Sports : Remise du rapport des états généraux sur le football à Kayes
Kayes, 19 déc (AMAP) Le président de la Ligue régionale de football de Kayes, Dr. Moussa Sow, a organisé le 15 décembre 2024, à l’ex-Conseil de Cercle, une rencontre pour remettre officiellement des copies du rapport des états généraux sur le football aux acteurs (autorités, districts, clubs, arbitres, médias…), a constaté l’AMAP siu place. Lors de ces états généraux, tenus en octobre 2024, à Kayes, les délégués ont fait un ce des recommandations, notamment la formation de tous les acteurs (dirigeants, encadreurs, arbitres, joueurs, capitaines) et tous ceux qui interviennent au niveau du football « C’est un sentiment de devoir accompli parce que j’estime que c’est l’œuvre de tous les acteurs du football dans la Région de Kayes. Ils se sont tous donnés la main pour qu’il y ait ces états généraux », a déclaré Moussa Sow, à l’issue de la rencontre. « Lors de ces assises, nous avons adopté un document de référence assorti d’un plan d’actions. Cet après-midi, nous avons remis le rapport à tous les acteurs qui ont participé à ces assises. Ce qui constitue une première. L’objectif est atteint », a-t-il ajouté. A travers ce document, la Ligue et ses partenaires affichent leur volonté d’une gestion du football au niveau de ses instances (régionale et locales). D’après le Dr. Sow, « ce rapport permettra à ces acteurs de faire un suivi minutieux des activités de la Ligue et de s’assurer que les choses se déroulent correctement, à la grande satisfaction de toute la population de Kayes. » « C’est un bon début car, nous sommes à la recherche d’une bonne équipe qui peut nous amener en 1ère Division. Nous avons identifié les problèmes et la recherche de solutions à ces problèmes nous incombe », a souligné le président de la Ligue régional de football de Kayes. Il a invité tous les acteurs du football à l’union sacrée et à respecter les textes afin de développer le sport. Dr. Sow a, au nom de la Ligue, remis symboliquement la somme de 500 000 F aux Tigresses de Kayes, après leur montée en Division 1 du championnat national. Dès son retour de Bamako, cette équipe avait rendu une visite de courtoisie au gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré qui leur a réaffirmé son soutien. BMS/MD (AMAP)
France : Agueicha Diarra ouvre son compteur-but
Bamako, 1er oct (AMAP) Une semaine après son transfert au Paris Saint-Germain (PSG) en provenance de Sporting Club de Casablanca, la joueuse malienne, Agueicha Diarra, ouvre déjà son compteur-but dimanche 29 septembre. Pour son premier match sous les couleurs du PSG, la malienne a marqué son premier but face à l’En Avant Guingamp à la 87è min, son équipe s’est imposée en fin de match (4-0) comptant pour la 2è journée du championnat d’élite féminine de France. Ainsi, l’ancienne joueuse des Super Lionnes ne pouvait rêver mieux et elle a comme objectif d’arracher le titre de meilleure buteuse du championnat. « Très heureuse d’avoir ouvert mon compteur-but, l’entraîneur m’a fait confiance, entrée à la 63è mn du jeu mais en fin du match j’ai pu mettre le dernier but de mon équipe. Très contente et l’objectif du club est d’être champion. Mon rêve est de tout faire pour avoir le titre de meilleur buteur du championnat, pour y arriver je dois redoubler d’effort », a déclaré Ageuicha Diarra au téléphone après la rencontre. Le club de la malienne se classe à la 3è place du classement avec 6 points+7, le fauteuil de leader est occupé par le Paris FC 6 points+14, c’est l’Olympique Lyonnais qui garde la 2è place avec 6 points+12. Le Havre athletic club est le prochain adversaire d’Agueicha Diarra et ses coéquipières dans un match prévu vendredi au Training center Paris Saint Germain terrain 5. La malienne est sous contrat avec le PSG jusqu’en septembre 2026. DB/MD (AMAP)
Transfert football : Aguissa Diarra, la joueuse malienne au PSG
Bamako, 22 sept (AMAP) L’attaquante vedette des Aigles dames, Agueissa Diarra, en provenance de Sporting club de Casablanca, a signé, vendredi, pour deux ans au Paris Saint-Germain (PSG), annonce le club français sur sa page Facebook. « Le Paris Saint-Germain est heureux d’annoncer l’arrivée de Agueissa Diarra. L’attaquante internationale malienne rejoint le Club pour deux saisons », peut-on lire sur cette page. Meilleure buteur du championnat féminin du Maroc, la saison dernière, avec 30 réalisations en 26 matchs joués, la joueuse de 25 ans évoluera cette saison en L1 française. Agueissa Diarra devient, ainsi, la première joueuse malienne au PSG. Elle rejoint ainsi en France sa compatriote, Aïssata Traoré, qui évolue avec Fleury 91. L’ancienne joueuse des Super Lionnes n’a pas caché son enthousiasme. «Je suis très fière et honorée de vous annoncer officiellement ma signature au PSG Féminines. Ceci est pour moi une première expérience hors d’Afrique. J’ai enfin réalisé mon rêve de signer pour ce club prestigieux », a-telle dit. Elle a adressé ses remerciements á son ancien club, partenaires, staff et dirigeants « pour ces moments passés ensemble. » ajoutant : « Un grand merci à Bassirou Dembélé et Franck Belhassen pour l’accompagnement au sein de l’agence SVF FOOT CONSULTING. « Je remercie également l’ensemble des personnes qui m’ont soutenu, accompagné et encadré du début de ma carrière jusqu’à maintenant. Allez Paris, Paris est magique. Tout le monde sait que c’est un grand club », s’est-elle exclamée après sa signature. Et de poursuivre : « Je suis attaquante, mais j’aime aussi évoluer sur les côtés. J’encourage les supporters à venir nous soutenir. Je suis sûre qu’on fera de grandes choses cette saison. Mon objectif est de m’imposer comme je l’ai fait dans les autres clubs où je suis passé. J’espère avoir le soutien et surtout les bénédictions de tout le Mali. » Née le 30 juillet 1998 à Bamako, Agueissa Diarra a commencé à jouer au football en 2010 avec les Super Lionnes d’Hamdallaye. Elle a passé une décennie dans cette équipe, avant de décrocher son premier contrat pro, en décembre 2020, avec le club marocain, la Municipale de Lâayoune. Dès sa première saison, la Malienne s’est illustré en marquant 26 buts en autant de matchs de championnat. En 2022, elle a quitté la Municipale Lâayoune pour le Wydad Casablanca où elle a terminé quatrième meilleure buteur du championnat avec 16 buts. En août 2023, l’attaquante a signé au SC Casablanca, club avec lequel elle a atteint la finale de la Ligue des champions féminine 2023. Sur la scène internationale, Agueissa Diarra a participé à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2026 et à l’édition de 2018 avec les Aigles dames. Un an plus tard (2019), elle s’est illustrée avec la sélection nationale au tournoi de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA-A) en Sierra Leone, en remportant le Soulier d’or (7 réalisations). Avec ce nouveau trophée, l’ex-sociétaire des Super Lionnes est devenue, à 26 ans, l’une des attaquantes les plus prolifiques de l’histoire du football féminin du Mali DB/MD (AMAP)
CAN 2023 : La Côte d’Ivoire remporte sa CAN
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan, 11 fév (AMAP) Les feux d’artifices qui grondent dans le ciel d’Ébimpé, dans la sous-préfecture et commune d’Anyama, les artistes qui passent sur la pelouse du stade olympique Alassane Ouattara (Alpha Blondy, Roseline Layo, Tam Sir et Team Paiya, Serge Beynaud, la musique nigériane, le coupé-décalé, la cérémonie de clôture de la CAN, Côte d’Ivoire 2023 a été riche en couleurs. «Le coup de marteau» de Tam Sir et Team Paiya cartonne en Côte d’Ivoire depuis le début de la CAN. Le stade olympique Alassane Ouattara en feu. Tout annonce était l’occasion d’égayer les 57.094 spectateurs (selon les données de la Confédération africaine de football). Quelques minutes avant le coup d’envoi, un tonnerre d’applaudissement a accueilli Didier Drogba, ancien capitaine des Éléphants et Gadji Celi, capitaine de la Côte d’Ivoire lors de son premier sacre en 1992 au Sénégal, qui sont venus présenter le trophée de la CAN. Et s’en suit la musique à l’honneur de l’ancien attaquant de Chelsea que tout le stade chante. Une banderole géante s’est affichée sur laquelle est mentionné « Éléphants commando». L’annonce de la composition des équipes a été aussi l’occasion pour les supporters de donner de la voix. L’annonce du nom de chaque joueur ivoirien est applaudie. La Côte d’Ivoire a évolué en 4-3-3 alors que le Nigeria a joué en 3-4-2-1. Comme d’habitude, les Nigérians laissent l’initiative du jeu à leurs adversaires et les Éléphants la prennent volontiers. Devant leurs supporters, chaud-bouillants, le capitaine Serge Aurier et ses partenaires sont déterminés, Seko Fofana, au milieu de terrain, Max Alain Gradel et Simon Adingra dans les couloirs, sont remuants, mais à chaque fois, ils tentent de trouver la tête de leur longiligne avant-centre, Sébastien Haller. Sans succès. Les supporters applaudissent chaque action offensive, les interventions défensives des Éléphants et huent les Nigérians, notamment Victor Osimhen, à chaque qu’ils touchent le ballon. Le Nigeria, en difficulté, hésite à presser au-delà de la ligne médiane, de crainte de libérer des espaces. La Côte d’Ivoire aurait pu ouvrir le score après la demi-heure, mais la tentative du gauche de Simon Adingra est déviée par Stanley Nwabali (34è min). Les supporters font l’ambiance, leurs joueurs dominent les débats. «héééé, héééé, héééé», scandent-ils. Mais les plus sages s’inquiètent : « Ce n’est pas bon de dominer sans marquer », s’angoissent-ils. Mais le déroulé du match leur donne raison. Les Super Eagles débloquent le tableau d’affichage grâce à leur capitaine William Paul Troost-Ekong qui a marqué de la tête suite à un corner (38è min). « C’était prévisible. Le Nigeria est très efficace », dit-il. Quelques supporters nigérians exultent alors que c’est silence radio pour les Ivoiriens. Les joueurs s’encouragent sur le terrain et les supporters applaudissent pour les motiver. Le Nigeria semble avoir fait le plus difficile car la Côte d’Ivoire n’a jamais marqué de but dans une finale de CAN alors que le pays en a disputé quatre (1992, 2006, 2012 et 2015). Les deux CAN remportées l’ont été après la séance de tirs au but. A la mi-temps, le Nigeria ne compte que deux tirs dont un cadré, 33% de possession de balle contre neuf tirs dont trois cadré, 67% de possession pour la Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire revient fort en deuxième période. La défense nigériane est à la peine. Les Éléphants portent sans cesse le danger dans le camp nigérian, mais le gardien Stanley Nwabali repousse l’égalisation à l’image de son intervention sur la frappe du défenseur ivoirien Kouakou Kossonou (62è min). C’est sur ce corner joué par Simon Adingra, que Franck Kessié, seul au deuxième poteau, place une tête piquée pour remettre les pendules à l’heure (1-1, 62è min). Les supporters fêtent le but de la plus belle de manière. Les Éléphants continuent de dominer les débats. Ils sont accompagnés par les supporters qui chantent et dansent dans les gradins. Les lampes de téléphones sont allumées pour signifier aux supporters qu’ils sont présents et sont avec eux. Le match est à sens unique. Sur le côté gauche, Simon Adingra, intenable, se joue de Temitayo Aina avec un crochet éclair et enchaîne un centre à mi-hauteur du gauche. Haller est plus vif que le capitaine Troost-Ekong au premier poteau et donne l’avantage du bout du pied droit (81è min, 2-1). La Côte d’Ivoire renverse la tendance. C’est la fête au stade olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé. Les supporters sont tous debout pour la fin du match alors que le Nigeria pousse pour revenir au score. Les sept minutes de temps additionnels sont longues pour les Ivoiriens. «Ce sont les sept minutes les plus longues de la CAN», exprime une supportrice. 90è minute + 7, les supporters réclament la fin de la partie, ce qui n’a pas tardé. « On a organisé la CAN, on l’a remportée. Quelle belle souvenir », exclame un supporter. La joie est débordante au stade. «Le coup de marteau» de Tam Sir et Team Paiya résonne encore, les supporters et les joueurs dansent et se félicitent pour cette 4è sacre du pays. La Côte d’Ivoire a enfin marqué dans une finale et devient le premier pays à remporter la CAN à domicile depuis l’Égypte 2006, vainqueur de la Côte d’Ivoire (0-0, 4-2 t.a.b.). « Je suis fier d’être Ivoirien. On a dit qu’on va gagner, on l’a fait », déclare un autre supporter. Alors que l’organisation prépare la remise des médailles, la musique coupé-décalé, dont celle de Dj Arafat, et l’hymne de la CAN «Bienvenue à Babi» passent en boucle et les supporters sont «enjaillés». «Je suis très content. Les joueurs ont fait preuve de caractère. On a eu une cérémonie d’ouverture splendide, une cérémonie de clôture époustouflante. C’est magnifique. C’est la meilleure CAN de l’histoire », affirme Mark Eli. « Nous avons perdu dans ce stade 4-0. Nous remportons la CAN ici. Dieu est fort», ajoute un autre supporter. Les Ivoiriens vont célébrer ce sacre jusqu’au petit matin. Les autorités ivoiriennes ont déclaré la journée de lundi chômée et payée pour prolonger
Finale de la CAN 2023 : Mobilisation des supporters du Nigeria
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan, 09 fév (AMAP) La communauté nigériane de Côte d’Ivoire s’apprête à vivre la finale de la CAN 2023 entre la Côte d’Ivoire, pays hôte et le Nigeria, ce dimanche, au stade Alassane Ouattara à Abidjan. Au carrefour Ibo dans le quartier Remblais, Commune de Koumassi, dans la capitale ivoirienne, les Nigérians sont nombreux. « Ici, c’est le terminus des Nigérians », rappelle une Burkinabè. « Je supporte le Nigeria. C’est le football. Tout est possible, mais je suis confiant », indique Mucha Olaegbe, livreur. Son aîné, Mese Baba, commerçant et résidant en Côte d’Ivoire depuis 15 ans, reste prudent. « On ne peut pas prédire un match de football. Ce qui est sûr, le Nigeria joue bien, la Côte d’Ivoire joue également bien. Seul Dieu sait qui va remporter la coupe, C’est quelque chose qui est déjà écrit », déclare-t-il. « J’ai confiance au Nigeria qui joue mieux que la Côte d’Ivoire. Nous sommes contents de voir notre pays en finale, la première depuis 2013. Chacun peut dire ce qu’il veut, mais c’est Dieu qui décidera. Si le Nigeria remporte la coupe, nous remercierons Dieu, si la Côte d’Ivoire remporte, Dieu merci. C’est la même famille. Je suis content pour les deux pays », ajoute-t-il. Stone Nwa, assis aux côtés de Mese Baba, craint les débordements et les agressions des Nigérians en cas des victoires des Super Eagles. « En 2013 quand le Nigeria a éliminé la Côte d’Ivoire en quart de finale (2-1, ndlr), nous avons été agressés alors que nous fêtons notre victoire. C’est seulement les quarts de finale à l’extérieur (Afrique du Sud, ndlr) alors que nous jouons une finale en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi je demande aux Nigérians d’être calmes après le match », conseille-t-il. « Je suis Nigérian et je vis et travaille en Côte d’Ivoire depuis 2005. Si le Nigeria gagne, c’est bien, si la Côte d’Ivoire gagne, c’est aussi bien », poursuit-il. L’un de ses amis appuie se propos : « S’ils perdent, ils font palabre alors que le football n’est qu’un jeu. Si on perd un match, on doit juste rentrer dormir ». La discussion entre les Nigérians s’anime et l’un d’eux sort une idée : « Si nous remportons la coupe, nous ne prendrons pas l’avion. Nous allons prendre la route et escorter nos joueurs jusqu’au pays ». Les Nigérians de Côte d’Ivoire sont donc partagés entre envie de voir leur pays décrocher une quatrième étoile et la crainte d’agression en cas des victoires des Super Eagles. LMD/MD (AMAP)
CAN 2023 : Nigeria-Côte d’Ivoire, un duel de titans
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan, 09 fév (AMAP) La 34è édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) connaîtra son épilogue ce dimanche avec la finale entre le Nigeria et la Côte d’Ivoire, au stade Alassane Ouattara, au nord d’Abidjan, la capitale ivoirienne. Les deux pays ne se sont jamais affrontés en finale de la CAN, mais ils sont des habitués du bouquet final. Avec 3 sacres (1980, 1994 et 2023) et 4 finales perdues (1984, 1988, 1990, 2000), le Nigéria va disputer son 8è finale et deviendra le 3è pays qui a joué le plus de finale, après l’Égypte (10) et le Ghana (9). Face au pays hôte, les Super Eagles visent leur 4è sacre pour rejoindre le Ghana, qui est la 3è nation la plus titrée après l’Égypte (7) et le Cameroun (5). A domicile, la Côte d’Ivoire, qui accueille la CAN pour la deuxième fois, après 1984, disputera sa 5è finale et les Éléphants tenteront de conquérir une 3è couronne continentale après 1992 et 2015 (la Côte d’Ivoire a perdu la finale en 2006 et en 2012). La Côte d’Ivoire devient le premier pays hôte à atteindre la finale depuis l’Égypte 2006. Cette CAN est complément incroyable pour les Éléphants. Malgré une phase de poules difficile avec une seule victoire contre la Guinée-Bissau (2-0), une défaite devant le Nigeria (1-0) et une humiliation contre la Guinée équatoriale (4-0), la Côte d’Ivoire est présente au bouquet final de la « sa » CAN. En effet, les Éléphants ont bénéficié de la victoire du Maroc sur la Zambie (1-0) pour terminer parmi les meilleurs troisièmes et se hisser en huitièmes de finale. Depuis, c’est le conte de fée. Le capitaine Serge Aurier et ses partenaires ont écarté, à la surprise générale, le Sénégal, champion en titre (1-1, 5-4 t.a.b.) en huitième de finale et le Mali (2-1 a.p.) en quarts de finale, dans un scenario incroyable, avant de battre sans difficulté la RD Congo (1-0), mercredi dernier, en demi-finale grâce à un but de Sébastien Haller (67è min). « C’est un immense plaisir de se qualifier pour cette finale, surtout à domicile et après un parcours que l’on sait tous. Nous sommes très heureux, très émus. Nous remercions le public qui ne cesse de nous pousser, qui nous permet de nous surpasser jusqu’aujourd’hui », a dit Franck Kessié, élu l’homme du match de la demi-finale contre la RD Congo. « C’est le football, tant qu’on a 5% ou 10% de chance, il faut croire. C’est ce qui fait la beauté du football. Après le match du Maroc contre la Zambie, on a su qu’on était qualifiés. Cela a tout changé et nous a donné une autre force. On ne pouvait pas faire pire que la phase de poules, il faut continuer dans cette logique parce qu’il ne faut pas arriver en finale pour lâcher. On a encore un grand match à disputer ce dimanche, il faut donc rester concentrés, retrousser nos manches, récupérer pour affronter une très bonne équipe de Nigeria, le dimanche », a ajouté le milieu de terrain ivoirien Selon lui, « l’humiliation » subi contre la Guinée équatoriale (4-0), a été un déclic pour le groupe. « Cette défaite nous a fait mal et cela nous a permis de nous regarder dans une glace et de se dire les choses en face. On était persuadés que ça allait être difficile de passer au second tour, Cela restait un fiasco. Après on a eu une chose, en se qualifiant parmi les meilleurs troisièmes. On n’avait plus rien à perdre, on avait tout à gagner. C’est ce qui explique ce parcours », explique-t-il. Depuis sa qualification de l’équipe en huitièmes de finale, la Côte d’Ivoire a retrouvé la confiance et un nouveau état d’esprit souffle sur le groupe. Cela a permis à la sélection nationale de repousser beaucoup de limites dans cette compétition mais, généralement, il est difficile d’arrêter une équipe, surtout d’une grande nation de football qui se qualifie dans les conditions aussi compliquées. Si elle est ressuscitée, elle va généralement loin. La Côte d’Ivoire va devoir confirmer toutes ses performances contre le Nigeria, un autre grand du continent. C’est justement sur le groupe, le collectif qu’insiste le sélectionneur par intérim de la Côte d’Ivoire, Emerse Faé. « Je donne de l’importance au groupe. Depuis que j’ai commencé mon intérim, mon discours, c’est de leur dire qu’ils sont 27 joueurs et j’ai besoin de tout le monde. Après, je ne peux pas faire jouer les 27 en même temps. Évidemment, il y en a qui ne vont pas jouer mais dans mon discours, je leur fait comprendre que je compte sur tout le monde », dit-il « Si on veut gagner cette compétition, on la gagnera à 27, pas seulement à 11. Ils ont compris, adhéré au discours. Les joueurs ont compris que si on devait y arriver, c’est avec les 27 ensemble, même ceux qui sont dans les tribunes ont un rôle à jouer. C’est tous ensemble qu’on pourra gagner la compétition», insiste le sélectionneur ivoirien. A Abidjan, les supporters sont confiants. Ils ont mis l’humilité dans le placard depuis leur qualification aux dépens du Sénégal. « C’est notre CAN, on va la remporter, arracher la coupe », s’exclame un supporter, après la qualification en finale. Depuis le match contre le Sénégal, une expression revient après chaque qualification : « On ne vaut rien, mais on est qualifiés ». Il faut dire que les Éléphants ont repris confiance, sont solides et solidaires sur le terrain depuis la qualification in extremis en huitièmes de finale. « On a tout le temps de la préparer cette finale de la meilleure de manière. Il ne faut pas perdre le capital-confiance. L’équipe doit bien récupérer et le groupe sera soudée et qu’on reste dans le même état d’esprit, que personne ne sorte du groupe », conseille l’ancien international ivoirien, Ibrahima Bakayoko, consultant de la télévision nationale ivoirienne (RTI1). « Il faut analyser cette équipe du Nigéria qui est
Finale de la CAN 2023 : Un inédit Nigéria-Côte d’Ivoire
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan, 08 fév (AMAP) Nigeria-Côte d’Ivoire, c’est l’affiche de la finale de la 34è édition de la Coupe d’Afrique des nations. Les deux équipes ont décroché leur ticket de pour la finale, mercredi, à l’issue des demi-finales. Le Nigeria a battu l’Afrique du Sud (1-1, 4-2 t.a.b.), au stade de la Paix de Bouaké quand la Côte d’Ivoire a dominé la RD Congo (2-0), au stade Alassane Ouattara à Abidjan. Les deux pays ne se sont jamais rencontrés en finale de la CAN. Ils s’affronteront dimanche pour titre continental, au stade Alassane Ouattara à Abidjan. L’Afrique du Sud ne remportera donc pas son deuxième titre cette CAN. Les Sud-Africains, qui ont disputé la demi-finale de la compétition pour la première fois depuis 2000, ambitionnaient de faire, en Côte d’Ivoire, d’une pierre deux coups : prendre leur revanche sur le Nigeria qui les avaient battus à ce stade de la compétition en 2000 et se qualifier en finale pour viser un deuxième sacre, après 1996 à domicile. C’est raté ! Les Bafana Bafana se sont encore inclinés devant le Nigeria, en demi-finale de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Pourtant, les Sud-Africains ont dominé le jeu, ayant la plupart du temps le ballon sans concrétiser leur domination. Les chiffres de la rencontre sont éloquents : 14 tirs de chaque côté dont 6 tirs cadrés pour l’Afrique du Sud contre 5 pour le Nigeria. La possession de balle était largement à l’avantage des Bafana Bafana qui ont obtenu 61% et réalisé 616 passes avec 86% de précision contre 39% de possession, 382 passes avec 80% de précision pour le Nigeria qui a commis 22 fautes, écopé de 2 cartons jaunes et obtenu 5 corners contre 11 fautes, 1 carton rouge, 1 hors-jeu et 4 corners pour l’Afrique du Sud. Pour se hisser en demi-finale, le Nigéria a terminé 2è du groupe A avec deux 2 victoires, un nul avant d’éliminer le Cameroun (2-0) en huitièmes et l’Angola (1-0) en quarts de finale. De son côté, l’Afrique du Sud a terminé 2è du groupe E (1 victoire, 1 nul et 1 défaite) derrière le Mali avant de créer la surprise en huitièmes face au Maroc (2-0) et de se défaire du Cap Vert (0-0, 2 tab à 1) en quart de finale. Dans cette rencontre tactique, l’Afrique du Sud a réalisé une belle première période. Séduisants, les Sud-Africains usent de longs ballons pour porter le danger sur les buts nigérians. De son côté, le Nigéria a été méconnaissable, friable derrière et timide offensivement. Les belles occasions de la première période étaient à l’actif des Sud-Africains, notamment la frappe du milieu de terrain Sphephelo Sithole captée par le gardien nigérian Stanley Nwabali (10è min). Le gardien arréte aussi la tentative de Percy Tau (28è min) avant d’être encore décisif sur la frappe enroulée de Sekotori Makgopa qui partait dans les buts (39è min). Auparavant le Nigiera a cadré sa première frappe mais le ballon du milieu de terrain Alexander Iwobi n’a pas inquiété le gardien Ronwen Williams (37è min). L’Afrique du Sud a mieux joué avec le ballon mais le danger pour la défense nigériane est toujours venu de longs ballons. La tête sous l’eau en première période, le Nigeria est parvenu a fait le dos rond et laisser passer l’orage avant d’émerger l’eau en deuxième période. Les Nigérians sont revenus des vestiaires avec de meilleurs intentions. Les joueurs de José Peseiro sont bien plus agressifs à la perte du ballon, plus précis dans leurs transmissions. Peu avant l’heure de jeu, Victor Oshimen, qui était incertain pour ce match pour cause de problèmes à l’abdomen, s’impose physiquement à la retombée d’un centre de Bright Osayi-Samuel mais, un peu en arrière, il ne peut cadrer sa reprise de la tête (57è min). Le Nigeria a débloqué le tableau d’affichage grâce au défenseur William Paul Troost-Ekong qui a transformé un penalty consécutif à une faute de Mothobi Mvala sur Victor Osimhen (67è min). Le Nigéria semble avoir fait le plus dur, mais l’Afrique du Sud n’a pas dit son dernier mot. Alors que Victor Osimhen croit réaliser le break pour son pays (85è min), les Sud-Africains réclament une faute au départ de l’action, obligeant l’arbitre égyptien Amin Mohamed Omar à recourir à l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) qui a finalement annulé le but du Nigeria et accordé un penalty à l’Afrique du Sud pour une faute de Alhasan Yusuf sur Percy Tau. Le milieu de terrain Teboho Mokoena transforme le penalty pour remettre les pendules à l’heure (1-1, 90è min). Un match fou ! Dans le temps additionnel, les Sud-Africains sont passés à côté du 2-1, pour crucifier les Nigérians mais Khuliso Mudau, seul face au but vide, tire au-dessus après un coup franc Teboho Mokoena repoussé par le gardien Stanley Nwabali (90è min +6). Les deux équipes jouent la prolongation. Malgré les occasions de part et d’autre et l’expulsion du défenseur sud-africain Gomolemo Grant Kekana (115è min), elles ne parviendront pas à se départager. Place à la séance des tirs au but. Brillante à ce jeu lors du quart de finale contre le Cap-Vert, l’Afrique du Sud craque devant le Nigeria. Le gardien des Super Eagles Stanley Nwabali a volé la vedette à Ronwen Williams (auteur de quatre arrêts contre le Cap-Vert) effectuant deux arrêts durant la séance. Le Nigeria transforme 4 tirs contre 2 pour les Bafana Bafana. Même bousculé, le Nigeria s’est montré solide et confirme une fois de plus son statut de favori de cette compétition. Les Super Eagles vont disputer leur 8è finale de la CAN et visent un 4è sacre après 1980, 1994 et 2023. Les Nigérians atteignent la finale pour la première fois depuis 2013. LMD/MD (AMAP)
CAN 2023 : Les commerçants se frottent les mains
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan, 08 fév (AMAP) La Coupe d’Afrique des nations se joue sur les différents stades mais aussi dans les marchés et les centres commerciaux. A Abidjan et dans les autres villes de la Côte d’Ivoire, les commençants se frottent les mains. Ce mercredi 7 février, à quelques heures des demi-finales, les supporters Ivoiriens, à la recherche de maillots, sont nombreux dans la boutique de Hamed Yatassaye, au marché de Marcory, une Commune d’Abidjan. Ici, les maillots sont vendus à entre 15.000 Fcfa et 10.000 Fcfa l’unité, des chapeaux, des écharpes. Dans cette boutique, les tuniques de tous les pays participants à la CAN sont mises à la disposition des supporters. « C’est le maillot de la Côte d’Ivoire qui est beaucoup plus demandé. Le maillot du Nigeria est presqu’en rupture parce que les gens ne voyaient pas ce pays atteindre les demi-finale et les commerçants n’en ont pas commandé assez », explique Hamed Yatassaye. Le commerçant d’origine malienne (il rend visite régulièrement à sa famille à Kati et c’est son père qui s’est installé en Côte d’Ivoire) explique que les Ivoiriens achètent beaucoup leur maillot que ce soit en période de CAN ou pas. Même s’il s’empresse d’ajouter qu’il y a beaucoup plus de vente pendant la CAN. Kouassi Kouakou est un grand supporter des Éléphants. Habillé en maillot orange-blanc de Côte d’Ivoire sur le dos duquel est écrit « Les Éléphants », il vient acheter deux maillots XL de son pays à 15.000 Fcfa l’unité pour les offrir à des amis dans son quartier. « J’ai six maillots de la Côte d’Ivoire. J’en ai acheté pour tous mes enfants. Aussi pour mes sœurs, frères, cousins et cousines qui sont au village », confie-t-il. Le jeune Franck Yao débarque dans la boutique, avec deux amis, pour demander la pointure M du maillot du Maroc. « C’est le Maroc qui nous a réveillés, on va lui faire honneur », justifie-t-il. Après avoir acheté son maillot à 10.000 Fcfa, il passe dans une autre boutique pour floquer la tunique « Les gens écrivent des choses bizarres sur leur maillot. Quelqu’un a écrit sur son maillot : Je n’ai rien sur Wave, un autre : « Sery Dorcas m’a dragué, j’ai refusé. » Je vais juste écrire mon nom : Le seul Yao C8 », ajoute Franck Yao. Le prix du flocage esr de 500 Fcfa par lettre. « Nous recevons beaucoup de clients. C’est impossible de donner un chiffre. C’est quand même florissant », confie Seydou Sanogo qui gagne beaucoup d’argent dans le flocage depuis le début de la CAN. Au grand marché d’Adjamé, une autre Commune d’Abidjan, toutes les qualités sont disponibles et le prix varie de 3 000 à 15.000 Fcfa. Il n’y a pas que les vendeurs de maillots qui s’en sortent. D’autres commerçants ont augmenté leur chiffre d’affaire grâce à la CAN, notamment la vendeuse de chaussures Aminata Coulibaly. « Beaucoup d’équipes sont éliminées. Avant de rentrer au pays, les supporters viennent acheter des chaussures et autres articles pour en faire des cadeaux à leurs proches », dit-elle. LMD/MD (AMAP)
Demi-finales de la CAN Côte d’Ivoire 2023 : De la revanche dans l’air
Envoyé spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Bouaké, 06 fév (AMAP) Nigeria-Afrique du Sud, Côte d’Ivoire-RD Congo sont les affiches des demi-finales de la CAN, Côte d’Ivoire 2023, prévues demain mercedi. En 2000, les Super Eagles ont écarté les Bafana Bafana à ce stade de la compétition alors qu’en 2015, les Éléphants ont éliminé les Léopard. L’Afrique du Sud et la RD Congo ont donc une revanche à prendre leurs adversaires. La compétition tend vers sa fin. Le stade de la Paix à Bouaké et le stade Alassane Ouattara à Abidjan s’apprêtent à accueillir les demi-finales. La première rencontre mettra aux prises le Nigeria et l’Afrique du Sud à Bouaké (17h) alors que la deuxième mettra face à face le pays hôte, la Côte d’Ivoire et la RD Congo, à Abidjan. Quelle que soit l’issue des deux matches, la finale opposera un pays francophone et un pays anglophone. Les deux pays de l’Afrique de l’Ouest aborderont ces demi-finales avec les faveurs des pronostics. Toutefois, dans cette compétition, les observateurs se méfient bien de la « notion de favori ». C’est une CAN si particulière dans laquelle tout est possible. En tout cas, les Bafana Bafana ont une revanche à prendre sur les Super Eagles qui les avaient dominés 2-0, à Lagos, en demi-finale de la CAN 2000. Après la défaite en demi-finale de 2000, les Super Eagles ont battu 2-1 les Bafana Bafana en quarts de finale de l’édition 2019 en Égypte. Le Nigeria vise un quatrième titre après 1980, 1994 et 2013 alors que l’Afrique court toujours derrière un deuxième sacre après 1996 à domicile. Les deux équipes se sont rencontrées 14 fois. Les Super Eagles se taillent la part du lion avec 7 victoires contre 2 pour l’Afrique du Sud. Cinq matches se sont terminé sur des scores nuls. Ce sera une nouvelle page dans l’histoire du football africain, avec les Bafana Bafana désormais sous la direction de deux anciens champions d’Afrique contre une équipe de stars des Super Eagles. Monté en puissance durant la compétition, le Nigeria reste sur quatre victoires consécutives sans prendre de but. Après avoir fait match nul contre la Guinée équatoriale (1-1) lors son entrée en lice, le Nigeria a successivement dominé la Côte d’Ivoire (1-0), la Guinée Bissau (1-0), le Cameroun (2-0) en huitième de finale, l’Angola (1-0) en quart de finale. Dans un système 4-3-3, les Super Eagles sont solides derrière, puisqu’ils défendent à 11 et sont forts dans le jeu de transition avec une attaque rapide composé de grands dribleurs dans les couloirs, Ademola Lookman et Moses Simon et le dangereux Victor Osimhen. Mais, ils doivent se méfier de l’Afrique du Sud, dirigée par Hugo Broos, qui a conduit le Cameroun à la victoire surprise en 2017. Le technicien belge est épaulé par Helman Mkhalele, un membre clé de la génération dorée de 1996 qui a remporté le premier et unique titre africain de l’Afrique du Sud. Certes les Bafana Bafana n’étaient pas attendus à ce stade de la compétition surtout après la défaite lors de leur premier match contre le Mali. Pourtant, dès la première conférence d’avant-match contre le Mali, le Belge a martelé que son ambition est de remporter la compétition pour la deuxième fois. C’est la première demi-finale des Bafana Bafana depuis 2000. Dans cette compétition, ils n’ont plus perdu depuis leur défaite face aux Aigles (0-2). Après une victoire devant la Namibie (4-0) et un nul devant la Tunisie, ils ont battu le Maroc, battu 2-0 en huitième de finale avant d’éliminer le Cap-Vert (0-0, 2-1 t.a.b.) en quart de finale grâce à la prestation XXXL de leur gardien Ronwen Williams. Ceui-ci a réussi un arrêt décisif pour arracher la prolongation dans les dernières minutes et réalisé 4 arrêts lors de la séance de tirs au but. «Beaucoup de gens en Afrique du Sud ne croyaient pas en cette équipe, mais nous y croyions, et les joueurs croyaient en eux-mêmes», a déclaré Hugo Broos après la victoire en quart de finale. Le sélectionneur belge a également reconnu la tâche difficile qui attend l’Afrique du Sud face à une équipe nigériane de stars comme Ademola Lookman. Mais, il a insisté sur le fait que son équipe serait prête pour la confrontation de ce mercredi après avoir dissipé les doutes passés sur sa qualité. « La demi-finale sera difficile contre les grands joueurs nigérians mais nous n’avons plus rien à perdre maintenant », a déclaré le Belge. La première demi-finale est le remake de celle de 2000, la deuxième sera celle 2015 entre la Côte d’Ivoire et la RD Congo. Aujourd’hui, les joueurs congolais ont tous à l’esprit l’élimination en demi-finale en Guinée équatoriale par la Côte d’Ivoire (3-1), futur vainqueur de la compétition. A domicile, portée par une ferveur nationale, la Côte d’Ivoire a l’occasion de remporter son 3è titre après 1992 et 2015. Mais les Éléphants peuvent-ils toujours compter sur le miracle ? En tout cas, ils sont portés par les dieux du stade avec une qualification miraculeuse en huitième de finale en tant que meilleurs troisièmes, une victoire surprise devant le Sénégal (1-1, 5-4 t.a.b.) et un succès incroyable devant les Aigles (2-1 a.p.) pour se hisser en demi-finale. Pour ce match, le sélectionneur Emerse Faé sera privé des services quatre joueurs suspendus. Il s’agit du défenseur central Odilon Kossonou, l’arrière droit-capitaine Serge Aurier, les attaquants Oumar Diakité et Christian Kouamé. Si Odilon Kossonou et Oumar Diakité ont été expulsés en quart de finale contre le Mali pour cumul de cartons, Serge Aurier et Christian Kouamé ont écopé de deux cartons jaunes lors des deux derniers matches. Privé de ces joueurs qui, individuellement et collectivement, pèsent dans l’équipe, le sélectionneur doit trouver la solution pour combler les vides que vont sûrement laisser ses absences. Tout comme la Côte d’Ivoire, la RD Congo vise un 3è titre après les sacres de 1968 et 1974. Comme les Bafana Bafana, les Léopard n’étaient pas attendus à ce stade de la compétition. Auteurs de 4 matches nuls, ils ont
CAN Côte d’Ivoire 2023 : Vers une finale Nigeria-Côte d’Ivoire ?
Ladji M. DIABY Habib KOUYATE Bouaké, 06 fév (AMAP) Nigeria-Afrique du Sud, Côte d’Ivoire-RD Congo. Ce sont les affiches des demi-finales de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. La première demi-finale aura pour cadre le stade de la Paix à Bouaké, le 7 février, entre les Super Eagles et les Bafana Bafana alors qu’en deuxième heure, les Éléphants seront face aux Léopards, au stade Alassane Ouattara, à Abidjan. Les quatre équipes ont obtenu leur ticket à l’issue des quarts de finale disputé vendredi et samedi. Le Nigeria a écarté l’Angola (1-0), vendredi au stade Félix Houphouët-Boigny, grâce à une réalisation de l’ailier Ademola Lookman (41è min), auteur des trois derniers buts de son équipe. Après son match nul lors de son entrée en lice dans la compétition, contre la Guinée équatoriale (1-1), le Nigeria est monté en puissance en signant quatre succès consécutifs sans encaisser de but : la Côte d’Ivoire (1-0), la Guinée Bissau (1-0) et le Cameroun (2-0), l’Angola (1-0). Solides derrière et efficaces devant, les Super Eagles font office de grands favoris à la victoire finale. Ils auront en face l’Afrique du Sud qui a écarté le Cap-Vert (0-0, 2-1), samedi dernier, au stade Charles Konan Banny, à Yamoussoukro, dans le dernier quart de la compétition. Les Bafana Bafana atteignent la demi-finale pour la première fois depuis 2000 et avaient été alors éliminés par … les Super Eagles (2-0), grâce à un doublé de Tijjani Babangida (1re et 34è min). De son côté, le miracle continue pour la Côte d’Ivoire. Déjà qualifié à la dernière minute au deuxième tour, le pays hôte a renversé le Sénégal (1-1, 5-4 t.a.b.) en huitièmes de finale avant de faire la même chose au Mali (1-2), samedi dernier, en quart de final. Les Éléphants, réduits à dix en première période, ont arraché la prolongation avant de l’emporter sur un but libérateur d’Oumar Diakité. Face au RD Congo qui semble évoluer en dessous du Mali et du Sénégal, les Éléphants comptent décrocher facilement leur ticket pour la finale. Les Congolais ont battu la Guinée (3-1) en quarts de finale pour renouer avec les demi-finales pour la première fois depuis 2015, tout comme leur futur adversaire. En Guinée équatoriale, la Côte d’Ivoire a éliminé la RD Congo (3-1) avant de battre le Ghana (0-0, 9-8 t.a.b.) en finale. La finale de cette édition tend vers une finale Nigeria-Côte d’Ivoire, les deux favoris qui restent en course. Mais… cette édition est très imprévisible. LMD/MD (AMAP)

