Une mission du Conseil économique, social et culturel à Kolondièba pour recueillir les attentes et préoccupations des populations

Kolondièba, 7 avr (AMAP) Une mission du Conseil économique, social et culturel (CESC), conduite par Alou Konaté, a rencontré lundi les populations des cercles de Kolondièba, Kadiana et Fakola pour recueillir leurs attentes et identifier les problèmes majeurs de la localité. Présidée par le préfet du cercle de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré, cette rencontre a mobilisé l’administration, les collectivités, les services techniques, les Forces de défense et de sécurité, les partenaires au développement, la Coordnation des associations et organisations féminines (CAFO), la jeunesse et la Société civile. Au cours de cette rencontre, la méthodologie a consisté à analyser secteur par secteur l’ancien rapport de 2024. « Certains problèmes soulevés l’an dernier ont trouvé des solutions, d’autres persistent et de nouvelles attentes ont émergé », a résumé Alou Konaté, chef de la mission. Les débats, qualifiés de « passionnés » par les participants, ont permis de passer en revue tous les secteurs de développement. DES DEFIS PERSISTANTS – Dans le domaine de l’agriculture et du maraîchage, les participants ont déploré « l’insuffisance du personnel au service de l’Agriculture et la dégradation des infrastructures hydro-agricoles ». Comme solutions, ils ont proposé un renforcement du personnel et un entretien régulier de ces infrastructures Concernant l’élevage, « l’insuffisance du personnel technique, les difficultés d’approvisionnement en aliment bétail et le manque d’aménagement des mares et abreuvoirs » ont été signalés. « Il faut faciliter l’approvisionnement en aliment bétail, curer les mares et multiplier les points d’eau », a suggéré un éleveur présent. La pêche, faiblement développée, souffre également d’un manque d’agents au service local et d’un retard dans la pisciculture. « Nous proposons une formation et un appui aux pêcheurs, ainsi qu’un renforcement du personnel pour promouvoir la pisciculture », a plaidé un représentant des pêcheurs. DES MESURES URGENTES – La diminution inquiétante de la faune, l’absence d’abreuvoirs pour les animaux sauvages et les dégâts causés par les éléphants ont été évoqués. « Il est urgent de créer des habitats protégés et des points d’eau pour la faune, tout en protégeant les populations et les cultures contre les éléphants », a insisté un participant. Sur le plan environnemental, l’occupation anarchique des forêts classées et la pollution des cours d’eau par les dragues des orpailleurs préoccupent. « Nous devons réglementer l’installation des orpailleurs et dégager les dragues existantes pour préserver nos rivières », a proposé un membre de la Société civile Le réseau d’adduction d’eau de Kolondièba ville, jugé inadapté, et l’insuffisance des réseaux d’eau et d’électricité dans le Cercle ont été relevés. « Le coût élevé de 250 Fcfa par kWh de l’opérateur Yelenkura est un frein », a dénoncé un habitant. Parmi les solutions : réhabiliter les installations hydrauliques, étendre les réseaux et connecter Kolondièba au barrage de Sélingué ou à la Côte d’Ivoire. Dans le domaine des industries et des mines, l’absence d’unités de transformation, d’usine d’égrenage de coton et de comptoirs d’achat d’or a été déplorée. « Installer une usine d’égrenage et organiser les sites d’orpaillage sont des priorités », a suggéré un participant. Enfin, le faible développement de l’artisanat et des sites touristiques a été abordé. « Nous devons promouvoir l’artisanat et aménager les sites touristiques pour attirer des visiteurs », a lancé un artisan local. Tous les secteurs, de la santé à l’éducation en passant par les infrastructures et la sécurité, ont été examinés. Le préfet Boubacar Oumar Traoré a salué la cinquantaine de participants pour leur implication active. « Ces échanges riches permettront de mieux orienter les actions de développement », a-t-il conclu. NK/MD (AMAP)

10ème anniversaire de l’APDP : Un colloque international de deux jours pour le bilan et les perspectives de sa législation

Bamako, 08 avril (AMAP) L’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) organise à la Faculté des sciences administratives et politiques un colloque international, de du 09 au 10 avril 2025, sous le thème : « la protection des données à caractère personnel : acquis, défis et opportunités pour l’Afrique », en partenariat avec l’université Kurukanga de Bamako. L’évènement vise à mettre en lumière 10 ans de réalisations de l’APDP et à sensibiliser le grand public ainsi que les organismes aux enjeux de la protection des données. Également au cours de ces deux jours d’échange, plusieurs thématiques comme « la conciliation de protection des données à caractère personnel avec les traditions juridiques africaines », « l’université africaine face aux défis de la protection des données à caractère personnel » seront animées par des experts et des présidents d’organes similaires du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, du Maroc, de Madagascar, de la République de Guinée et du Sénégal. « le contrôle institutionnel des données personnelles : modèles et effectivité dans un contexte globalisé » ; « les faiblesses des cadres normatifs et institutionnels sur les données à caractère personnel » ; « La protection des données à caractère personnel en République de Guinée : le vide institutionnel facteur d’assouplissement du dispositif juridique », feront aussi l’objet de présentation. Dans un monde où la technologie est en constante évolution, il est important d’adapter la législation pour faire face aux nouvelles menaces et aux avancées technologiques. C’est pourquoi l’APDP a été mise en place en 2015. De cette date à aujourd’hui, le travail de 10 ans de l’organe a porté ses fruits. La cérémonie d’ouverture de ce colloque était présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kanssaye, qui a souligné que l’extension progressive du numérique « à tous les domaines de la vie sociale et économique en Afrique constitue, à la fois, un espoir et une source d’inquiétude au regard des vulnérabilités caractéristiques de nos États et de l’envergure de la fracture numérique au sein de la population. » Le ministre Kansaye a dit que les différents thématiques proposés « augurent d’échanges fructueux qui favoriseront l’éclosion d’idées novatrices à la hauteur des défis actuels et futurs du cyberespace africain, en général et dans le domaine de la protection des données à caractère personnel, en particulier. » Le président de l’APDP, Mamoudou Samasékou a souligné que durant ces deux jours, les échanges scientifiques, les partages d’expériences et les réflexions croisées « permettront non seulement de dresser un état des lieux réaliste des acquis obtenus dans nos pays respectifs, mais aussi de mieux cerner les défis qui nous attendent.» Il s’agit « aussi d’entrevoir, ensemble, les opportunités que nous pouvons saisir pour construire un avenir numérique africain éthique, inclusif et respectueux des droits humains », a-t-il ajouté ST/MD (AMAP)

Kangaba : les forces de l’ordre intensifient la lutte contre le dragage illégal

Kangaba, 08 avr (AMAP) Les forces de l’ordre ont saisi des dragues le long de la Route nationale (RN 24, au cours d’opérations qui se poursuivent actuellement, à la suite de la décision interdisant toute activité de dragage dans le cercle de Kangaba (Ouest), a constaté l’AMAP. « Conformément à la loi, les dragues saisies sont remises à la justice », a déclaré un responsable des forces de l’ordre impliqué dans l’opération. Ces interventions mobilisent des éléments de la police et de la gendarmerie, composés d’unités spécialement déployées pour faire respecter l’interdiction. Cependant, la situation reste tendue. Une mission conjointe de l’Agence du bassin du fleuve Niger (ABFN) et du service local de la pêche a été stoppée par des propriétaires de dragues en colère. « Malgré la présence d’une vingtaine d’éléments des forces de l’ordre, nous avons dû interrompre la mission pour éviter des affrontements », a expliqué un membre de la délégation. SD/OS/MD (AMAP)

Réunion du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes

Bamako, 7 avr (AMAP) Le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes a examiné, ce lundi 7 avril 2025, sous la présidence du Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, l’état d’avancement du Plan d’actions visant à libérer les servitudes et les lits des marigots dans le district de Bamako, un dispositif destiné à limiter les risques d’inondation et de pollution dans la capitale, rapporte le service de la Primature. « La balle est dans notre camp. Le chef de l’État nous a ouvert la voie. Je souhaite que ce comité soit celui de l’anticipation. Nous devons faire le maximum avant l’hivernage », a déclaré le Premier ministre en clôture de la réunion, exhortant les membres à s’impliquer pleinement dans la mise en œuvre des mesures décidées. Au cœur des discussions, les travaux des sous-commissions ont porté sur des priorités clés : la sensibilisation des populations, la libération des servitudes des collecteurs naturels, l’accompagnement et l’indemnisation des personnes affectées. Des actions communautaires, incluant des rencontres avec les notabilités des zones concernées, sont également prévues. Concernant les collecteurs de Missabougou, des études ont mis en lumière des infrastructures défectueuses, pour lesquelles des solutions ont été proposées. La réunion a aussi abordé des problématiques spécifiques, comme les inondations à Bla (Centre), le contournement du pont de Woyowayanko et de Kassaro pour relancer le trafic ferroviaire, ainsi que le curage et l’aménagement des caniveaux à Bamako, dans une optique de prévention durable. En parallèle, des réformes contre la pollution et les nuisances ont été évoquées, avec des sessions de formation, des campagnes de vulgarisation et un encadrement renforcé. Dans le secteur éducatif, des efforts d’anticipation ont été soulignés pour assurer une rentrée scolaire 2025-2026 sans perturbations. Le Premier ministre a félicité les sous-commissions pour leurs avancées, tout en insistant sur la nécessité d’une mobilisation collective face aux défis à venir. OS/MD (AMAP)

Prévisions météo hebdomadaires : Entre soleil ardent et pluies localisées

Bamako, 7 avr (AMAP) La semaine du 07 au 13 avril 2025 s’annonce majoritairement ensoleillée sur l’ensemble du Mali, selon les prévisions de l’Agence Mali-Météo publiées lundi. « Le ciel sera clair à peu nuageux, mais la visibilité restera réduite par la poussière en suspension », a indiqué un responsable de la Cellule Communication du Ministère des Transports et des Infrastructures (MTI), précisant les grandes tendances climatiques à venir. La chaleur restera intense avec une hausse continue des températures. « Les maximales oscilleront entre 37°C et 47°C, avec des pics attendus à Kayes (Ouest), Gao, Menaka (Nord)  et Nara (Nord-Ouest) », a détaillé l’Agence. Les minimales, quant à elles, varieront entre 19°C et 28°C, les valeurs les plus basses étant prévues dans la région de Kidal (Nord). Une bonne nouvelle vient nuancer ce tableau : des pluies sont attendues dans certaines zones entre mardi et jeudi. « Des averses concerneront le District de Bamako ainsi que les régions de Sikasso, Bougouni (Sud), Kita (Ouest) Dioila et Koulikoro », a annoncé Mali-Météo, offrant un répit bienvenu face à la canicule ambiante. Ces prévisions appellent à la vigilance, notamment dans les zones de forte chaleur, tandis que les pluies localisées pourraient soulager les populations des régions concernées. OS/MD (AMAP)

Mali-Royaume d’Espagne : Vers le renforcement de la coopération à travers la formation

Bamako, 7 avr (AMAP) Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Pr Bouréma Kansaye, a reçu, ce lundi 7 avril 2025, l’ambassadeur du Royaume d’Espagne au Mali, Son Excellence Antonio Guillén Hidalgo, pour une audience visant à renforcer la coopération bilatérale, avec un accent particulier sur la formation et les échanges éducatifs, rapporte le service de presse. du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) « Il y a plusieurs Maliens en Espagne qui rencontrent des problèmes d’insertion, souvent parce qu’ils n’ont pas appris la langue du pays d’accueil », a déclaré l’ambassadeur espagnol, soulignant la nécessité de programmes certifiés en langue espagnole au Mali cité par  la memme source. Il a également exprimé le souhait de son pays d’ouvrir un centre de certification sous l’égide de l’Institut Cervantes à Bamako, tout en plaidant pour davantage de bourses d’études. Le diplomate espagnol a loué la conduite exemplaire des Maliens en Espagne, affirmant qu’elle « est en parfaite harmonie avec celle du peuple du Royaume d’Espagne ». Il a insisté sur le renforcement des liens déjà solides entre les deux nations. En réponse, le ministre Kansaye a salué la qualité de cette coopération. « C’est pendant les périodes de difficultés que l’on reconnaît ses vrais amis », a-t-il affirmé, rappelant que « les liens entre nos deux pays sont bons et datent de très longtemps ». Il a qualifié l’initiative du centre de certification de « très salutaire », ciblant des structures maliennes prêtes à y contribuer. Le ministre a également mis en avant l’importance des échanges universitaires, notamment la mobilité des enseignants et des étudiants. « Je suis disponible pour soutenir toute initiative respectant les trois principes guidant l’action publique au Mali », a-t-il conclu, réaffirmant son engagement à entretenir les acquis de cette relation bilatérale. OS/MD (AMAP)

Ouélessébougou : le prix du kilogramme de viande est désormais fixé à 2 500 Fcfa

Ouélessébougou, 07 avril (AMAP) Le préfet de Ouélessébougou, Moussa Sagara, et le Syndicat local des bouchers ont tenu une importante réunion, ce lundi 7 avril 2025, à la préfecture, qui a décidé de fixer, de commun accord, le prix du kilogramme de la viande à 2 500 Fcfa. La rencontre, qui a considéré ce prix de la viande sur les marchés comme « convenable », tenant en compte lde a situation actuelle des populations, a également vu la participation de plusieurs personnes, dont le représentant du chef de village et du maire, la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), le président de la jeunesse et les acteurs du commerce. Au cours des échanges, le chef de l’exécutif local, a tout d’abord remercié les bouchers pour la qualité des viandes distribuées sur les marchés locaux, lors de la fête de l’Eïd El Fitr. Selon son constat, expliquant les raisons de cette hausse légère du prix de la viande, il a évoqué quelques difficultés, notamment l’augmentation du prix des animaux et de l’aliment bétail. Sagara a aussi invité ses interlocuteurs « au respect strict du nouveau prix », en mettant un accent particulier sur la vente d’une bonne qualité de viande aux populations. Pour leur part, les représentants des bouchers, ont salué la bonne collaboration avec les autorités, appelant la population à comprendre le contexte dans lequel ils ont sollicité cette augmentation. A la suite, le représentant du chef de village, Daba Samaké, a apprécié la démarche du représentant de l’Etat, plaçant l’intérêt « de la population au cœur de (ses) préoccupations. » S’adressant aux vendeurs de viande, M. Samaké, a loué leur patriotisme pour avoir stabilisé le prix, durant le ramadan passé, tout en les invitant « au respect du nouveau prix convenu. » Pour conclure, il a assuré de l’adhésion de la chefferie aux résultats de cette rencontre. AC/MD (AMAP)

Enseignement supérieur : Le CEN-SNESUP maintient son mot d’ordre de grève de 144 heures

Bamako, 7 avr (AMAP) Le Comité exécutif national du Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (CEN-SNESUP), à travers un communiqué rendu public, samedi 5 avril, a annoncé le maintien de sa grève de 144 heures, prévue du lundi 7 au samedi 12 avril prochain, conformément à son préavis déposé le 20 mars dernier. Dans ce préavis, le CEN-SNESUP exige « le paiement immédiat des arriérés d’heures supplémentaires et des tâches liées aux examens, en particulier pour les enseignants non permanents, qui jouent un rôle essentiel dans les activités pédagogiques et de recherche au sein des Institutions d’enseignement supérieur (IES). » En outre, le CEN-SNESUP déplore l’absence de toute tentative de conciliation de la part du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, malgré les opportunités données au gouvernement pour trouver une solution. Dans la même veine, il regrette la non mise en place d’une commission de dialogue. Le syndicat juge, également, « insuffisants les paiements symboliques faits jusqu’ici, sans calendrier précis », estimant qu’ils « créent une injustice entre les différentes IES et participent au désengagement croissant du personnel non permanent. » En conséquence, le CEN-SNESUP « appelle l’ensemble de ses militants à observer strictement ce mot d’ordre de grève, qui sera automatiquement renouvelable jusqu’à la satisfaction des revendications. » MS/MD (AMAP)          

Trouble érectile : Sous le manteau de la honte

Dossier réalisé par Baya TRAORE Bamako, 7 avr (AMAP) Le trouble érectile, ce mal que tous les hommes ont honte d’avouer n’est pourtant pas une fatalité. Devenu le cauchemar des femmes, le trouble érectile, différent de la stérilité ou encore de l’éjaculation précoce, n’est pourtant pas une maladie. Il peut dériver de problèmes physiques ou psychologiques. On peut donc en guérir, avec des traitements adéquats. C’est la grande honte chez les hommes ! La confiance en soi baisse, le stress monte et le manque de concentration s’installe. Le trouble érectile constitue le cauchemar des femmes, surtout que le mal prend des proportions inquiétantes. Oumou Diakité, une jeune dame de 29 ans, en a perdu le sommeil à cause des troubles d’érection de son mari.  « Je me suis mariée depuis l’âge de 21 ans. Mon mari en n’avait 44 ans. Depuis quelques années, mon époux a des troubles érectiles. Je n’en dors. Je pleure seule tout le temps. Je me retiens d’aborder le sujet avec lui parce que j’ai honte. Et j’ai honte d’en parler avec mes parents car j’ai des enfants avec lui », confesse Oumou. Marie Antoinette, une infirmière, et son mari vivent la même situation. « Entre mon mari et moi, il peut se passer des semaines sans acte sexuel entre nous. Il sort tôt le matin, rentre tard la nuit. Au début, je pensais qu’il me trompait avec d’autres femmes. Après avoir mené des enquêtes, j’ai réalisé qu’il me ne trompait pas », a dit la pauvre.  « Comme je suis un agent de santé, nous sommes allés voir un médecin. Après les explications, le médecin nous a affirmés que ses troubles étaient liés au stress extrême à son travail », ajoute notre interlocutrice. Ainsi, les hommes atteints par ce mal ne parviennent pas à avoir une érection suffisante ou à la maintenir lors de rapports sexuels. Si ces troubles surviennent de façon répétée, on parle de « dysfonctionnement érectile ». C’est alors que le diagnostic de la dysfonction érectile est posé. Urologue à l’Hôpital du point G, le Pr Mamadou Lamine Diakité, explique que les causes des troubles érectiles sont de deux types : organiques et psychologiques qui représentent 70% des cas.  Ainsi, le Pr dessine le mal à travers trois manifestations : « une érection molle, une érection instable, qui vient et part au cours du rapport sexuel ou une absence totale d’érection. » « Ni érection nocturne, ni érection matinale encore moins pendant qu’on se masturbe. Rien » dit-il. « En fait, un homme a des difficultés à avoir une érection quand cela blogue au niveau de l’excitation sexuelle. Il faut simplement se demander ce qui l’excitait et ce qui ne l’excite plus. Mais, aussi, savoir par quoi son cerveau est occupé et qui fait qu’il ne peut plus avoir une excitation sexuelle », explique l’urologue. Le cas est plus grave quand certaines maladies comme le diabète, hypertension artérielle ou le cancer interfèrent. Avec les effets secondaires des médicaments hypertensifs, des troubles érectiles peuvent, aussi, survenir. Il y a des facteurs de risque dont le tabagisme chronique, l’alcoolisme chronique, le sédentarisme et l’obésité qui peuvent aussi provoquer les troubles d’érection. PAS DE CATASTROPHE – « Chez un sujet jeune, il est important de le signaler. Mais pour les hommes d’un certain âge, avoir une érection insuffisante ou pas d’érection du tout rendant les rapports sexuels difficiles n’a rien de catastrophique. Car le trouble érectile est une maladie de vieillesse. Une fois la cinquantaine entamée, il faut toujours faire des analyses annuelles pour surveiller son taux de sucre, son taux de cholestérol et avoir une maitrise de sa vie sexuelle », conseille le Pr Diakité. Corroborant les propos du professeur, Aminata Konaté une femme de 31 ans, précise : « Mon mari est un jeune chauffeur. A cause de sa dépendance à l’alcool et au tabac, il n’arrive jamais à me satisfaire. Tous les soirs, c’est la guerre entre nous. On se bagarre, parfois, jusqu’au petit matin. » Tradithérapeute, à Kalaban Coro (Gouana), Ibrahima Bathily dit Wara, affirme sans hésitation et précaution de langage, que 50% des hommes au Mali souffrent de trouble érectile. La raison, selon lui, tient essentiellement à l’alimentation, » avec la consommation excessive de bouillons ». Il déconseille au femme l’utilisation abusive des bouillons dans les nourritures. « Chez les jeunes, c’est la masturbation qui en est la cause. Il regarde des films ou des images pornographiques et jouent avec leur sexe. A force de le faire, on peut arriver à tuer les nerfs du sexe », soutient le tradithérapeute sans une démonstration scientifique. L’explication vaut ce qu’elle vaut, mais les spécialistes de la médecine moderne maintiennent que si le trouble est établi, il est soit d’ordre organique ou psychologique. Mais l’inquiétude ne manque jamais de surgir chez les hommes. C’est la raison pour laquelle les charlatans sont si nombreux et les faux médicaments si omniprésents. Il n’est certes pas interdit de se « doper », mais il faut savoir taper à la bonne porte. « La prescription médicale, est d’une importance vitale, car l’automédication peut entrainer des « arrêt cardiaques », selon Pr Diakité. Le sexe joue un rôle fondamental dans un couple, Chez l’homme, souvent, on est prêt à succomber à tous les appels de sirènes. Pour le psychologue Ousmane Touré, l’érection est la manifestation de la masculinité. » C’est le signe qu’un homme a les attributs pour la reproduction. Lorsqu’il est confronté à une impuissance sexuelle, l’estime de soi de l’homme et l’image qu’il a de lui-même peuvent en pâtir », dit-il. « Mais, poursuit-il, il ne faut, souvent, pas chercher loin. Les causes psychologiques reviennent encore. L’anxiété de la performance sexuelle en est une. Il y a une pression de conformité qui impose à l’homme une exigence de performance à tous les niveaux, notamment dans le domaine de la sexualité. Il faut éviter d’y succomber. » « Il y a aussi l’identité sexuelle qui peut être compliquée chez certains hommes, avec les difficultés rencontrées lors d’une précédente relation qui peuvent créer un traumatisme. Mais, dans la vie actuelle, tout ce qu’il y a comme stress, consécutif à des difficultés d’ordre professionnel, à une perte d’emploi, un souci financier, etc. peut conduire

Funérailles d’Amadou Bagayoko : l’Adieu de milliers de personnes à l’artiste

Bamako, 6 avr (AMAP) Des milliers de personnes ont assisté à la cérémonie funèbre de l’artiste de renommée internationale et virtuose de la guitare, Amadou Bagayoko, ce dimanche, 06 avril 2025, au terrain de football du quartier Garantibougou, communément appelé « Terrain laitcran » La nation, ses parents, amis et le monde de la musique étaient venus nombreux ainsi que les officiels comme le ministre de la Culture, de l’Artisanat, du Tourisme et de l’Industrie hôtelière, Mamou Daffé, et son collègue des Affaires religieuse et du Culte, Mahamadou Koné. On notait également la présence de l’ancien Premier ministre, Moussa Marra et l’ex-ministre, Me Mountaga Tall, des cadres de la Culture et du monde des artistes, notamment les vedettes de la chanson Salif Keita et Nahawa Doumbia. « Certes à Allah appartient ce qu’il a repris et c’est à Lui aussi qu’appartient ce qu’il a donné et chaque chose pour Lui a un terme fixé à l’avance. Sois endurant et espère la récompense d’Allah. Qu’il accroisse ta rétribution, t’accorde les meilleures condoléances et pardonne à ton défunt », c’est par cette invocation du Tout-Puissant, clément et miséricordieux que le ministre Mamou Daffé, a reconnu que « le simple, patient, humble, humaniste artiste Amadou Bagayoko représentait un baobab de la culture malienne. » « C’est un géant qui s’est incliné. Et, c’est le lieu d’avoir une pensé profonde pour son épouse qui a partagé avec lui les grandes scènes du monde entier. Amadou était d’abord d’une humilité et d’une générosité tant dans la musique que dans le social. Il était aussi un grand religieux, un grand croyant », a dit Mamou Daffé. Au nom des autorités du Mali, notamment le président de la Transition, Assimi Goita, le Premier ministre Abdoulaye Maiga et de l’ensemble des membres du gouvernement, il a adressé ses condoléances les plus émus. Pour Aminata Kouyaté, actrice de cinéma dite « Amion ka Awa », « Amadou Bagayoko était un messager. » « Il a rempli sa mission. C’est à nous de suivre ses pas. Il a montré la preuve que le vrai handicap se trouve dans la tête. Amadou a eu un accident visuel mais cela l’a forgé. Il a rempli toutes les cases sociales avant de partir. Et, je retiens de lui un homme pieux », a encore dit l’actrice de cinéma. L’artiste-musicien Salif Keita a témoigné que le défunt était quelqu’un de particulier. « Il ne répondait jamais aux provocations et il ne provoquait jamais personne. Amadou était simple et humble. Il était la fierté de la culture africaine et du Mali en particulier. Il a fait réussir le Mali partout ou pouvait s’entendre la musique dans le monde », a précisé Sali Keita. Animateur à l’ORTM, à la retraite, Adama Kouyaté a souligné qu’il était un grand Monsieur de la culture malienne. « Il a donné à la culture malienne une autre dimension. Il était en amitié, très attachant et ouvert. Vraiment, c’est une perte énorme pour le Mali. Nous prions pour lui », a-t-il dit. Amadou Bagayoko était originaire de la Région de Bougouni (Centre), du village de Tora. L’artiste a définitivement déposé sa guitare vendredi 04 avril 2025, à Bamako, à l’âge dans sa soixante-onzième année. En effet, il est né le 24 octobre 1954 à Bamako. Il a commencé sa carrière musicale dans les années 1975-176 avec Abdoulaye Diabaté dans le « Kouléstar » de Koutiala et de « Kénéstar » de Sikasso. avant de connaitre un énorme succès à l’international. Dors en paix, légende de la musique malienne. ST/MD (AMAP)