même battue à domicile 1-0 par les Comores, la Gambie (8 points) et Madagascar (2 points). Le Mali a aussi terminé à la tête de la poule I avec 14 points : 4 victoires, 2 nuls, 10 buts marqués, 1 encaissé. Le Mali et les Comores ont mal débuté cette CAN. Si les Aigles ont fait match nul contre les Chipolopolo de la Zambie (1-1), les Comoriens ont été battus 2-0 lors du match d’ouverture de la compétition le Maroc. Les deux équipes ont chacune fait match nul lors de la 2è journée respectivement contre le Maroc (1-1) et la Zambie (0-0) et sont toutes en course pour une qualification en huitièmes de finale. C’est une rencontre importante pour les deux pays. Le vainqueur de la rencontre se qualifiera pour le deuxième tour de la compétition et le Mali peut même terminer à la tête du groupe en cas d’une victoire avec un score de 3-0 et si le Maroc fait match nul contre la Zambie dans l’autre match à Rabat. Le sélectionneur des Aigles, Tom Saintfiet connait bien les Comores pour les avoir battus trois fois 3-0 (deux fois avec le Mali et une fois en 2008 quand il était sélectionneur de la Namibie lors de la Coupe du Conseil des associations de football en Afrique Australe). Dans le camp des Aigles, l’heure n’est plus aux calculs. Forts de leur prestation majuscule face aux Lions de l’Atlas vendredi soir, les hommes du sélectionneur national Tom Saintfiet affichent une détermination farouche. «La mission continue», martèle Lassine Sinayoko, buteur providentiel, affichant un sourire qui en dit long sur la cohésion retrouvée du groupe. ​ «Nous sommes le Mali et nous n’avons peur de personne. Le groupe est en pleine confiance après ce nul (1-1) face au Maroc, le pays organisateur. Nous allons jouer notre football librement, sans pression inutile, mais avec un mental d’acier et un engagement féroce pour empocher les trois points», ajoute-t-il. L’attaquant des Aigles a marqué 2 buts dans la compétition et a égalé le nombre de buts marqué par Cheick Fantamady Keïta (5 buts en 5 matches lors de la CAN 1972). Il est désormais à 2 buts de Frédéric Kanouté (7 buts marqués lors des CAN 2004, 2008 et 2010) et 3 longueurs de Seydou Keïta, meilleur buteur malien en phase finale de CAN avec 8 buts inscrits lors des CAN 2002, 2010, 2012 et 2013. DETERMINATION – Entre confiance retrouvée et sens des responsabilités, les Aigles ne jurent que par la victoire. Pour le milieu de terrain Mahamadou Doumbia, ce match sera une véritable finale pour l’équipe, ajoutant qu’ « une victoire est impérative». «C’est l’unique objectif que nous nous sommes fixés. Nous appelons les supporters maliens à venir en masse au stade Mohammed V de Casablanca pour nous porter vers la qualification », renchérit-il. Le défenseur central Ousmane Camara indique que le match sera abordé avec beaucoup d’intelligence et d’engagement. « Nous sommes condamnés à gagner. Nous n’avons plus droit à l’erreur, ni à un autre match nul. Il y a une excellente ambiance dans le groupe et, avec cette confiance retrouvée, nous allons nous qualifier pour les huitièmes de finale », déclare le défenseur central des Aigles. Le gardien ​Djigui Diarra, auteur de plusieurs arrêts reflexe contre la Zambie et le Maroc, considère le match comme le plus important du début de tournoi de l’équipe, estimant que l’avenir de la sélection nationale dans cette CAN au Maroc dépend de ce résultat. « Nous avons beaucoup échangé entre nous et je suis convaincu que nous sortirons victorieux. Nous connaissons très bien cette équipe comorienne pour l’avoir battue en aller-retour lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Nous maîtrisons leurs forces et leurs faiblesses, et nous allons tout faire pour arracher la victoire », martèle-t-il. Pour ce match, il faut s’attendre à une équipe offensive

Mali-Maroc : Les joueurs réagissent après le nul 1-1

Rassemblés par Djènèba BAGAYOKO Aliou SISSOKO (Photos) Rabat, 26 dec (AMAP) Après le match nul intense entre le Mali et le Maroc, les joueurs des deux camps et des invités de marque se sont exprimés. Entre satisfaction tactique, promesses pour le match contre les Comores et fraternité entre stars, découvrez les coulisses de l’après-match. Woyo Coulibaly, défenseur des Aigles : « Ce match n’a pas été facile du tout, mais je suis heureux que nous ayons tout fait pour repartir avec un point. C’est ce que nous recherchions, à défaut d’avoir pu empocher les trois points. » Yves Bissouma, capitaine des Aigles : « La qualification est toujours possible. Ce nul est réconfortant. Nous allons tout donner ce lundi contre les Comores, c’est une promesse. » Lassine Sinayoko, attaquant des Aigles : « C’est toujours un immense plaisir de marquer pour son pays. Nous poursuivons la mission ce lundi avec un seul objectif : les trois points cette fois-ci ! Je suis heureux d’avoir donné de la joie aux supporters. » Aliou Dieng, milieu de terrain des Aigles : « Une rencontre difficile qui nous a permis de comprendre beaucoup de choses et de nous galvaniser. Un grand merci aux supporters maliens au Maroc et à ceux venus du pays. » ​Kamory Doumbia, milieu de terrain des Aigles : « Il y avait du spectacle et de l’engagement. Quel plaisir de mouiller le maillot pour la patrie ! La qualification reste à notre portée, nous irons la chercher lundi. » Djigui Diarra, gardien des Aigles : « Ce nul est bon pour nous. La consigne était claire : gagner ou ne pas perdre. Le Mali a toutes ses chances face aux Comores. » Azzedine Ounahi, joueur marocain : « On était bien en première période, on a mis de l’intensité. Mais on s’est arrêté de jouer après la pause. On subissait le jeu des Maliens, on a trop reculé et ils ont logiquement obtenu ce penalty. » Achraf Hakimi, joueur marocain : « Je félicite le Mali qui a été plus qu’à la hauteur. Ils sont bien partis pour aller très loin. Je suis aussi très ému par la présence de mon frère Kylian au stade, portant mon maillot. Je suis reconnaissant de son geste et de ses conseils. » Kylian Mbappé, invité de marque : « Un grand plaisir d’assister à cette rencontre électrique. Sincèrement, ces deux équipes iront loin, cela pourrait même être une affiche de finale. Merci à la population marocaine pour son accueil incroyable envers ma famille et moi. Bonne chance à mon ami Achraf. » DB/MD (AMAP)

Maroc-Mali (1-1) : Réactions de supporters

Rassemblés par Djènèba BAGAYOKO Envoyée spéciale Rabat, 26 déc (AMAP) Le choc tant attendu entre les Lions de l’Atlas et les Aigles du Mali s’est soldé par un nul (1-1) qui bouscule les certitudes. Si côté malien, on célèbre le courage et le renouveau tactique sous Tom Saintfiet, le public marocain, lui, ne cache pas son inquiétude quant à la suite de « sa » compétition Cheickna Demba, 1er vice-président de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM) : « Nous rendons grâce pour ce match nul (1-1) contre le Maroc. Personne ne pariait sur un tel succès de notre pays face au pays organisateur. Devant un stade plein, nos joueurs l’ont fait ; je les félicite et les encourage à aller de l’avant». ​Sékou Coulibaly, supporter malien : « Je rends hommage aux Aigles pour la qualité du jeu produit. Il y avait un réel engagement sur le terrain, ce qui est de bon augure pour la suite des événements. » ​Faguimba Dabo, supporter malien : « J’avoue que mon voyage de l’Angleterre au Maroc pour soutenir les Aigles n’a pas été vain. Cette équipe a donné de la joie à tous les Maliens avec ce match nul. Avant le coup d’envoi, nos joueurs faisaient l’objet de nombreuses moqueries, mais à la fin du match, la tendance s’est inversée avec des félicitations. Bonne chance à Yves Bissouma et ses coéquipiers pour le match contre les Comores. » ​Assanatou Traoré, supportrice malienne : « Je suis très fière du nouveau visage de l’équipe nationale. Ils ont mouillé le maillot et, s’ils continuent ainsi, je suis convaincue qu’on ira loin, et pourquoi pas jusqu’en finale. » ​Almamy Traoré, supporter malien :«  Toutes mes félicitations à l’équipe de Tom Saintfiet pour cette bataille. Je reste persuadé que cette équipe a toutes les chances d’atteindre le dernier carré. » ​Souleyman Salah, supporter marocain : « C’est comme une défaite pour nous. Il fallait battre le Mali pour assurer notre qualification en huitièmes de finale. Désormais, la mission devient très difficile, car le match face à la Zambie sera un autre duel serré. Si nous le perdons, nous risquons de nous qualifier seulement parmi les meilleurs troisièmes, ce qui n’est pas digne d’un pays organisateur. » ​Youssef Masine, supporter marocain : « Je ne suis pas satisfait de ce partage des points. Les joueurs avaient l’occasion de tuer le match dès l’entame. Nous allons payer cher ce résultat nul. » ​Zeinab Chibi Bel Arf, supportrice marocaine : « À un moment donné, le Mali a failli nous battre dans notre propre stade et durant notre CAN. J’avais hâte que l’arbitre siffle la fin du match. C’était une rencontre à notre portée, mais nous avons laissé filer les trois points. Je suis déçue de la réaction de mon équipe. » ​Yves Parfait, supporter ivoirien : « J’ai pris le train de Marrakech pour Rabat afin d’assister à cette affiche tant attendue. J’avoue que je me suis bien amusé devant la prestation de ces deux grandes nations. Je prévoyais une victoire marocaine en raison de leur statut d’organisateur, mais il faut reconnaître que le Mali est revenu avec un visage poignant, plus engagé et entreprenant dans les duels. Bonne chance aux deux équipes pour la suite. » ​Soulman Faye, supporter sénégalais : « En toute sincérité, c’était une affiche digne d’une finale. Je pense que ces deux équipes se retrouveront plus tard, car je les vois aller très loin dans cette compétition. » ​DB/MD (AMAP)

Tom Saintfiet : « Je suis fier de mes joueurs, nous méritions peut-être plus »

Propos recueillis par Seïbou S. KAMISSOKO Aliou SISSOKO (Photos) Rabat, 26 déc (AMAP) Au sortir du nul héroïque (1-1) face au Maroc, pays hôte, le sélectionneur des Aigles s’est confié à notre envoyé spécial à Rabat. Entre fierté tactique et amertume vis-à-vis de l’arbitrage, Tom Saintfiet analyse la performance de ses joueurs et se projette déjà sur la « finale » contre les Comores ​AMAP : Coach, quel est votre sentiment après ce match nul (1-1) face au Maroc dans un stade en ébullition ? ​Tom Saintfiet : Je suis très fier de la performance de mon équipe. Nous avions mis en place une stratégie spécifique pour contrer cette équipe marocaine qui est très forte. Sur l’ensemble du match, nous n’avons pas concédé énormément d’occasions, et eux non plus d’ailleurs. C’était un vrai combat tactique. Mes joueurs se sont battus, ils ont travaillé dur et ont montré un visage de combattants dans chaque compartiment du jeu. ​AMAP : Vous semblez pourtant avoir un regret concernant l’arbitrage, notamment sur les penalties… ​T.S : Effectivement. Je suis surpris par le penalty sifflé contre nous. Il y a une semaine, nous avons suivi une séance de formation de la Confédération africaine de football (CAF) où l’on nous a expliqué que, dans cette configuration précise, il n’y a pas faute. Pourtant, l’arbitre l’a donné. À la mi-temps, j’ai dit à mes joueurs de rester calmes, de continuer à presser et de contrôler le milieu de terrain. ​En seconde période, nous avons bien joué et nous avons logiquement égalisé. Mais ce qui me déçoit, c’est qu’à dix minutes de la fin, il y a une main flagrante dans la surface marocaine. C’est exactement la même situation que leur penalty, mais cette fois, ni l’arbitre ni la VAR n’ont bronché. C’est dommage, car avec ce penalty, nous aurions pu gagner ce match. ​AMAP : Est-ce qu’il a manqué quelque chose à votre équipe aujourd’hui pour l’emporter ? ​T.S : Mon équipe n’a manqué de rien. Les joueurs ont tout donné, ils ont été rapides dans les transitions et ont contrôlé le jeu par moments. Ce qui a manqué, c’est une décision juste de l’arbitre d’aller consulter la VAR. C’est frustrant parce que nous étions tout proches d’un exploit. Il nous a simplement manqué ce petit but supplémentaire pour repartir avec les trois points. ​AMAP : Vous avez également reçu beaucoup de cartons jaunes. Cela vous inquiète-t-il pour la suite ? ​T.S : C’est un autre point regrettable. Nous allons devoir faire le point sur les joueurs disponibles, entre les petits pépins physiques et les suspensions. Mais nous allons construire une équipe compétitive pour le dernier match. ​AMAP : Justement, vous affrontez les Comores ce lundi pour la qualification. Comment abordez-vous ce rendez-vous décisif ? ​T.S : Nous n’avons que deux points, donc la mission est simple : il faut gagner. Nous avons déjà affronté les Comores deux fois cette année en éliminatoires de la Coupe du monde 2026, à Berkane, et nous avions gagné les deux matches 3-0. Cela nous donne de la confiance, mais attention : chaque match a sa vérité. Gagner ne sera pas évident. Nous devons jouer pour la victoire afin de valider notre ticket pour le deuxième tour. Le futur de notre compétition en dépend. LMD/MD (AMAP)  

​CAN 2025 : Les Aigles du Mali tiennent tête au Maroc grâce à une défense héroïque

Envoyés speciaux Ladji Madihéry DIABY Aliou SISSOKO (Photos)   Rabat, 26 déc. (AMAP) C’est dans un complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat plein à craquer (69 500 places assises) que le Maroc et le Mali se sont affrontés ce vendredi, pour le compte de la 2ème journée du groupe A de la CAN 2025. Au terme d’un combat intense, les deux équipes se sont neutralisées (1-1). À l’ouverture du score de Brahim Diaz (45è min+5 sur penalty) a répondu Lassine Sinayoko (64è min), également sur penalty. ​Grands favoris de cette CAN à domicile, les Lions de l’Atlas ambitionnaient d’enchaîner après leur succès inaugural contre les Comores (2-0). Face à eux, le sélectionneur des Aigles, Tom Saintfiet, avait concocté un plan de jeu ultra-rigoureux. Dos au mur après le nul concédé contre la Zambie (1-1), le Mali a opposé une résistance héroïque aux assauts marocains. ​Le passage à un système en 4-4-2 à vocation défensive a porté ses fruits. Malgré la pression constante du public et la qualité technique adverse la défense malienne a été impériale. Ce bloc compact, soutenu par un milieu de terrain dense composé de Mahamadou Doumbia, Lassana Coulibaly, Aliou Dieng et Mamadou Sangaré a fait preuve d’une solidarité exemplaire pour préserver ce point précieux. ​ Ce match fermé, marqué par un penalty de chaque côté, laisse le groupe A dans une situation de suspense total, à l’exception du Maroc qui, avec 4 points, est déjà assuré de terminer au moins parmi les meilleurs troisièmes et se qualifie pour les huitièmes de finale. ​Derrière, le Mali (2 points) et la Zambie (2 points) se tiennent au coude à coude après le nul des Zambiens contre les Comores (0-0) un peu plus tôt au Complexe Mohammed V de Casablanca. Les Aigles devront désormais valider leur billet pour le second tour ce lundi face aux Comores à Casablanca. Une victoire est impérative pour confirmer les espoirs nés de cette prestation défensive de haut vol. LMD/MD (AMAP)

CAN 2025 : L’Égypte première nation qualifiée

​Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 26 (AMAP) La deuxième journée de la phase de poules a rendu son premier verdict. En s’imposant face à l’Afrique du Sud (1-0), l’Égypte est devenue la toute première nation à valider son ticket pour les huitièmes de finale. En effet, dans le choc au sommet du groupe B disputé à Agadir, l’Égypte a fait preuve d’un froid réalisme pour écarter l’Afrique du Sud. Malgré une possession de balle en faveur des Bafana Bafana en début de rencontre, les Pharaons ont frappé juste avant la pause. ​Victime d’une faute dans la surface de réparation, le capitaine Mohamed Salah a pris ses responsabilités en transformant le penalty d’une panenka pleine de sang-froid à la 45è minute (1-0). Réduits à dix dès l’entame de la seconde période après l’expulsion de leur latéral Mohamed Hany (49è), les Égyptiens ont résisté héroïquement aux assauts sud-africains. Une ultime polémique a secoué le stade dans les arrêts de jeu, lorsque la VAR a refusé un penalty aux Bafana Bafana pour une main suspecte. ​Plus tôt dans la journée, au Grand stade de Marrakech, les deux autres membres du groupe B, l’Angola et le Zimbabwe, se sont neutralisés (1-1). ​Les Palancas Negras avaient pourtant pris le meilleur départ grâce à l’inévitable Gelson Dala, qui a ouvert le score dès la 24è minute sur une attaque rapide (1-0). Mais les Warriors du Zimbabwe n’ont jamais abdiqué. Dans les ultimes secondes de la première période, l’expérimenté Knowledge Musona a profité d’un moment de flottement dans la défense angolaise pour égaliser à la 45è+6 minute. Malgré une seconde période intense, le score n’a plus évolué, laissant les deux équipes avec un seul point au compteur. SSK/MD (AMAP)