Mali : Eclosion des Centres de formation et académies de football
Par Boubacar KANTE Bamako, 07 mai (AMAP) Si le football de catégorie d’âge du Mali est, aujourd’hui, l’un des plus enviés d’Afrique, c’est en grande partie le fruit du travail des écoles de foot qui existent, presque partout, dans le pays. Comment les enfants sont-ils recrutés et formés par les centres, quelles sont les difficultés auxquelles font face les encadreurs et quel avenir pour ces écoles ? à travers ce reportage, L’AMAP vous fait découvrir ces centres formateurs de joueurs qui font, aujourd’hui, la fierté du football national. Double champion d’Afrique U17 (2015, 2017), vice-champion du monde de la catégorie 2015, demi-finaliste du Mondial U17 (2017), 3è au Mondial U20 (2015) et champion d’Afrique U20 (2019) : ces dernières années, le football de catégorie d’âge du Mali a été l’un des plus en vue du continent, voire du monde. Ces succès s’expliquent en grande partie par l’éclosion des centres de formation de football à travers le pays et l’organisation régulière des compétitions de jeunes. Certes, les centres de football existent au Mali depuis plusieurs décennies et presque tous les grands clubs disposent d’équipes de catégories d’âge, mais ces dernières années, les centres et les académies de football ont pris une nouvelle dimension, devenant ainsi des partenaires stratégiques pour ne pas dire incontournables pour les sélections nationales de catégorie d’âge. Aujourd’hui, les joueurs issus des centres de football ne se comptent plus au sein des équipes nationales et se distinguent par leurs caractéristiques communes, à savoir leur maîtrise des fondamentaux du football et leur technicité. Créé en 2019, le Centre espoir de Kambila (CEK), un village situé à une trentaine de km de Bamako fait partie des multiples écoles de foot du pays. Le centre est bâti sur une superficie de 4 hectares et a été lancé par Mady Sy, contrôleur des impôts et grand passionné de football. Au total, 119 enfants, répartis en trois catégories (minimes, cadets et juniors) sont pensionnaires de cette école et les mômes s’entraînent trois fois par semaine : les mercredis, jeudis et samedis. Mais pendant les congés scolaires, les entrainements se déroulent tous les jours, sauf les dimanches. Les jeunes joueurs intègrent par deux voies : le paiement des frais d’inscription et de la cotisation mensuelle fixés, respectivement à 10.000 Fcfa et 2.000 Fcfa. Le premier responsable du CEK indique que l’objectif du centre est de former les jeunes joueurs pour un futur meilleur. «Ce centre fait la fierté de tout le village de Kambila et ses environs », se réjouit le promoteur Mady Sy. « Le centre permet aux enfants de se retrouver mais leur offre, également, l’opportunité d’exprimer leur talent et démontrer leur savoir-faire. Nous travaillons avec les moyens du bord, nous avons un mini bus pour nos déplacements. Pour réaliser nos rêves, nous avons besoin de l’aide de tout le monde, partenaires, instances sportives, autorités», dit notre interlocuteur. Comme le CEK, le Centre Vamara Bamba de Lassa (CVB) est, également, basé à quelques km de la capitale. Il a été créé en 2013 et est dirigé par Vamara Bamba, avec comme entraîneur principal Seydou Coulibaly «Maestro». Ici, il y a 63 enfants répartis en trois catégories, les pupilles (23), les minimes A (20) et les minimes B (20). «Nous faisons la partie la plus difficile du travail, c’est-à-dire, la formation à la base, mais les centres qui ont plus de moyens que nous et les académies viennent chercher nos produits finis », déplore Maestro. « Nous n’avons pas les moyens pour garder nos enfants. Même si on veut les garder, leurs parents s’y opposent sous la pression des centres plus huppés et des agents de joueurs. C’est le plus grand problème que nous avons», fulmine le technicien. Au CVB, les frais d’inscription sont fixés à 1.000 Fcfa contre 500 Fcfa pour la cotisation mensuelle. «Cet argent est symbolique, c’est juste pour impliquer les parents dans le projet, sinon c’est le président seul qui prend le centre en charge. A travers ce centre, notre ambition est de permettre aux enfants de faire carrière dans le football, donc les aider à préparer leur avenir», indique Maestro. Après le CVB, retour à Bamako et cap sur le Centre de football de Korofina Sud (CFKS). Cette école a été portée sur les fonts baptismaux en 1996, avant d’être affiliée à la Fédération malienne de football (Femafoot) en 2013. Le Centre est présidé par Adama Cissé et compte 150 enfants qui s’entraînent tous les jours sur le terrain Tata Bambo. «Au début, les enfants ne payaient rien, mais par la suite, nous avons été rattrapés par les difficultés dues, en grande partie, au succès de l’école. C’est ainsi que nous avons instauré des frais d’inscription de 2.000 Fcfa et une cotisation mensuelle de 1.000 Fcfa pour chaque enfant. En début d’année, nous demandons aux enfants d’apporter un jeu de maillot sur lequel nous floquons le logo du club et un numéro», indique l’entraîneur Sidy Sy. «Nous n’avons pas suffisamment de moyens pour l’encadrement des enfants dont le nombre augmente chaque année. Le premier problème, c’est le terrain qui est trop petit et en même accidenté. L’état du terrain n’est pas adéquat et empêche les enfants d’exprimer leur vrai talent. Le centre a aussi, besoin d’équipements», explique le technicien du CFKS. Même constat au Centre olympique de Sirakaro Méguetana (COSM), en Commune VI. L’école a été créée en 2007 et compte aujourd’hui 122 enfants répartis en trois catégories : les poussins, les minimes et les pupilles. «Nous sommes dans un quartier où la population est majoritairement composée de familles démunies. Chez nous, il n’y a ni frais d’inscription, ni cotisation mensuelle. nous demandons simplement aux enfants d’apporter un maillot», confie l’entraîneur Youssouf S. B. Traoré. Comme beaucoup d’autres centres, le COSM est également confronté à de nombreuses difficultés qui entravent le bon fonctionnement de l’école. «Nous avons besoin d’aide, le président Madou Traoré ne peut continuer seul à prendre tout en charge. Comme dans les autres centres, nous allons bientôt instaurer les frais d’inscription et la cotisation mensuelle», annonce le technicien Baïchou. CENTRES HUPPES
Coupe du monde 2022 : Les Aigles joueront leurs deux premiers matches à l’extérieur
Bamako, 05 mai (AMAP) Le Mali jouera ses matches des deux premières journées des éliminatoires de la Coupe du monde, Qatar 2022, à l’extérieur, parce qu’aucun stade du pays ne répond aux critères minimaux de la Confédération africaine de football (CAF), a–t-on appris lundi soir. «Ça été un grand choc pour nous. Nous sommes surpris de cette décision de la CAF, franchement nous ne nous attendions pas à ça », a réagi un membre de la Fédération malienne de football. « C’est seulement la semaine dernière que nous avons reçu les inspecteurs de la CAF. Ils ont visité le stade du 26 Mars et le stade Modibo Keïta. Et hier (Ndlr, lundi », nous avons appris que la CAF a refusé tous les stades du Mali parce qu’il n’y a pas suffisamment de chaises ou encore que les gazons et les vestiaires sont en mauvais état», a ajouté notre interlocuteur qui pense déjà à la Côte d’Ivoire pour le premier match des Aigles, c’est-à-dire la réception du Rwanda. Le Mali doit trouver un autre pays pour recevoir le Rwanda, entre le 5 et le 8 juin, avant d’affronter l’Ouganda lors de la seconde journée (11-14 juin). Dix-neuf autres nations figurent, également, sur la «liste rouge» de l’instance dirigeante du football continental. Le Burkina Faso, le Sénégal, le Burundi, la Centrafrique, le Tchad, l’Érythrée, la Gambie, le Lesotho, le Malawi, le Liberia, l’Île Maurice, la Namibie, le Niger, Sao Tomé, Les Seychelles, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud et l’Eswatini (Swaziland) joueront hors de leur base, lors des deux premières journées de ces éliminatoires de la grande messe du football mondial. Après les deux premières journées, le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers recevront le Kenya (3è journée, entre le 1er et 4 septembre) avant d’aller au Kenya (4è journée, 5-7 septembre) puis au Rwanda (5è journée, 6-9 octobre). Le dernier match se disputera entre les 10 et 12 octobre, en principe, à Bamako contre l’Ouganda (6è journée). La CAF avait prévenu ses associations membres sur les exigences d’homologation et de surveillance des stades. Dans le cadre des éliminatoires de Qatar 2022, elle a envoyé un courrier aux fédérations pour indiquer que tous les matches doivent être disputés dans des stades homologués. «Si le stade d’un pays ne répond pas aux critères minimaux fixés par la CAF, l’équipe nationale du pays en question devra jouer ses matches dans un stade homologué en dehors de son territoire», a écrit l’instance dirigeante du football africain. Parmi les critères d’homologation figurent, entre autres, l’état du gazon naturel ou artificiel, les systèmes d’arrosage et d’entretien de la pelouse, les projecteurs pour l’électrification du stade qui doivent être d’une puissance d’au moins 1200 lux, un certificat de test d’éclairage qui ne peut être daté de plus de 2 ans, une vidéo actuelle du stade éclairé de nuit, les vestiaires, la loge de presse, le tunnel des joueurs qui doit être d’une largeur de quatre mètres, des sièges individuels dans les gradins (ces sièges doivent être séparés les uns des autres, moulés et numérotés), des installations sanitaires propres, hygiéniques et en nombre suffisant. Sans compter l’éclairage de secours, le système de haut-parleurs, les entrées et sorties réservées au public, les places de stationnement, les mâts, les hôpitaux autour du stade. DB/MD (AMAP)
CHAN 2021 : Les nouveaux vice-champions d’Afrique accueillis avec les honneurs
Par Seïbou S. KAMISSOKO Bamako, 9 fév (AMAP) Les Aigles locaux sont rentrés au bercail lundi, vers 15h30 par un vol transportant également le sélectionneur national, Nouhoum Diané e qui a atterri à l’Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou de Bamako. À leur descente d’avion, les nouveaux vice-champions d’Afrique ont été accueillis avec tous les honneurs par les autorités du pays et plusieurs centaines de supporters. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher et le président de la Fédération malienne de football (Femafoot), Mamoutou Touré « Bavieux », qui étaient à Yaoundé avec les joueurs figuraient parmi la délégation. Dès l’apparition des joueurs, la troupe de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM) a donné le ton en chantant l’Hymne nationale. Suivra, une séquence d’animation qui va durer une bonne dizaine de minutes, avant que la délégation ne monte à bord du bus, direction, le stade Mamadou Konat, escortée par une foule en liesse. « Les mots nous manquent après cet accueil des Maliens. Nous disons grand merci à nos concitoyens. On voulait remporter cette coupe, mais Dieu en a décidé autrement. C’est la deuxième fois que nous perdons la finale de cette compétition, la troisième fois sera la bonne Inch-Allah », a déclaré le capitaine-keeper, Djigui Diarra. Visiblement ému, le milieu de terrain des Aigles locaux, Moussa Ballo, a dit : « C’est simplement merveilleux. On est fier de porter les couleurs de la Nation. Nous remercions l’ensemble de nos supporters pour leur soutien, sans oublier le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attahe,r et le président de la Femafoot, Mamoutou Touré, qui étaient avec nous durant la compétition ». Siaka Bagayoko «Chato», premier buteur du Mali au CHAN (1-0 contre le Burkina Faso), a également exprimé sa joie et sa fierté de voir autant de monde à l’aéroport pour accueillir l’équipe. « On n’était pas orphelin au Cameroun car on était avec des supporters là-bas. Et en arrivant à Bamako, on est escorté par la police jusqu’au stade, il y a des journalistes partout, c’est fantastique, juste trop bien », a commenté l’arrière latéral des Aigles locaux Pour sa part, le ministre de la Jeunesse et des Sports a salué le parcours réalisé par les joueurs de Nouhoum Diané et adressé ses remerciements aux autorités pour leur soutien et leur accompagnement. « L’équipe nationale locale a fait son travail, l’encadrement a, également, fait son travail et mention spéciale à la Fédération malienne de football qui a tout mis en œuvre pour que l’équipe ramène cette place de deuxième du CHAN. Je tiens à adresser mes sincères remerciements aux supporters et à toute la population malienne qui ont vibré en même temps que nous pendant la durée de la compétition, de Kayes à Kidal et même à l’extérieur du pays », a dit Mossa Ag Attaher. Il a annoncé que le pays prendra en charge le traitement du défenseur central Mamadou Doumbia qui s’est gravement blessé en demi-finale contre la Guinée (double fracture genou-péroné). « Le jeune Mamadou s’est blessé pour la République, nous allons le prendre en charge », a promis le ministre Ag Attaher. À l’instar du ministre de la Jeunesse et des Sports, le président de la Fédération malienne de football a rendu un vibrant hommage aux vice-champions d’Afrique, avant de les exhorter à continuer sur la même lancée. « Le message que j’ai pour ces jeunes, c’est toujours d’avoir l’esprit de combativité, d’incarner les valeurs sociétales de notre pays, se comporter en digne Malien. C’est ce qu’ils ont fait tout au long du CHAN. Cette compétition, qui vient de s’achever au Cameroun, nous a permis de comprendre que si nous sommes unis, nous pouvons tout faire », a dit Mamoutou Touré « Bavieux ». Il a remercié le ministre de la Jeunesse et des Sports pour son engagement patriotique d’avoir tenu à être aux côtés des enfants, d’être venu au stade pour galvaniser les joueurs dans un cadre convivial. « Aujourd’hui le résultat est là », s’est-il réjoui. Après le cérémonial d’accueil, les vice-champions d’Afrique ont embarqué à bord d’un bus qui sera escorté par une foule en liesse jusqu’au stade Mamadou Konaté. A leur arrivée au stade, Nouhoum Diané et ses joeurs ont été accueillis par plusieurs centaines de supporters présents dans les gradins. Parmi les spectateurs, il y avait, également, des artistes qui ont chanté à la gloire de la sélection nationale. Une journée mémorable que le capitaine Djigui Diarra et ses coéquipiers n’oublieront pas de sitôt. SSK (AMAP)
CHAN 2021 : Aigles locaux, l’ultime bataille
Par Seïbou S. KAMISSOKO Bamako fév (AMAP) Invaincue depuis le début de la compétition, la sélection nationale malienne est déterminée à aller au bout et ne jure que par la victoire face au Maroc, dimanche, au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Le choc met aux prises la meilleure défense et la meilleure attaque du Championnat d’Afrique des nations (CHAN). Place à la grande finale du CHAN, Cameroun 2021 qui aura tenu en haleine les supporters pendant trois semaines. Le dernier acte du tournoi sera la grande finale qui opposera le Mali et le Maroc, dimanche, au stade Ahmadou Ahidjo. Pour cette confrontation, beaucoup d’observateurs parient sur le Maroc, déjà sacré à domicile, en 2018, mais les Lions de l’Atlas retrouveront en face une tenace équipe malienne qui jouera sans complexe, comme elle le fait depuis le début du CHAN. Les Lions indomptables du Cameroun, le Syli de Guinée et les Diables rouges peuvent en témoigner, après leurs duels contre les protégés du sélectionneur Nouhoum Diané. Dimanche, le Mali disputera la deuxième finale de son histoire, après celle de 2016 au Rwanda et la lourde défaite 0-3 devant les Léopards de la RD Congo. Comme en 2016, c’est encore un champion d’Afrique, le Maroc qui se dresse sur le chemin des Aigles et que le capitaine Djigui Diarra et ses coéquipiers doivent battre pour devenir les premiers footballeurs maliens à soulever un trophée continental à ce niveau. Question : la sélection nationale a-t-elle les moyens de damer le pion aux Lions de l’Atlas, la meilleure équipe de ce CHAN, si l’on en juge à travers leur parcours (13 buts en 5 matches et aucune défaite) ? « Cette finale s’annonce difficile pour les deux équipes, les Marocains sont très forts tactiquement, mais le Mali a ses chances et y croyons. Nous avons quelques blessés, mais nous allons tout faire pour aller au bout », répond Moussa Kyabou. Et d’ajouter : « le Maroc a la meilleure attaque du CHAN mais cela ne nous fait pas peur parce que nous sommes également la meilleure défense du tournoi. De toute façon, une finale ne se joue pas, elle se gagne ». Concernant la blessure du défenseur central, Mamadou Doumbia, le milieu de terrain Kyabou a révélé qu’après ce mauvais coup du sort (double fracture du pied droit), les joueurs se sont parlés à la mi-temps et ont promis de tout faire pour gagner pour lui. « Il (Mamadou Doumbia, Ndlr) ne sera pas avec nous pour la finale, mais s’il plaît à Dieu, nous allons lui offrir cette coupe. Nous demandons au peuple malien de faire une grande prière pour nous, ce vendredi, pour qu’on puisse avoir cette coupe », conclue Moussa Kyabou. Son coéquipier Bassékou Diabaté abonde dans le même sens, tout en avouant que les 120 minutes de jeu contre le Congo et la Guinée ont été dures pour le groupe. « Nous nous attendons à un match difficile, surtout après avoir joué deux fois 120 minutes. Sur le plan physique, nous sommes fatigués et en plus, nous avons deux joueurs à l’infirmerie. Nous avons une grande pensée pour nos deux coéquipiers, Mamadou Doumbia et Ibourahima Sidibé, qui ne seront pas avec nous pour cette finale. Dieu sera encore avec nous et je suis optimiste pour la suite des événements », a confié l’attaquant des Aigles locaux. Seul attaquant à avoir scoré, Demba Diallo assure, pour sa par,t que l’équipe est consciente de l’enjeu du choc avec les Lions de l’Atlas et est prête à en découdre avec eux. « Nous sommes conscients de l’enjeu du match et nous allons tout faire pour gagner. Il faut surtout que l’on concrétise les occasions que l’équipe obtiendra et qu’on reste concentrés », conseille l’international malien, en appelant les supporters et l’ensemble des Maliens à faire des bénédictions pour le groupe. Du côté du Maroc, le sélectionneur des Lions de l’Atlas, Houcine Ammouta, a déclaré qu’il s’attend également à une partie difficile, expliquant que toutes les équipes qui arrivent en finale peuvent être sacrées et «ne doivent jamais être sous-estimées ». « Nous savons quelles stratégies utiliser face au Mali et nous nous attendons à un match difficile. Jusque-là, aucune équipe n’a réussi à conserver le titre du CHAN. Nous voulons devenir les premiers à le faire. Nous sommes très motivés pour atteindre cet objectif que nous nous sommes fixés avant de venir au Cameroun », a déclaré Houcine Ammouta. Vingt-quatre heures avant la grande finale, samedi, le pays hôte du CHAN, le Cameroun et la Guinée seront face à face au stade de la Réunification de Bépanda (Douala) pour la médaille de bronze. Dimanche 7 février au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé 19h : Mali-Maroc
Message de félicitations du Président Bah N’DAW suite à la qualification des Aigles pour la finale du CHAN 2021
« Chers Aigles, Au terme d’un match serré, vous voilà qualifiés pour la finale du Championnat d’Afrique des Nations, édition 2021. En mon nom, au nom du gouvernement et du Peuple maliens, je voudrais à cette occasion vous féliciter chaleureusement. Tout au long de cette compétition, vous avez fait preuve d’un don de soi et d’un sens patriotique qui doivent constituer une source d’inspiration pour tous les Maliens, particulièrement en ce temps de lourds défis. Je suis fier de vous et je n’ai aucun doute que cette fierté est partagée par tous nos compatriotes. Je vous souhaite bonne chance pour la finale et vous assure du soutien et des bénédictions de la Nation que vous n’avez de cesse d’honorer depuis le début de cette compétition. Vive les Aigles, Vive le Mali »
CHAN 2021: Sortie de Mamadou Doumbia du bloc opératoire
Bamako, 3 fév (AMAP) Le défenseur central des Aigles locaux, Mamadou Doumbia, victime d’une double fracture tibia-péroné, est sorti du bloc opératoire, mercredi, selon notre confrère Djibril Traoré, présent au Cameroun. Il est sorti sur blessure dès la 3è minute de la demi-finale, remportée par le Mali, dans la séance des tirs au but 5-4, face à la Guinée après un choc avec un attaquant guinéen. Il a été immédiatement conduit à l’hôpital,. La durée de son indisponibilité n’a été révélée, mais tout porte à croire que le CHAN est fini pour le joueur du Stade malien qui va attendre plusieurs semaines avant de refouler un gazon. LMD (AMAP)
CHAN 2021 : Le Mali en finale
Bamako, 3 fév (AMAP) Le Mali a battu la Guinée (0-0, 5-4 t.a.b.), mercredi soir, au stade de Japoma à Douala, et se qualifie, au bout du suspense, pour la finale de la 6è édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) qui se déroule au Cameroun depuis le 16 janvier. Les Aigles locaux, comme lors des quarts de finale, ont décroché leur ticket, après l’épreuve des tirs au but dans ce derby de l’Afrique de l’Ouest qui a connu un engagement physique des vingt-deux acteurs dès les premières minutes de jeu. Le défenseur malien, Mamadou Doumbia est sorti sur blessure, dès la 3è minute et conduit, immédiatement à l’hôpital, et le milieu de terrain, Ibourahima Sidibé, blessé a, également, cédé sa place à Makan Samabaly (30è min). Les Guinéens ont dominé la première période et se sont créés les meilleures occasions de la partie. Victor Kantabadouno et le buteur maison, Yakhouba Gnagna Barry, ont été les plus dangereux durant la première mi-temps. Le gardien Djigui Diarra a été le joueur le plus en vue dans cette rencontre, multipliant les parades, à l’image du tir de Yakhouba Barry à la 14è minute. Maliens et Guinéens se sont neutralisés pendant les 90 minutes et les prolongations. Ainsi pendant 120 minutes, aucune équipe n’a pu débloquer le tableau d’affichage. Aux tirs au but, le Mali a réussi l’essentiel en remportant la série (5-4) malgré l’entrée en jeu du gardien Sékouba Camara à la place de Camara Moussa à la 119’. Les Aigles s’assurent le premier ticket pour la finale du CHAN 2020, prévue dimanche prochain à Yaoundé. Ils joueront contre le Maroc qui a dominé le Cameroun par un score sans appel de 4 à 0 Le Mali va jouer la deuxième finale de CHAN de son histoire, après celle de 2016, au Rwanda, perdue devant la RD Congo (0-3). Réactions d’après-match Entraîneur de la Guinée, Kafory Lappé Bangoura « Comme toujours, les derbys Mali-Guinée sont des matchs très difficiles. On a bien joué mais il y a eu une baisse de régime. Une répétition de retards, coupures d’électricité pendant les entraînements. Beaucoup d’aléas qui nous ont déstabilisés. La victoire a choisi le Mali, on n’a pas eu la chance. Les enfants ont mouillé le match, il y a beaucoup de forfait. On ne s’est pas reposé, on est fatigué. Depuis 1976, la Guinée n’a pas joué de finale, on voulait rentrer dans l’Histoire. Le foot africain a vraiment évolué, ça s’adapte. Les Entraîneurs africains ont été au rendez-vous. » Entraîneur du Mali, Nouhoum Diané « Ce n’était pas facile. La Guinée a eu beaucoup d’occasions. On n’a pas le choix, on se prépare en fonction de l’adversaire. La réalité, on fait tout pour gagner. Les équipes sont désormais difficiles à manœuvrer. Le staff médical mettra tout en œuvre pour qu’on retrouve de la fraîcheur. On a subi le jeu de la Guinée. On est là tranquillement. La Guinée nous a pris de haut, nous avons essayé de mettre la Guinée sous pression. On va essayer de préparer la finale, permettre aux gens de réparer ce qui n’a pas marché dès la 3è minute « . LMD (AMAP)
CHAN 2021 : Le Mali en demi-finales
Bamako, 30 Janv (AMAP) Les Aigles du Mali ont battu les Diables rouges de Congo, samedi soir. au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, après la séance des tirs au but (5-4) et se sont qualifiés pour le dernier carré de la 6è édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) Cameroun 2021. Les deux équipes se sont neutralisées (0-0) pendant le temps règlementaire et les prolongations. S’il n’y a pas eu de but dans le temps réglementaire, les occasions n’ont pas manqué. Le premier quart de finale de la compétition n’a pas déçu en termes de spectacle. Après une phase de groupes au cours de laquelle il a dominé les débats dans le groupe A, le Mali a connu un quart de finale plus difficile face au Congo qui s’était qualifié, in extremis, lors de la dernière journée. Compteur remis à zéro pour le «Top 8», ce sont les parades de Pavelh Nzdila qui ont mis à mal les attaques de Issaka Samaké, Moussa Koné ou encore Demba Diallo. De son côté, Djigui Diarra a du faire face à Maleka, Bintsounka et Gbouemenika. Les Congolais ont affiché une meilleure allure. Ils ont fait preuve d’une grande solidité défensive et hissé leur niveau de jeu. Le Mali a manqué de se faire surprendre à 5 minutes de la prolongation lorsque le nouvel entrant Mukombo, parti à toute vitesse sur la gauche, a effectué un crochet intérieur pour se mettre sur son pied d’appui et a frappé fort. Mais son ballon est stoppé par la défense des Aigles. Les tirs au but du Mali ont été inscrits par Issaka Samaké, Moussa Kyabou, Makan Samabaly, Mamadou Doumbia et Mamadou Coulibaly. Les tirs au but congolais ont été marqués par Julfin Ondongo, Hardy Binguila, Yann Mokombo et le gardien Pavelh Ndzila. Le milieu de terrain des Aigles, Sadio Kanouté a été élu Homme du match. En demi-finale, les Aigles affronteront le vainqueur du match Guinée-Rwanda, prévu ce dimanche 31 janvier, à 19h. LMD/MD (AMAP)
CHAN 2021 : Le Mali affrontera le Congo en quart de finale
Bamako, 27 Janv (AMAP) Le Mali, premier du groupe A avec 7 points, rencontrera le Congo, en quarts de finale de la 6è édition du CHAN, Cameroun 2021. Les Congolais se sont qualifiés, en battant la Libye (1-0), lors de la rencontre de la troisième et dernière journée de la poule B. L’avant-centre Gautrand Ngouenimba, sur coup franc, a inscrit l’unique de la rencontre et Fils Paie a offert la qualification (50è). A l’issue de la phase de poules, les joueurs de Barthélemy Ngatsono affichent un bilan d’une victoire, un nul, une défaite, deux buts marqués et deux encaissés et terminent à la deuxième place du groupe B derrière la RD Congo (7 points) vainqueur du Niger (2-1), lors de la 3è journée. Mali-Congo, ce sera le remake de la finale de la CAN 72, remportée par le Congo (3-2). Le deuxième quart, un choc régional, opposera la RD Congo, première du groupe B, et le Cameroun, pays hôte et deuxième du groupe A. LMD/MD (AMAP)
Diego Armando Maradona, le champion est mort
Bamako, 25 Nov (AMAP) Le footballeur argentin, Diego Armando Maradona, qui aura marqué l’histoire du football, tant par son talent que par ses frasques répétées, est mort, mercredi, à l’âge de 60 ans, selon plusieurs médias argentins. L’éternel numéro 10 de l’Albiceleste, « El Pibe de Oro » (« le gamin en or »), comme il était surnommé depuis ses débuts, restera à jamais dans la légende du ballon rond. Pour sa carrière, bien évidemment, mais pas seulement. UN VRAI PRODIGE – Né le 30 octobre 1960 à Lanus, dans la province de Buenos Aires, au sein d’une famille modeste, le jeune prodige intègre à 10 ans Argentinos Juniors, un des clubs de la capitale. Dans une interview à la télévision argentine, il déclare à 12 ans : « J’ai deux rêves, disputer une Coupe du Monde et la remporter avec l’Argentine ». Diego sait ce qu’il veut. Et il va l’obtenir. Avant même de fêter ses 16 ans, il débute avec l’équipe première de son club. Quelques mois plus tard, il est appelé pour sa première cape avec l’Albiceleste, la sélection argentine, contre la Hongrie. Plébiscité pour être présent au Mondial 1978 qui a lieu à domicile, « Dieguito » ne figure pas dans la liste. Une déception d’autant plus grande que l’Argentine y remporte son premier titre face aux Pays-Bas (3-1). Une blessure qui ne se refermera jamais vraiment selon Maradona. DES COUPS DE SANG A REPETITION – Titulaire pour la Coupe du Monde 1982 en Espagne, Maradona vit un cauchemar. Non seulement son équipe est éliminée en phase de poule après une défaite face au Brésil (1-3), mais le numéro 10 laisse parler sa colère et se rend coupable d’une agression sur le Brésilien Batista et est expulsé. Joueur au sang chaud, Maradona a souvent du mal à accepter le traitement qui lui est réservé sur le rectangle vert, où les défenseurs adverses tentent de l’arrêter par tous les moyens. Transféré de Boca Juniors au FC Barcelone suite au Mondial espagnol, Maradona est élu meilleur joueur du championnat pour sa première saison (1982-1983). Mais le fantasque Argentin profite un peu trop des nuits catalanes et commence à y consommer de la cocaïne. A l’été 1984, « El Pibe de Oro » s’envole pour l’Italie et atterrit à Naples. Après deux premières saisons encourageantes, il remporte en 1987 le premier titre du Napoli, au nez et à la barbe de la Juventus Turin de Michel Platini. Il rééditera l’exploit quatre ans plus tard.

