Kangaba : Grève de 96 heures des agents des collectivités territoriales
Kangaba, 29 avr (AMAP) Les agents des collectivités territoriales du Cercle de Kangaba ont entamé, ce mardi 29 avril 2025, une grève de 96 heures, suite à un préavis déposé le 24 avril par le Secrétaire général du bureau local du Syndicat national des agents des collectivités territoriales (SNACT), a constaté l’AMAP. L’arrêt de travail, qui se prolongera « jusqu’au vendredi 2 mai, est reconductible pour 120 heures à partir du lundi 5 mai si les revendications ne sont pas satisfaites », indique le syndicat. Le principal motif de la grève est le non-paiement des salaires et accessoires des mois de mars et avril 2025 pour les agents de la mairie de la Commune urbaine de Karan. « Nous exigeons simplement le versement des salaires dus pour mars et avril. Les fonds sont disponibles, mais des obstacles persistent », a déclaré un représentant du SNACT. Les grévistes dénoncent également l’ingérence répétée du délégué local du Contrôle Financier de Kangaba dans les dépenses des collectivités. « Cette immixtion bloque fréquemment nos salaires, perturbe le climat social et entrave le fonctionnement des collectivités », a ajouté un agent gréviste. Ce blocage, selon les manifestants, alimente un ras-le-bol généralisé au sein du personnel. Le préavis précise que la grève, débutée ce mardi, pourrait être prolongée si aucune solution n’est trouvée d’ici la fin du mouvement, vendredi. « Nous sommes déterminés à poursuivre jusqu’à ce que nos droits soient respectés », a martelé un membre du syndicat. SD/OS/MD (AMAP)
Madou Sidiki Diabaté : Le virtuose de la kora, trait d’union entre tradition et modernité
Bamako, 2 avr (AMAP) Dans l’univers de la musique mandingue, Madou Sidiki Diabaté brille comme une étoile. Né dans les années 80 à Bamako, ce djeli (griot) de la 71e génération perpétue une lignée de joueurs de kora, instrument emblématique d’Afrique de l’Ouest. Fils du légendaire Sidiki Diabaté, « roi de la kora », et de la griotte Mariam Kouyaté, Madou incarne un héritage millénaire qu’il enrichit d’une créativité audacieuse. Sur son site officiel, Madou est décrit comme un talent précoce. Dès l’âge de trois ans, la musique s’impose à lui comme une évidence. Madou accompagne sa mère aux cérémonies en jouant du tamani, un petit tambour traditionnel. Un an plus tard, à quatre ans, un ami de son père, Sounkalo, lui offre sa première kora. Sans maître ni contrainte, Madou apprend seul, laissant ses doigts danser sur les 21 cordes avec une aisance instinctive. « Pour moi, la kora est un don fait à ma famille, jouer est naturel », confie-t-il. Cette connexion profonde avec l’instrument se ressent dans chacune de ses notes, où se mêlent la puissance de la tradition et une inventivité résolument moderne. « La kora est un don à ma famille, jouer est naturel », confie-t-il. À cinq ans, il monte sur scène au Centre culturel français de Bobo-Dioulasso, aux côtés de ses parents. Enfant unique de sa mère et dernier fils de son père, Madou devient rapidement leur compagnon inséparable. À cinq ou six ans, il foule pour la première fois une scène, au Centre culturel français de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, aux côtés de ses parents. Ce baptême du feu marque le début d’une vie dédiée à la musique. En 1991, à tout juste dix ans, il traverse l’Atlantique pour son premier voyage en Europe. Lors du festival Africolor à Paris, il assure en solo la première partie du concert de ses parents, captivant déjà le public par son talent précoce, marquant les débuts d’une carrière exceptionnelle La disparition de son père en 1996, après un ultime concert commun au Festival Printemps des Cordes à Dakar, est un tournant. Madou, alors adolescent, puise dans cet héritage pour tracer sa propre voie. Influencé par son défunt frère aîné Toumani Diabaté et son cousin Ballaké Sissoko, il se forme à l’Institut National des Arts de Bamako et devient assistant au Conservatoire Balla Fasséké. Il s’inspire de leurs œuvres sans jamais bénéficier d’un enseignement formel. « J’écoutais leurs cassettes, c’était mon école », raconte-t-il. TALENT PRECOCE, TRADITION, PIONNIER MODERNE Formé à l’Institut national des arts (INA) de Bamako, puis assistant de son frère Toumani au Conservatoire Balla Fasséké, Madou Sidiki Diabaté ne se contente pas de préserver la tradition : il la révolutionne. Premier à intégrer pédales d’effets, séquenceurs Yamaha QY et kora MIDI, il repousse les limites de son art. En 1999, ses collaborations avec Kandia Kouyaté et le Ballet malien lancent sa carrière solo. Son premier album éponyme (2006) assoit sa réputation, suivi d’œuvres marquantes comme Mali Latino (2010), suivi d’une discographie riche de plus de dix opus, dont Mali Latino (2010), enregistré chez Real World Studio de Peter Gabriel nominé aux Songlines Awards. Figure internationale, Madou Sidiki Diabaté n’est pas seulement un griot malien, il est une figure mondiale. Il a donné plus de 2 000 concerts et participé à 200 festivals, du Royal Albert Hall avec Damon Albarn ou London Stadium devant 80 000 spectateurs avec Burna Boy et Salif Keïta. Ses collaborations avec Amadou & Mariam, Tony Allen, Dee Dee Bridgewater ou Tiken Jah Fakoly transcendent genres et frontières. En 2010, il fonde Madou Sidiki & The Manding Griot Groove, un orchestre fusionnant instruments traditionnels (kora, djembé, sabar) et instruments modernes (guitare, basse, batterie), revisitant et réinventant le répertoire ancien du Manding avec des arrangements novateurs. « Je puise dans la musique de mes ancêtres pour inspirer les générations d’aujourd’hui », explique-t-il. Malgré son statut de star internationale, Madou reste fidèle à son rôle de griot. Médiateur lors de cérémonies sociales, il incarne une modernité qui n’oublie pas ses racines. Ambassadeur de la culture malienne, il accumule les distinctions : Chevalier des Arts et de la Culture en 2025, prix Kandjoura Coulibaly en 2023, ou encore une nomination aux Songlines Awards pour Griot Jazz (2022). À Bamako, où il vit toujours, Madou Sidiki Diabaté est une icône pour la nouvelle génération de joueurs de kora, qui s’inspirent de son style unique. Entre tradition et innovation, il continue d’écrire l’histoire d’un instrument millénaire, prouvant que le passé peut résonner avec une vitalité éclatante dans le présent et le monde entier et que l’héritage mandingue est d’une vitalité contemporaine avec Madou Sidiki Diabaté, entre tradition et innovation, OS/MD (AMAP)
Ouélessébougou : Plus d’un millier de patients attendus par l’ONG américaine Utah Alliance pour sa campagne annuelle de soins et chirurgies gratuits de l’œil
Ouélessébougou, 28 avr (AMAP) Plus d’un millier de patients sont attendus pour la campagne annuelle de soins et chirurgies gratuits des maladies de l’œil de l’Utah Alliance, une ONG américaine, qui a débuté, ce lundi 28 avril 2025, pour cinq jours, au Centre de santé et de référence (CSRéf) de la ville, a constaté l’AMAP. L’objectif de cette campagne de Utah Alliance, qui intervient dans la Commune de Ouélessébougou, depuis trente-cinq ans, en collaboration avec le District sanitaire, est la lutte efficiente contre la cécité au Mali, en prenant en charge gratuitement toutes les personnes affectées par les maladies liées à la vision. La coordinatrice santé de l’ONG, Mme Viviane Traoré, s’est réjouie de la réussite de la première journée et de la mobilisation massive des patients venus de toutes les régions du Mali. Elle a également salué l’implication du médecin-chef du CSRéf, Dr Abdrahamane Dicko et tout son personnel pour leur engagement dans cette oeuvre humanitaire. « Cette campagne de 2025 concerne la consultation, la chirurgie du cataracte et du glaucome, les soins et le don de verres correcteurs aux personnes nécessiteuses, sous une assistance médicale, de dix-sept ophtalmologues américains, actuellement présents, à Ouélessébougou, dans le cadre de cette activité », a-t-elle précisé. Mme Traoré a lancé un appel à l’endroit « de toutes les personnes touchées par ces pathologies, à l’intérieur du pays », de les rejoindre au CSRéf de Ouélessébougou, tout en mettant un accent particulier sur la gratuité de toutes les interventions. Pour sa part, Lancine Bamba, un patient sexagénaire, venu de Bougouni, a, après avoir reçu ses soins, non seulement remercié l’ONG « pour l’opportunité offerte aux personnes vulnérables » mais, aussi, » apprécié « la qualité des soins prodigués par les ophtalmologues américains. » Cette campagne prendra fin le 02 mai prochain. AC/MD (AMAP)
Mali : Campagne digitale de l’UNICEF contre la désinformation vaccinale

Bamako, 28 avr (AMAP) L’UNICEF, confrontée à la propagation de la désinformation et de l’hésitation vaccinale, notamment sur les réseaux sociaux, déploie une campagne digitale au Mali intitulée « Une dose de bonnes nouvelles », dans le cadre de la Semaine mondiale de la vaccination 2025, afin de rappeler l’importance vitale des vaccins pour la survie et le développement des enfants, a appris l’AMAP de source officielle. « Les vaccins sauvent des vies, et nous voulons diffuser ce message positif sur toutes les plateformes numériques », affirme le représentant de l’UNICEF au Mali cité par un communiqué de presse conjoint du ministère de la Santé et du Développement social (MSDS) de l’Alliance du vaccin (GAVI), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’UNICEF. La campagne mettra en lumière des témoignages concrets montrant comment une vaccination opportune a protégé des millions d’enfants contre des maladies mortelles. « Ces contenus, adaptés aux réseaux sociaux, visent à contrer les fausses informations qui alimentent la méfiance. » La polarisation autour de la vaccination, exacerbée par des coupes dans le financement des projets de santé mondiaux, aggrave la résurgence des épidémies. « Certains gouvernements hésitent à prendre position, ce qui fragilise les efforts mondiaux », prévient l’UNICEF. Cette situation est d’autant plus critique que l’organisation traverse une crise financière sans précédent, rendant l’appui des partenaires essentiel. L’UNICEF appelle à une mobilisation pour relayer les messages de la campagne et garantir un accès équitable aux services de santé. « Restons aux côtés des enfants », insiste l’organisation, qui partage des contenus prêts à l’emploi pour les médias sociaux. « Imaginez un monde où aucun enfant ne souffre ni ne meurt d’une maladie évitable par la vaccination. Les vaccins contre la rougeole, la poliomyélite et le cancer du col de l’utérus nous rapprochent de cette réalité », souligne l’UNICEF. Au Mali, une avancée historique a marqué la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, le 25 avril 2025, avec l’introduction officielle du vaccin antipaludique dans le Programme élargi de vaccination (PEV), signale par ailleurs l’UNICEF. Sous l’égide du ministère de la Santé et du Développement social et avec le soutien de l’Alliance du vaccin (GAVI), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’UNICEF, ce vaccin sera déployé dans 19 districts prioritaires, ciblant les enfants de 5 à 36 mois à travers un schéma de cinq doses. OS/MD (AMAP)
Développement communautaire au Mali : le projet « Malidenko » voit le jour
Bamako, 28 avr (AMAP) Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de corps d’armée, Ismaël Wagué, a présidé, ce lundi, 28 avril 2025, la première session du comité d’orientation et de pilotage du Projet de résilience communautaire et de service inclusif au Mali (Malidenko), dans la salle réunion du ministère de la Refondation de l’État. « Ce projet est conçu pour répondre aux besoins des communautés », a déclaré le ministre Wagué , ajoutant que le choix est porté sur la méthode 80-20 pour réduire les coûts liés à sa gestion. Cette méthode consiste à destiner les 80% du budget du projet aux populations bénéficiaires et les 20% aux coûts de gestion. C’est par le décret N°2025-0231/PM-RM du 04 avril 2025 que le Projet de résilience communautaire et de service inclusif au Mali, appelé, « Malidenko » a été créé. Il a une durée d’exécution de quatre ans, un budget global de plus de 88 milliards, financé par l’État du Mali avec l’appui de la Banque mondiale. Le projet est conçu pour améliorer les conditions de vie des individus et des communautés. Il cible principalement les zones nouvelles sécurisées dans le Nord du Mali (Tombouctou, Kidal, Taoudéni) et les zones à risques dans le Sud (Kayes, Nioro, Nara). « L’approche inclusive et participative adoptée par Malidenko constitue une rupture salutaire avec les méthodes directives qui ont souvent montré leurs limites », a encore dit le ministre en précisant que ce projet « est le nôtre », ce que traduit l’expression en Bamanan : « Mali denw ka ko de do ». Selon lui, c’est une initiative portée par son département qui « s’inscrit pleinement dans les priorités du gouvernement en matière d’amélioration du cadre de vie des populations et qui cible les personnes les plus vulnérables. » « A travers la tenue de cette première session, les membres du comité de pilotage apporteront leur pierre à l’édifice du développement communautaire en statuant sur le Projet de plan de travail et de budget annuel (PTBA) et en formulant des recommandations. Ce document reflète, à la fois, la vision stratégique du projet et les besoins réels du terrain », a souligné le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale. Le ministre a remercié la Banque mondiale pour son appui constant et réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de ce projet un modèle de réussite. La quasi-totalité des membres et participants du comité d’orientation et de pilotage étaient présent dont le coordinateur du projet, Amadou Traoré. ST/MD (AMAP)
Le Miankala célèbre sa Journée culturelle chez ses cousins sénoufo à Zégoua
Kadiolo, 27 avr (AMAP) Le premier cycle A de Zégoua a abrité ce dimanche 27 avril 2025 les festivités de la Journée culturelle du Miankala sous la présidence du préfet Bakary Dioman Diakité, a constaté l’AMAP sur place. Organisée par « Miankala ton Tchiproco de Kadiolo (MTCK) et Miankala ton wuyeco de Zégoua (MTWZ), l’objectif de cette journée était de magnifier la riche culture du Miankala et de renforcer le vivre ensemble entre les Mianka et leurs cousins Sénoufos. Les services techniques et de sécurité, légitimités traditionnelles, chefs de villages, leaders religieux, organisations de femmes et de jeunes du Cercle, ont tous répondu à l’appel. Les festivités se sont déroulées dans une liesse populaire et le cousinage à plaisanterie entre Sénoufo et Mianka, Des délégations venues de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso voisins étaient présentes à la cérémonie. La grande association Mianka le « Mamala » a enyoyé un représentant. Après les différents discours, émaillés de plaisanteries dans le cadre du cousinage, deux chiens ont été offerts aux Mianka. Les danses traditionnelles ont agrémenté la fête jusqu’au-delà de 18 heures. Rendez-vous est pris pour la prochaine édition en 2026. NIO/MD (AMAP)
Centre de formation et champ solaire : La reconversion des femmes et des jeunes de Kéniéba en ligne de mire
Envoyé spécial Bandé Moussa SISSOKO AMAP-Kayes Kéniéba, 27 avr (AMAP) Le gouverneur de la région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a consacré une bonne partie de sa tournée dans le Cercle de Kéniéba à des visites de terrain pour s’imprégner des réalités locales. Ainsi, il s’est rendu au Centre d’auto-promotion et auto-formation des femmes et au « Tambaoura Bouloula Bara Digui Bounwo ». Ces deux structures contribuent à la lutte contre l’orpaillage clandestin à travers la formation et l’insertion socio professionnelle des jeunes et des femmes. Situé dans le quartier de Ballabougou, le Centre d’auto-promotion et auto-formation des femmes a été créé, il y a plus de 10 ans. Cette structure est animée par la Coopérative des femmes du quartier de Ballabougou, depuis 3 ans. On y retrouve une salle de classe pouvant accueillir 29 à 60 apprenantes. Ici, les femmes apprennent à fabriquer du savon, du beurre et du miel sur la base de nos produits locaux (moringa, baobab, charbon…) Dans cette structure, les pensionnaires sont confrontés à des problèmes d’équipements et de toilettes. « Les femmes appuient les chefs de famille, en travaillant dans des conditions extrêmement dures. Dans les mines, certaines perdent leurs vies, comme ce fut le cas dans la Commune rurale de Dabia. Les dispositions prises par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, après cette tragédie permettront aux femmes de mener des activités génératrices de revenus. « Je suis venu voir comment on peut vous aider. Mettez l’accent sur la qualité de vos productions pour attirer les clients et les investisseurs », a déclaré le général de brigade Moussa Soumaré. Il a demandé aux femmes de ne pas mener des activités de teinture dans les familles et dans certains endroits à cause de leur impact négatif sur la santé et l’environnement. Le chef de l’exécutif régional a pu admirer quelques produits locaux de la coopérative Siguidia de Kéniéba que dirige Mme Fofana Djénéba Koné. On lisait la satisfaction sur le visage de ces braves femmes qui, par la voix de Mme Traoré Djénéba Kamiss oko, l’ont exprimé à leur hôte. Selon elles ont annoncé que seule la fermeture des mines peut les réorienter vers d’autres activités génératrices de revenus, comme la transformation des produits locaux. « Tambaoura Bouloula Bara Digui Bounwo » est le fruit du partenariat entre le Conseil régional de Kayes et la compagnie minière canadienne B2Gold. Ce centre, qui sera bientôt opérationnel, est doté de 5 ateliers, (électricité, mécanique auto, transformation, tamisage, restauration) pour la formation-adéquation-emploi. D’après son directeur, Moustapha Niasse, letablissement dispose de 6 hectares (ha) pour son extension. Ce centre de formation, comme l’atteste son nom malinké, est à l’actif de l’ex-Conseil de Cercle et du Conseil régional. Le président du Conseil régional Bandiougou Diawara faisait partie de la délégation du gouverneur. Le général de brigade Moussa Soumaré a achevé sa tournée par la visite du site du champ solaire à Yeremoundé, un hameau de culture du village de Sansanto, situé à 7km de la ville de Kéniéba. Couvrant une superficie de 2km2 soit 200 ha, des panneaux solaires y seront installés pour produire de l’électricité au profit des populations de Kéniéba et d’autres localités. Grâce à ce champ solaire, le problème d’électricité sera résolu dans ce cercle de la Région de Kayes. Ces centres de formation, tout comme le champ solaire, sont les bienvenus dans un cercle où l’exploitation des mines artisanales par les Chinois, bien que diversement appréciée par les populations, suscitent des inquiétudes liées aux conflits d’intérêts et du comportement de certaines personnes qui servent d’intermédiaires entre les villages et les Chinois. Des intermédiaires qui s’enrichiraient sur le dos des braves populations. D’après certains habitants, tout le monde (autorités et populations) trouve son compte dans l’exploitation de ces mines. Au terme de sa visite, le gouverneur a accordé une interview à la presse pour exprimer sa satisfaction et a invité les populations à respecter les nouveaux textes. BMS/MD (AMAP)
Cercle de Kéniéba : Le général de brigade Moussa Soumaré en tournée d’explication sur le nouveau Code minier
Envoyé spécial Bandé Moussa SISSOKO AMAP-Kayes Kéniéba, 27 avr (AMAP) Le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, qui a effectué, du 22 au 25 avril 2025, une visite dans la circonscription administrative de Kéniéba, dans le Sud-Ouest du Mali, pour informer les populations sur les nouveaux lois et textes régissant le secteur des mines, a annoncé que les sites miniers clandestins seront fermés. La mort des braves femmes survenue le 15 février 2025 à la suite à l’effondrement d’une mine artisanale dans la Commune Rurale de Dabia, Cercle de Kéniéba, ressemble à un cauchemar. Elle plonge les populations du Cercle de Kéniéba dans le désarroi, poussant le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, à recadrer l’exploitation aurifère. Il est important d’informer les habitants du Mont Tambaoura sur cette mesure et d’autres, afin de lutter contre l’exploitation illicite de l’or. C’est ce qui explique la visite d’information et de sensibilisation qu’a effectuée le gouverneur de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, dans le Cercle de Kéniéba. Accompagné d’une forte délégation, Il s’agissait également pour le général de brigade Moussa Soumaré d’échanger avec les forces vives du Cercle de Kéniéba afin de recueillir leurs préoccupations. Le gouverneur et sa délégation sont arrivés dans la ville sous un temps ensoleillé. Le soleil se dirigeait vers l’Ouest et ses rayons rouges rivalisaient avec la poussière rouge provenant des mines, des placers. Cette poussière marque aussi la densité du trafic menant vers les zones aurifères et l’excès de vitesse des véhicules sur ces voies très dégradées, en plusieurs endroits. Bien que des travaux de réfection sont en cours sur l’axe Sadiola-Dialafara-Sitakaly-Kéniéba. Après avoir été accueilli par le 1er adjoint au préfet de Kéniéba, Sékou Kanta, et échangé des poignées de main avec d’autres autorités locales, le gouverneur et sa délégation ont entamé leur périple par une visite de courtoisie aux légitimités traditionnelles au domicile de Sékou Sissoko, chef de village de Kéniéba. « Je suis venu vous voir. Touché par la perte de 40 braves dames dans la Commune de Dabia, le président de la Transition a pris des dispositions pour que de tels drames ne se reproduisent plus. C’est pourquoi, j’ai effectué cette mission. Nous comptons sur vous pour l’application de ces dispositions », a expliqué le général de brigade Moussa Soumaré. Répondant au chef de l’exécutif régional, les chefs de quartiers de Kéniéba ont réaffirmé leur soutien à la Transition « qui se soucie du devenir des populations. » « Nous voulons accueillir le président de la Transition à Kéniéba, en compagnie du gouverneur de la Région. Les autorités de la Transition font un bon travail », a déclaré le porte-parole des légitimités traditionnelles de Kéniéba. D’une part, ces chefs traditionnels sont pour le maintien de leur cercle dans la Région de Kayes. D’autre part, ils demandent au gouverneur de s’investir pour l’érection de cette circonscription administrative en région. ECOUTE, ECHANCES : S’agissant de la gestion du pays, les légitimités traditionnelles souhaitent que les autorités composent avec les populations et non avec les partis politiques qui ne se soucient, selon elles, que de leurs propres intérêts. Elles ont également évoqué des problèmes de route, de véhicules, notamment pour la gendarmerie, de sécurité et d’électricité. Après le domicile du chef des quartiers de Kéniéba, le chef de l’exécutif régional et sa délégation se sont rendus au domicile de Aboubacar Baldé, Iman de la grande mosquée de Kéniéba pour une visite de courtoisie. Aboubacar Baldé, qui dirige cette grande mosquée depuis 1988, a fait des bénédictions et de prières pour le pays. Au deuxième jour de tournée, le général de brigade Moussa Soumaré a eu une série de rencontres à huis-clos à la préfecture. Il a rencontré d’abord le 1er adjoint au préfet et les sous-préfets. Ensuite, successivement, les services locaux, les forces de défense et de sécurité, puis les maires, leurs 1er adjoints, les délégations spéciales, ainsi que les secrétaires généraux des mairies. Le général de brigade Moussa Soumaré s’est livré au même exercice avec les légitimités traditionnelles et la société civile, y compris les femmes et les jeunes. La journée s’est achevée par le huis-clos avec les compagnies minières évoluant dans le Cercle. Celles-ci ont dénoncé l’occupation illicite de leurs zones par des orpailleurs. Lors de ces huis-clos, le général de brigade Moussa Soumaré a informé ses différents interlocuteurs des textes relatifs aux mines, à la gestion des mairies. Il a demandé à la jeunesse de s’investir dans la restauration des terres dégradées. Pour cela, ils bénéficieront de l’appui des mines. Selon le gouverneur, les populations doivent s’approprier les nouvelles lois et dispositions régissant l’activité minière. Il a annoncé un inventaire des différents sites miniers se trouvant dans ce cercle. L’État prévoit la fermeture de tous les sites illégaux pour éviter l’effondrement des puits d’or qui occasionne des dégâts humains et matériels. A l’issue de cette concertation, le maire de la Commune rurale de Kassama, Habib dit Koura Sissoko, a qualifié la rencontre d’instructive. « Le gouverneur nous a donné des explications sur les nouveaux textes et les nouvelles mesures. Il a insisté sur la restitution des sessions et a évoqué la question du recouvrement des taxes », a dit l’édile. Dans le Cercle de Kéniéba, certaines communes connaissent des problèmes liés au développement, à la désignation des chefs de village, à la décentralisation et à l’insuffisance de personnel, notamment dans le domaine de l’enseignement. L’un des temps forts de la deuxième journée (jeudi) de cette visite a été consacrée à une conférence, suivie de débats, sur les nouveaux textes et dispositions concernant les secteurs des mines, de l’eau et de l’assainissement, de l’environnement. La rencontre qui s’est déroulée à l’ex-Conseil de Cercle, a enregistré une forte participation des forces vives. BMS/MD (AMAP)
Sébabougou, près de Diéma (Ouest) vidé de ses habitants par des groupes armés
Diéma, 27 avr (AMAP) La localité de Sébabougou, à mi-chemin entre Diéma (Ouest) et Bamako, sur une distance de plus de 100 km, est pris pour cible, depuis samedi matin, par des Groupes armés terroristes (GAT), qui ont assiégé le village, selon des sources locales. Contacté par l’AMAP, le commandant de la Brigade territoriale de gendarmerie de Diéma, Abdoulaye Amadou Diarra, a confirmé qu’ « après une opération vigoureuse des Forces armées maliennes (FAMA) dans les secteurs de Sébabougou et environs, les Groupes armés terroristes (GAT) ont accusé la population de cette localité d’avoir facilité cette opération militaire. » « En conséquence, les Groupes armés terroristes ont sommé les populations de Sébabougou de quitter leurs domiciles dans un délai de 48 heures », a dit le commandant de la Brigade territoriale de gendarmerie de Diéma. C’est ainsi que certains habitants ont commencé à fuir, depuis le 25 avril 2025. Alors que d’autres, qui pensaient que la menace n’était pas réelle, ont préféré rester. Samedi 26 avril 2025, les GAT sont arrivés nombreux dans le village, vers 9 heures, pour encercler Sébabougou, intimant l’ordre à ceux qui étaient restés d’évacuer les lieux avant 10 heures. Les habitants présents ont, cette fois-ci, pris au sérieux la menace, et ont rallié certaines localités voisines pour chercher refuge. A cause de ce départ massif, la foire hebdomadaire de Sébabougou n’a pu se tenir samedi. Le village est désormais vidé de ses habitants. « Les GAT se sont retranchés pour échapper aux FAMA, en patrouille dans la zone », a dit le commandant de Brigade de gendarmerie. OB/MD (AMAP)
Sikasso : La 10ème édition du Festival international du Sinankouya a vécu
Sikasso, 27 avr (AMAP) La 10ème édition du Festival international du sinankouya, qui s’est déroulée, la semaine dernière, à la place de la tribune du Mamelon de la cité verte du Kénédougou, Sikasso, dans le Sud du Mali, entendait promouvoir le cousinage à plaisanterie à travers le monde. La gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, qui a présidé la cérémonie de lancement des activités a félicité les organisateurs pour la « persévérance et la passion de la culture malienne qui leur ont permis de faire vivre ce festival pendant une décennie », après avoir souhaité la bienvenue aux invités. Elle a indiqué que le « sinankouya » ou encore le cousinage à plaisanterie est bien plus qu’une tradition orale. « Il constitue un ciment social, un mécanisme ancestral de cohésion, de tolérance et de gestion pacifique de tensions entre les communautés », a dit la cheffe de l’exécutif régional, Mme Kanté Marie Claire Dembélé a rappelé la « responsabilité collective de réhabiliter, de valoriser et de transmettre les valeurs qui ont su, depuis des siècles, préserver l’équilibre et l’harmonie de la société. » De son côté le président de l’Association malienne pour la promotion du sinankouya (AMPS) Sékou S. Diarra, a mis un accent particulier sur l’importance du cousinage à plaisanterie dans la société malienne. Selon lui, « la pratique permet de fructifier l’entente entre les différentes ethnies… » Etaient présents, le préfet du Cercle de Sikasso Amadou Gassambé, la représentante du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Mme Touré Rahamatou Bagayogo, dle représentant des notabilités de Sikasso, Yacouba Traoré, celui du chef des griots, Boubacar Diabaté. Plusieurs acteurs de la culture à Sikasso ont pris part à l’évènement dont les temps forts ont été les prestations des artistes et des korèdugaw. MFD/MD (AMAP)

